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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Paul Auster : « Je suis vieux maintenant. Je peux faire ce que je veux. (...)

Paul Auster : « Je suis vieux maintenant. Je peux faire ce que je veux. »

C’était il y a quelques jours que sortait en France le dernier ouvrage de l’auteur américain Paul Auster : Chroniques d’hiver.

Accompli et libéré aujourd’hui par son âge et ses expériences, le style Auster a pris de l’ampleur. "Chroniques d'hiver" est une de ces œuvres fragmentées, sensibles, volontairement désordonnées dans laquelle il met en avant une méditation poussée sur la fuite du temps et sur sa vie.

Dans cet ovni littéraire écrit à la deuxième personne du singulier, Auster nous tutoie, nous fait partager son obsession : le retour aux choses perdues. Allers et retours temporels « Chroniques d’hiver » est l’histoire d’un corps, de son corps, qui porte déjà à 64 ans une longue histoire.

Ainsi, de son enfance jusqu’à aujourd’hui, Auster alterne les différents moments de sa vie, les différentes blessures qu’il a pu ressentir, ses sensations, ses émotions, les lieux et les rencontres qui l’ont marqué, les femmes de sa vie.

Emotions et sensations perdues puis retrouvées, le livre s’ouvre et se referme sur la même phrase : « tes pieds nus sur le sol froid au moment où tu sors du lit et vas jusqu’à la fenêtre ».

Auster a 6 ans, Auster a 64 ans, le corps, les femmes, les plasirs, les douleurs, les accidents de la vie, les lieux qui ont abrités ce corps. Il réunit subtilement ces éléments pour nous réveler tout ce dont il est fait.

Journal intime du ressenti, "Chroniques d'hiver" nous livre les défaites et les victoire de ce corps qui nous trahit parfois. A 64 ans aujourd'hui, l’auteur a renoncé de devenir un héro, il a évolué et appris de la vie. Avec cet ouvrage, Paul Auster, décide d’utiliser et de nous livrer ses blessures pour rendre et apporter quelque chose à un monde qui l’a bien souvent heurté.


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4 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 13 mars 2013 08:57

    Trop peu de choses sur un grand auteur, meilleur dans sa Trilogie new-yorkaise que dans ses confessions narcissiques de fin de vie.
    Parfois, il faudrait savoir s’arrêter d’écrire...


    • Narskarath 13 mars 2013 17:29

      merci pour cet article !


      • Swan 13 mars 2013 18:51

        Merci pour cet article d’une grande pertinence !


        • bakerstreet bakerstreet 14 mars 2013 02:14

          Un auteur précieux, qui sait plonger dans la quatrième dimension, et aux delà des apparences.
          Hors son oeuvre, dont comme certains auteurs j’ai du mal parfois curieusement à faire émerger le souvenir d’un livre, tant ils se mèlent tous les uns avec les autres, comme les livres de Barbara Pym par exemple, j’ai beaucoup aimé : « J’ai cru que mon père était dieu »
          Livre dans lequel il collecte les témoignages de gens lui ayant adressé un courrier, après qu’il est parlé par presse de son projet : Racontez en deux trois pages maximum une expérience limite qui vous a fait penser un moment que le divin avait pu intercéder pour vous.....
          Ce livre collecte ainsi des expériences bouleversantes, parfois drôles, parfois bouleversantes, très brut de coffrage, avec des ellipses étonnantes, dignes des plus grands auteurs.
          On passe à des Carver anonymes à autant de Camus.

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Madeleine S


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