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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Photographie : la tornade numérique de l’absurde

Photographie : la tornade numérique de l’absurde

A l’heure où l’utilisation d’appareils numériques devient la norme, il y a lieu de s’interroger sur l’opportunité des performances qui nous sont proposées.

J’écrivais, à tort, en 1995 dans une revue spécialisée : nous sommes encore loin de la prise de vue numérique accessible à tous. Les premiers appareils numériques performants étaient, en effet, plus proches du scanner que de l’appareil de prise de vue. Pas question d’envisager une utilisation amateur de ces expérimentations coûteuses et sophistiquées. Douze ans plus tard, les deux principaux fabricants japonais de matériel photographique (Nikon et Canon) annoncent, dans un bel ensemble, la fin de la construction d’appareils argentiques. La vente de matériel numérique explose. Les prix sont en chute libre, les performances semblent atteindre des sommets. J’entendais la semaine dernière deux garçons d’une vingtaine d’années converser autour de photographies : «  celle-là n’est pas très bonne », dit l’un. A quoi l’autre rétorque : «  Normal, c’est de l’argentique ». Tout est dit : pour les jeunes esprits l’argentique a déjà franchi les portes du musée. Il n’est plus que l’outil dépassé de vieux maniaques nostalgiques. La branche « recherche  » des constructeurs a mis les bouchées doubles. Le marché est colossal. Un modèle se trouve périmé au bout de six mois, retiré de la vente. Le temps de la commercialisation, des bancs d’essais par les journaux spécialisés et on ne parvient plus à se procurer l’appareil convoité : « il est remplacé par le modèle XXX, plus performant », vous dira le vendeur. C’est justement au sujet des performances qu’il y a lieu de se poser des questions pour éviter d’être roulés dans la farine d’une consommation outrancière.

La course aux pixels

La majorité des photographes amateurs n’impriment pas leurs images dans un format supérieur à 13 x 18 cm, quand ils les impriment... La plupart des images ne sont vues que sur un écran d’ordinateur (de télévision), dans le plus favorable des cas (haut de gamme) en 1 280 x 1 024 pixels, ce qui implique une image de 1,3 million de pixels quand aujourd’hui un appareil bas de gamme en affiche 8 millions. Il ne faut pas plus de 3 millions de pixels pour la meilleure des impressions en 13 x 18 cm. Certains grands revendeurs disposent d’une panoplie de tirages en petit format et essaient de démontrer aux acheteurs que le plus médiocre est à 3 millions de pixels (vraiment pas visible), le moyen, un peu flou aux couleurs délavées, à 5 millions et le bon à 10. C’est un euphémisme de révéler qu’ils se moquent de leurs clients. Le premier appareil professionnel de Nikon, le D1 qui fit les beaux jours de tous les reporters (7 500 euros tout de même), ne comptait que 2 millions de pixels. Vendre un appareil de 10 millions de pixels pour un amateur occasionnel est un non-sens, tant photographique qu’informatique (le poids d’une image décompressée devient de 30 Mo et les petits processeurs d’ordinateurs rament douloureusement). Et pourtant, les appareils bas de gamme comptent aujourd’hui 7 millions de pixels. Chaque fois je sens déçu le public qui me demande les caractéristiques de mon appareil très professionnel quand je réponds : « 10 millions, mais je ne l’utilise qu’à 6, c’est plus que suffisant ». Les constructeurs se livrent à une course aux pixels aussi effrénée qu’insensée qui ne cessera que lorsque le consommateur deviendra mieux informé.

Le drame des optiques

Le miracle optique à 150 euros se fait encore attendre. Si le nombre des pixels augmente, la qualité des objectifs est en chute libre. Faites le test : photographiez une grille régulière, en utilisant les possibilités du zoom (tous ces appareils en sont équipés). Observez le résultat. Les horizontales remontent vers les angles en position «  grand angle » et font le dos rond au milieu en « téléobjectif ». En bref, les rectilignes deviennent courbes dès qu’on quitte le centre de l’image. Le mal est si grand que les logiciels de traitement d’images proposent maintenant des « correcteurs d’objectifs » pour y remédier.

Une bonne optique est une performance technologique, un compromis entre toutes les « aberrations » (géométriques, chromatiques, etc.) générées par les lentilles. C’est, en grande partie, ce qui fait la qualité d’une image. Si le nombre de pixels est toujours mentionné, les performances de l’objectif jamais. Et pourtant elles se mesurent, au nombre de traits séparés par millimètre d’image. Et on en arrive à la seconde absurdité : les images possèdent plus de pixels que ne peuvent en distinguer les objectifs. En résumé, si un objectif ne sépare pas les traits d’un texte photographié à 2 m, tous les pixels du monde qui sont derrière ne vous le feront pas lire pour autant.

L’infantilisation galopante des consommateurs

Cela avait commencé par « plein soleil », « soleil voilé », « nuages » et les options concernaient le diaphragme, c’est-à-dire le réglage de la lumière optimale à l’obtention d’une image (pellicule ou capteur numérique). Aujourd’hui, avec la mise au point automatique, les programmes se multiplient à foison : portrait , portrait à droite, portrait à gauche, plan américain, double portrait, cadrage vertical, etc. Le personnage « portraitisé » doit faire preuve d’une patience angélique, le temps que l’opérateur décrypte toutes les alternatives proposées. Mais nous ne sommes pas tous des anges. Ne serait-il pas plus simple de signaler que la mise au point automatique se fait au centre de l’image ? Il suffirait d’une option « mémoire », ou d’une mise au point manuelle possible pour résoudre le problème (cela existe, mais de plus en plus rarement). Le cadrage vertical peut se faire en tournant l’appareil de 90° : lapalissade. Et ce n’est pas fini... flash, pas flash, anti-yeux rouges, flash de nuit (?). Il faut avoir assisté à un spectacle « son et lumière » pour constater que la majorité des témoins espèrent éclairer, de nuit, un monument situé à plus cent mètres à l’aide d’un flash dont on peut estimer la portée à cinq. Mais la portée est rarement mentionnée. Pas commercial, cinq mètres, une misère... Un nouveau concept vient de voir le jour : « le détecteur de portrait », en clair un détecteur de premier plan. Si ce n’est pas le visage souhaité (une main tendue vers l’appareil, un vase, par exemple), vous êtes grugé.

La prise de vue devient donc d’une richesse informative démesurée sans que l’utilisateur appréhende pour autant les variations engendrées par ces options infinies. Résultat : quand l’image n’est pas bonne (cela arrive souvent) personne ne sait pourquoi ! On cherche, on tâtonne, on tente des folies (position « nuit » le jour), on y perd beaucoup de temps... sans jamais rien y comprendre.

Pour conclure, on peut estimer pour un appareil photo :

- Que le chiffre de 6 millions de pixels est très raisonnable si l’on ne veut pas transformer son image en poster. Le nombre de pixels ne fait pas, à lui seul, la qualité d’une image, loin s’en faut.

- Que les déformations dues aux mauvaises optiques ne sont pas rattrapables, à moins d’être un as de Photoshop (logiciel de retouche professionnel).

- Qu’il est très utile de pouvoir désactiver les « programmes » et comprendre un minimum de photographie si l’on souhaite s’éloigner des prises de vues stéréotypées.

Plus généralement :

- Que les revendeurs sont là pour faire du chiffre mais que leurs discours ne sont pas tous à prendre au pied de la lettre.

- Que les marchés sont générateurs de dérives qui, lorsqu’on n’y prend pas garde, peuvent nous plonger dans l’aberration.

Illustration : Sony Mavica, premier appareil photo numérique, 1981.


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119 réactions à cet article    


  • Fabrice Fabrice 25 août 2007 01:13

    Le nombre de pixels est un leure, c’est la taille du capteur et des photosites qui comptent : Rapport au signal-bruit ! Alors 10MP dans un capteur 1/8éme, à 100% dans photoshop c’est de la daube, vise le bruit ! De ce point de vue l’auteur à raison.Un vieux coolpix 975 à 3.3MP c’est nickel à côté ! Les consommateurs sont responsables de leur bêtise !

    Par contre un H3D39 Hasselblad avec un CCD de 37X48 mm 2(24x36) et des pixels à 9µm, c’est le kif du kif ! Equivalent en qualité au format 20X25 cm ... Et le prix se justifie en pro ou pour le passionné qui a les moyens, il ne faut pas non plus tirer par le bas, dans le sens du poil du pekin lamda et faire croire qu’avec un 30D Canon on fera aussi bien qu’avec un EOS5D ... Même sur un tirage A4 on fait la différence c’est une affaire de modelé ... Aussi l’utilisation des gros capteur ca veut dire qu’à angle de champ équivalent j’ai moins de profondeur de champ, donc les infinis se détachent mieux, sur un capteur de 37x48 un objectif de 50mm de focale c’est le même angle qu’un 28mm sur un capteur 24x36 mais la focale plus longue boulverse ma perspective à cause de la profondeur de champ ... Enfin on retrouve des beaux flous ! L’auteur prétend connaître l


  • tvargentine.com lerma 24 août 2007 14:23

    Pouvez vous nous donner un conseil sur l’achat d’un bon appareil photo numérique.

    Pour mes photos en Argentine,sur mon site j’ai utilisé un DIMAGE Z3 qui était très bon pour l’époque.

    Pour les routards comme moi,que conseillez vous comme produits (marques ,modèles) et dans quelles fourchettes de prix

    Merci et bon week-end


    • Philippakos Philippakos 24 août 2007 20:44

      Pou votre cas je pense que les « bridges » sont bien appropriés. Bonnes optiques souvent (Canon, Pentax). Un inconvénient pourtant une visée souvent électronique et pas optique ; un encombrement et un poids plus importants aussi. Peut-être trouve-t-on avec visée optique aujourd’hui ? Il faut compter dans les 600 euros pour un « bridge » performant.


    • Philippakos Philippakos 24 août 2007 20:53

      Remarques fort intéressantes. L’archivage ne pose, à mon sens pas trop de problèmes dans la mesure où il n’y a plus de matérialité de l’image. L’image est copiable à l’infini sur différents supports. Les archivistes travaillent à la réalisation de gravure sur CD en verre (qui reste cassable)mais pensez à la fragilité des négatifs argentiques, au jaunissement des tirages, aux incendies des archives. Le numérique me semble un « plus » pour l’archivage. Je travaille avec une photothèque qui s’arrache tous les jours les cheveux en constatant la délitescence des négatifs des années soixante (support en diacétate). Il faut simplement admettre, en numérique, que la notion d’« original » a disparu.


    • Dilettante 24 août 2007 23:16

      Ho là ! N’archivez pas vos documents sur CD ! Ces supports on une durée de vie limitée, et conserver un document sur CD pendant dix relève du jeu de hasard. En comparaison, le jaunissement d’une image, c’est vraiment un moindre mal !

      Le numérique, c’est très pratique, mais vraiment pas destiné à l’archivage ; d’ailleurs, la plupart des grandes entreprises que je connais préfèrent d’autres méthodes, du microfilm aux bonnes vieilles caisses de paperasses qui occupent un bâtiment entier.


    • Halman Halman 25 août 2007 11:12

      Ca c’est une idée reçue.

      Nous sommes nombreux à avoir encore des disquettes 3.5 pouces et des floppy de 5 pouces un quart d’il y a 25 ans qui ont gardé une parfaite qualité de leurs données, fonctionnant encore aujourd’hui à merveille.

      Idem des cd rom, j’ai des cd rom de 15 ans toujours intacts. Aucun bit perdu.


    • finael finael 25 août 2007 11:27

      @ Mako & l’auteur

      Je suis totalement en accord, d’une part avec l’article (sauf qu’il en était de même pour l’argentique au niveau des arguments de vente - il me souvient d’avoir vu une exposition de photos réalisées par des pros avec des « instamatics », wouaouh !) d’autre part avec Mako quant à la volatilité de l’information numérique.

      Il est vrai que l’on sait fabriquer des CD à longue durée de vie (peut-être un siècle) et des DVD quasi éternels - à condition d’avoir le matériel pour les lire !

      Seulement ils ne sont pas destinés au grand public - consommation oblige - et la durée de vie utile d’un CD ou d’un DVD du commerce n’excède pas quelques années dans le meilleur des cas.

      Réflexions d’un photographe depuis 45 ans (36 000 vues dont 35 000 argentiques) et informaticien depuis 28 ans.

      Et puis, juste un mot en faveur du numérique : La technologie en est apparue au moment où la disponibilité en argent devenait problématique.


    • Algunet 25 août 2007 17:43

      Qui n’a pas 3 ou 4 stockage différents : disques durs, clés USB, volumes de stockage sur le net... Perdre des données aujurd’hui, c’est faire preuve de mauvaise volonté, il faut en vouloir.

      CD, DVD, il y a longtemps que je les ai mis à la poubelle (adequate of course) depuis que j’ai fendu un de mes films préféré en le sortant de son boitier. Mon lecteur DVD ne me sert quasiment plus à rien.


    • Philippakos Philippakos 26 août 2007 07:16

      Cent fois d’accord. Perdre des données aujourd’hui dans un espace professionnel relève de l’acte volontaire. Les principaux utilisateurs de l’informatique sont les banques et les assurances. Pensez-vous sérieusement qu’elles n’ont pas étudié le problème et qu’elles courraient le risque de voir les informations sur des millions de comptes se volatiliser. Une entreprise de taille moyenne, comme la mienne (institut de recherche, 50 employés) utilise des serveurs sécurisés. Toutes les données sont enregistrés, à différents endroits (pour palier aux incendies), chaque soir. Au pire, on peut perdre le travail d’une journée et revenir à la journée précédente. Le problème, je pense, vient de ce qu’on raisonne encore en terme d’originaux et pas en termes d’information non matérialisée, copiable et transmissible. Bien sûr aucun moyen de stockage n’est éternel, mais on peut copier un disque dur, sans aucune perte, en moins de 15 mn. Copies sur un serveur, un disque dur externe, son deuxième ordinateur, des CD, etc... Depuis que je travaille en numérique (10 ans) je n’ai jamais rien perdu en ne prenant la précaution que d’une seule copie. Pareil pour les formats. Croyez-vous sérieusement que le TIF et le JPG ne seront plus lisibles dans 10 ans, alors que des milliards de prises de vues ont été faites dans ces deux formats universels (au contraire des formats de dessin avec Illustrator qui eux suivent les évolutions logiciel) ?


    • finael finael 26 août 2007 10:11

      @ Halman

      Détail : il n’existe plus de machines grand public capables de lire des disquettes 5"1/4 depuis pas mal d’années et cela fait déja plusieurs années que les ordinateurs n’ont plus non plus de lecteur de disquettes du tout. (J’ai la chance d’avoir un Apple II en tant que pièce de collection).

      J’ai travaillé pour la défense nationale à la sauvegarde de données réparties sur 1/2 siècle et si cela ne semble présenter aucun problème pour vous, c’en est pourtant bien un pour un organisme tel que l’armée. Alors ?


    • finael finael 26 août 2007 10:25

      @ Philippakos

      Les banques et assurances travaillent à l’aide de sauvegardes multiples (les pertes de données sont très fréquentes) pour les données ne dépassant pas 10 ans (délai légal de conservation), au delà elles utilisent des supports papier.

      C’est le cas pour celles pour lesquelles j’ai travaillé : SG, BNP, AGF, AXA.

      Il en est de même pour les laboratoires pharmaceutiques.

      Et pourtant les bandes et CD sont conservés dans des pièces conçues comme cages de Faraday afin d’éviter au maximum les interférences électromagnétiques.

      Pour y avoir souvent travaillé, je tiens la volatilité de l’information pour un des problèmes majeurs de l’ère de l’informatique.

      Il vous semble « impensable » de perdre des données et pourtant c’est un problème sur lequel planchent quelques centaines de chercheurs.


    • Philippakos Philippakos 26 août 2007 11:31

      Il est vrai que le recul n’est pas énorme pour la photo numérique, mais il faut savoir tout de même qu’un ektachrome était donné pour une fiabilité de dix ans, à condition de le conserver à une température de moins 32° et une humidité relative ne dépassant pas 40% (très difficile d’avoir les deux à la fois). Il n’y a qu’à voir les films argentiques en couleur archivés pour réaliser le désastre. Connaissez-vous les supports en verre ? J’ai lu que des études sérieuses avaient été tentées pour une gravure type CD sur ce type de support. Cela dit, d’après des informaticiens, un serveur sécurisé est fiable, surtout si on multiplie les copies sur différents serveurs.


    • Philippakos Philippakos 26 août 2007 11:50

      Oui pour les disquettes, mais je ne connais toutefois personne qui se soit plaint d’avoir « perdu » des données sur une disquette qu’il n’a pas réussi à lire ensuite. Le numérique ne donne pas un document unique (à l’inverse de l’argentique) mais une information codée, multipliable et copiable, sans qu’on puisse pourtant parler de copie...C’est ce qui déroute les archichivistes, je pense. Ils n’ont plus à conserver un document tangible mais des données « furtives » sans qu’on puisse d’ailleurs véritablement parler de « conservation ».


    • finael finael 27 août 2007 21:20

      @ Philppakos

      Je ne voudrais pas que mes remarques passent pour une critique de votre excellent article.

      Effectivement on fabrique des DVD sur céramiques, théoriquement quasi-éternels. Bien entendu ces supports sont réservés à certaines utilisations. Mais le problème qui se pose alors est des plus simples : Que se passerait-il en l’absence d’électricité ?

      Ceux qui utilisent ce genre de support doivent aussi faire face à ce genre de problèmes, ainsi qu’à d’autres du même ordre.


    • georges94 24 août 2007 14:34

      Excellent article. Je suis d’accord avec tout ce qui est dit. En particulier pour la partie qualité de l’objectif. du temps de l’argentique j’avais choisi Canon car dans mes possibilités financières il avait les leilleurs objectifs. Un point pas assez développé, pourtant, que photographie t’on ? Peut-être que pour de la photo souvenir, une telle débauche de possibilités techniques est inutile et la première question que devrait poser un vendeur sérieux est : « Que voulez-vous photographier ? »


      • Len 24 août 2007 14:43

        Excellent article, surtout vers la fin lorsque vous expliquez le drame du « je-recherche-le-bon-mode ». Mais cette réflexion vaut pour la photo, et pour d’autres domaines en général : les gens ne prennent plus la peine de comprendre « comment ça marche ? », et son corrollaire « pourquoi ça ne marche pas ? ». Non, ça doit fonctionner et tout de suite. Et quand ça ne fonctionne pas, c’est de la faute à l’appareil :)

        Pour être totalement complet, il aurait été bon d’ajouter à votre démonstration, le fait que le bruit de l’image augmente avec le nb de pixels, pour une exposition et une taille de capteur équivalente. Ce qui fait que beaucoup d’APN produisent des résultats médiocres en condition de faibles lumières.


        • Philippakos Philippakos 24 août 2007 20:58

          Et on réussit même souvent à faire croire que c’est l’appareil qui fait la bonne photo et pas le photographe. A mon sens, on peut faire des merveilles avec un bas de gamme et des images sans intérêt avec le top du marché. Ne pas perdre cela de vue non plus.


        • Adama Adama 24 août 2007 14:45

          Merci phippakos pour ce très intéressant article. Pour moi Canon reste le meilleur, que ça soit en argentique ou en numérique, parole d’un fan !


          • finael finael 25 août 2007 11:29

            Ah mon bon vieux Canon F1 !!


          • finael finael 25 août 2007 11:47

            L’article est ses commentaires sont un vrai régal et c’est un plaisir de lire tant de gens passionnants.

            Je ne fais de la photo qu’en amateur, mais je n’ai pas les moyens d’acheter un apparail numérique digne de ce nom, je parle des optiques et des capacités « manuelles » bien entendu.

            Par contre j’utilise Photoshop depuis longtemps, ses possibilités dépassant largement mes capacités de travail des négatifs au développement.

            Merci à tous !


          • FAUST FAUST 24 août 2007 14:48

            Merci pour ce coup de projecteur sur une belle fumisterie des vendeurs. La course à l’armement ! Je fréquente de près les téléphone portable, enfin les smartphone devrais je dire (!). Là dedans aussi on fait du grand délire. J’ai un profond mépris pour les téléphonotographes. ça reste amusant façon photo à la con avec le copain au pub’ bidule du coin, tard le soir. Pour les appareils numériques, la pénurie de solution optique est un problème. Il faut être malin pour trouver des combinaisons viables (les optiques numériques ne sont souvent pas assez lumineuses). J’ai un canon rebel, je m’amuse bien, mais je connais ses limites. Le numérique a franchement fait baissé le coût de la photo, l’a-t-il rendu accessible à tous, pas sûr. (faut un PC, faut internet pour les tirages, !) Pour Lerma, voir les magasines et leurs comparatifs, récurents (y’a que ça dans les kiosques) ou mieux : voir les appareils des gens que vous connaissez. Nikon et Canon ont des pièces proches en qualité. Et selon l’usage que vous en ferez, faites le choix adapté.

            12 méga pixel, grossissement numérique x1890000, carte de stockage de 200 Giga. Pour ma voiture j’ai un turbobooster double caisson à centrifugeuse. Idéal pour écouter les quatuor de Moz’ard. chez moi je regarde la Croûte de la Fortune sur un écran ultrabalanced nive view fumble screen wide smart de chez Sonnungchi, 3m de diagonale en mode Xpanormal. Pour ma femme, j’ai pris le modèle sans option j’avais plus assez de thunes. Et j’aurais pas d’enfant, avec tout le temps que je passe à règler mes appareils hitech.

            Désolé d’avoir squatté l’espace pour me faire plaisir ! (Pardon Philipakos)


            • slide 24 août 2007 14:48

              Juste un petit manque sur le marketing « x millions de pixels » où se trouve la pire arnaque argumentaire jamais vue : à l’exception du capteur Fovéon, rarissime, les éléments sensibles d’un capteur sont filtrés pour être rendus monochromes, ce qui a pour conséquence que la moitié des pixels sont sensibles au vert, le quart seulement au rouge et au bleu. Et que vend-t-on ? Une image où les infos ont été extrapolées. Avec votre 6Mpix, une image à dominante rouge ou bleue marquée ne sera prise qu’avec 1,5MPix. Mais on n’a rien dit, pas très vendeur comme info...

              A l’inverse des jeunes que vous évoquez, je distingue encore souvent les photos numériques par leur pixellisation trop régulière, les artéfacts divers etc. Je ne suis pas un technophobe loin s’en faut, mais j’attends toujours le capteur qui me donnera une image aussi fine qu’une Velvia sur un appareil à 300 euros...


              • Philippakos Philippakos 24 août 2007 21:07

                Une remarque, mais je peux me tromper. Une image brute (RAW) est une superposition de trois images en noir et blanc, sensibles au bleu, vert, rouge. Chaque image est codée sur 8 bits (1 octet). La coloration vient ensuite et est très différente selon le type d’appareil, selon l’usage (amateur ou pro), selon que l’on souhaite « flatter » l’image ou la rendre plus fidèle.


              • koudou 25 août 2007 21:43

                @ philipakos

                Je crains que Alide n’ait raison.

                La plupart des capteurs (ce n’est pas vrai pour certains capteurs comme le fovéon effectivement, mais aussi certains sony qui ont une grille différente), la plupart des capteurs dis-je, sont des matrices de Bayer.

                Cette matrice est un un quadrillage rectangulaire de photosites sensibles alternativement au rouge, vert bleu à raison de 2 verts pour un bleu et un rouge. Un Nikon ou un Canon de 4 millions de pixels par exemple, possède un capteur de 4 millions de photosites. A la prise de vue, chaque photosite ne mesure l’intensité que dans une seule couleur. Si on est par exemple sur un photosite qui mesure le vert, le pixel correspondant ne va pouvoir obtenir ses composantes rouge et bleu que par interpolation des rouges et des bleus des photosites voisins car il ne les connait pas pour ne pas les avoir mesuré.

                L’image est donc déjà une image calculée dès qu’on la regarde. Pour la plupart des capteurs, la profondeur est de 12 bits par photopixel, ce qui fait 4096 niveaux d’intensité (niveaux de « gris » mais dans la couleur r,v ou b mesurée). Le raw (le « vrai » raw) consiste à stocker ces valeurs initiales à savoir une seul couleur par pixel et sur 12 bits. L’image visible reconstituée (donc, dès qu’on la regarde) est de 8 bits par couleur. On passe donc par interpolation suivant un algorithme que les constructeurs aimeraient bien secret qui va permettre de passer d’une grille de points monochromes de couleurs alternées sur 4096 niveaux en une grille de points de couleur donc chaque composante a 8 bits (soit 256 niveaux de « gris », pour obtenir 16.777.216 teintes différentes. D’ailleurs, le scan diapo d’une Velvia ou une Provia avec le même nombre de pixel est bien meilleure, car pour chaque pixel, on a 12 bits PAR COULEUR et MESURÉ DIRECTEMENT !

                Les progrès des matériels ont donc été non seulement sur les capteurs, mais beaucoup sur les logiciels, mais Alide a raison d’être un peu amer sur le fait que ce ne sont pas des vrais pixels polychrome mais des monochromes dont la couleur a été obtenue par interpolation.

                =======================

                A propos des optiques.

                Je suis tout à fait d’accord sur le fait que la photo, c’est d’abord de l’optique.

                Les petites optiques sont très difficiles à travailler, et cela a deux conséquences tout à fait différentes. Le pouvoir de séparation dont parle l’article correspond à la bonne convergence de l’optique. Effectivement, il est plus difficile d’avoir une bonne convergence, mais par ailleurs, l’optique étant petite, il y a moins de variation mécanique avec la température et les vibrations. Ce qui fait qu’avec des lentilles beaucoup plus légères, on arrive à avoir des performances très honorables.

                La déformation est un problème beaucoup plus facile à résoudre qui fait que l’arrivée du numérique a permis d’utiliser des optiques qui autrefois auraient été écartées et détruites dans les process de fabrication. En effet, une déformation sur l’optique en argentique est très pénalisante, car on la retrouve bien évidemment sur la pellicule.

                Sur les numériques, on a des objectifs fixes et à l’intialisation de l’appareil, il suffit de photographier une grille pour que l’on sache comment il faudrait corriger l’image pour qu’elle soit droite. Il suffit alors de charger cette grille de correction pour que l’appareil donne une photo bien droite, même avec une optique déformante. Evidemment, ce n’est pas le cas des optiques interchangeables d’où le saut quantique dans les coûts entre optique fixe et optique interchangeables, saut beaucoup moins marqué avec l’argentique

                Cette technique a permis de baisser de façon importante le coût de fabrication des optiques de faible diamètre et a été un facteur positif pour baisser le coût d’un appareil photo numérique qui embarque pourtant beaucoup plus de technologie que l’ancien compact argentique.

                Bref, bien que je ne nie pas l’impact du numérique et la plupart des choses qui sont dites dans l’article, je n’adhère pas au titre « tornade numérique de l’absurde ». Nous sommes en train de vivre une révolution profonde de la photographie avec le numérique, et plus encore avec les appareils photos dans les téléphones portables. Je ne vais désormais plus à la PMA et je ne paye plus ma cotisation à la PMAI : le marché de la photo a échappé à ceux qui faisaient de la photographie. Il n’est qu’à regarder nombre de noms qui sont désormais bien établis le monde de la photo tels que Sony ou JVC aux côtés des traditionnels de la photo dont pourtant certains ont trébuché.

                On avait trouvé absurde l’arrivée du téléphone, celui de l’informatique et le réseau internet. Mais pas pendant très longtemps, et le monde de la photo ne fera pas exception.


              • Philippakos Philippakos 26 août 2007 07:53

                Commentaire plein d’enseignements utiles. Quelques divergences pourtant au sujet des optiques et leurs corrections. Oui il est facile de corriger des déformations sur une optique fixe. Reste que plus aucun appareil amateur ne possède d’optique fixe et que ces déformations sont sensiblement différentes selon les focales du zoom. Faire le test soi-même est très convaincant. Et pourtant, il est plus facile de fabriquer des optiques à lentilles de faibles diamètres ce qui est le cas avec les compacts, compte tenu de la taille des capteurs utilisés. Il est évident qu’en tirant sur les prix on tire inéxorablement les optiques vers le bas. Pour la première partie, et les regrets que les pixels ne soient pas chacun sensibles au RVB à la prise de vue, se rappeler que les films kodachrome procédaient de la sorte en introduisant les couleurs au traitement, la prise de vue ne faisant qu’enregistrer les trois couches (sensibles au bleu, vert, rouge) en noir et blanc et également que certains des premiers appareils numériques de prise de vue comportaient trois passages de la barette CCD devant l’objectif. Pour finir, je suis un fervent partisan du numérique qui ne fait même plus débat face à l’argentique et déplore que le titre de l’article ait pu faire penser le contraire. Des regrets seulement qu’on prenne les consommateurs pour des gogos dans le monde amateur.


              • Philippakos Philippakos 27 août 2007 13:08

                Après avoir compulsé mes notes, en ce qui concerne les capteurs et leurs sensibilités au BVR, les tests que j’ai pu consulter concernant les capteurs « fovéon » qui séparent les trois couches (sans extrapolation donc) ne donnent pas de meilleurs résultats que les capteurs monoblocs qui opèrent des calculs et privilégient effectivement, comme vous le mentionnez, le vert au bleu et au rouge (moitié, un quart, un quart). J’en ignore la raison mais les essais semblent tous converger dans la même direction.


              • ZEN ZEN 24 août 2007 14:55

                Excellente mise au point , contre les délires marchands

                J’ai un Nikon depuis plus de 30 ans (FT Nikormat), toujours performant. J’aimerais revenir au noir et blanc, comme au début. Mais le développement et le tirage sont devenus hors de prix...


                • slide 24 août 2007 15:53

                  Pour le N&B, le développement et tirage maison est contraignant mais économiquement raisonnable. En couleur, le prix des développeuses est si élevé qu’il faut se jeter sue les aubaines des conversions de pros vers le tout digital. Heureusement, ils s’y jettent à corps (et âme parfois) perdus.


                • Gazi BORAT 27 août 2007 11:27

                  @ zen

                  Gardez votre Nikkormat mais attention aux signes de vieillissement inéluctable de la cellule.

                  J’utilise avec bonheur un Nikkormat, effectue à la maison mes tirages.

                  Une fois obtenu un tirager qui me satisfait, j’en fais alors un original et, pour d’éventuels retirages ou agrandissemnts, je le confie alors à un labo voisin qui le reproduit au format que je désire, sur papier photo, mais en utilisant cette fois ci les atouts du numérique.

                  Je pense qu’il peut être intéressant de mixer les deux technologies et, quoi que l’on puisse dire, un tirage argentique, à partir d’une prise de vue avec une bonne optique, est incomparable..

                  gAZi bORAt


                • Captain Cap 24 août 2007 14:56

                  Bon sang ! Voici quelqu’un qui sait de quoi il parle ! Cela change des déblatérages habituels d’Agorapox. Le comité de censure devait pioncer.


                  • aurelien 24 août 2007 14:56

                    Sans compter que dans ce marché ultra-compétitif, les marques se limitent elles-mêmes et produisent des matériels avec des « coupes techniques » pour diversifier leur gamme.

                    Entre le bridge, les reflex semi-profesionnels, les reflex professionnels et les reflex « ultra-profesionnels », il en faut pour tous les porte-feuilles...

                    Aussi, tel appareil aura un capteur qui sous-expose, tel autre un qui sur-expose, tel autre possédera un anti-poussière mais une gamme d’optique moins « moderne »...etc


                    • L'enfoiré L’enfoiré 24 août 2007 15:09

                      @Philippakos,

                      Merci, pour cet article dont je partage le contenu. La photo, c’est mon violon d’Ingres depuis certainement 30 ans. Le journal « Chasseur d’image » m’a accompagné dans mon goût pendant de nombreuses années. J’avais mon labo dans ma cave.

                      En 82 surprise, le Mavika de Sony est annoncé et met le trouble chez les Canon, Nikon, Konika, Pentax ... Je dois encore avoir les annonces de l’époque.

                      L’électronique dans la photo ? C’est un gag ? En effet, le prix et les résultats étaient inversement proportionnel (prix vers le haut).

                      En 2002, je me paye mon « bijou », un Sony Cybershot DSC-P1 3.3 Mpic. (1K euros).

                      Pas mal de problèmes : batterie qui s’épuise à la vitesse v", pas trop question d’utiliser autre chose que l’oculaire rikiki pour pas se trouver à cours de jus, chargement ne fonctionne pas correctement (indiqué full avant l’heure), latence importante, vitesse de prise de vue réservée aux paysages... mais résultats pas trop mal à la taille d’un écran.

                      Les anciens sont réapparus après restructurations successives. Aujourd’hui pour le 1/5 du prix, on obtient déjà mieux. C’est l’évolution.

                      On va supprimer le développement des argentiques, et bientôt de produire les films couleurs (comme le noir et blanc, les dias). Les objectifs vont garder une certaines valeurs mais pour le reflex D.

                      Vite convertir toutes les anciennes photos en pixels. C’est un peu le trajet de tous.

                      Un professionnel de la photo travaillera toujours avec Haselblad (6x6) avec un numérique pour préparer le « terrain des essais ».

                      Le journaliste passera au numérique avec avantage de la rapidité.

                      L’amateur aura le plus souvent besoin d’un 4Mp maxi, avec programmes avec mise au point centrale décentré ensuite à la prise de vue, des poses longues (plusieurs secondes) pour les prises de nuit et feux d’artifice (rien de changé), une possibilité d’appliquer facilement des filtres (le polarisant devrait pouvoir refaire surface). A ce sujet je me demande ce que fait Cokin de ce côté.

                      Sinon, y a pas photo, il y a beaucoup d’avantages au numérique. Voir le résultat et pouvoir reprendre la photo une dizaine de fois, on peut y penser. Tant qu’il reste des films argentiques, garder ses cailloux.

                      Show must go on... smiley


                      • Philippakos Philippakos 24 août 2007 21:24

                        Bonsoir l’Enfoiré et merci pour tes encouragements à chacun de mes articles. Dans le monde pro on travaille en Hasselblad, mais en numérique le plus souvent aujourd’hui. On place un dos numérique (Leaf par exemple, c’est hors de prix, 15 000 euros)à la place du magasin et on obtient des définitions exceptionnelles. L’argentique ne peut que disparaître complètement à plus ou moins long terme. Pour une image destinée à la publication les avantages du numérique sont énormes et il est difficile d’y résister. Pouvoir agir instantanément sur les courbes (bleu vert rouge) de ses images est un rêve que tout photographe caressait depuis longtemps, sans trop y croire. On n’imagine pas le temps gagné avec le numérique en photographie de studio, et sans les angoisses du développement au labo. Pour les reporters, c’est plus qu’une évidence (pas de développement, transmission instantanée). Il fut une époque (fin années 90) ou la profession pensait que les deux modes subsisteraient. Le choix numérique-argentique ne fait plus débat aujourd’hui.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 24 août 2007 21:50

                        @Philippakos,

                        Tu as parfaitement raison. Il y a quelques mois j’ai vendu tous ce que j’avais comme équipement de labo.

                        Je me souviens encore du développement et du tirage en noir et blanc, en couleur ensuite avec bain marie, tambour, une bonne vintaine de minutes dans la cuve, sans rien voir entre temps. Cela pour arriver en fin de course... à un raté inutilsable.

                        Maintenant, quand ça rate, les programmes permettent d’en faire encore quelque chose de valable. C’est ça l’évolution.

                        Il ne faut jamais investir dans la technologie. Il faut chercher la motivation dans l’utilisation et rêver au futur. Quand on aime, on compte pas. smiley


                      • Ronny Ronny 24 août 2007 15:10

                        @ auteur

                        Super papier. Professionnellement nous utilisons un numérique à 3.5 millions de pixel (un Canon ixus) et c’est suffisant. Ses optiques sont bonnes sans être excellentes, mais pour de la docu. numérique, du site web, ou des photos tirées en 4 par 7 cm au max (genre illustrations de brochure) c’est archi suffisant.

                        De mon côté, j’utilise encore mes Olympus OM2N et OM10 avec optiques Zuiko et Angénieux (si si !). Suis-je un dinosaure ?

                        PS : je cherche un 35 mm à décentrement monture olympus. Si par hasard... smiley


                        • Algunet 24 août 2007 15:49

                           smiley Tout à fait, il est sur que pour faire un avatar en 120 par 120 sur un site une optique Zeiss à 1500 € ne sert à rien.

                          Il faut donc adapter son matériel à ses besoins. Cependant dans le cadre d’un appareil qui doit répondre à beaucoup d’utilisations, boulot, famille, passion on a naturellement tendance à vouloir plus...


                        • Algunet 24 août 2007 15:43

                          Très bon article qui met en évidence le mensonge commercial ou plus exactement la tromperie sur la marchandise à but mercantile des vendeurs et fabricants.

                          L’important étant l’optique l’idéal est donc le reflexe qui permet de réutiliser les optiques de qualité de nos ex argentiques.

                          Sinon il existe de bons appareils compacts comme celui que j’ai acheté il y a bientôt 6 ans (Fujica 6.3Mp extrapolés avec une optique Leica dans un appareil ayant un bon traitement de l’image et une bonne autonomie...) et qui me fait des photos magnifiques supérieures à beaucoup d’appareil plus contemporains.

                          Vous dites « - Que les déformations dues aux mauvaises optiques ne sont pas rattrapables, à moins d’être un as de Photoshop (logiciel de retouche professionnel). » Je me permet de mettre un bémol à cette affirmation : pour un amateur de photo qui n’est pas un as de l’informatique, avec paintshop pro en qq. clics, les corrections essentielles sont faites sur des images telles que recadrage, horizontalité, perspective, distortion convexe ou oeil de poisson, traitement de l’image et bien sur les diverses retouches et effets...

                          Ce qui importe dans un appareil photo c’est la cohérence entre les différents paramètres intervenants et dans l’ordre :
                          - 1 l’optique
                          - 2 la qualité du traitement de l’image par l’appareil*
                          - 3 le nombre de pixels, qualité du convertisseur
                          - 4 l’ergonomie et l’autonomie pile ou stockage

                          * La possibilité de prendre une photo au format raw pour certains appareils permet de rattraper un traitement défaillant de l’appareil (il est alors possible pour le passionné/puriste de travailler sur l’image brute...).

                          De plus il est vrai que les appareils récents offrent ce qu’avant seuls les argentiques hauts de gamme offraient : stabilisateurs d’image, rapidité (en mode rafale par ex) dynamique de l’image. Et à un rapport qualité prix de plus en plus intéressant, bien que les gammes de prix restent toujours de même niveau. Tout un chacun peu aujourd’hui faire de bonne photos numérique à moindre prix, l’optique de qualité étant toujours très chère, plus chère souvent que le boitier...

                          Pour le reste beaucoup de gadgets vendus avec le paquet (nettoyeur de poussière supersonique !...)

                          Et puis qu’attend-on d’une photo, la représentation exacte ou la transcendance du réel ? smiley


                          • Philippakos Philippakos 24 août 2007 21:35

                            Tout à fait d’accord sur ce commentaire sauf pour les corrections optiques qui ne sont pas les mêmes selon les focales du zoom et c’est là que le bât blesse. Un ami utilise un logiciel spécialement conçu pour la correction optique (je ne sais plus le nom) en photo aérienne et il en est très satisfait, mais cela implique un logiciel de retouche (qui n’est pas un gratuiciel), savoir l’utiliser et ce n’est pas à la portée de tout le monde. Photoshop CS2 possède aussi une fonction correction d’objectif. Je ne l’ai pas encore essayé.


                          • regisr 26 août 2007 11:14

                            Pas tout à fait d’accord ... Le fait de corriger la déformation due à l’objectif n’est pas une bonne solution : il s’agit d’inventer des pixels absents de l’image. Même si les logiciels sont très performants il y a une perte de l’intérêt du nombre de pixel !


                          • regisr 26 août 2007 11:27

                            Une difficulté (que j’ai) rencontrée est l’absence de grande ouverture pour diminuer la profondeur de champ. Elle a disparue celle là ou faut il vraiment que tout soit net ? Sur les « jetables numériques » je comprend... D’ailleurs il s’agit bien de jetables ... au bout de 6 mois - 1 an... Pour le contenu des images ils correspondent bien à un certain style de blogs où le texte est tout aussi peu lisible que les images pour le non initié. Le nombre de pixels peut aider au recadrage ou pour les tirages grand format, encore que 7MP me permettent de sortir du 30x40... pardon A3+.

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