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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Pieds nus dans le parc de Neil Simon

Pieds nus dans le parc de Neil Simon

Fallait-il mettre en péril leur jeune couple parce que son partenaire avait refusé d’aller se promener pieds nus dans le parc ? Corie pense que cet évitement est significatif d’un état d’esprit qu’elle dénonce, et c’est pourquoi il est préférable qu’elle quitte Paul sur le champ, puisqu’ils ne sont pas faits du même bois. Voilà les faits, mais ceux-ci ne tiennent pas compte d’un contexte débiteur au profit d’un mari accaparé par ses récentes responsabilités professionnelles d’avocat, et surtout désemparé par l’attitude surprenante et fantasque de son épouse. Il faut dire qu’elle leur a déniché un petit nid d’amour perché au 10e étage sans ascenseur d’un immeuble interlope de New York, où le moindre des charmes ne serait pas qu’il neige au travers de la verrière ! Ajoutons que sa mère, aussi sympathique soit-elle, n’est pas forcément un cadeau pour la sérénité de leur ménage, d’autant que Corie s’est mise en tête de lui faire rencontrer un voisin d’appartement du genre aventureux. Cependant, l’histoire importe peu, eu égard à ces figures romanesques qui, confrontées aux contraintes de la vie, révèlent des caractères trop entiers, ne cherchant toutefois qu’à être affinés pourvu que leurs efforts respectifs soient appréciés dans la réciprocité ! C’est donc avec la main de fer de Steve Suissa glissée dans un gant de velours que la direction d’acteurs va emprunter les raidillons de la subtilité pour se mettre au service de personnages de caricature. Et, à ce petit jeu, Béatrice Agenin (ex-sociétaire de la Comédie-Française) n’est pas la dernière à savoir maîtriser les contradictions de son rôle de belle-mère, en face de Thierry Bosc qui s’applique à un burlesque savoir-vivre marginal, pendant que Denis Sabbah est en charge de modérer les scènes de transition, en assurant la maintenance d’une ligne téléphonique. Mais, évidemment, la palme va revenir aux jeunes tourtereaux, à savoir Sarah Basiani ,s’affichant sur les planches après deux années de cours au Lee Strasberg Theatre institute de Los Angeles, et son partenaire Olivier Sitruk, déjà bien aguerri à la scène. Comment ne pas reconnaître le sourire de Romy Schneider, quand la morphologie frontale du visage de Sarah semble se cloner dans la vision d’un temps suspendu ? Cependant, convaincue que "fille de" n’est pas une rente, ce n’est qu’après dix années de vocation déniée au profit d’autres disciplines culturelles que Sarah aurait décidé, à la suite d’une formation dramatique outre-Atlantique, de commencer enfin, à 26 ans, la découverte du métier qu’elle semble désormais embrasser à pleines dents. Aussi, n’ayant pas à gravir les échelons de la notoriété à mains nues, c’est symboliquement à pieds dénudés que la fille de Romy débute à Paris, fort bien entourée, sous les auspices de ce fameux "Parc" faisant actuellement les belles soirées de la salle Popesco au théâtre Marigny !... photo : David Koskas PIEDS NUS DANS LE PARC *** de Neil Simon - avec Sarah Basiani, Olivier Sitruk, Béatrice Agenin, Thierry Bosc - mise en scène : Steve Suissa - Théâtre Marigny salle Popesco -


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1 réactions à cet article    


  • scorpion (---.---.241.144) 8 juin 2006 12:24

    oui bravo je lui bisouille ses jolis pieds nus a cette jeune fille mignonne !!

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