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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Poeub » au Théâtre de la Colline

« Poeub » au Théâtre de la Colline

Excusez du "Poeub", mais disserter sur cette consonance, c’est prendre le risque totalement vain de montrer qu’une "pub" inadéquate ne serait pas à la hauteur du délire contrôlé de Serge Valletti.

D’ailleurs, raconter l’intrigue aventureuse de Globul, ce serait oser reconstituer un schéma rationnel là où la disgression est élevée en art de faire s’entrechoquer les concepts discursifs en confrontation avec les idées associatives.

Tenter d’en synthétiser la logorrhée par des images emblématiques comme celle du "tonneau" revendiquant une étymologie directe avec "étonnement", ce serait faire preuve d’arrogance en goût vestimentaire là où pourrait résider le dernier avatar branché du costume à la mode.

En outre, décrire un savoir-faire à nul autre pareil, ce serait comme réduire l’inventaire imaginé par l’auteur à un décompte savant de ses tamponneurs à l’aune d’un groupe de réfugiés en manque improbable de file d’attente.

Tout se mélangerait ainsi dans un "ni queue ni tête" linguistique pour lequel aucune critique constructive ne serait en mesure de relever le défi du sens.

Aussi, demeurons humble devant la fascination d’un spectacle mystificateur en diable au profit d’une poésie qu’une troupe profondément unie d’une vingtaine de comédiens peut emporter sur des airs d’accordéon dans une cavale abracadabrante dirigée par Michel Didym.

En inspectrice du tout terrain, Hélène Alexandridis succéderait à Marilu Marini au tiers du parcours du Théâtre de la Colline qui constituerait ainsi l’apogée d’une tournée initiée début mars au Théâtre de la Criée.

Et le valeureux et performant comédien Hervé Pierre prendrait en charge la tête du monôme, sachant pertinemment jusqu’où le ridicule ne peut tuer sans qu’il soit nécessaire d’apprécier le destin d’une vie à son retour à la case départ, fût-elle celle d’un pub irlandais d’origine... pour en finir "ambianceur".

Et comme le fameux Globul, ex-patron du "Poeub", "Vous n’y comprendriez rien.... C’est la philosophie ! C’est la recherche des questions qui n’existent pas !"

Photo © Christian Ganet

POEUB

***

Theothea.com - de Serge Valletti - mise en scène : Michel Didym - avec Hervé Pierre, Hélène Alexandridis .... - Théâtre de la Colline -


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2 réactions à cet article    


  • Richelieu hard pics (---.---.227.204) 20 juin 2006 15:27

    Mouai..

    « ...oser reconstituer un schéma rationnel là où la disgression est élevée en art de faire s’entrechoquer les concepts discursifs en confrontation avec les idées associatives... » je veux bien, mais votre billet ne donne pas assez d’infos concrètes. Une petite intro aurait suffi à me plonger dans la nasse de vos mots.


    • Juicy Poquelin (---.---.85.188) 20 juin 2006 19:56

      avec cette piece, nous avons a faire à une situation à caractère endémique portant en son sein le germe annoncé de sa propre dégénérescence...

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