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Portrait de Bruno Lafuente, auteur de « Mémoire de mes souvenirs » aux éditions Bénévent

Aux premiers abords, son physique hors-normes en impose et honnêtement on ne pense pas avoir à faire à un romancier, quant à la tenue elle se compose d’un jean, d’une chemise bleu marine et d’une paire de stan smith noire.

Bruno Lafuente est né à Castres dans le sud-ouest de la France, un beau jour de 1963. Ce fils d’immigré espagnols, quitte les bancs de l’école à l’âge de 17ans, pour s’engager l’année de ses 18 ans dans les troupes de marines et débuter une carrière militaire qui durera vingt-quatre ans et qu’il quittera en tant que sous-officier avec grade d’adjudant. C’est aussi durant ce quart de siècle qu’il arpentera le sol des pays pour certains plongés dans de terribles conflits, c’est durant ces mêmes années qu’il va photographier et stocker « dans les tiroirs » de sa mémoire, des visages, des paysages, des situations, qu’il nous fait partager dans son premier ouvrage « Mémoires de mes souvenirs ».
 
Plus jeunes, il se passionne pour le fantastique et les films d’horreur, passion qu’il nourrit maintenant encore. Il aime aussi les histoires où le héros solitaire se parle à lui même et il est question d’honneur et d’un cheminement peut banal.
 
Il avoue tout le temps et depuis son plus jeune âge se projeter dans l’imaginaire, au point d’en faire un amalgame avec la réalité. C’est aussi dans ses souvenirs qu’il s’aide aujourd’hui pour écrire, car il y puise son inspiration afin d’en sortir des histoires.
 
« L’inspiration me vient au fur et à mesure que j’avance dans un chapitre ».
Entre deux tasses de café et avant même d’en venir à son livre il m’avoue n’avoir rien lu des classiques parce qu’il ne s’y retrouve pas, pour ne pas dire l’ennuie. Quant aux nouveaux auteurs à succès, il ne peut quasiment pas en parler. Ce premier roman écrit en quelques mois relate l’histoire de Marco, jeune militaire partageant ses plus jeunes années aux côtés d’autres jeunes hommes partis en mission en Afrique.
 
De part son écriture partiellement ponctué de vers et de poésies, qui brisent la violence du conflit qui est relaté, ce roman autofiction de 365 pages est inclassable.
 
Quatrième de couverture :
Durant des années trahies par une morale imposée, j’ai abordé chaque aurore en souhaitant que mes yeux ne puissent discerner le crépuscule du jour suivant.
Mon combat dépassa la réalité, et je me noyais dans une croisade où je naviguais entre la moralité et un torrent de pensées dévastatrices. J’ai cheminé sur une route où le noir s’était allié à la lumière. Très jeune, mes pas foulèrent une terre si désertique que mon esprit s’engouffra dans un monde où seule la mort devenait mon alliée. Mon chemin croisa des destins opposés, et ils obstruèrent cette frontière qui me fixait dans une réalité déroutante. Certaines de ces rencontres enchevêtrèrent un asservissement éthique que je croyais anobli par l’honneur. Mon destin s’unissait à des souvenirs qui me fixaient dans une existence sordide et destructrice.
 
Extrait du livre :
 
Je suis attablé au foyer, Sam n’est pas là. J’essaye d’écrire une lettre à sa veuve. Les mots ne viennent pas. Le courage me manque, je préfère sentir l’acier de mon arme. Le stylo me paraît bien petit entre mes doigts. Ma vue se trouble, sans doute la fatigue. Maurice s’approche de ma table d’un pas hésitant.
« Tu as perdu un frère, et tu as tué mon cousin. »
Je le regarde sans rien dire.
« Une vie pour une vie, c’est le tribut à payer, reprend-il.
– C’était un grand guerrier… un combat loyal… Il mérite une place aux côtés de tes dieux », je réponds. Il me tend un collier.
« Tiens, prends-le, c’est un gri-gri. Il te protégera de tes ennemis, je l’ai fait moi-même. »
La mort rôde, elle m’observe. Je la provoque, elle ne m’effraie pas. L’obscurité de la pièce me fait penser à un caveau. Sans un mot, je le mets autour de mon cou. Maurice se penche à mon oreille et me dit : « Adieu, le Blanc, que les dieux protègent ta route. »
J’ai réveillé en lui l’homme de la savane, le chasseur de lion. Il sait que je ne l’empêcherai pas de rejoindre son peuple, des hommes oppressés par notre présence.
 
Réalisé en étroite collaboration avec l’auteur

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Xa


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