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« Pour l’amour de Gérard Philipe » en glamour de Raphaël & Emma de Caunes

De Catherine Deneuve à Gérard Philipe, point de Notte discordant mais bel et bien, de l’une à l’autre, un hommage spirituel à l’humilité au cœur de la notoriété.

D’ailleurs, si l’une aurait pu susciter : « Pour l’amour de Catherine Deneuve », l’autre aurait très bien pu se satisfaire de « Moi aussi, je suis Gérard Philipe ».

Ainsi, à fronts renversés et avec en toile de fond, la même thématique récurrente du handicap tellement humain, l’actrice et le comédien constituent modèle et référence à des destins ordinaires qui posséderaient la vertu de vouloir se sublimer.

Philippe Gérard vice versa, et voici l’artiste qui prend son envol vers la renommée.

Mais pourquoi pas Charles (de Gaulle) l’incarnation de la France, Neil (Armstrong), le premier homme sur la lune, Fidel (Castro) premier ministre à Cuba en 59 ou François (Mitterand) élu président de la République en 81 ?

Une chose est sûre : Alors que la mère, vouant un culte sans partage à l’interprète de Fanfan la tulipe, opterait volontiers pour « Gérard », le père a une nette inclination pour « Charles » le sauveur de la Nation mais, assurément, il préfèrerait savoir son fils, mort en ayant été quelqu’un que vivant en ayant été personne.

Si donc, dans l’air du temps au Théâtre Edouard VII, le « Prénom » prenait des allures concomitantes de choix fatal, voilà qu’au La Bruyère, le rejeton va naître avec huit doigts en moins que la norme habituelle.

Rien à voir, bien entendu !… Et pourtant le père va se tuer en chutant de la grande roue foraine !….

C’est ainsi que pour Gérard, le grand cirque de la vie va s’ouvrir avec perte et fracas, dans une fuite en avant loin de sa mère, avec le sentiment chevillée d’une responsabilité post mortem confuse.

Porteur d’une ambition parentale écartelée à jamais entre le Grand Charles et Le Cid de Ramatuelle, le fils « prodige » va se révéler, à ses propres yeux, grâce à l’usage de ses deux doigts validés par un couple de saltimbanques, ou plus exactement par Madame Loyal, proche de l’adultère à l’insu du trio de pieds nickelés.

Aussi, comme les mêmes causes produisent des effets identiques, il y a fort à parier que la progéniture annoncée n’ait à son tour que deux doigts à sa disposition…. Ce qui, de toutes évidences, n’empêcherait pas le talent… de l’auteur et du metteur en scène.

En effet, ce spectacle est un véritable régal, un chef d’œuvre d’humour et une merveille d’interprétation.

De surcroît, que le chanteur Raphaël et la comédienne Emma de Caunes y prêtent leur concours pour apporter une tonalité glamour à l’équipe (Bernard Alane, Romain Apelbaum & Sophie Artur,) ô combien expérimentée et tellement pertinente dans le énième degré surréaliste, n’est, non seulement pas, une faute de goût pour le casting mais bel et bien un trait de génie pour la distribution.

Alors, Molières en puissance à tous les étages….

photo © Lee Fou 

POUR L'AMOUR DE GERARD PHILIPE - **** Theothea.com - de & mise en scène : Pierre Notte - avec Bernard Alane, Romain Apelbaum, Sophie Artur, Emma de Caunes, Raphaël - Théâtre La Bruyère


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