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Progressive rock, zombi ou zarbi, Daemonia ou Doris Norton

JPEGDoris Norton est l’une des figures de la scène italienne underground depuis plus de 40 ans. Elle commença à œuvrer dans le rock alternatif à la fin des années 60, au sein de Jacula, formation milanaise proposant une musique sombre, sous l’égide du compositeur Bartoccetti. Doris Norton officiait à la batterie avant de passer aux claviers et au chant dans le second projet de Bartocetti qui prit comme surnom Antonius Rex, tout comme sa formation. Et des ambiances dark pour ne pas changer.

Doris Norton s’est aussi impliquée dans des projets plus personnels, signant à titre personnels plus d’une dizaine d’albums dans les années 1980 et 90, le premier étant Parapsycho, sorti en 1981, la même année que le suivant, Raptus. Paraspycho est album devenu presque culte dans les sphères underground et qui vient d’être réédité 32 ans après sa sortie sur le label Black Widow, dans une version remastérisée à New York. Cet album est intéressant car il résonne très eighties, plutôt dans la mouvance électro que new wave, autrement dit, plus Cabaret Voltaire que Cure. Le premier morceau est plutôt musclé, avec une voix bien perché et un style évoquant un peu Siouxie, autre référence emblématique des 80’s. La suite offre une série de compositions aux styles et ambiances assez différents. Ce qui donne à cette œuvre tout son intérêt. Parfois des romances jouées aux orgue et piano électriques ou alors des compositions plus stridentes et crispantes, très électro et plutôt exécutée aux synthés de la marque Roland pour la plupart. D’autres musiciens se greffent au projet, flûte, guitare, batterie et bien sûr l’ineffable Antonius Rex qui complète la formation avec la basse, la guitare synthé et une collaboration à la composition.

La musique que vous allez entendre sur cet album reflète parfaitement la personnalité affirmée de Doris Norton qui dénote complètement car elle ne se considère pas comme une artiste mais juste une voyageuse de l’existence, aux intérêts multiples, mathématiques, biologies, anthropologie ainsi que le psychisme et les états de conscience modifiés, par exemple dans le chamanisme ou la transe. Et bien évidemment les technologies du son, avec des passages dans plusieurs studios dont le sien qui constitue un laboratoire d’expérimentation musicale. Doris Norton cherche le sens, la vérité, sans se prendre pour une star. Paraspycho exprime très bien cet éclectisme avec la diversité des atmosphères émanant des pièces musicales rééditées sur ce CD.

Interview de Doris Norton

http://psychedelicbaby.blogspot.fr/...

 


JPEGDaemonia est une formation récemment formée à l’initiative de Claudio Simonetti, compositeur et organiste du groupe Goblin qui s’illustra dans les années 1970 en signant des albums progressifs, la plupart servant de bande son pour des films d’horreur et notamment ceux réalisés par Dario Argento. Le projet Daemonia vise à dépoussiérer quelques uns de ces morceaux d’anthologie en les revisitant dans une orientation plus appuyée, incorporant un peu de heavy pour leur conférer un style efficace et percutant avec une guitare plus pressante que dans les morceaux originaux. Simonetti s’est accompagné de jeunes musiciens issus de la scène métallo romaine. Le résultat est fort intéressant. Les ambiances inquiétantes des compositions originales sont atténuées au profit d’un style plus rock et parfois quelques connivences avec un hard rock tout droit stylé des années 1980. Comme le sont les films de Argento. D’ailleurs, l’un des titres offerts en bonus n’est rien d’autre que la toccata de Bach jouée sobrement à l’orgue puis avec les autres instruments au point de la transformer en une toccata exécutée par Megadeath.

Cet album devrait intéresser tous ceux qui apprécient la musique progressive italienne et souhaitent en découvrir toutes les facettes, une musique aussi sinon plus riche que le rock britannique qui pourtant fait référence en la matière. Les connaisseurs du rock italien savent qu’il a été foisonnant à toutes les époques, y compris celle des early eigthies avec la cold wave. A cette époque, la France sous servait des daubes comme Taxi girl, ignorant copieusement les trop rares formations dignes d’intérêt comme Ubik ou Mouvement.

TRACK-LIST

L’ALBA DEI MORTI VIVENTI ZOMBI AT THE SAFARI TORTE IN FACCIA ZARATOZOM LA CACCIA TIRASSEGNO OBLIO RISVEGLIO ZOMBI SEXY SUPERMARKET

Bonus tracks : ROLLER TOCCATA E FUGA IL CARTAIO

THE BAND

Claudio Simonetti : keyboards.

Giuseppe Previtali : Electric Guitar.

Federico Amorosi : Bass Guitar

Titta Tani : Drums.

 


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