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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Qu’est-ce que Kant penserait du livre de papiel ?

Qu’est-ce que Kant penserait du livre de papiel ?

Il est curieux de constater au fil de l’actualité culturelle et artistique combien d’appels au secours fusent en chœur éploré de toutes les lignes d’horizon, dans la défense et l’illustration du Livre éternel ! Comme s’il n’avait jamais été le moindrement menacé de disparaître corps et biens alors qu’il évolue accéléré sous nos yeux éblouis ! Le livre mue pourtant tel qu’égal à lui-même il a toujours été là pour nous, si instructif et si libérateur tout à loisir !

À quoi peuvent bien être utiles, se demande-t-on, tous ces gadgets de lecture électronique qui sont en train de se succéder comme des modes ridicules, déjà surannées sitôt apparus, telle cette dernière nouveauté, le Skiff Reader « qui voit la lecture en grand » à son écran de papiel flexible et tactile de 11.5 pouces d’une résolution de 1200 par 1600 pixels, soit 174 ppp (consulter : www.skiff.com/skiff-reader.html), primé au Consumer Electronic Show 2010 de Las Vegas ?

L’illustre philosophe Emmanuel Kant qui, le premier, a posé dans un petit fascicule (Emmanuel Kant, Qu’est-ce qu’un livre ? PUF / Quadrige 1995 (traduction Jocelyn Benoist), page 133) cette question toute simple en apparence, tellement fatidique de nos jours, jugerait-il comme nécessaire ou accessoire la distinction de bon ton, dans certains milieux universitaires, gouvernementaux ou commerciaux, entre la bonne vieille chose imprimée et son pendant numérique prétendu, à l’époque si charnière de l’édition actuelle ?

Le livre, bien spirituel par définition, change-t-il donc subitement de nature sous le coup de l’arbitraire juridique, selon un mode ou l’autre d’inscription, de diffusion ou de distribution ? Selon les intérêts des uns ou des autres, entre distributeurs/diffuseurs, libraires ou éditeurs ? Voire même quant aux droits d’auteur, définis comme étant purement moraux ou alors, à la faveur de leur simple exploitation commerciale plus ou moins limitée ?

Sans doute non, pas du tout. Le livre de toujours (« qu’il soit composé à la plume ou au moyen de caractères, voilà qui est indifférent ici ») constitue en soi une véritable entité mentale incarnant le discours original et unique que tient de manière improvisée ou de mémoire, en privé ou en public, son créateur irréductible entre toutes comme personne morale, et il est indépendant de tout support matériel, quel qu’il soit, imprimé ou électronique, peu importe, au fond.

Il fut une époque très lointaine où les scribes le couchaient sur papyrus, lequel plongeait déjà, eh oui ! dans l’hypertexte de type oral au fil du continuum culturel et cérébral du lecteur. Ainsi donc, papier et papiel ne s’affrontent pas, bien que tous ces livrels de facture transitoire excitent notre instinct de dissertation à côté du sujet, ils s’équivalent tout à fait entre eux en sur le plan de l’expérience subjective de la lecture créatrice de sens multiple et pluriel qui autorise notre propre réappropriation.

Certes s’inscrit-il d’abord et avant toute chose dans le temps et l’existence concrète et tangible de son auteur, mais il demeurera à jamais incorporel dans la mémoire collective que nos bibliothèques nationales ont pour mission sacrée de défendre contre les aléas de l’Histoire. Il leur incombera tôt ou tard d’en entreposer et sécuriser les données puis d’en assurer la circulation publique tous azimuts et, pourquoi pas, s’il y a lieu, d’en comptabiliser les droits au passage et de les créditer à l’auteur. Cela n’a cependant pas empêché la bibliothèque d’Alexandrie de passer au feu dans l’oubli immémorial de la postérité !

Qu’est-ce qu’un livrel ou livre électronique pourrait bien avoir de plus différent de nature qu’un livre de papier ou mieux, bientôt, fait de « papiel » souple couleur haute résolution recto-verso capable de reproduire enfin à l’identique la lecture tout confort de pages montées en vis-à-vis, pour ce qui est de l’œuvre numérique qu’il véhicule en tant que telle jusqu’au lectorat ? Rien non plus, essentiellement. Il s’agit toujours du livre tout court (« qui présente un discours que quelqu’un tient au public au moyen de signes linguistiques visibles »), pivot central et dynamique de notre civilisation mutante.

Kant nous apporte une définition très claire de ce que sont les fondements de la métaphysique du Livre idéal et de sa nature ubiquitaire par excellence, hautement transformatrice dans tous les sens de ses diverses matérialisations possibles. Il peut être tout à la fois pur objet manufacturé en série, dont on peut se porter réellement acquéreur d’un exemplaire – et non pas de toute évidence du contenu personnel –, mais alors il ne joue le rôle que d’un support de lecture relatif à une œuvre unique au monde dont l’achèvement a été arrêté une bonne fois pour toutes par le décret ultime de son auteur (« celui qui parle au public en son nom propre s’appelle l’écrivain »), souverain absolu à ce chapitre.

L’auteur premier de cordée dans l’ascension perpétuelle des Everest de l’esprit se retrouve désormais en mesure d’adresser son discours directement sur Internet, sans plus d’intermédiation conditionnée, en temps réel, à un providentiel public, contre rémunération (symbolique) ou pas, comme il l’entend, selon toutes les modalités praticables, dans tous les formats et attributs de son choix et à quelque degré de parachèvement autocritique qu’il le désire. Toutefois, la chosification inerte et dépersonnalisée d’un tel discours reste impensable.

Il n’en conserve pas moins la propriété intellectuelle, inaliénable – du moins de son vivant et jusqu’à tant et plus après son décès avant qu’elle ne tombe alors dans le domaine public de la culture générale –, quand bien même le contrôle de sa diffusion viendrait à lui échapper pour le moment, et il a toute liberté contractuelle de mandater exclusivement un éditeur afin de le faire connaître et reconnaître davantage.

Le livre qui en résulte demeure une œuvre indissociable de la personne intime de son auteur, il ne peut « en soi » faire l’objet d’une cession ; celle-ci serait pire que nulle et non avenue, c’est-à-dire immorale. Le livre comme pensée en acte, parfois sonnante et trébuchante, est néanmoins un bien immatériel qui intéresse d’abord et avant tout la collectivité, d’où l’impérieuse nécessité du dépôt légal obligatoire de toute édition sans aucun égard au statut socio-économique objectif de son auteur.

De toute façon il n’existera jamais de corporation professionnelle apte à définir l’authentique créateur, irrécupérable par caractère, car insoumis à l’ordre établi, rebelle, révolté même, il pose toujours un acte gratuit et désintéressé quant à la société par-dessus la tête de laquelle il tente par tous les moyens d’adresser directement son discours au public, que ce dernier veuille ou pas lui accorder son attention, même posthume !

En quoi, d’ailleurs, le livre numérique comme éventuelle marchandise reproductible à l’infini dans le dos de son auteur, est paradoxalement « exemplaire » ! Unique et tout à la fois multiple comme toutes les lectures qu’il est probable d’en faire jusqu’à son autodestruction ressuscitée. Sinon les livres iraient se reproduisant entre eux, dans l’anonymat, à la vitesse de la pensée programmable, à travers leur unicité néanmoins réciproquement irréductible, encore une fois pour des raisons toutes personnelles et intimes : au commencement devait être le verbe d’un créateur primordial, rien de moins ! La boucle en spirale ascendante de Möbius, quoi ! 

Autrement dit, la création originale précèdera toujours l’essence même de l’édition, et celle-ci n’a jamais eu le pouvoir de la légitimer esthétiquement à travers le succès de vente qu’elle lui avait peut-être un jour assuré auprès du public. Tant mieux en pareil cas. L’éditeur ne se trouve qu’à être un vulgaire fondé en pouvoir par l’assentiment de l’auteur lui-même qui de ce seul fait le légitime aussi comme chargé d’affaires. L’éditeur bâtit donc son image de marque comme représentant de l’auteur. Rien de plus absurde que l’inverse : au contraire, il en découle que l’écrivain fait toute la réputation éditoriale de la maison sous mandat.

De plus le livre-support figé en lui-même depuis Gutenberg comme l’encre dans le papier de cellulose, tenait donc d’une sorte d’illusionnisme naïf et primitif, comme à l’état de prototype en instance d’aboutissement technique grâce aujourd’hui à son informatisation globale. Par quoi le livrel ne constitue qu’un pur moyen, vite caduque, de matérialiser lisiblement les signes linguistiques et il permet de rendre public le discours que l’auteur veut bien nous tenir pour accessible en son nom propre.

Quoi penser maintenant, dans la foulée des Lumières qui privilégiaient la diffusion coûte que coûte, du photocopillage numérique, quasi imparable sur le marché noir des réseaux souterrains, contrefaçon généralisée, sans frontières ? Kant plaiderait-il en faveur d’un système de protection logicielle des droits numériques, pour tout type de contenu, sans douleur et en toute transparence pour l’utilisateur final, s’il pouvait être incassable en fin de compte ? Pas si certain dans ce cas de figure. Pour lui, la connaissance scientifique appartenait à tout le monde au même titre que les idées. Seule leur expression personnelle ajoute de la valeur dans une œuvre artistique et crée de fait un droit d’auteur moral inaliénable.

Taxer globalement l’accès à Internet, cette auberge espagnole, serait-il selon lui assez efficace, juste et équitable pour toutes les parties en cause ? Les supports d’enregistrement, cédérom, DVD, clé USB, etc., au surplus ? Les consommateurs de musique en ligne nous ont déjà donné la réponse unanime. Le fichier musical constitue leur exemplaire du morceau d’album qu’ils ont acheté en ligne et ils veulent en disposer comme bon leur semble. De même, les lecteurs souhaiteront consulter à volonté, en tout temps et lieu, leur bibliothèque numérique portable ou dédoublée en ligne.

Or, il n’est pas absurde d’imaginer, sans trop extrapoler, qu’un idéaliste aussi pragmatique que Kant défendrait plutôt, en toute logique, contre les Google de ce monde qui tente de privatiser par la porte arrière l’air et l’eau de source des cimes, le Bien commun universel, grâce à la gratuité d’accès totale et définitive, sans aucune condition socio-économique, non seulement aux livres ainsi qu’aux œuvres en général et à leur reproduction sous toutes les formes, à leur jouissance sans limites ni aucun but lucratif (en revanche), mais aussi à l’Internet lui-même parce qu’il est devenu essentiel à l’exercice démocratique de la citoyenneté. La rémunération des artistes relèverait alors de la société tout entière, voilà la vraie question de l’heure, statuerait-il !

Cela revient pratiquement, pour conclure, à brider tout de suite l’essor insoutenable des nouveaux marchés émergents en ligne de la propriété intellectuelle et artistique, à d’emblée s’affranchir de son noir diktat néo-libéral, afin d’y créer un richissime écosystème numérique de la connaissance libre coulant de source limpide et irriguant l’éducation populaire si désertique par le truchement des technologies de l’information développées et maintenues elles-mêmes dans la coopération transnationale.

Il faut croire même que Kant y verrait le meilleur moyen à notre portée historique pour imprimer au point de non-retour un formidable mouvement de mondialisation multiculturelle, enfin intelligente et sensible, vers la Paix perpétuelle qui lui était si chère, dans un grand élan de générosité créative, peut-être la seule chance qui nous reste encore d’empêcher l’effondrement planétaire de la civilisation humaine. Un esprit de sa puissance et de son envergure penserait donc que le livre de papiel peut constituer la plate-forme tournante de lancement idéale pour une seconde Renaissance dans les nouvelles Lumières de ce 21e siècle naissant mort-né.


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14 réactions à cet article    


  • ninou ninou 9 janvier 2010 11:03

    @ l’auteur,
    Bien qu’intéressée par le sujet, et lectrice expérimentée, j’ai bien du mal à me faire une idée claire de ce que vous voulez nous dire, et partant, à commenter cet article qui semble pourtant assez riche.
    Votre syntaxe est bien confuse...
    La lecture en est très pénible.
    Vous serait-il possible de résumer ?



      • ninou ninou 9 janvier 2010 11:47

        Merci Asp !


      • Halman Halman 9 janvier 2010 12:48

        Très bel article très bien écrit et très clair Gary.

        Effectivement, Kant et Descartes, qu’ils soient sur livre papier ou livrel sont toujours Kant et Descartes.


        • Radix Radix 9 janvier 2010 14:06

          Bonjour Ninou et ASP

          Entièrement d’accord avec vous.

          Encore un article de propagande, confus et mal écrit, pour vendre une babiole inutile ou comment mettre toute sa bibliothèque à la merci d’une panne, d’un vol ou d’un bug !

          Assez de ces représentants de commerce qui envahissent Agoravox, allez sur E-bay pour vendre votre machin !

          Radix


          • Halman Halman 9 janvier 2010 18:59

            Encore une foix Radix que d’idées préconçues.

            Cela ne tombe pas en panne, le miens a plus de 5 ans sans la moindre panne.

            Si la nouvelle technologie de l’information vous rebute alors que faites vous sur AV ?

            C’est un excellent outil.

            J’attends avec impatience la nouvelle tablette de 7 pouces de Microsoft pour pouvoir améliorer considérablement mon travail.

            C’est quoi ces gens qui crachent dans une soupe sans l’avoir goutée ?


          • fhefhe fhefhe 9 janvier 2010 17:59

            Combien passe de temps un Humain , devant un Ecran pour se divertir , s’informer , travailler , communiquer , étudier , etc..... ????
            Les caractères en plomb ont été remplacés par les « Pixels »....
            Imaginez nôtre civilisation SANS Ecran !!!!
            L’anagramme du mot Ecran est Ancre ...
            Bien que j’adore les Livres....nôtre Civilisation à remonter l’Ancre pour naviguer sur une mère de pixels et les Historiens du Futur se feront un sang d’encre en remontant la toile du TEMPS.


            • Internaute Internaute 9 janvier 2010 18:22

              La papiel a l’air vraiment commode pour des écrits éphémères et jetables mais il ne peut pas remplacer le livre.

              Le livre, le vrai, celui imprimé avant 1850, a l’inestimable qualité de la durée de vie. Quand vous dites que c’est une sorte d’illusionisme naïf et primitif, comme a l’état de protoype en instance d’aboutissement technique on ne peut que constater l’inverse à savoir que le livre en papier est le produit le plus aboutit qui soit.

              Les formats électroniques changent sans cesse. Chaque saison voit arriver le nouveau standard définitif. Comment feriez-vous aujourd’hui pour lire un Floppy disc IBM 8« 1/2 des années 1975 ? Impossible. Et une diskette 5 »1/4, ou 3"1/2 ? Elles ont disparu des machines. Même les disque dur au standard ISA ne sont plus lisibles aujourd’hui. Pourtant c’était le sommet du blues il y a 10 ans à peine.

              Vous nous proposez un système où l’on serait totalement dépendant d’organisations tierces, privées ou gouvernementales, qui nous alimenteraient en culture comme un paysan ses cochonnets. Comment croire que ces sites traverseraient la révolution française, Verdun, la destruction de Dresde et de Berlin, le communisme, la révolution culturelle et les inondations ?

              Avec votre système le public ne peut même plus se constituer une bibliothèque. Soit il garde chez lui un support numérique mais celui-ci change de standard en un rien de temps et devient inutile, soit il garde des référence (hyperliens) vers un serveur et il est à la merci d’une autorité quelconque qui décide d’interdire l’accès à tel ou tel article. Il suffit de voir la censure qu’il y a sur Google en France et ailleurs. On perd aussi l’authenticité, les textes numériques pouvant être « corrigés » sans que personne ne puisse plus le voir.

              Dans 100 ans, plus personne ne se souviendra de Google ou de MicroSoft. Par contre, j’ai encore de vieux grimoires imprimés en 1640 et qui sont en parfait état. Votre papiel ne sera jamais un concurrent de Guttenberg pour ces simples raison - durabilité et indépendance. Pour lire ce livre je n’ai pas besoin d’électricité, pas besoin de compte ouvert avec un login et un mot de passe, pas besoin d’un marchand pour me vendre le dernier support à la mode.

              L’important aujourd’hui est de ré-imprimer les livres que l’on juge essentiel sur du papier de chiffon. A partir de 1850 on a commencé à utliser le papier de bois et celui-ci ne traverse pas le temps.

              Quand à votre conclusion sur la mondialisation heureuse, j’en rigole encore. Vous y croyez vraiment ou c’est de la provocation gratuite ?


              • fhefhe fhefhe 9 janvier 2010 18:32

                Combien de personnes sont capables de lire un livre écrit avant le XVIII éme Siècle ?????


              • Internaute Internaute 9 janvier 2010 19:13

                Bien plus que ne croyez. Le français utilisé au 17eme siècle est étonnament moderne. A part les s qui rejoignent les t voisins, les ycelles et ycelui ou quelques formes d’écriture qui aujourd’hui sont des fautes d’orthographes, on comprend absolument tout. 


              • Halman Halman 9 janvier 2010 19:14

                Internaute vous confondez le document et le support, le hardware et le software.

                Au fur et à mesure des nouveaux types de lecteurs de disquettes j’ai transferé tous mes documents et logiciels des floppy 8 pouces aux clés usb.

                Ainsi Office2007 lit mes documents textes et tableurs de l’époque malgré que certains « spécialistes » trouvent cela impossible.

                Le problème n’est pas que dans 100 ans on se souvienne de Google, mais que vous ayez sauvegardé au fur et à mesure vos documents par des « enregistrer sous » pour les conserver ainsi indéfiniment.

                Non les lecteurs de disquettes 3 pouces n’ont pas disparu, et vous pouvez les installer sur un quad core actuel, je l’ai fait et ça marche !

                Quant aux documents électroniques et leur traversées des événements historiques, malgré les guerres et conflits sur toute la planète ils sont toujours existants sur la toile et sur des disques durs de particuliers !

                Et le papier n’est pas éternel, même précieusement conservé dans des bibliothèques climatisées, il se désintègre tout de même et disparaitra un jour.

                Alors moi les documents importants je les scanne pour les garder sous format numérique.

                Google et BNF ont bien raison de numériser les bibliothèques.

                Vous vous bloquez sur des détails alors que les documents électroniques nous survivront bien plus longtemps que vous croyez.


              • ZEN ZEN 9 janvier 2010 19:17

                Pauvre Kant !


                • Gary Gaignon Gary Gaignon 9 janvier 2010 20:58

                  « Pour lire ce livre je n’ai pas besoin d’électricité... »

                  J’ai ma petite calculatrice de poche solaire, déjà ; ma lampe de poche LED qu’il suffit de secouer pour la recharger, etc. Rassurez-vous, il n’y aura aucune crainte à y avoir pour l’autonomie de fonctionnement du livre de papiel !

                  Ce dernier s’imprime en rouleau, soit dit en passant, tout comme le papier de cellulose. Il va le compléter admirablement tout en s’y confondant. Mais là n’est pas la question de fond de cet article qui est la vraie nature duale du livre...

                  Riche Kant, bien au contraire, qui l’a défini si clairement il y a 300 ans, sur le plan juridique et économique, de telle sorte que sa vision bien avance sur son temps reste d’une actualité brûlante.


                  • Gary Gaignon Gary Gaignon 31 janvier 2010 17:34

                    Le Solar Cell e-Book, de LG : un livre électronique solaire, ne fait qu’appuyer mes dires : « Pour illustrer cette autonomie, disons que 8.000 pages tournées correspondent environ à quinze lectures du roman Germinal d’Emile Zola... La lecture sur papier électronique demandant une source de lumière extérieure, LG a eu l’idée d’intégrer dans la face interne de la couverture de protection une couche fine de cellules solaires appelée TFSC (thin-film solar cell). Cette dernière mesure 10 centimètres de large et de long, soit la zone d’affichage de l’ebook dont elle recharge la batterie. Cette fine pellicule n’est épaisse que de 0,7 millimètre et pèse 20 grammes. » Réf. : http://electronicpapercommunication.20minutes-blogs.fr/media/01/00/51380562.pdf

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