• samedi 26 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Quand Frédéric Taddeï fait de la résistance
16%
D'accord avec l'article ?
 
84%
(64 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Quand Frédéric Taddeï fait de la résistance

Sur la Culture... dans la télé de mon salon

Quand Frédéric Taddeï, le journaliste le plus atypique du PAF, transfuge de Radio Nova et de Canal, fils spirituel de l’homme en noir Thierry Ardisson ("Paris Dernière"), chroniqueur éclair de "D’art d’art" (France 2) et animateur de "Regarde les hommes changer" (Europe 1), décide de se coller à la Culture avec un grand C sur France 3, ça donne "Ce soir ou Jamais", la bonne surprise de cette rentrée télé 2006.

Bon, d’accord, c’est tard, surtout la deuxième partie, cette programmation ayant la particularité de mettre en sandwich, du lundi au jeudi, le journal de Marie Drucker (dont j’ai déjà fait l’éloge dans un précédent billet), avec une mise en bouche précédant l’édition du Soir 3 (désormais à 23 heures tapantes) pour reprendre ensuite du service... non-stop jusqu’au dessert cette fois. Mais c’est bien connu, à la télé, plus c’est tard, meilleur c’est.

Bien sûr, l’objectif ambitieux et affiché du trublion Taddeï de faire une "télévision nouvelle" est loin d’être atteint, mais on peut déjà le féliciter pour la volonté immédiatement perceptible de se positionner à contre-courant du concept dominant et usant, il faut bien le dire, de l’émission de "culture - divertissement - promotion - strass - et - paillettes", cette soupe de la pensée unique, de débats sans débat, de chroniques médiocres et redondantes, de "magnéto Serge", de pseudo-entretiens escamotés par des ego surdimensionnés...

Non, sur le plateau de "Ce soir ou jamais", façon bar de nuit branché résolument design avec mobilier italien lumineux, éclairage chiadé et vaisselle baroque, le ton est donné dès la première note d’un générique très jazzy et dès la première image hyper léchée d’un réalisateur motivé. Ici, chez l’ami Taddeï, on est en direct d’abord, on est souriant, on est entouré de jeunes gens assis, debout, allongés (non, pas encore !), un verre à la main, et on cause culture, société, actualité, vraiment, sincèrement et sans faire semblant : élections américaines, condamnation à mort de Sadam Hussein, interdiction de fumer dans les lieux publics... En vrac, voilà les sujets abordés un mardi 7 novembre 2006, dans le cadre du libre débat auquel étaient conviés des gens comme Romain Bouteille, Sanseverino, Plantu, Jacques Testard, pour vous donner une petite idée de la chose.

Artistes, auteurs, romanciers, essayistes, cinéastes, chanteurs, acteurs, créateurs, et même blogueurs (l’inégalable Vinvin a eu son quart d’heure de gloire dernièrement), connus et méconnus du grand public, vous avez compris, ce que Taddeï affectionne, c’est le mélange des genres, le brassage des horizons, le mixage des univers qui, combinés au caractère inédit ou rare à la télévision de certains personnages, propulse l’échange des idées et des opinions jusqu’à dynamiter le débat parfois. Si bien d’ailleurs que malgré tous les aspects novateurs de l’entreprise, quelle jolie trouvaille notamment que ce piano et ce saxo qui ponctuent les différentes parties de l’émission, sonnant la fin des discussions, on ne peut s’empêcher, par le côté spontané et décousu, à défaut des empoignades et de la fumée de cigarettes, de penser à Droit de réponse... un peu.

Ah j’oubliais ! Selon les chiffres de Médiamétrie, "Ce soir ou jamais" représente 6% des parts de marché, sur ce créneau horaire, réunissant chaque soir entre 300 000 et 400 000 téléspectateurs (sources imedias.biz et l’internaute.com). C’est plutôt bon signe ? Un gage de qualité, non ? En fait, et plus sérieusement, l’émission remplit péniblement les objectifs d’audience fixés par la chaîne, le contraire aurait été surprenant, des mauvais résultats expliqués en partie par un zapping massif à l’issue du journal de Marie Drucker... Alors, en trois mots, Frédéric, courage ! Invente ! Résiste !

par Mimie in Vivo (son site) jeudi 9 novembre 2006 - 37 réactions
yahoo
16%
D'accord avec l'article ?
 
84%
(64 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Mimie in vivo (xxx.xxx.xxx.61) 9 novembre 2006 16:11
    Mimie in Vivo

    Je ne brocarde pas le style Ardisson. Avec son esprit et son langage d’homme de publicité, son apport à la télévision est incontestable en termes d’innovation et même fut-un-temps de qualité (quand on voit "salut les terriens" aujourd’hui, c’est un peu frustrant je l’avoue). Le "magnéto serge", choisi parce que tout le monde connaît l’expression estampillée Ardisson c’est exact, n’est en fait cité que pour faire référence à ce va-et-vient permanent dans les émissions de talk-show entre les magnétos et les discussions de plateau, et cette volée incontournable de messages promotionnels et autres bande-annonces, plutôt fatigant, non ? mais je reconnais que ce clin d’oeil est peut-être un peu déroutant c’est vrai (peut mieux faire...). Quant aux égos surdimensionnés, je pensais plutôt à Fogiel... et quant à la pensée unique, à personne en particulier et à tous en général.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox