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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Quand le bateau coule

Quand le bateau coule

Un bateau qui coule est une image tragique qui frappe les esprits. Il y a les pertes "corps et biens" et son cortège de drames humains, les pétroliers qui baignent dans leur marée noire. En ce moment, c’est "Le groupe Bénéteau, leader mondial de la navigation de plaisance, est à son tour touché par la crise", affirme le Figaro. Hasard et coïncidence, il y a quelques jours le journal Libération consacrait une rubrique à la route des épaves.

Le constructeur français de bateaux Bénéteau préparerait un plan social qui pourrait entraîner la suppression de 7 à 800 emplois. Son carnet de commandes a chuté de 50% par rapport à la même période en 2008", indique Le Figaro dans son édition du 2 avril. Le géant de la construction navale est à son tour touché par la crise. Mais cela fait longtemps que le bateau coule avec le secteur de la pêche qui va mal : primes à la destruction des bateaux - un crève-coeur pour certains travailleurs de la mer -, renchérissement du coût du fuel qui rend dérisoires ou nuls les bénéfices tirés de la pêche...

Mais intéressons-nous aux épaves ! Car, on peut trouver de la beauté dans la vision de ces coques échouées. Beaucoup d’esthètes se sont pris de passion pour ces vaisseaux fantômes ou simples barques désormais inutiles mais comme habitées d’une âme.

Dans un article intitulé "En Bretagne, une route pavée d’épaves", Libération évoque ces corps étranges, abandonnés à leur sort, ces squelettes fascinants. Comme le soulignent les journalistes, la Bretagne regorge d’endroits secrets, de cimetières de bateaux, où l’on peut trouver ces vestiges d’un genre particulier. Mais ces lieux de repos éternel pour embarcations abandonnées risquent de perdre un jour leur charme car maintenant on fabrique les bateaux en série avec des coques plastiques standards. Autrefois, chaque bateau était unique...

Les cimetières de bateaux en Bretagne inspirent poètes, photographes, peintres et artistes mais aussi les simples touristes en mal d’insolite.

On trouve même des forums sur Internet où de passionnés s’échangent des tuyaux sur les lieux de possibles rencontres avec ces épaves. On en trouve à La Passagère, commune de Saint-Jouan-des-Guérêts, près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et au Blavet, près de Lorient, dit l’un. Il en existe un près de L’abbaye de Landevennec en Finistère (près de Brest) dit l’autre. A Plouhinec (56), au lieu dit " Le Magouër", il existe un cimetière marin, ajoute un autre. Les lieux de rencontres avec ces vestiges sont en réalité multiples et très dispersés. A Douarnenez, le musée en plein air des vieux bateaux, le Port-Rhu, exhibe toutes sortes de carcasses : anciens bateaux de pêche, de commerce, de guerre ou de la sécurité maritime. Le musée permet aussi la visite de bateaux à flot.

Voici quelques séries de photos pour une visite virtuelle des épaves :

Diaporama des bateaux fantômes

Cartes des épaves en Bretagne

Epaves de bateaux à Camaret-sur-Mer (29)

La sécurité maritime : la SHOM ne chôme pas ! (épaves indésirables)

Belles photos d’épaves 

 

 


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14 réactions à cet article    


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 3 avril 2009 10:40

    Superbes images.

    "Epaves et pavés
    Sont fait pour se rencontrer
    Puis se perdre en retrouvailles
    J’écume..."


    • La Taverne des Poètes 3 avril 2009 11:29

      Sous l’épave, la plage !


    • LE CHAT LE CHAT 3 avril 2009 11:12

      c’est la crise , les riches peuvent plus se payer de yatchs ! trop grave !
      si ça continue , il va y avoir des chareetes chez Rollex !  smiley


      • La Taverne des Poètes 3 avril 2009 12:04

        Pas encore assez riches apparemment : le gouvernement prévoit une baisse de l’ISF. Lire ici.


      • La Taverne des Poètes 3 avril 2009 11:59

        Il suffit d’en parler pour que cela arrive : on a frôlé la catastrophe. Un pétrolier échoue à Lorient.


        • Fergus fergus 3 avril 2009 17:31

          A toutes fins utiles, je signale à ceux que cela intéresse qu’il y a également deux superbes épaves de chalutiers échouées sur l’herbe au fond de l’anse du Diben au nord-est de la baie de Morlaix.

          Cela dit, le fait est que des épaves peuvent être chargées de poésie romantique, un peu à la manière de ces ruines d’abbayes ou de châteaux envahis de ronces et de buddléias... 


          • Céline Ertalif Céline Ertalif 3 avril 2009 20:11

            Les marins considèrent souvent comme quasi-sacrés les cimetières de bateaux  : ici tel bateau qui a fait les campagnes au large de Mauritanie stoppées telle année, là la coque d’un sardinier, là encore la trace des premières motorisations des bateaux de pêche, et ici d’un chalutier qui a commencé les premières campagnes de pêche en mer d’Irlande avec tel patron...

            L’appréciation des touristes est souvent très différente : les épaves n’ont pas d’histoire, elles sont tristes, elles donnent l’impression sinistre de l’abandon. La Taverne, tu es un peu optimiste quand tu parles des touristes dans ton article.

            Cela dit les bateaux en bois, c’est une chose. Les navires abandonnés de la Marine Nationale à côté de Landevennec c’en est déjà une autre, quant aux vieux raffiots en plastique, beuh !


          • Fergus fergus 4 avril 2009 09:22

            Les carcassesen bois de Camaret ont en effet un autre pouvoir de séduction dans leur lente agonie que les ferrailles rouillées de la Royale abondonnées dans un repli de l’Aulne à deux pas de l’abbaye de Landevennec. 


          • ZEN ZEN 3 avril 2009 19:11

            Le bateau coule ?
            J’ai cru que l’auteur parlait de l’économie internationale smiley


            • La Taverne des Poètes 3 avril 2009 20:25

              Mais oui, j’ai pensé trop tard au bon titre "Sous l’épave, la plage" car je traite surtout le thème des épaves. Mais quand l’article est publié, on ne peut plus le modifier.


            • Papybom Papybom 3 avril 2009 20:26
              La Taverne,
               
              Je vais briser le cœur du poète, j’en suis d’avance
              Pour ce commentaire, en profonde repentance.
              Pour un plongeur, une épave est une bénédiction.
              Dans ce magma, la nature retrouve sa fonction.
              La vie sous marine, de m’enchanter, ne me lasse pas
              Si d’aventure, l’occasion vous en est donné, de ce pas
              Foncer, pour ce miracle des yeux, enfin admirer
              Et demain, votre expérience, vous viendrez nous conter.
               
              Admirateur, Monsieur.
               

              • Le péripate Le péripate 4 avril 2009 00:17

                 Un film a été réalisé sur les épaves de la Mer d’Aral. Je ne peux le mettre en lien, mais ici une photo piochée au hasard du net. Insolite.


                • Bernie Bernie 4 avril 2009 09:14

                  bonjour amis agoravoxiens, je profite de cet article pour m’inscrire (enfin).

                  Pour moi, le mot épave me rappelle des vacances de Pâques 1978, un vent pas possible, Bretagne oblige, j’ai 9 ans. Porstall, une étrave dréssée au loin me permet de mettre une image au bout d’un nom, AMOCO CADIZ.
                  Voila le coupable de la souillure de ma belle île Callot...

                  Comme disait ma grand mère, "Ma doué béniget, triste à voir".

                  Depuis je suis repassé à Portsall, exhibition de l’ancre de l’ Amoco, bien piétre compensation. A la maniére du toréro qui exhibe les oreilles et la queue sous les vivats des connes madrilènes (P. Desproges). 30 ans après, l’ injure s’effaçe doucement du granit Carantécois, même si il a la mémoire tenaçe. La nature reprend son dû.


                  • Fergus fergus 4 avril 2009 10:41

                    Cela fait belle lurette que le granite de Carantec est débarrassé de ses traces de mazout (il y a 2 ans j’habitais encore sur la baie de Morlaix). Par chance les spécialistes avaient nettement sous-estimé les capacités de la nature à se régénérer.

                    Beaucoup plus problématiques que les épaves de bateaux, les épaves de bâtiments industriels (anciennes conserveries par exemple) qui n’en finissent pas de pourrir et de dégrader les côtes sans que quiconque s’en émeuve... 

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