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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Quatre minutes » pour maïeutique endiablant La Bruyère

« Quatre minutes » pour maïeutique endiablant La Bruyère

Quatre minutes en haleine se finissant par une gracieuse révérence pour magnifier la relation maître élève en un formidable bouquet final alors que, sur scène, le piano s’exalte en harmonies de toutes les colères rentrées.

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QUATRE MINUTES
photo © LOT

Encore fallait-il que Jenny et Madame Krüger aient eu la motivation réciproque de s’apprivoiser au diapason de leurs secrets intimes respectifs ainsi que la volonté d’aller à la rencontre du partenaire, malgré leurs a priori réticents.

L’une à titre de professeur de piano, l’autre accusée à tort d’un meurtre, les voilà donc réunies en prison grâce à un gardien zélé (Erick Deshors) capable tout à la fois de bienveillance clairvoyante autant que de violence répressive.

Mais voilà Jenny la surdouée est elle-même un véritable foyer de contradictions et c’est donc dans la défiance et le rejet que celle-ci accueille toutes les mains tendues en vue de lui frayer un cheminement vers la réussite.

Tapie dans l’ombre du drame, surgit soudain l’étrange figure paternelle (Laurent Spielvogel) encline à tous les encouragements alors même qu’elle pourrait être à l’origine du désarroi de sa fille.

Adaptée d’une dramaturgie cinématographique, cette scénographie théâtrale dirigée par Jean-Luc Revol se focalise délibérément sur la confrontation des quatre protagonistes dans leur amour haine à fleur de peau tout en flirtant sans cesse avec le cauchemar éveillé.

Mais alors, si d’un concours de circonstances douloureuses, il était possible de franchir les étapes d’un concours, cette fois-ci artistique, permettant de sublimer la souffrance interne afin d’en extraire les dons à l’état pur de celle qui aurait enfin réussi à transgresser l’adversité pour en clamer la symphonie fantastique !

Comme si en quelque sorte, la « Musique », à la clef d’un dépassement de soi accouché dans une redoutable violence créatrice, s’était mise au profit de l’épanouissement d’un immense talent prêt à toutes les envolées.

Grande composition d’Andréa Ferreol méconnaissable et révélation galvanisée de Pauline Leprince !

photos © LOT

QUATRE MINUTES - ***. Theothea.com - de Chris Kraus - mise en scène Jean-Luc Revol - avec Andréa Ferreol, Pauline Leprince, Erick Deshors & Laurent Spielvogel - Théâtre La Bruyère

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QUATRE MINUTES
photo © LOT

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