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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Que penser de la violence d’American Psycho ?

Que penser de la violence d’American Psycho ?

A l’heure où tous les regards et toutes les attentions se portent sur la violence quotidienne, un roman datant de 1991 revient pas à pas sur le devant de la scène... « American Psycho » raconte la vie d’un jeune Yuppie travaillant à la Chemical Bank et à qui tout semble réussir. Ses journées sont rythmées par des restaurants luxueux, des soirées-coktails et des pauses cocaïne. Seulement ce personnage se révèle un véritable psychopathe qui n’hésite pas à tuer, à torturer et violer, sans le moindre scrupule... Le plus affligeant est que les commentaires laissés par les lecteurs de ce livre, et aussi les différents articles que j’ai pu voir, montrent que pour beaucoup de personnes, ce livre est un trésor, une pure merveille ou pire : un livre de chevet. Quel impact un tel roman peut-il avoir sur ses adeptes, sur les jeunes, sur la société ?

Bret Easton Ellis est né en 1964 à Los Angeles et vit aujourd’hui à New York. Il publie plusieurs romans, avant que ne paraisse, en 1991, American Psycho. Je suis une grande lectrice et n’hésite pas à lire tous les styles de littérature, et je dois admettre que cet auteur éprouve une réelle attraction pour la violence... Déjà dans Moins que zéro, nous pouvions très facilement sentir les prémices d’une grande barbarie et d’une cruauté frappante, mais ici, cette violence atteint des sommets.

Ma question est simple : n’est-il pas dangereux, dans une société comme la nôtre, dans le contexte de violence que l’on connaît, qu’un tel livre soit considéré comme un chef d’oeuvre et puisse passer dans n’importe quelles mains ? Nous entendons parler de la violence partout ! Au journal télévisé, dans la presse, à la radio, sur Internet : des bus brûlés, des jeunes harcelés, filmés, tués, violés... Ce sujet se retrouve dans tous les discours et programmes politiques, Nicolas Sarkozy en fait son cheval de bataille !

Alors lire l’histoire d’un jeune homme d’affaire de vingt-six ans travaillant à Wall Street, à qui tout réussit et qui vit dans un déballage de luxe inconcevable (la majeure partie du roman consiste en citations de noms de marques et en descriptions vestimentaires), participant à des soirées privées, dînant constamment dans des restaurants luxueux, s’octroyant de temps en temps des petites pauses cocaïne, vivant dans un culte total de l’apparence mais qui n’hésite pas à torturer, violer, tuer sans le moindre scrupule, sans aucun remords, sans même un soupçon d’âme ou de conscience... n’est-ce pas un appel à la violence ? Les nombreuses scènes de tuerie (et autres) sont décrites d’une façon terrible, déballant à qui veut bien lire des détails sordides, glauques, d’une cruauté et d’une barbarie impressionnantes. Et tout ceci dans une froideur et une totale absence de sentiment. Les actes de notre cher héros ne se limitent pas aux hommes et aux femmes, les animaux aussi en sont victimes.

Ce roman, qui peut passer comme une critique de la société américaine, d’un système prônant l’apparence à tout prix, l’argent, le luxe et ce qui en découle (la solitude, le mal être, la perte de personnalité), n’est en fait qu’un déballage monstrueux de violence gratuite. Il y avait pourtant matière à écrire un très bon livre sur les failles de la société américaine (dans les hautes sphères de Wall Street), mais il faut croire que ces belles idées n’étaient qu’une façade permettant à l’auteur d’étaler par écrit une palette complète d’horreurs sur un mode agressif.

Alors, comment, en ouvrant un livre tel qu’American Psycho, ne pas se demander quel impact pourrait avoir ce livre dans les mains de certains lecteurs ? Ne pense-t-on pas que la violence au cinéma, à la télévision, sur Internet, dans les jeux vidéos (et j’en passe) peut avoir un effet réellement néfaste sur le public ? Si, bien sûr, et cela a été démontré, maintes et maintes fois. Qu’en est-il pour les livres ? Après tout, nous n’entendons jamais rien sur la violence dans la littérature, moderne ou non. Il est évident que la lecture est moins répandue que les films et les jeux vidéos auprès des jeunes, mais si un seul jeune est enthousisamé par un roman, il le conseillera à ses amis, qui le conseilleront à leurs amis, et ainsi de suite. Je ne suis pas certaine que les mots aient moins d’impact que les images, bien au contraire ! Même si la lecture se fait plus rare chez les jeunes (souvent les plus touchés par la violence), son impact peut être tout aussi dramatique. La vente des livres n’est pas réglementée, n’importe quel jeune ou enfant peut avoir accès à tous les livres, en acheter. La question n’est peut être pas alors le contenu des livres mais leur vente. Peut-être serait-il intéressant, comme pour la télévision et les jeux vidéo, de créer un contrôle, un code parental... Nous ne pouvons malheureusement pas grand-chose contre la violence quotidienne, mais peut-être pouvons nous déjà en diminuer ses "accès" en étant vigilants et responsables envers nos enfants.

On ne me fera pas croire que certains actes commis ne sont pas le prolongement d’un film vu, d’un site Internet consulté (sur les bombes artisanales, par exemple), d’un jeu vidéo de combat (le héros ne meurt jamais et revient toujours affronter une nouvelle partie), ou encore d’un livre lu...


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56 réactions à cet article    


  • Fred (---.---.64.1) 13 décembre 2006 10:10

    C’est vraiment n’importe quoi. Ca m’épuise qu’on puisse rejeter la faute des actes de profonds débiles psychopates sur le cinéma, les jeux vidéo ou maintenant la lecture, on aura tout vu. Donc si il n’y avait pas de cinéma violent, pas de jeux vidéo violent, pas de livres violent, nous vivrions dans un monde de paix et d’amour ? Les assassins et les violeurs n’existeraient pas ? Magnifique ! Les gens sont, eux et uniquement eux, responsable de leurs actes !! Halte aux mensonges et à l’hypocrisie ! Ce ne sont des victimes de rien si ce n’est de leur connerie et de leur folie.


    • Fred (---.---.64.1) 13 décembre 2006 10:21

      Il y a eu récemment (en Italie ou en Suisse je ne sais plus), une grosse inquiétude (légitime) suite à un post d’un joueur de counterstrike pendant le jeu annoncant une fusillade dans son école. Le journaliste faisait le lien avec une autre fusillade précédente perpetré par un autre fan de counterstrike. Conclusion : jouer à counterstrike entraine les jeunes à commettre des fussilades... C’est marrant moi je croyais que c’était ceux qui écoutait Marylin Manson, ou qui jouait à GTA. Aujourd’hui les gens ne sont plus résponsable de rien, si ils se coupent avec des ciseaux c’est la faute du fabricant de ciseaux, s’ils se brulent avec leur fer, c’est la faute du fabricant de fer à repasser, s’ils glissent sur une plaque de verglas c’est la faute à la DDE, s’ils commetent un meurtre c’est la faute du cinéma, des jeux vidéo ou autres. Pitoyable !


    • violette (---.---.9.20) 13 décembre 2006 12:02

      Bonjour, je suis l’auteur de l’article et certains commentaires me déstabilisent (comme quoi il est bon d’avoir des avis extérieurs). Mon intention n’était absolument pas de tenir un discourt moralisateur ni même de reporter la provenance de la violence sur des films, des livres, des jeux vidéos, etc. Pour ceux qui ont lu l’article dans ce sens, je m’excuse. Bien que je sois convaincue que la violence provient bien plus de l’éducation donnée, de la santé mentale, de l’environnement, (etc) que des images, vidéos, jeux (etc), il n’en reste pas moins que certaines choses peuvent accentuer ces accès de violence, ou ne serais-ce que donner des idées. Un taureau en soit n’est pas forcément dangereux mais mieux vaut éviter d’agiter devant lui un drapeau rouge... Quand à ceux qui, suite à mon article, souhaite lire « American Psycho », je leur souhaite bonne chance car c’est ennuyeux à mourir !!!


    • Fred (---.---.64.1) 13 décembre 2006 12:16

      Bonjour Violette, Ma réaction est plus globale que vraiment lié à votre article. Je comprends votre point de vue sur les idées que cela pourrait donner. Moi-même en voyant, dans American History X, la scène d’écrasement de machoire sur trottoire (aïe), je me suis dit qu’il ne faudrait pas que ca donne des idées à quelques uns. Mais quelques uns de franchement déja bien attaqué du cerveau qui, s’ils n’avaient pas eu cette idée là, en aurait eu une autre. On en est à l’extreme du principe de précaution si on souhaite l’interdiction de médias violent (sans qu’ils la pronnent, ce qui est différent) pour ces raisons. Maintenant ce sujet mérite certainement des études poussées (qui doivent exister d’ailleurs mais sur les-quelles on a sans doute pas trop envie de communiquer) pour dénoncer ce raccourci trompeur et dangereux associant média violent et passage à l’acte.


    • RAF (---.---.153.200) 13 décembre 2006 14:50

      Violette a écrit : « Un taureau en soit n’est pas forcément dangereux mais mieux vaut éviter d’agiter devant lui un drapeau rouge... »

      > « Un toréador n’est pas forcément dangereux en soi mais mieux vaut éviter d’agiter devant lui des liasses d’argent, des promesses de gloire et des aficionados qui réclament du sang par procuration. » Le taureau se défend juste d’une foule en liesse qui n’a rien trouvé d’autre pour prouver son existence. On rejette toujours sur les autres sa propre violence. Elle est là l’illusion : le désir de reconnaissance, de pouvoir, de séduction absolus. Dans ce monde où nous sommes quasi-tous anonymes, certains ont choisi de réaliser à l’extrême ce qui est pourtant en nous tous. La littérature n’est qu’au service de l’Eros (le sexe, le désir) et du Thanatos (la mort), ces 2 pôles intimement liés depuis la nuit des temps et jusqu’à leur fin.


    • ReaderDigest (---.---.49.21) 13 décembre 2006 15:36

      Je l’ai lu il y 6 ans, je l’ai dévoré, et les autres du même auteur sont très différents mais incroyables...

      En générale, on dit : Je l’ai trouvé ennuyeux !

      Ce livre est il y a plus de 10 ans !!!!

      Je vous laisse lire le club des 5... Attention, des fois on y trouve aussi des méchants monsieurs...


    • pierrarnard (---.---.86.85) 13 décembre 2006 15:36

      Il est a noter que les livres par lesquels on a commis le plus de crimes avérés n’ont jamais fait l’objet de la moindre censure, il s’agit de ceux brandis au nom de la verité vraie par les pretres de tous poils, bible, coran, thorah et autres succès d’éditions....


    • violette 13 décembre 2006 21:39

      Je n’apprécie pas tellement le cynisme. Je ne suis pas une oie blanche, loin de là. Je ne me suis pas permis de juger les lecteurs de ce livre, ne vous donnez pas la permission de me juger.


    • pierrarnard (---.---.86.85) 13 décembre 2006 10:35

      Bonjour, ce qui est amusant c’est que j’ignorai totalement l’existence de ce livre et que vous venez de me donner envie de le lire !!!


      • grendel (---.---.6.167) 13 décembre 2006 10:44

        existe t il vraiment des personnes qui pensent que c’est la violence que l’on voit qui rend les gens violents ? je pense que le problème principal est l’instruction d’ailleurs c’est une idée vieille comme Charlemagne. donc si l’on admet que les délinquants rejettent toute forme d’éducation, et ont meme du mal à lire pour la plupart, il ne lirons sans doute pas américan psycho, qui doit bien faire dans les 200 ou 300 pages...

        donc, quel est l’interet de cet article Violette ?


        • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 12:28

          Bof, a force de faire tourner en continue le disque de « Nuit et Brouillard », nous nous sommes endurcie et somme moins faibles que nos ascendants : nous nous sommes habitué à la violence. D’ailleur Sade dans la Pléiade en est une preuve. Dans les années 50, il y avait eut saisie et procés. Oui, nous sommes plus fort, et cette force -qui est donc avant tout une force morale- ne demande qu’à s’exprimer. Novembre 2005 l’a montré ; Ce n’est qu’un début.


        • violette 13 décembre 2006 21:48

          Un peu plus de 500 pages pour être précise... L’intérêt de cet article ? J’ai lu des tas de livres, des slashers, des thrillers, des classiques, des contemporains... jamais je n’ai été particulièrement écoeurée par une description de crime ou autre mais là c’est différent. J’ai eu la sensation qu’un malade latent écrivait se livre en dévoilant ses désirs profonds. On a tous des envies de crime parfois mais je ne vois pas l’intérêt de publier de cette sorte ses propres désirs. Dans le même registre je ne cautionne pas « la vie sexuelle de Catherine M. » tout simplement car je ne vois pas ce que peuvent apporter au public de tels ouvrages.... Ce n’est bien sûr qu’un avis personnel.


        • Romain (---.---.10.200) 13 décembre 2006 11:35

          J’ai pas lu le livre mais j’adore le film :)

          Au sujet de la violence dans les loisirs. Ecoutez ce fait divers...Il y a quelques temps un jeune garcon regardais un film, il a soudain eu l’idée de tuer sa famille, son petit frere et ces parents. Il s’est ensuite remis devant son film, « Shrek ».

          Les moralisateurs vous en avez pas marre de nous dire ce qui est bon pour nous et de penser à notre place ? (cf : demolition man)


          • violette 13 décembre 2006 21:51

            Les moralisateurs vous en avez pas marre de nous dire ce qui est bon pour nous et de penser à notre place ? (cf : demolition man)—> pardon mais ce discourt est moralisateur


          • (---.---.126.183) 13 décembre 2006 12:00

            la litterature comme toute forme « d’art » est le reflet de son époque ce livre est violent parcequ’il témoigne d’une société violente et obnubilée par l’argent, le héros n’est que la transposition litteraire et donc romancée de certains de nos concitoyens. Ce livre est violent car notre société est violente et non le contraire et de plus la litterature n’a pas a être au service d’une morale quelle qu’elle soit ! son rôle a toujours été de lever le voile sur le coté sombre. Maintenant si la violence vous est insupportable étaeignez la télé , la radio et même votre ordi, bouchez vous les oreilles et n’achetez pas ce genre" d’ouvrage ’il faut lire la quatrieme de couverture !)


            • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 12:15

              C’est le livre d’une époque, les années 80, c’est vrai.

              Mais le sujet est universel, c’est celui du mal absolu, représenté sous la forme d’un serial killer.

              Les tueurs en série ont toujours existé : Gilles de Rai, Jack l’éventreur, etc.

              Voir le fascinant site du ce sujet : http://www.tueursenserie.org/


            • Johan Johan 13 décembre 2006 12:04

              Américan psycho ne fait pas l’apologie d’un comportement violent, mais dénonce la violence perpétuelle d’un monde d’apparences sur le héros de l’oeuvre. Vouloir l’interdire serait ridicule : ce serait tuer le messager pour ne pas entendre le message, ou interdire aux gens d’éternuer plutôt que de chercher à endiguer l’épidémie de rhume.

              Cette oeuvre porte un message. Or l’Etat n’a pas a distinguer les oeuvres porteuses de sens de celles qui n’utilisent la violence que comme un moyen obscène de racoller le spectateur. A chaque fois que l’Etat s’est ingéré dans l’évaluation des oeuvres, ça a mal fini.

              Que l’Etat, avant d’interdire ou de prévenir contre l’art, commence par nous offir un service public de qualité, et qui ne verse pas dans les même excès que sa concurrente par souci d’audimat.

              Vous voulez vous prémunir de l’abrutissement télévisuel ? vous voulez arrêter de fantasmer sur la violence urbaine ? Eteignez votre télé, fermez vos bouquins, et allez faire du social.

              Vous aurez une idée de ce qu’est la violence économique.

              Allez dormir sous un pont avec un clodo noir, vous aurez une idée du racisme.

              Plutôt que de donner bonne conscience aux parents avec des sigles débiles, l’Etat devrait réapprendre aux parent à lire avec leurs enfants, à aller au parc avec eux, à leur apprendre à bricoler, à réfléchir... Pour ça il faudrait qu’ils arrêtent d’utiliser les objets comme des baby sitters ou comme idole (« Tais toi donc, j’écoute JP Pernod ! ») : ils cesseront d’être les prescripteurs de nos enfants.

              L’Etat ne va pas résoudre tous les problèmes à votre place !


              • Johan Johan 13 décembre 2006 12:08

                Ca me rappelle Sylvain Reboul qui se plaignait d’un article sur un pro Le Pen, franchement antipathique au demeurant, et qui demandait que la rédaction d’Agoravox emette un avertissement préalable.

                Et quoi d’autre ? Un avertissement ironie, à chaque fois qu’on en fait ? Vous imaginez Voltaire : « Attention ironie : Si Dieu avait voulu que le noir puisse être bon, il ne l’aurait pas mis dans un corps tout noir. Attention fin de l’ironie. »

                Il faut juste qu’on réapprenne l’esprit critique. Avec un analphabétisme grandissant, ça va être dur. Qu’ils sachent déjà comprendre un texte, et on leur enseignera la distance.

                On est mal barrés, mais c’est pas en assistant les gens avec des logos et des labels qu’on s’en sortira.


              • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 12:21

                Voltaire ne vivait pas en démocratie. Or,(Tocqueville) en démoratie les individues adoptent necessairement les idées de la masse. Donc ils ont besoin d’être guidé pour savoir si un livre est ou non accepter par elle. Dans ce cadre quelques avertissement médiatique peuvent des choses (qui à lu l’autobiographie de Hitler ? Personne, alors qu’elle est en vente libre, parce que la Masse l’a décidé..). Il n’y a pas d’esprit critique, ni surtout d’esprit tout court en démocratie.


              • Johan Johan 13 décembre 2006 12:26

                Je suis effaré par la réduction des droits et libertés civils au moindre prétexte !

                La criminalité est pressante : fichage génétique, prise d’empruntes pour refaire sa carte d’identité, suivi psychiatrique et ritaline dès 3 ans !

                Un peu de surveillance vidéo ? Non beuacoup, et ajoutez moi des radars automatiques, et comme à Londres un congestion charge qui légitime le relevé automatique des plaques d’immatriculation.

                Contre la violence la censure ou l’ostracisme (il faut vraiment être débile comme France 2 pour avcheter des séries et des films à prix d’or et les réserver en deuxième ou troisième partie de soirée. Le meilleur exemple : Six feet under !).

                Propos dérangeants : avertissements !

                Et des tests de recrutement, des dossiers bancaires, des demandes d’assurances qui exigent de nous toujours plus ! Plus de garanties, plus d’informations !

                Et l’acceptation de notre fichage par les cartes de fidélité des grandes surfaces. Pour quoi ! pour 2 euros de réduction, amortis en marge arrière par le petit producteur.

                Et avec ceci, ce s’ra tout ?

                Comme si l’Etat ne consituait pas une caste, dans laquelle on retrouve toujours les même noms. Pourtant les Debré, De Villepin et autres auraient du nous mettre la puce à l’oreille, mais non ! Cette caste a ses intérêts propres, et on veut lui abandonner tout pouvoir par faitnéantise.

                Quelle FOLIE FURIEUSE ! Le citoyen ne se réveille pas deux semaines par an. La démocratie, le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le peuple a besoin d’acteurs éveillés en permanence !

                Je suis en colère contre mes propre frères.

                Réveillez vous, citoyens !

                Qui sait qui les urnes porteront demain ?


              • violette 13 décembre 2006 21:57

                Le Furtif : Merci !!! Vraiment merci de reconnaitre la bassesse littéraire de ce BEE !!!! Je me sens moins seule...


              • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 12:11

                Chère Violette,

                Je vous rappelle qu’on a fait un procès à Flaubert pour Madame Bovary, pour à peu près les mêmes raisons que celles que vous évoquez.

                American Psycho est un livre violent, dérangeant, fascinant et révolutionnaire : pensez-donc, c’était la première fois qu’un serial killer racontait son histoire à la première personne, avec force détail de ses crimes.

                Et en plus, à la fin, Patrick Bateman échappe à la justice des hommes (il n’est pas capturé) mais pas à celle de Dieu (il est devenu ringard).

                C’est un monstre. Ce livre décrit la vie d’un monstre. Ces gens existent : ils sont peu nombreux, et ce n’est pas ce genre de livre qui va provoquer leur passage à l’acte, car ils n’ont aucun repère concernant la différence entre le Bien et le Mal. Seul leur plaisir sadique les motive.

                Je vous conseille donc de vous renseigner plus profondément sur la psychologie des serial killers.

                BEE est un écrivain majeur de la fin du XXème siècle. Si vous voulez refaire un autodafé - comme les nazis l’ont fait - vous vous trouverez avec moi en face de vous.


                • jak (---.---.130.89) 13 décembre 2006 12:34

                  i vous voulez refaire un autodafé - comme les nazis l’ont fait - vous vous trouverez avec moi en face de vous. propos outrancier, incompréhensible, et hors sujet.


                • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 14:05

                  @ Jack : euh... et les vôtres de propos, comment les jugez-vous ?


                • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 14:13

                  « i vous voulez refaire un autodafé - comme les nazis l’ont fait - vous vous trouverez avec moi en face de vous. »

                  Dans le buchet donc ? Et alors ? Qu’est-ce que vous voulez qu’on en ait à faire de votre vie ?


                • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 14:18

                  A l’inconnu du dessus : on écrit « bucher ». Et vous êtes un crétin.


                • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 14:21

                  Mais le mec dans les flammes l’est plus que moi.


                • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 14:35

                  Vous êtes un évangéliste ou quoi ? Sachez que l’enfer ne me fait pas peur. Les gens comme vous, un peu plus.


                • violette 13 décembre 2006 22:01

                  Etant donné la tournure de votre dernière phrase cela ne m’étonne pas que vous appréciez cet écrivain tentant de cacher la médiocrité de ses idées par des scènes dignes de film d’horreur. Personnellement je n’en ai rien à faire de vous trouvez en face de moi puisqu’à défaut de m’agresser physiquement, vous le faites verbalement. Les gens comme vous m’indiffèrent... le seul soucis c’est que nous sommes tenus de vous supporter...


                • Zepekegno (---.---.209.164) 13 décembre 2006 12:28

                  Que penser de la violence à peine voilée qui règne à la caisse de l’hypermarché du coin, où les clients se passeraient sur le corps pour aller plus vite si ils le pouvaient et vous le font savoir en vous martelant les chevilles à coups de caddies ?

                  Que penser de la violence psychologique en entreprise ?

                  Que penser de la violence économique des consommateurs de textile chinois qui encouragent un système esclavagiste ?

                  Etc...

                  Ce qui est bien avec ce genre d’article, c’est qu’il est déclinable à toutes les sauces.


                  • David (---.---.248.24) 13 décembre 2006 23:05

                    Sans parler de la violence du monde pub/marketing...


                  • Gérard (---.---.161.74) 13 décembre 2006 12:43

                    ras le bol de toujours vouloir tout censurer et prendre les gens pour des neuneux. sinon vous m’avez donné envie de lire ce livre.


                    • Bill Bill 13 décembre 2006 12:51

                      @ Violette

                      Pour mieux vous faire reconnaitre, rentrez votre pseudo et votre mot de passe en haut afin d’apparaittre dans la couleur de l’auteur.

                      Bill


                      • Bill Bill 13 décembre 2006 13:17

                        @ Violette

                        Je lis plus haut que vous avez peur d’être déstabilisé devant les réponses des lecteurs. Ne vous souciez pas trop des disputes fréquentes sur ces fils de conversation, vous aurez surement aussi des partisans.

                        J’ai bien compris que vous restez aussi ouverte et votre questionnement sur ce livre n’est pas du tout idiot, loin de là ! En effet, il y a des livres qui exercent une véritable influence, je pense au poëte michaud « connaissance par les gouffres » ou à « Siddartha » d’Hermann Hesse, par exemple, sans oublier « Les malheurs de Justine » de celui que certains nomment le « divin » marquis.

                        Je crois cependant que la plupart du temps les lecteurs qui adoptent un comportement bizarre, voire meurtrier par la suite ne sont pas tout à fait équilibrés au départ, leurs cerveaux ne sont pas bien structurés. Je dirai que c’est aussi lié à l’éducation. La censure peut aussi être une bonne chose... Nous le faisons bien pour nos enfants concernant les films violents ou érotiques. La question sera : sur quelles bases ? En effet, la censure fait partie de l’éducation.

                        Sur Flaubert et la littérature en général, je vous invite à lire « le confort intellectuel » de Marcel Aymé.

                        Je n’ai jamais lu le livre que vous évoquez, mais le film m’a beaucoup plu et m’a beaucoup fait rire, le personnage était superficiel, imbu de lui-même et ne supportait pas la contradiction. Je l’ai vu comme une critique de notre société moderne. Je n’ai bien sûr pas laissé ma petite fille le voir, et il me semble que c’est un film pour adulte.

                        Bien à vous

                        Bill


                        • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 14:15

                          @ Bill : le film est un pâle refflet du livre, mais comment passer cette violence insoutenable à l’écran ? C’est un peu suggéré dans l’invention du carnet de dessins, qui n’existe pas dans le livre.

                          Mais vous avez raison : Patrick Bateman est superficiel, imbu, narcissique, et parfois même sympathique. Mais il est aussi un monstre sanguinaire.

                          C’est ce qui a le plus heurté à l’époque : qu’un modèle même de l’amérique conquérante - le yuppie des 80’s - soit également un représentant du mal le plus absolu. Qu’un serial killer fasse rire pendant 10 pages et provoque la nausée les 10 pages suivantes.

                          BEE a dit qu’il avait suivi une psychothérapie après la parution de son livre, parce qu’il était terrifié par le personnage qu’il avait créé. Il a raconté que Patrick Bateman prenait possession de lui, et qu’il ne savait plus qui avait vraiment écrit ce livre : l’auteur, ou le héros lui-même.

                          Lisez ce livre, et tous ceux de Breat Easton Ellis d’ailleurs.


                        • Oli (---.---.5.98) 13 décembre 2006 14:12

                          Cela ressemble tout de même à un vieux et grotesque troll cet article. Cela illustre en tout cas le fossé inter-générationel (on le voit aussi avec notre ami qui à peur pour la culture française). Je ne pense pas qu’une personne de la génération 80 puisse tenir un raisonnement pareil...

                          Plus l’Homme vivra dans une société coercitive plus sa violence devra s’exprimer dans les arts, bien vous en plaise, de vous interresser de manières diverses et variées à la culture étrangère. Pour étayer ce propos penchez vous sur la culture nippone, certainement la plus violente au monde, et pourtant l’Homme de là-bas, semble-il ne se comporte pas « encore » en barbare.

                          Peut-être, et vous soulevez un point tout à fait discutable, la culture, et en partie celle violente, doit elle être tout simplement interdite pour la masse (heuuu ??? ils l’ont presque fait vraiment ???), sur le principe, du dît de précaution... (avec une autre définition du violent...)

                          Finalement qu’est-ce que la violence ? Pensez vous qu’american psycho soit réellement violent dans la société actuelle ? Je puis vous assurez qu’allumer tf1 pour regarder le journal télévisé se révèle pour ma part un exercice d’une bien plus grande violence.


                          • Oli (---.---.5.98) 13 décembre 2006 14:15

                            Grrr je viens de voir que vous avez 27 ans, mea culpa smiley. Bienvenu ssur la toile ??!??!?


                          • panama (---.---.198.59) 13 décembre 2006 14:25

                            @ OLi : je suis d’accord avec vous. On s’habitue à certaines formes de violence, pas à d’autres.

                            Et le serial killer fait partie de ces phantasmes terrifiants, parce qu’il est un prédateur de l’homme. Cette peur est une peur animale, celle de la proie.

                            Je pense que Violette l’a été au sens littéral smiley en lisant ce livre : l’a-t-elle seulement fini ?

                            Mais entre American Psycho et un jeu video, il y a un monde.


                          • violette 13 décembre 2006 22:11

                            A OLI : moi aussi je ne parviens pas à regarder les infos, je vous donne entièrement raison. Quand à mon âge, je ne vois pas en quoi il peut fausser mon jugement. A Panama : ce monsieur me défendrait-il à présent ? Quoi qu’il en soit, inutile de douter de mon caractère : j’ai lu le livre en ENTIER. Et je n’ai pas eu la sensation d’être une proie tout simplement parce que j’éprouve plus de pitié qu’autre chose pour les gens tel que Pat. Bateman et que par conséquent, jamais je ne fréquenterais ce type d’homme.


                          • rjolly (---.---.227.38) 13 décembre 2006 15:07

                            Bonjour, j’ai lu ce livre et je l’ai apprécié, mais je respecte votre préoccupation. Je considère cet auteur comme l’un des plus grands de cette époque, comme il a été dit. A propos de la violence : fictive, elle me semble moins dangereuse pour les enfants (votre principale préoccupation (?)) que la violence réelle au 20h. D’autant moins dans un livre qu’ils ne sauront lire que plus agés. Le premier « vrai » livre que je me souviens avoir lu est Meurtre en mésopotamie d’Agatha Christie, vers l’âge de 7 ans. Je voulais voir si j’arriverais à me faire peur, mais c’était difficile car je ne comprenais pas tout. Donc aucune crainte à avoir pour votre fille de 2 ans 1/2 avec American Psycho ! Je vous encourage à vous intéresser à ce qu’a voulu exprimer l’auteur, dans cette interview par exemple. Il semble avoir été marqué par les attaques comme quoi son livre pouvait inspirer des serial killer, à tel point que c’est un des sujets de son dernier livre « Lunar park », où est justement mis en scène un lecteur inspiré d’American Psycho... J’espère que ces quelques éléments pourront nourrir votre réflexion.

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