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Que trouve-t-on vraiment dans l’Origine des Espèces ?

Ça y est, je peux le dire : J’ai fini de lire le fameux ouvrage de Charles Darwin.

Ouf. une petite odyssée personnelle de finie.

Aujourd’hui, il est tout à fait possible de faire de la biologie et d’étudier l’Evolution sans lire Darwin (D’ailleurs remarquez que l’article est proposé l’article dans la rubrique Culture plutôt que Science et technologie). Encore heureux, car considérer un livre publié il y a 150 ans comme une vérité absolue et incontournable, ça fait plus penser à une religion ou à une secte qu’à un livre scientifique.
Il n’empêche qu’il a posé ou utilisé de nombreux concepts encore utilisés de nos jours (hormis la génétique et l’hérédité, les icebergs de sa théorie, en quelque sorte). Sa lecture n’est donc pas inutile à titre de culture personnelle.

 D’abord, il n’est pas nécessaire d’être biologiste (naturaliste) pour en saisir les concepts, dans la mesure où il y a assez peu de termes techniques et tout y est expliqué relativement simplement. Rappelons qu’il a été publié en 1859 un peu précipitamment : après que son auteur ait passé vingt ans à le rédiger (rajoutant des exemples, se préparant à la controverse) sans être sûr de le publier, ce fut une lettre de Wallace parvenu aux même conclusions qui le décida, après s’être assuré du soutien de certains de ses collègues. Il savait pertinemment que sa théorie allait choquer et n’était pas homme à rechercher la bagarre, ce qui explique son luxe de précaution. "c’était comme confesser un meurtre" aurait-il dit.

Même si contrairement à ce que l’on pense parfois, les idées de Darwin n’étaient pas complètement nouvelles. Il a failli se faire devancer par Wallace bien sûr, mais dans le monde naturaliste les choses commençaient à bouger dans différents domaines : En géologie les hypothèses concernant des changements importants se heurtaient au défenseur d’un certain fixisme géologique. Concernant les êtres vivants, d’autres théories existaient déjà : on pense à Lamarck, dont Darwin dit ne pas s’être inspiré (et c’est vrai que finalement, les mécanismes de modification de la descendance n’étaient pas les mêmes... Le mentionner régulièrement tient plus du cocorico et de l’auto-félicitation en France plutôt que de parler d’un réel précurseur) ou Cuvier, dont la théorie catastrophiste imaginait des vagues d’extinction successives où les espèces seraient aussitôt remplacées par d’autres (si vous avez lu ou vu Caïn de Byron c’est d’ailleurs de là que vient une partie de la pièce...).
Et l’âge de la Terre commençait à reculer sérieusement. Quoique l’une des critiques créationnistes se base sur l’âge de la Terre, dans les milieux scientifiques on connaissait déjà la glaciation du Pléistocène (environ -100 000 ans avant notre ère) et l’époque la plus antérieure connue de Darwin était le Permien (et il doutait qu’on trouve un jour des traces de forme de vie antérieures, ce sur ce quoi il s’était trompé).

De plus, lors de la parution de son livre il bénéficiait déjà d’une certaine reconnaissance scientifique de part son voyage initiatique sur le Beagle et les nombreux échantillons et informations diverses ramenés en Angleterre, très étudiés par la communauté scientifique, sans parler de l’écriture d’articles ou de livres entiers sur des sujets moins connus tels que la formation des atolls coralliens ou les cirripèdes.

Parmi ses autres sources d’inspiration, on pense fréquemment au contexte du capitalisme de l’époque. En fait, oui et non. Malthus compte bien sûr parmi les auteurs qui ont inspirés le naturaliste, et Darwin fait fréquemment mention de la facilité à laquelle les végétaux importés par l’Homme peuvent supplanter les végétaux de certaines régions. Mais les liens nécessaires entre les organismes ou les communautés d’organismes rendent cela nettement plus complexe.
Pour ce qui est de l’espèce humaine, la colonisation ne le réjouit pas spécialement non plus et il est d’ailleurs écoeuré par le sort des aborigènes lors de la fin de son voyage ou par le sort des amérindiens en Amérique du Sud. En fait, il expliquera plus tard dans un autre livre considérer que l’espèce humaine se situe hors de la sélection naturelle, puisque les humains s’entraident et se sont affranchis de la plupart des contraintes naturelles (modification de l’environnement, solidarité, médecine...) mais cela a été sans doute mal interprété dès le départ par ses contemporains.

Du fait de sa publication précipitée (Darwin s’est jeté à l’eau surtout parce que Wallace allait faire de même : à noter que les deux hommes sont restés en bonne entente par la suite), l’Origine des espèces a connu plusieurs rééditions afin de répondre à ses contradicteurs, six en tout. Il y a aussi eu un changements de traducteur en cours de route pour les éditions française : Clémence Royer, philosophe autodidacte, féministe et scientifique qui a traduit les premières éditions, est allée trop loin dans l’application de la sélection naturelle à l’être humain qui donnera plus tard le darwinisme social (courant auquel Charles Darwin n’a pas pris part, d’ailleurs). Le naturaliste, un peu bousculé, changea donc de traducteur passé les trois premières éditions.

Ces précisions faites, que trouve-t-on donc dans l’ Origine des Espèces ?

En fait, ça va bien au-delà de la sélection naturelle, sans quoi le principe assez simple, n’aurait pas eu besoin de tout un livre. Charles Darwin s’est intéressé à la biologie de façon globale pour en tirer sa théorie et réutilise nombres de concepts très actuels encore aujourd’hui, afin de démontrer ce qu’il annonce.
La différence entre une théorie comme la sienne et disons, une théorie mathématique, c’est sans doute que la démarche adoptée par Darwin est plus proche de celle d’un détective qui va analyser le bazar dans une pièce et interroger les témoins pour comprendre un crime, ou celle d’un historien étudiant un champ de bataille, que de partir de (a+b)² pour en arriver à a²+ab+b².

En substance, à défaut de pouvoir reproduire en laboratoire ce qu’il avance, il met en avant des séries de faits les uns à la suites des autres tant géologiques que biologiques (avec, lorsque c’est possible le récit de ses petites expériences somme toute assez nombreuses), puis réponds aux attaques de ses contradicteurs. Je vais vous présenter un résumé de ses arguments.

_la classification  : classer les êtres vivants en biologie, c’est une grande occupation depuis Carl Von Linné. Celui-ci voulait retrouver "le plan divin de la création". C’était au 18eme siècle. Mais à force d’accumuler de nouvelles espèces sous tout les climats, des problèmes ont commencé à se poser doucement : notamment aux niveaux inférieurs : les espèces, les variétés, sous-espèces... Il règne une certaine confusion : Darwin relève que deux botanistes anglais pouvaient sur la même région avoir des relevés différents d’une centaine d’espèce selon la façon dont était considérées les variétés.
De même se posait la question des races domestiques : Existait-il plusieurs races de chien à la création du monde ou une seule espèce ?
Finalement, beaucoup de gens cherchaient la vraie bonne définition d’une espèce (D’ailleurs Darwin utilise lui même parfois indifféremment les mots variétés et espèces). Il va montrer que finalement, il était vain de chercher à la définir très précisément puisque ce n’est pas une entité fixe.

_la faculté d’hybridation : Pour la plupart des gens, un hybride est un être vivant stérile ayant des parents de deux espèces différentes. Mais ce n’est pas si simple : Pourquoi cela marche-t-il dans certains cas et pas pour d’autre ? Surtout qu’à y regarder de plus près, il existe plus de possibilités dans le monde vivant que ce que nous observons entre un âne et un cheval, notamment chez les végétaux : un croisement peut fonctionner et donner moins de descendants que pour une fécondation normale, ou au contraire en donner davantage. Darwin relève ainsi une graduation entre les différents états de stérilité et postule qu’il n’y a pas de règles absolues concernant les hybrides, que les différences de fécondités sont dues à des problèmes physiques de différences des appareils reproducteurs et non à une loi ineffable de la nature.
De plus, parfois espèce(mâle)xespèce2(femelle) peut donner un résultat différent de espèce2(mâle)xespèce1(femelle).
Bizarre, dans le cadre d’une création fixe, d’obtenir ce genre de résultat. Par contre, si ce sont des individus issus d’une espèce ancestrale qui s’est progressivement modifiée en deux branches, tout s’explique.
Il tient également le même raisonnement pour les greffes entre les végétaux, selon ce qui peut fonctionner ou pas.

_les transmissions de caractères  : en croisant des pigeons (finalement beaucoup plus utilisés dans son livre que les fameux pinsons des Galapagos), et en utilisant les comptes-rendus réalisés par ses collègues sur les hybridations entre équidés (chevaux, zèbres, quaggas, ânes, hémiones, etc.) il parvient à la conclusion que souvent, certains caractères apparaissaient plus couramment chez les hybrides que chez les parents : les raies sur le pelage chez les hybrides d’équidés et certaines marques du plumage rappelant celles des pigeons bisets chez les races de pigeons parfois surprenantes. (ici des pigeons culbutants et des pigeons paons, auxquels il fait régulièrement allusion).

_la distribution géographique  : C’est un point très important et finalement assez peu évoqué lorsque l’on parle de sa théorie. De nos jours, on nomme cette discipline la biogéographie. En somme, la distribution d’une espèce dépend de deux choses :
 _les espaces qu’elle est capable de coloniser (en fonction de ses capacités face à un environnement ou d’autres êtres vivants, prédateurs, parasites, pathogènes, proies disponibles)
 _et du chemin d’accès.
Méthodiquement, Darwin va expliquer qu’une espèce montagnarde du continent Sud-Américain va davantage ressembler à une espèce du même continent de plaine qu’à une espèce venant des alpes française, ce qui colle avec un ancêtre commun arrivé en Amérique du Sud pour donner deux lignées différentes. Et comme la dernière ère glaciaire est déjà connue, il s’en sert pour expliquer le passage des animaux ou des plantes dans des îles ou des montagnes à proximité (d’ailleurs pour nombre d’espèce on parle d’espèces boréoalpines car se retrouvant à la fois en milieux montagnard et boréal : elles ont pris des chemins différents lors de la fin du dernier refroidissement).

Il réalise aussi des expériences démontrant les capacités de survie des graines dans l’eau de mer pour déterminer si cela peut expliquer la colonisation des îles. Dans certains cas, il trouve une durée d’un mois. Autre possibilité, certains oiseaux aquatiques décollent avec des petits coquillages accrochés aux pattes.
La facilité de colonisation d’espèces importées aussi, est utilisée pour montrer que si toutes les espèces avaient été créées en même temps pour se répartir de façon uniforme, il n’y aurait pas pu avoir de colonisation aussi facile : certaines espèces plus compétitives n’avaient pas accès à certaines régions (pensez aux espèces importées en Australie, ou dans nos régions, au séneçon du Cap) et dès que ce fut le cas grâce à l’humain, y prospérèrent très bien.

_l’embryologie, les organes atrophiés : Il parle aussi énormément de ces organes devenus inutiles, comme de caractères ancestraux ne servant plus à grand chose (dans cette veine, pensez à votre cinquième orteil ou aux ailes du Kiwi) ou des étapes de l’embryogenèse. De fait, tant que le jeune n’est pas soumis à une nécessité de s’adapter forte (chercher sa nourriture, se défendre...) il peut garder les caractères archaïques qui régresseront à l’âge adulte (pensez aux branchies pour les têtards ou selon Darwin les taches sur le pelage des lionceaux).

_Ecologie  : Attention, ce mot n’apparaît pas une seule fois dans le livre (le terme a été inventé plus tard), par contre la notion d’écologie est omniprésente chez Darwin. Il conçoit la lutte pour l’existence, pour reprendre son expression phare, comme un combat contre d’autres êtres vivants. Ce qui veut dire saisir les maillons d’une chaîne alimentaire, les relations d’une espèce à son habitat, sa gêne face à ses espèces concurrentes... Etudier donc l’Evolution d’une espèce ne peut se faire qu’en connaisant son environnement et ses relations pathogènes/proies/parasites/prédateurs.
(note : le terme écologie au sens strict désigne l’étude des relations entre les différents composants d’un écosystème. Rien à voir avec le réchauffement de la planète ou les couches lavables pour bébé.)

En suite, Darwin essaie de répondre aux objections soulevé par sa théorie. Ce qui le gêne le plus, ce sont les fameux "chaînons manquants". Il explique que les archives géologiques (les fossiles) n’offrent qu’une vision très incomplète du passé et donc qu’il est normal alors de ne pas trouver tous les intermédiaires.
Ce problème est quand même partiellement levé (par exemple, on ne connaissait pas un seul hominidé fossile de son temps) mais l’idée d’une évolution très lente et graduelle a été bousculé par la théorie des équilibres ponctués, où des périodes d’évolution rapide alternent avec des périodes de stase (en substance, les espèces changent quand leur environnement les y oblige).

En conclusion : Darwin utilise de nombreux concepts très proches des nôtres : écologie, embryologie, biogéographie, (même s’il ne les désignait pas forcément ainsi à l’époque).

Par contre, il était assez peu au point sur la tectonique des plaques, plus importante que ce qu’il semblait penser, même s’il reconnaissait l’érosion et les mouvements du sol sans comprendre les mécanismes de fond.
Et, point sans doute plus important, il s’est plutôt trompé pour ce qui est d’une évolution lente et graduelle et n’avait bien sûr, pas la moindre notion de l’hérédité telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Ce dernier point va d’ailleurs donner quelques essais parfois cocasse pour mesurer la transmission de caractères à la descendance parmi les scientifiques ou statisticiens qui s’intéresseront à la question...

A noter aussi, L’Origine des Espèces ne parle ni de l’apparition du tout premier être vivant, ni de la place de l’être humain dans sa théorie. Ce sujet sera réservé à son prochain livre, la Filiation de l’Homme.

Note : j’ai utilisé la traduction de Edmond Barbier, et la préface de Jean-Marc Drouin pour approfondir le contexte.

Et pour conclure, disons que les travaux de Darwin ont été perçus par ses contemporains d’abord comme une théorie parmi de nombreuses autres existantes. Elle ne s’est finalement imposée, progressivement modifiée que bien plus tard. On peut même se demander si, en réexpliquant en détail la théorie actuelle à Darwin, celui-ci l’aurait reconnue comme la sienne.
 
 
par Lachésis (son site) lundi 3 août 2009 - 53 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Olga (xxx.xxx.xxx.65) 3 août 2009 14:22
    Olga

    Ravie de constater que le changement de pseudo n’altère pas la qualité de vos articles :- ) 
    C’est une fois de plus très instructif, surtout pour les personnes comme moi, qui n’ont pas trouvé le temps de lire ce livre durant les 150 dernières années... 

  • Par Jurvadi Krishvati (xxx.xxx.xxx.91) 4 août 2009 20:07
    Jurvadi Krishvati

    @Lachésis
    Bonjour et merci de nous avoir si bien expliqué l’Origine des Espèces.

    " ça peut être un mix de plusieurs choses comme les mitochondries (et on en a plutôt quelques milliers que quatre) dont les ancêtres ont probablement été des bactéries pathogènes et parasites "

    Axel Kahn évoque ce sujet dans cet article

     ( cliquer sur Télécharger la vidéo, environ 80 mo ; je ne sais pas si c’est vraiment intéressant... pas encore regardé...) 

  • Par Lachésis (xxx.xxx.xxx.14) 3 août 2009 15:19

    Alors, de base, dans n’importe quelle population (à plus forte raison tout les individus d’une même espèce sur la planète) les individus sont différents entre eux : il y en a des gros, des petits, des vifs, des costauds, des agressifs, des mous et ainsi de suite. Comme chez les humains en somme.
    Là, je ne vous apprends rien.

    Au niveau génétique, ça veut dire qu’il y a de nombreux allèles différents (quinze, trente, voir encore plus) par gène au niveau de la population (chaque individu n’ayant que deux allèles, bien entendu)

    En domestiquant un petit groupe d’individus, les humains ne les font pas tous se reproduire : par contre, ils choisissent ceux qui les intéressent le plus : un cheval plus fort, un mouton avec plus de laine. Mais au passage, cela donc diminuer le nombre d’allèle dans leur population domestique. Et en même temps, si à la génération 0, un caractère quelconque avait par exemple, une moyenne de 10 sur la population, il se peut qu’à la génération suivante, sous l’effet de la sélection, elle soit passé à 12.

    Répété sur plusieurs générations, les plus populations domestiques sont en général petites donc on va avoir perte d’allèles en plus de l’ orientation vers certaines qualité, on va s’éloigner de plus en plus de la population sauvage : c’est la sélection artificielle.

    Après, la sélection naturelle peut continuer, dans la mesure où l’environnement exerce toujours une contrainte, surtout si l’animal est emmené dans une région du monde dont il n’est pas originaire (laissez un poney Shetland et un cheval arabe en extérieur toute l’année en Scandinavie ou les deux même en Arabie Saoudite, les paris sur la survie seront vite pris).

    ces deux caractéristiques suffisent pour les races rustiques qui supportent bien des conditions assez dure, mais l’homme peut rajouter son grain de sel en séparer des groupes selon le travail qu’il veut faire à l’animal : chien de garde, chien d’arrêt...

    Ensuite il y a la recherche d’un type esthétique, ce qui a commencé beaucoup plus tard et donne des choses très élaborées : car petit rappel : la race est une construction artificielle dont seul les humains fixes les limites.
    Exemple : génétiquement parlant, la différence entre un chat siamois et un sacré de Birmanie est peu élevée. Mais aux concours il n’est question d’intervertir les deux. (ou alors, préparez vous à avoir beaucoup d’ennemis parmi les félinofiles).
    Sachant tout de même que pour être accepter comme nouvelle race par un standard comme le LOOF pour les chats, la population animale doit avoir un patrimoine assez stabilisé pour établir un standard : tout le jeu des éleveurs va consister à s’approcher le plus possible de l’animal parfait qui définit le type mais qui n’existe pas. La fantaisie n’est pas la bienvenue...

    Après, il y a aussi les anomalies génétiques pas forcément profitables à la nature mais que l’homme entretien : le xoloss, le chien nu d’amérique du Sud était sacré pour les mayas, mais était obligatoirement hétérozygote : en effet, le gène qui donne sa peau sans poil joue un rôle dans le développement des os : c’est à dire qu’être homozygote donne des malformations osseuses si grave que les chiots touchés sont morts nés/ne survivent pas.
    Pareil pour certaines anomalies chez les chats, mais là je n’ai plus la liste des races en tête... Dans certains cas la recherche du type idéal confine à la maltraitance animale : les king charles, des chiens de compagnies avaient le museau tellement écrasé chez certains spécimens qu’ils n’arrivaient plus à respirer par le nez ! il a fallu revoir les standards pour encourager la reproduction des chiens moins atteinds.

    Dans le fond, ce que fait l’homme pour les races n’est pas très différent de ce que fait la nature, si ce n’est que dans un cas il le fait pour son profit, dans l’autre c’est selon la survie que ça se joue...

  • Par Lachésis (xxx.xxx.xxx.14) 3 août 2009 13:05

    De toute façon, ça aurait très, disons, bizarre, qu’il trouve une théorie qui marche encore parfaitement de nos jours sans avoir besoin d’être modifiée vu qu’il se base sur les travaux de son époque. (pour ne pas dire parfaitement irréaliste)

    Après, j’aimerais bien fait quelque chose sur l’évolution et l’apparition de nouveaux organes (œil, aile...) mais entre l’embryologie et les gènes du développement je me demande si ça va pas faire un peu aride. J’aimerais trouver des photos libre de droit sur le sujet. A voir...

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