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Quelques mots de Cannes, Festival du film 2017

La fête est finie !
Que reste-t-il après avoir vu 3 ou 4 films par jour pendant 10 jours ? Dans les quelques lignes qui suivent, plus que des critiques, film par film, des images venus d’ailleurs ou d’hier, qui se rencontrent, se télescopent, des impressions croisées au hasard des films vus, quelques notes sur l’atmosphère générale ou des informations lues dans la presse festivalière.

 

La fête est finie !
Que reste-t-il après avoir vu 3 ou 4 films par jour pendant 10 jours ? Dans les quelques lignes qui suivent, plus que des critiques, film par film, des images venus d’ailleurs ou d’hier, qui se rencontrent, se télescopent, des impressions croisées au hasard des films vus (37), quelques notes sur l’atmosphère générale ou des informations lues dans la presse festivalière.

Impossible de voir tous les films présentés dans les différentes sélections : compétition, hors compétition, un certain regard, cannes classics, quinzaine des réalisateurs, semaine de la critique, acid, cinéma de la plage… La première réflexion sera donc un regret : n’avoir pu voir ou revoir certains films. Regret, souvent irrattrapable car plusieurs ne sortiront jamais en salle.
 

Projeté en début de Festival, 120 battements par minute de Robin Campino, (135 mn) a été aussi apprécié de la critique que des spectateurs, en faisant un favori pour la Palme.
120 battements par minute est un docu-drame qui retrace l’histoire de Act-up France par un réalisateur qui en a été membre.
Prenant prétexte de l’arrivée de deux nouveaux adhérents, le film commence par une brève explication de ce qu’est Act-up et de ses actions, utile pour les spectateurs qui ne sont pas toujours au courant. Viennent ensuite la préparation des actions, leur réalisation, actions coup de poing, vigoureuses mais non-violentes, pour bousculer l’indifférence générale et plus encore celle du gouvernement et d’une multinationale pharmaceutique... Le film évolue vers les conflits internes parfois sévères et les questions personnelles de santé, de plus en plus graves, qui ont touché profondément toute une génération…
120 battements par minute n’a pas eu La Palme mais seulement le Grand prix. Il ne fait pas de doute qu’il trouvera son public même si, heureusement, les choses ont changé par rapport à la période où se déroule le film.

 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

The Square, réalisé par Ruben Östlund (Suède, 142 mn) a obtenu la Palme d’or. Ruben Östlund a déjà reçu à Cannes, le prix du jury un certain regard en 2014 pour Force majeure (Snow Therapy).

Sur une place de Stockholm, une femme fuit un persécuteur, personne ne l'aide. Finalement, deux hommes s'interposent et se félicitent de leur action. Dont Christian, directeur du musée d’art moderne de Stockholm, qui s'aperçoit peu après qu'on lui a volé ses papiers, son téléphone portable, ses boutons de manchette… A partir de là, les choses vont mal tourner.
Dans sa volonté de récupérer ses biens, il va se heurter à la pugnacité d’un jeune, accusé indûment de vol ; dans sa vie professionnelle, un clip malheureux pour l’exposition qu’il prépare, The Square, incitant à la tolérance et à la solidarité, le met en situation délicate.
The square, comme Force majeure, pose la question de la responsabilité, de la lâcheté mais ici dans le cadre de la société suédoise bien policée qui est dépeinte avec un humour grinçant touchant le journalisme, l’art… Ce que tout le monde n’a pas apprécié.
Ce film intéressant gagnerait, cependant, à être raccourci d'une vingtaine de minutes.

Le Redoutable de Michel Hazanavicius (107 mn). Le film est inspiré du livre d’Anne Wiazemsky – épouse de Godard, 1967-1970 – Un an après, sorti en 2015 qui raconte mai 68-mai 69.
Jean-Luc Godard en 1968, en pleine gloire. Un mauvais accueil du film La Chinoise avec Anne Wiazemsky et l’esprit de Mai 68 provoquent une profonde remise en question du cinéaste. Il s’engage dans la contestation de 68, devient maoïste, renie ses premiers films et veut créer un cinéma en accord avec ses nouvelles idées. Il se lance dans des déclarations publiques ou privées qui heurtent tout le monde.
Film tourné à la Godard qui décrit un Godard probablement sincère dans la tourmente mais insupportable y compris pour son épouse, ses amis...

Autre film sur une personnalité, Rodin, de Jacques Doillon, (France, Belgique, 119 mn), film qui gagnerait à être ou sous-titré ou doublé en français, notamment Vincent Lindon, pour qu’on puisse comprendre ce qui se dit.

 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

Sans savoir, si c’est un choix délibéré ou l’air du temps, plusieurs films mettaient en scène non des problèmes d’adolescents comme souvent mais d’enfants plus jeunes.

Okja de Bong Joon-ho, (Corée du sud/États-Unis, 118 mn). Des paysans coréens, un grand père et sa petite fille, élèvent un porc d'exception, génétiquement modifié, pour une multinationale de l'agroalimentaire (Mirando). Ce porc est tellement bien traité qu'il devient le plus beau de la série expérimentale de la multinationale. Il est donc promis à la gloire et à faire la meilleure saucisse. Mais la fillette va défendre Okja avec l'aide du Front de libération des animaux…
Ce film, produit par Netflix, est plus étasunien que coréen : vision de la campagne reculée, en Corée, critique de la souffrance animale infligée par l’agro-industrie capitaliste. L’aventure se termine bien grâce à l’amour de la fillette pour Okja, à sa lutte acharnée et à son alliance avec le FLA qui sauve non seulement Okja mais aussi un porcelet que, discrètement, ses parents font échapper de l’abattoir, en passant sous les barbelés...

Cet optimisme étasunien porté par des enfants, un classique, se retrouve dans Wonderstruck de Todd Haynes, (États-Unis 117 mn).
En 1927, Rose, sourde et muette, s'échappe pour aller à New-York rejoindre sa mère, actrice célèbre qui la rejette mais retrouve son frère aîné.
En 1977, Ben, devenu sourd accidentellement, s'enfuit aussi à New-York à la recherche de son père dont il ne sait rien. Ces deux vies, racontées en parallèle, la première en noir et blanc, la seconde en couleurs, finiront par se rencontrer.
L'histoire, assez difficile à suivre au début, deux vies à 50 années de distance, se termine de façon heureuse. Ben retrouve une famille et se fait même un ami, un jeune noir, un peu délaissé par ses parents, qui souffre de solitude.

Les films programmés étaient loin d’être tous aussi optimistes même quand il s’agissait d’enfants.
Dans The killing of a sacred deer (Mise à mort du cerf sacré) de Yorcos Lanthymos, (Irlande, 109 mn), Steven, chirurgien cardiaque, prend sous sa protection le jeune Martin, dont le père est mort lors d’une de ses interventions. Le jeune garçon annonce au chirurgien qu’il doit exécuter un membre de sa famille, sa femme ou un de ses deux enfants, à défaut, ils mourront tous progressivement. Bientôt, le fils du chirurgien est atteint de troubles inexpliqués, d’abord une paralysie des membres inférieurs puis de nouveaux symptômes apparaissent… qui vont conduire Stephen à un choix impossible.

Particulièrement pessimistes, les films venant de l’est de l’Europe.
Nubov (Faute d'amour) de Andrey Zvyagintsev, (Russie/France, 127 mn), montre un couple qui se déchire sous les yeux de leur fils qui disparaît.
La déchirure s’exacerbe pendant les recherches de l‘enfant. La fêlure de chacun persiste des années plus tard. Les protagonistes ne peuvent se reconstruire ailleurs bien que chacun ait un ou une partenaire qui devrait ramener une certaine sérénité.
L’échec n’est pas seulement celui d’un couple. Mais celui d’une société où l’administration est incapable d’organiser la recherche de l’enfant et où même les bénévoles, actifs et organisés, ne peuvent retrouver le jeune disparu
Une société inefficace, des adultes cassés, une jeunesse sans avenir.

Krotkaya (Une femme douce) de Sergei Loznitza, (Ukraine, 143 mn) (1).
Une femme essaie d’apporter à son mari emprisonné un colis qu’elle lui avait envoyé mais que l’administration a refusé de transmettre, sans explication. Le colis est à nouveau rejeté, au guichet. Elle tente d’arriver à ses fins par tous les moyens, s’adresse à l’association de défense des détenus, affronte différents réseaux policiers et/ou mafieux… avant de disparaître dans la nuit pour une nouvelle tentative...

Le même pessimisme se retrouve dans deux films vus dans la sélection un certain regard. Tesnota (Une vie à l'étroit) de Kantemir Balagov (Russie, 118 mn) se passe en 1998, à Nalchik, dans le Nord Caucase, où coexistent communauté juive et communauté kabarde (musulmans). Illana travaille dans le garage de son père. Une fête de famille est organisée pour les fiançailles de son jeune frère David. Mais celui-ci et sa fiancée sont enlevés avec demande de rançon.
Pour rassembler la somme exigée, la famille fait appel à la communauté juive qui ne répond pas avec enthousiasme : chacun a ses problèmes. Pour payer, il faut, d’abord, vendre tous les biens, l’atelier… Finalement, la famille accepte de marier Illana pour obtenir la somme nécessaire...
Mais Illana, indépendante, qui a des relations avec un jeune de la communauté kabarde, malgré les tensions qui existent entre les deux communautés, refuse. Ces tensions sont mises en évidence à l’occasion d’une émission télévisée montrant les décapitations de soldats russes par les tchétchènes qui permettent des réflexions antisémites...
Finalement, la famille est cassée. David reste avec son épouse dans la communauté juive tandis que Illana suit ses parents qui déménagent, une fois de plus.

C’est à travers les courses nocturnes de taxis de Sofia que Posoki (Directions) de Stephan Komandarev (Bulgarie/Allemange, 143 mn) donne un aperçu des problèmes de la Bulgarie pendant et après la période communiste.

Si le héros du film en compétition, Jupiters’Moon (La Lune de Jupiter) de Kornel Mundruczo (Hongrie, Allemagne, 123 mn) s’en sort, c’est par lévitation ! En effet, ce jeune réfugié syrien est blessé, par balle, au passage de la frontière hongroise. Cette blessure lui donne le pouvoir de lévitation qu'un médecin va vouloir exploiter financièrement alors que le jeune immigré ne pense qu'à retrouver son père dans une gare. Le film montre la situation des réfugiés qui entrent ou essaient d’entrer en Hongrie et fait le lien explosion-attentat dans la gare avec l’immigration... Le jeune ne retrouve pas son père mais plane en lévitation au dessus de la ville.

Aus dem Nichts, le film du germano-turc Fatih Akin, (France/Allemagne, 96 mn) parle aussi d’un attentat mais néo-nazi. A Hambourg, l'agence d'un Turc, marié avec une Allemande, est détruite par un attentat nazi, entraînant la mort du père et de son fils. Les assassins sont découverts et acquittés. C'est la mère qui fera justice.

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

Présentés dans des sélections différentes, deux films réalisés à 50 ans de distance, traitent des fantasmes, féminins, a précisé Jean-Claude Carrière, pour Belle de jour de Luis Buñuel, (1967, 101 mn, cannes classics) dont il a écrit le scénario. Et L'amant double de François Ozon, (107 mn, hors compétition). Fantasmes féminins ? Vus par les hommes ? Pour les hommes ? En tout cas, avec une démarche de la femme bien différente d’un film à l’autre et des images aujourd’hui plus explicites.

Trois films français sur la guerre avec des aspects qui diffèrent, notamment, en fonction de la date du tournage : La Bataille du rail, (cannes classics, 85 mn), film sur la Résistance des cheminots pendant l’occupation (sorti en février 1946), Week-end à Zuidcoote, (cinéma de la plage, 119 mn), d’Henri Verneuil (1964) avec Jean-Paul Belmondo et Nos années folles (hors compétition, 103 mn), d’André Téchiné, (2017) : de l’héroïsme collectif et anonyme de la Résistance, magnifié au lendemain de la Libération, au drame personnel et familial d’un déserteur, pendant et après la guerre de 14-18, déguisé en femme pour échapper à la justice militaire et finalement travesti, en passant par les aventures du Belmondo national dans la poche de Dunkerque !

Parmi les films vus, l’Amérique latine était peu présente, Los perros (semaine de la critique, Chili/France, 94 mn) de Marcela Said, dévoile les difficultés à cacher le passé de membres de la bonne société sous les dictatures chilienne et argentine.

La novia del desierto (La fiancée du désert, Argentine/Chili, un certain regard, 78 mn) de Cécilia Atan et Valeria Pivato. Une femme, 54 ans, quitte Buenos Aires pour une nouvelle place dans une autre ville qu'elle doit rejoindre en bus. Lors d'un arrêt, elle va faire un tour sur le marché et laisse son sac dans le camion d'un commerçant. Le lendemain, elle part à sa recherche, le retrouve, sans le sac, et fait la route avec lui. Finalement, elle retrouve le sac et bien plus… Mais les routes divergent entre le commerçant – nomade - et la dame de compagnie – sédentaire.
Heureuse et brève rencontre, traitée avec discrétion.

Ce n’est pas le cas d’une autre brève rencontre que raconte Claude Lanzmann dans Napalm (hors compétition, 50 mn). A l’occasion de son troisième séjour en Corée du Nord, Claude Lanzmann tourne un documentaire pour raconter son flirt historique avec une belle, bien sûr, infirmière coréenne lors d’un précédant voyage. Documentaire narcissique d’un vieil intellectuel qui aurait pu faire l’objet d’une belle nouvelle.

 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

Ce sont aussi de brèves rencontres d’un tout autre genre que donne à voir Visages, villages de Agnès Varda et JR. (hors compétition, 89 mn) qui sillonnent la campagne française avec un camion qui permet de tirer de grandes affiches. Ils rencontrent des gens, une vendeuse, des ouvriers, des agriculteurs… Les photographient, en tirent d’immenses affiches qu’ils collent dans le village, dans l’usine… Humour, discrétion, échanges...

 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

 

On en a parlé à Cannes

 

Tout le monde se plaît à dire que le festivalier, d’une certain façon, vit dans une bulle, surtout si on ne sacrifie pas les quelques moments libres à passer du grand écran au petit (télévision) ou au minuscule (portable) pour maintenir le lien avec le monde qui continue… Encore plus si on profite du temps ensoleillé pour rester en terrasse, un peu au-delà du temps strictement nécessaire à la restauration, pour flâner et profiter du spectacle de la Croisette ou même pour prendre un rapide bain de soleil ou de mer...

Les événements parviennent fortement émoussés au simple festivalier : de la plus ou moins ferme poignée de main, qui donne sens au monde, à la visite de la nouvelle ministre de la culture.
Cannes n’est pas loin de Nice, ni de Manchester. Une alerte à la bombe a pu apporter quelques perturbations passées inaperçues de la plupart. Plus remarquée est l’importante présence policière, le renforcement des contrôles et des mesures de sécurité sans grandes conséquences sauf quelques attentes supplémentaires. Dans les habituelles queues, les discussion entre patients festivaliers, portaient comme chaque année sur les films vus ou à voir, sur le chances de tel ou tel film d’obtenir la Palme
Peut-être, certains pensaient aux possibles attentats, cela n’est pas apparu dans les conversations...

Dans la presse professionnelle, disponible gratuitement, deux sujets importants pour l’avenir du cinéma étaient abordés par tous : la réalité virtuelle et Netflix,

Fallait-il sélectionner des films produits par Netflix, destinés au petit écran et qui ne sortiront pas en salle ? Quelles seront les futures relations entre Netflix et le Festival ? Et le cinéma ?

Deux films étaient sélectionnés en compétition officielle The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach et Okja de Bong Joon-ho. Un autre à la quinzaine des réalisateurs, Bushwick de Cary Murnion et Jonathan Milott. Ces films ne devraient pas sortir en salle. Le premier film Netflix, Beasts of No Nation, a été lancé en 2015 à Venise et n'est pas sorti dans les salles italiennes.
Amazon, le concurrent de Netflix, autorise la sortie en salle avant diffusion et se soumet à la réglementation en vigueur. Amazon présente en compétition Wonderstruck de Todd Haynes.

En France, les films sortent d'abord en salle, quatre mois plus tard, en DVD, après dix-douze mois sur les chaînes payantes, vingt-deux à trente mois sur les chaînes gratuites et trente-six mois en vidéo à la demande par abonnement (Netflix, Amazon, CanalPlay, etc.). Si Okja (sorti en salle en Corée du Sud, le 29 juin) ou The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach sortaient d'abord dans un circuit de salles, Netflix ne pourrait les diffuser qu'en 2020 sur son site.

Une nouvelle règle devrait être appliquée par le Festival en 2018 : tout film sélectionné en compétition doit obligatoirement être diffusé en salle.

Les taxes prélevées sur chaque ticket de cinéma par le CNC et la chronologie de sortie des films font partie de la protection de l'industrie du cinéma français. Netflix veut se soustraire à ces obligations et choisir ses investissements sans passer par le système appliqué par tous les diffuseurs français.

La bataille fait rage : certains accusent Netflix de vouloir la mort des salles, pour d’autres la présence d'un film Netflix ou Amazon en compétition à Cannes est l'accompagnement naturel de l'évolution du monde. Le cinéma, le Festival peuvent-ils se couper totalement des énorme moyens de production de Netflix qui attireront les meilleurs réalisateurs ? Avec la possibilité de faire des films spectaculaires qui ne seront visibles que sur le petit écran ???

Pour le moment, le Festival se porte bien. Le Film français du 26 mai 2017, notait que 12 324 acheteurs étaient présents, à Cannes, pour le Marché du film dont 2 113 étasuniens, 1801 français, 1186 britanniques, 600 chinois (+21%) et que 3820 films étaient proposés.

Un court métrage en réalité virtuelle, Carne y arena (chair et sable) de Alejandro Gonzáles Iñarritu, a été le premier film présent au festival du film de Cannes.

Ce film, d’une actualité brûlante, raconte l’histoire de latinos dans leur tentative d’entrée clandestine aux États-Unis. Le spectateur est muni d’un casque de réalité virtuelle pour vivre à 360 degrés le périple de ces personnes. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a déclaré après avoir vu le film : on sort de là, tremblant et impressionné.

La réalité virtuelle est-elle un mode passagère comme la 3D, une forme limitée dans sa diffusion comme Imax ou est-elle appelée à devenir le nouveau cinéma ? De nombreux producteurs sont intéressés. De nombreuses salles seraient déjà en activité en Chine. et la Chine est le futur grand marché du cinéma…

La Fnac a lancé une salle de cinéma virtuelle permettant de recréer l’ambiance d’une sortie cinéma ! En couplant casque de réalité virtuelle et abonnement, on pourra demain regarder un film à la demande, chez soi dans une ambiance de cinéma !!!!!!

 

1 – Il est de plus en plus difficile de dire la nationalité d’un film : Krotkaya est une coproduction France-Pays-Bas-Allemagne-Lituanie, avec financement privé russe et ukrainien, crédit d’impôt letton, réalisé par un Ukrainien en Lettonie et en langue russe ???


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3 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 12 juin 16:49

    ... il est beau, le festival !


    Tous ces magnifiques films recueilleront une centaine de spectateurs dont 90 invités non payants.
    Que voulez vous, la « CULTURE » le vaut bien, hein ? d’autant que c’est vous qui payez a votre corps defendant leurs financement a travers une miriade de taxes... jusque sur la mémoire de votre téléphone !

    Qui a envie de connaitre l’histoire d’Act up ? Qui a envie de se pourrir une soirée, d’attraper mal au ventre et a force de voir ces films, se retrouver chez un psy ?

    Il y a des millions d’aventures dramatiques, de comedies, d’histoires d’action, de rêves pour nous sortir de la réalité d’un quotidien difficile. Personnellement j’accuse tous ceux qui jouent, réalisent, produisent et financent ces films et je leur ferais payer une surtaxe sur les entrées comme ont taxe l’alcool et les sodas sucrés pour aider au financement de la sécu.. Comme pour les cigarettes, j’imposerai que les salles qui projettent ces films soient installées un fin fond de zones industrielles, sans parking ni eclairage pour ne pas contaminer les esprits sains, qui, eux, cherchent l’évasion dans des productions joyeuses et fictives... du cinema, quoi....

    Je vous dis cela, et pourtant, j’aime le cinéma, j’aime les festival, j’aime Cannes... mais je n’arrive pas a comprendre, à partir de quel mecanisme vicieux, des gens a l’esprit normal, peuvent récompenser ces « oeuvres ». il faut vraiment que la lie de la pensée parisienne s’installe pendant 15 jours chez nous pour se défouler, a l’instar du film « la grande bouffe, Marco Ferreri, 1973 », pour en arriver là.



    • anaphore anaphore 12 juin 18:13

      @HELIOS
      Je suis d’accord avec vous vieux crapaud... mais moi je n’aime ni le cinéma français, ni Cannes. Pour le coup je suis plus cohérent que vous vieille grenouille !  smiley


    • HELIOS HELIOS 12 juin 19:10

      @anaphore

      mmhhh, ...me reste peu de temps, je n’aime plus les vieux marécages, d’où mon aigreur.
      Quand à la cohérence, c’est l’apanage de la jeunesse, celle qui construit encore.
      Bonne soirée, cher schtroumpf !

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