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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ray Bradbury est mort

Ray Bradbury est mort

Triste nouvelles du jour, triste départ celui de l’écrivain de science-fiction Ray Douglas Bradbury. C’est un géant de la littérature américaine qui s’en est allé à l’âge de 92 ans ce mercredi 6 juin 2012. L’auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451 nous laisse à notre nostalgie.

Il est né le siècle dernier, un 22 août 1920 à Waukegan dans l’Illinois. Sa mère d’origine suédoise lui a donné sans aucun doute son goût pour les espaces et ses grand-père et arrière-grand-père, tous deux éditeurs de journaux, la passion de l’écriture. Dès l’âge de quatorze ans il s’essaye à l’art de la nouvelle et du roman, squattant indéfiniment la bibliothèque de Waukegan. Il prend le parti pris absolu de l’imagination et illustrera brillamment le genre « fantastique » ; ses premiers romans sont de véritable bijoux : « la foire aux ténèbres » en anglais « Something wicked this way comes » et le vin de l’été (Dandlion Wine) qui s’inspirent intégralement de sa propre vie à Waukegan.

Il prendra de raccourci ses études, juste le bac en poche, il se lance dans la vie comme vendeur de journaux et lecteur assidu de Flash Gordon et Buck Rogers. Sous cette bénéfique influence il publie à l’âge de 18 ans ses première nouvelles dans des fanzines. Ainsi gagne-t-il ses premiers 15 $ de droits d’auteur avec pulp magazines. Dès 1942 il devient, à force d’écriture, écrivain à temps plein et collabore à Arkham House. Marié en 1947 à Marguerite McClure, il aura quatre filles.

Son œuvre est immense et très vite reconnue dans le monde entier. Obsédé par la survie de l’humanité, son art culminera en 1954 avec un livre de pure poésie « les chroniques martiennes ».

En anglais The Martian Chronicles est un recueil de 27 nouvelles qui figurera dans les tous premiers numéros de la mythique collection « Présence du futur » chez l’éditeur français Denoël en 1954. Chacune des 27 nouvelles raconte un épisode de la vie sur mars, faisant partie d’un tout onirique narrant aussi bien l’histoire des hommes que celle d’une civilisation disparue sur la planète Mars.

L’année suivante, en 1955 il publiera son second roman fétiche : Fahrenheit 451 qui fera l’objet d’une superbe adaptation au cinéma par Francois Truffaut en 1966. Il est aussi l’auteur d’essais, de poésie et de pièces de théâtre.

Un prix Bradbury a été créé récompensant une œuvre dramatique aussi bien au cinéma qu’à la télévision, à la radio ou au théâtre.


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47 réactions à cet article    


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 juin 2012 18:37

    En éspérant qu’on ne brule pas , un jour ,ses livres ..........


    • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 juin 2012 19:47

      @Alta Pea Pea,


      Non espérons qu’on ne brûlera jamais ses livres.
      http://jmpelletier52.over-blog.com/&nbsp ;

    • bakerstreet bakerstreet 7 juin 2012 12:42

      Impossible, car nous les avons tous en tête !

      A contrario, même si vous brochez d’or un navet, tout le monde l’oubliera !


    • katakakito 6 juin 2012 19:42

      Non il y a mieux :
      le livre numérique.


      • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 juin 2012 19:49

        @katakakito,


        Une invasion de virus mortels....

        http://jmpelletier52.over-blog.com/&nbsp ;

      • katakakito 6 juin 2012 22:44

        OuI effectivement.
        Lire Bradbury sur un livre numérique serait vraiment un sacrilège.
        Merci de votre article.


      • Abou Antoun Abou Antoun 7 juin 2012 09:27

        @ l’auteur
        Liens invalides



      • COVADONGA722 COVADONGA722 6 juin 2012 20:40

        Yep vous vous rappelez ? galaxy bis et fiction les anthologie de Sadoul dans mon village
        la buraliste faisait venir un numero juste pour moi je devais surement etre le zinzin du coin ,
        yep un seul regret pour le grand Ray et ses chroniques elles auraient meritaient un volume de Cla opta celui à la comete ya comme un trou sur mes étageres , en esperant pour l’auteur des chroniques de Mars qu’il croise les Pödkaynes de son compere Heinlein.
        Asinus


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 juin 2012 21:40

          Oui que des bons souvenirs


        • loulou 6 juin 2012 21:18

          Ces quelques mots ne servent a rien. Juste a se défouler pour exprimer le choc de la disparition de quelqu’un qui était pour moi , intangible, perché comme les dieux, a l’olympe de la littérature. Merde. Je ne suis pas martien, mais qu’est-ce que ses chroniques ont pu me faire rêver.


          • Pelletier Jean Pelletier Jean 6 juin 2012 21:42

            Oui pour moi c’était il y a plus de 45 ans...



            http://jmpelletier52.over-blog.com/&nbsp ;

          • ottomatic 7 juin 2012 03:47

            Merci loulou.


          • Abou Antoun Abou Antoun 6 juin 2012 22:51

            Je me souviens d’un auteur qui savait décrire la pluie.
            A la lecture de « La solitude est un cercueil de verre » j’ai failli enfiler un imperméable.


            • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2012 11:01

              @Abou et Sabine,

              D’une certaine manière en lisant les Chroniques martiennes j’ai éprouvé par la suite une proximité avec cette civilsation disparue...

              http://jmpelletier52.over-blog.com/


            • ottomatic 7 juin 2012 03:44

              Que de tristesse de perdre un auteur d’une telle qualité.

              Avec Philip K dick, Edgar Poe à Lovecraft, voci un des dernier joyaux de la SF et du fantastique qui nous quitte.
              Triste jour pour moi.

              • Deneb Deneb 7 juin 2012 05:57

                Mort de R. Bradbury, écrivain pour enfants qui, dans ces dernières années de sa vie, a malheureusement complétement perdu la boule. En effet, il n’a pas vu l’avènement d’internet comme une protection pour la culture et une parade contre la censure, qu’il redoutait pour l’exprimer dans son Fahrenheit 451. C’est triste de perdre ainsi sa clairvoyance avec l’âge. Hélas, bien de génies furent ainsi diminués par la vieillesse.

                La chose qu’il n’avait pas prévu c’est que la technologie ne serait pas réservée aux quelques uns, à une classe de pouvoir, mais distribué au plus grand nombre. Internet, cette noosphère dont parlait Theillard de Chardin, n’appartient pas à un gouvernement ou à un milliardaire : c’est un outil au service de l’humanité entière où l’accès n’est pas bien différent que l’on soit riche ou pauvre. Il n’appartient à personne. C’est ce qui semble déranger les anciens privilégiés, aussi géniaux qu’ils puissent paraître, trop inclinés à considérer l’immatériel comme pouvant être la propriété exclusive, ce qui est une absurdité, même s’agissant de celui qui est à l’origine de l’idée émise.


                • Abou Antoun Abou Antoun 7 juin 2012 08:53

                  Peut-on vraiment reprocher à un nonagénaire de ne pas suivre les évolutions technologiques ?
                  De plus dépeindre Bradbury a priori comme un ’écrivain pour enfants’ est un point de vue disons très personnel. Je ne conseillerais pas sa lecture à des écoliers.
                  On verra bien ce que vous serez capable de prévoir des évolutions de la société quand vous aurez vous-même cet âge canonique.


                • JL JL1 7 juin 2012 09:28

                  Aussi vrai que moins par moins ça fait plus, cette critique de Deneb, je la vois comme un hommage involontaire au grand Ray Bradbury,  !

                  Il faut savoir que Deneb est de ceux qui sont opposés au principe du droit d’auteur.

                  Il écrit ici, je cite : « C’est triste de perdre ainsi sa clairvoyance avec l’âge. » Cela ne risque pas de lui arriver à Deneb, lui qui en matière de clairvoyance, n’a que celle de son petit intérêt personnel ; personne ne sera triste de la lui voir perdre !



                • Deneb Deneb 7 juin 2012 10:22

                  Abou Antoun : « Peut-on vraiment reprocher à un nonagénaire de ne pas suivre les évolutions technologiques ? »

                  Internet n’est pas une simple évolution technologique. Sauf si vous considérez que l’avenement du langage ou de l’écriture fut une simple évolution technologique.


                • Lalita 7 juin 2012 10:59

                  Si vous dîtes que c’est un écrivain pour enfants c’est que vous ne l’avez jamais lu. Perso, j’ai essayé de le faire lire à mes secondes et ils n’ont rien compris...
                  Pour farenheit, il avait parfaitement raison. Les enfants justement ne lisent plus. on est passé à autre chose.
                  Quand à la démocratisation d’internet je rigole. Lâcher des enfants incultes sur le web est presque criminel. On y trouve tout mais sans recul critique, sans connaissances de base, ça peut être catastrophique. Je le constate tous les jours...


                • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2012 11:07

                  difficile de réduire ainsi Bradbury.... pour les enfants ???

                  pour internet, il a défendu ce en quoi il croyait. Même si je n’étais pas d’accord avec lui je le respecte.

                  http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


                • Deneb Deneb 7 juin 2012 11:20

                  Je l’ai adoré quand j’étais gosse. Aujourd’hui, avec le recul, je trouve qu’il a pris un sacré coup de vieux.Comme d’ailleurs Orwell. Finalement, des prophètes du siècle dernier, il reste Huxley qui voyait assez juste. Bradbury, Heinlein et autres Zelazny, c’est juste des contes de fées et de lutins.


                • Deneb Deneb 7 juin 2012 11:58

                  Lalita :" Si vous dîtes que c’est un écrivain pour enfants c’est que vous ne l’avez jamais lu. Perso, j’ai essayé de le faire lire à mes secondes et ils n’ont rien compris...« 
                  C’est dire s’il a pris un coup de vieux.... Moi je l’ai lu avec grand plaisir à 10 ans, enfin, les Chroniques Martiennes et Fahrenheit.

                   »Pour farenheit, il avait parfaitement raison. Les enfants justement ne lisent plus. on est passé à autre chose.« 

                  C’est tout le contraire. Pas seulement qu’ils lisent plus que les genérations precédentes, mais ils écrivent, de surcroit (voyez le nombre de SMS qu’ils envoient).

                   »Quand à la démocratisation d’internet je rigole. Lâcher des enfants incultes sur le web est presque criminel. On y trouve tout mais sans recul critique, sans connaissances de base, ça peut être catastrophique. Je le constate tous les jours..."

                  J’aimerais bien savoir quel est le danger qui les guette sur l’internet. De voir une fesse ? Alors qu’ils peuvent voir dans tous les coins un cadavre mutilé, cloué sur une croix. Sans recul critique, bien entendu. Les connaissances de base pour comprendre Internet, l’école les donne : celle de lire et d’écrire. Mes enfants sont nourris à l’internet, et ils vont très bien, merci. Je pourrais même dire qu’intellectuellement, ils sont au dessus de la mêlée.


                • bakerstreet bakerstreet 7 juin 2012 12:20

                  Etonnant..

                  .Moi, j’ai fait lire la ferme des animaux à mon gamin quand il avait douze ans et il a adoré...
                  Ce livre d’orwell qui ressemble à un conte d’enfants, est une véritable perle pédagogique, d’humour et d’esprit corrosif..
                  .Mais je conçois que le test du banc d’essai des collégiens a des limites..Proposez leur Tolstoï, Shakespeare, Dickens, enfin bref tout ce qui est plus long qu’un SMS, et j’ai bien peur que vous risquez d’être confronté au même air dégouté, surtout s’ils se surveillent entre eux.

                  La pensée de Deefool est bien plus pertinente.

                  Dans ce mouvement de marées qui brasse les auteurs, les livres, et nous ramène de temps en temps sur le rivage, un vieil auteur que l’on pensait oublié, dépassé, tout un pan d’une pensée novatrice et moderne tout à coup est reprise par les critiques, et les maisons d’édition
                  se font écho entre eux....On a redécouvert Vialatte il y a une dizaine d’années....

                  .Mais qui parle maintenant de Marcel Aymé ? Pourtant un grand auteur..
                  .En tout cas, Deneb, vos propos sur Orwell n’engagent que vous.
                   Car s’il est un auteur dont la légende n’a pas baissé depuis sa mort, et bien au contraire, c’est bien celui ci : Un homme d’engagement, de terrain, qui ne se fit séduire par aucune des idées à la mode de son époque : Communisme, capitalisme...Et le big brother qu’il créa appartient à tous les totalitarismes, et même à celui d’internet.


                • bakerstreet bakerstreet 7 juin 2012 12:28

                  Tout à fait d’accord avec vous Abou

                  Précisons que Bradburry ne s’est pas contenté de SF, tout comme Simenon n’a pas écrit que des Maigret....Parfois je me demande si les internautes savent de quoi ils parlent quant ils commentent une œuvre..

                  Même s’il a vécu très longtemps, Bradburry resta très longtemps prolifique.
                  Je me souviens de « la mort est un cercueil de verre » et surtout du fantôme d’Hollywood, écrtis dans les années 90, et qui nous montrent le coté inhumain et glacial de l’artifice américain, avec ces acteurs refusant de mourir, et se grimant en jeunes. caricatures d’eux mêmes.

                  « Le vin de la jeunesse » que j’ai relu dernièrement, n’a pas pris une ride, et assure à cet auteur un juvénilité, que toutes les crèmes anti rides ne pourront jamais lui garantir !


                • Deneb Deneb 7 juin 2012 13:18

                  Bakerstreet : Animal Farm est une fable qui a dénoncé les régimes type soviétique, où les oppressés deviennent oppresseurs à leur tour. C’est d’ailleurs une oeuvre majeure, j’en conviens. Sauf que l’hypocrisie des pouvoirs soviétiques, on l’a vaincu en 1990. Et on s’aperçoit que ce n’est pas leur départ qui a pu sauver un pays, la Russie va aussi mal aujourd’hui qu’elle n’allait sous l’URSS. Mais 1984 est à côté de la plaque, vu de notre époque. Le Big Brother, on s’en éloigne, les cameras, il y en a de partout, les webcams, les téléphones qui filment, les caméras de surveillance privés (mon épicier en a 4), ces « télécrans » sont de plus en plus accessibles à tout le monde, et ce n’est pas Big Brother qui en profite, mais le peuple. Big Brother serait, lui, plutôt embêté, en effet, si le monde est plus transparent, c’est vrai surtout pour sa clique, son existence est de plus en plus compliqué avec ce machin qu’est internet. Et les subversifs se font de plus en plus entendre, ceux que l’on a toujours fait taire par la force, trouvent aujourd’hui moyen de s’exprimer.

                  Quant à Fahrenheit 451, il s’est gouré sur toute la ligne. Les livres, j’en ai brulé moi-même au dernier déménagement. Après en avoir offert, essayé d’en vendre à un bouquiniste, mais il y en avait encore trop pour l’espace que j’ai pu me permettre de leur allouer. En les brulant, j’ai pensé à Bradbury. Et je me suis dit que ce qui importait c’était le contenu, pas le contenant. Les bouquins que j’ai brulé, je les ai en fichier. La censure tant dénoncée dans ce roman se casse les dents avec internet.

                  Bref, Bradbury, repose en paix, mais les méchants fantômes contre lesquels tu t’es battu sont aujourd’hui des gentils personnages d’une quelconque série TV pour ados. C’est d’ailleurs le cas pour quasiment toute la SF de l’époque, sauf bien sûr des vrais géants, comme Dick ou Lem.


                • bakerstreet bakerstreet 7 juin 2012 14:40

                  Deneb : Animal farm est une réussite, en ce sens que son message s’attaque non seulement aux totalitarismes, mais nous montre avant tout les ficelles de la manipulation, les effets de la propagande sur les âmes crédules, les dévoiements de la révolution. Et ce avec une bonne dose d’humour, tout en étant admirablement condensé.

                  Orwell était un socialiste, engagé volontaire au coté des républicains pendant la guerre d’Espagne. Il a pris une balle dans la peau, et a risqué sa vie pour défendre ses copains du POUM enbastillé par les communistes. On comprend son coté visionnaire, après ce vaccin un peu douloureux ! Pour autant il n« ’abandonna pas sa conception socialiste et humaniste du progrès, et il serait abusif de voir dans la ferme des animaux un hommage au libéralisme.

                  Si la charge est effectivement contre le régime des soviets, il se garde bien d’être si restrictif dans les conjonctures qu’on peut se faire avec cette histoire, et c’est bien ce qui en fait sa force, tout autant que 1984. Plus que la forme, il s’attaque au fond, c’est à dire aux ficelles, au système policier, à la paranoïa des systèmes et du dévoiement des hommes, prêts à tout pour accéder au pouvoir.

                  Les éditeurs avaient voulu faire une petite purge de 1984, condition pour qu’il soit publié. Rappelons qu’Orwell à l’époque avait le couteau sous la gorge, puisque le succès véritable et la fortune vinrent avec la publication de ce roman, qui fut édité malheureusement après sa mort, à l’age d’à peine 50 ans.....Condition qu’il refusa

                  Cette ci avait trait à la manipulation par les médias des foules, et en particulier au développement qu’Orwell faisait de la novlangue, cette langue en perpétuelle évolution, et qui permettait par ses disparitions de mots, ou par l’emploi de mots nouveau, de manipuler voir d’occulter le passé, l’histoire........

                  Des types si lucides et novateurs, on peut les compter sur les doigts d’une main, sur un siècle. Je vous trouve assez admirable d’innocence et de foi, pour croire que l’intrusion des caméras, et de la police informatique ne va pas faire des ravages. Nous en sommes à l’an zéro, ou si peu....Les caméras de votre épicier ne sont évidemment pas en cause. Attendez qu’on vous glisse une ou deux puces dans le corps, pour des raisons évidemment sanitaires, du moins au début......La volonté de transparence n’a pas fini de faire des ravages, et bientôt même l’ADN de la feuille de vigne derrière laquelle vous tenterez de cacher le minimum, n’aura plus de secret pour certains, surement pleins de bonnes intentions....Comment dit-on au fait : L’enfer est pavé de......... »

                  Et revoilà de nouveau ce vieux Georges, « old fellow », avec sa police de l’esprit.

                  Quand à Internet, il serait bon de faire référence à un autre auteur anglais, Stevenson, qui avec son docteur Jykell et mister Hyde a vu lui aussi avec une longueur d’avance, la schizophrénie de la société future. Un coté poli et social sans doute, attendez cinq minutes, cinq ans, ou peut être cinquante pour voir le monstre dans l’œuf qui va apparaitre.

                  Tiens, nous revoilà en plein Bradbury !

                  Quand celui ci parle de bruler les livres, il s’agit bien sûr de symbole. Rien à voir avec les vieux bouquins qui jaunissent dans votre grenier, et dont vous avez raison de vous débarrasser. La disparition, c’est avant tout la condamnation, la censure, l’oubli, ou la falsification de l’histoire : Caricaturer une œuvre pour tenter de la rendre ringarde, voilà la meilleure façon de faire un autodafé


                • Rounga Roungalashinga 7 juin 2012 15:39

                  Lalita :" Si vous dîtes que c’est un écrivain pour enfants c’est que vous ne l’avez jamais lu. Perso, j’ai essayé de le faire lire à mes secondes et ils n’ont rien compris..."
                  C’est dire s’il a pris un coup de vieux.... Moi je l’ai lu avec grand plaisir à 10 ans, enfin, les Chroniques Martiennes et Fahrenheit.

                  « Pour farenheit, il avait parfaitement raison. Les enfants justement ne lisent plus. on est passé à autre chose. »

                  C’est tout le contraire. Pas seulement qu’ils lisent plus que les genérations precédentes, mais ils écrivent, de surcroit (voyez le nombre de SMS qu’ils envoient).

                  "Quand à la démocratisation d’internet je rigole. Lâcher des enfants incultes sur le web est presque criminel. On y trouve tout mais sans recul critique, sans connaissances de base, ça peut être catastrophique. Je le constate tous les jours..."

                  J’aimerais bien savoir quel est le danger qui les guette sur l’internet. De voir une fesse ? Alors qu’ils peuvent voir dans tous les coins un cadavre mutilé, cloué sur une croix. Sans recul critique, bien entendu. Les connaissances de base pour comprendre Internet, l’école les donne : celle de lire et d’écrire. Mes enfants sont nourris à l’internet, et ils vont très bien, merci. Je pourrais même dire qu’intellectuellement, ils sont au dessus de la mêlée.

                  On trouve dans ce commentaire les grosses confusions habituelles de Deneb, pour qui la rédaction de SMS s’apparente à de l’écriture, la pornographie au sexe, l’image du sacrifice de soi par amour à de la violence. Avec des réflexions aussi à côté de la plaque, il y a de quoi se demander sur quels critères Deneb juge quelqu’un « intellectuellement au-dessus de la mêlée ».


                • Abou Antoun Abou Antoun 7 juin 2012 16:00

                  Je me souviens de « la mort est un cercueil de verre »
                  @ bakerstreet
                  Intéressant ! vous avez fait un mélange des titres anglais et français :
                  « Death is a lonely business » et « La solitude est un cercueil de verre »
                  D’ailleurs votre proposition aurait pu être retenue aussi bien.
                  D’accord avec toutes vos interventions sur cet article et ne particulier sur celle qui concerne Orwell et ’Animal Farm’ dont je suis aussi un grand admirateur.
                  A propos de la novlangue et des autodafés, nous entrons dans une période dangereuse sous la pression de groupes divers.
                  Des associations proposent maintenant de couper ou d’annoter des ouvrages classiques (livres ou films) pour des passages jugés non ’politiquement corrects’ suivants les normes du moment. Ainsi toutes les œuvres classiques doivent être vues à travers un nouveau prisme (en attendant leur interdiction totale). Pour ce qui concerne la dérive du langage les exemples existent par milliers il suffit d’écouter la télé.


                • COVADONGA722 COVADONGA722 7 juin 2012 16:11

                  Heinlein ......., c’est juste des contes de fées et de lutins.
                  n’absolument cher Deneb
                  une société militariste ne perdurant que par le conflit « starshiptrooper »
                  et une société liberale-libertaire « revolte sur la lune »

                  des contes de fées ..........


                  Asinus


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 7 juin 2012 10:46

                  En 1993 j’ai eu l’occasion de rencontrer Ray Badbury et de m’entretenir avec lui. C’était un homme passionné et passionnant.

                  RIP.


                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2012 11:05

                    @Peachy,


                    je vous envie, c’est avec Julien Gracq un des auteurs qui m’a le plus marqué.

                    http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


                  • bakerstreet bakerstreet 7 juin 2012 12:02

                    Peachy vous avez eu de la chance

                    Mais peut être aurais je la mienne dans les ages futurs, dans une des nouvelles saisons martiennes, quand nous nous retrouverons tous autour de la table à cinq heures du soir...

                    Carlos Fuentes, Ernesto Tabucchi, et maintenant Ray Bradburry, ça commence à faire beaucoup d’écrivains de qualité qui disparaissent en ces temps..
                    Vais je en profiter pour parler de Tabucchi, oui...
                    La mort est un plus grand scandale quand elle touche un homme jeune ( une soixantaine d’années tout de même) mais qui avait encore plein de choses a nous dire !
                     Un de ces types ( à cheval sur les cultures italiennes et portugaises) qui incarne le mieux, comme le firent Stefan Zweig, Romain Rolland à une autre époque, ou Umberto Ecco maintenant l’esprit européen, et universel, disons le carrément, dans ce jeu des poupées gigognes de la tolérance et de l’ouverture.
                    Je recommanderais la lecture de « Pereira prétend » en 10-18 , à n’importe qui.

                    Bon je m’égare, mais Bradburry a le temps d’attendre maintenant qu’il est sorti de la galaxie, et qu’il peut regarder par le hublot les sirènes de Vénus danser la danse des sept voiles. Je garde une grande tendresse envers cet homme qui montra que la science fiction ne traitait pas que des petits hommes verts, mais qu’elle permettait de centrifuger l’imaginaire, mais aussi la fantaisie et l’humour, tout autant que les problèmes du temps présent.

                    Sous le sourire et la candeurs de surface, tout à coup surgit la noirceur la plus abject et la plus innatendue. Les traits de l’enfant deviennent ceux d’un vieillard, voilà les virages un peu secs qui vous attendent dés que vous montez dans la fusée Bradburry.

                    Mais il avait bien raison : Les vacheries ne sont pas précédés d’un panneau de signalisation !


                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2012 12:18

                    @Bakerstreat,

                    C’est un écrivain à part entière qui a donné ses lettres de nouvelles à la littérature d’anticipation.
                    Comme vous le dites si bien il ne s’agissait pas seulement des petits hommes verts, mais d’une réflexion plus large sur l’humanité elle même, ses désirs et ses folies...

                    http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 7 juin 2012 13:35

                    Bonjour Jean.

                    J’aurais aussi aimé rencontrer Isaac Asimov, Philip K. Dick, Arthur C. Clarke. Comme le dit Bakerstreet, ce sera peut-être le cas, un jour, dans un monde parallèle ou lors d’un voyage dans le temps avec le génial Poul Anderson.

                     smiley


                  • armand armand 7 juin 2012 11:19

                    Merci d’avoir consacré ces quelques lignes à ce merveilleux auteur inclassable.

                    Bien entendu, les Chroniques c’est fabuleux, mais j’aimerais rappeler aussi la poésie discrète et nostalgique de Dandelion Wine. L’évocation d’une petite ville américaine des années vingt (cette même petite ville que les Martiens recréent pour tendre une embuscade aux envahisseurs, si je me souviens), est des plus parfaites, des plus étranges.
                    Pour ceux qui connaissent, mention spéciale à l’histoire de l’amour impossible entre une très vieille dame et un jeune journaliste, ce dernier étant tombé amoureux de la dame après avoir vu une photo d’elle dans un journal, sans comprendre que la photo avait plus de soixante ans !


                    • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2012 11:29

                      @Armand,

                      merci à vous de nous rappeler vos propres souvenirs de lecture,

                      http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


                    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 7 juin 2012 11:54

                      Oui et à lire aussi Les chroniques martiennes (comme tout le monde), L’homme illustré (moins connu) ect...

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