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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Raymond Carver, Ecrivain (2/3)

Raymond Carver, Ecrivain (2/3)

Si certains écrivains pensent devoir expliquer les choses pour les faire comprendre, Raymond Carver n’est pas de ceux-là. « Je crois très profondément en l’économie dans la fiction » a-t-il dit. Mais une économie qui dit beaucoup de choses.

Les nouvelles

Les personnages de Carver sont des hommes et des femmes dans la trentaine ou la quarantaine, rarement plus jeunes ou plus âgés. Ils appartiennent à une middle class américaine qui doit travailler pour vivre : employés ou ouvriers, travailleurs modestes, chômeurs, artistes peu fortunés, professeurs, un chirurgien. Tout le monde a (encore) un toit sur la tête et personne ne meurt de faim. Les lieux sont des petites villes américaines nommées ou pas (la campagne n’est jamais loin), dans le nord de la Californie, en Arizona, dans l’état de Washington, ou dans d’autres états (deux histoires se déroulent en Europe). Le cadre est une maison, un appartement, un motel, un aéroport, une gare, un train.... Si l’amitié entre deux hommes est possible dans les nouvelles de Carver, celle entre deux couples est plus conventionnelle et superficielle que réelle, malgré les apparences. Un couple peut révéler, en creux, les failles de l’autre, rôle que jouent dans d’autres nouvelles des voisins entre eux. Parfois, on chasse et on pêche chez Carver, on rêve et on s’interroge sur ses rêves, on prie Dieu. Des chevaux blancs aux naseaux fumants, échappés de quelque enclos, viennent dans la nuit brumeuse brouter la pelouse de jardins pavillonnaires, plongeant dans l’émerveillement des personnages bouleversés par cette vision d’une grâce et d’une liberté miraculeuse qu’ils ont perdues. Les thèmes de l’amour, du couple, de l’alcoolisme, des relations entre parents et enfants, du manque d’argent, sont omniprésents.

   Le point commun de ces nouvelles est qu’elles saisissent toutes, parfois abruptement, un moment toujours signifiant dans une vie. Ce moment est plus ou moins long, profondément ancré dans le quotidien, dans sa « banalité » (rien n’est banal chez Carver) : prise de conscience majeure ; révélation, à travers une situation « anodine », de la nature réelle d’une relation ; moment d’égarement ; passage plus ou moins conscient d’une rive à une autre ; catastrophe imminente, ou qui a déjà eu lieu, ou alors qui se déroule sous nos yeux ; œuvre du temps qui passe. Mais tout cela avec la grande humanité de Carver, un homme qui est allé loin et qui en est revenu, et qui ne juge jamais ses personnages. A sa manière bien à lui, il raconte que les hommes sont davantage des êtres traversés et mûs par leurs sentiments, leurs émotions, leurs désirs inexpliqués, voire par une fatalité, véritables réceptacles d’affects, et caisses de résonnance d’évènements extérieurs, que ces organisateurs éclairés de leur vie qu’ils s’imaginent être. On est parfois dépassés, chez Carver, par l’alcool qu’on boit, le chômage ou le manque d’argent, sa propre violence, les conséquences de ses actes, par les circonstances ou les tragédies que la vie inflige, par les transformations que le temps impose aux relations. On ne sait pas vraiment comment on en est arrivé là (« Comment tout ça nous est-il arrivé ? elle demanda »). Ou, si tout paraît stable, un vertige est là, quelque part, possible péril. Dans ces histoires, on sait aussi être courageux, ou demander pardon.

Le lecteur entre vite et fort dans ces vies, dès la première phrase : « Ma mère a fait ses paquets, elle est prête à partir », « Une affaire m’appelle dans l’Ouest, et comme le patelin où habite mon ex-femme est sur ma route, je décide de faire un saut chez elle », « Il y avait sa voiture à elle, aucune autre, et Burt en remercia le ciel », « En pleine nuit, sur les coups de trois heures du matin, le téléphone se met à sonner et ça nous fiche une frousse bleue ». C’est comme si, brusquement, vous vous matérialisiez dans l’intimité d’étrangers, ou comme si vous surpreniez, par hasard et en passant devant une porte ouverte, une scène dans la vie d’inconnus, scène que vous sentez inscrite dans une histoire qui a commencé avant votre passage et qui continuera après. Ce contact direct, vous ne le perdrez pas. Vous connaîtrez les personnages par ce que leur bouche dit, ce que leurs yeux voient, ce que leurs oreilles entendent, par les pensées qui traversent leur esprit. Carver est à hauteur de ses personnages, ni à côté ni au dessus, et nous aussi. La sensation de vie est renforcée par les nombreux dialogues, souvent au style direct, parfois fondus dans la narration (les tirets et les guillemets sont absents une fois sur deux). Des phrases prononcées deviendront des titres de nouvelles.

Thèmes

Celles-ci sont toutes traversées, de près ou de loin, par l’alcool : simple allusion à un personnage absent, anciens alcooliques guéris, repas ou moments trop arrosés entre « amis », petits verres habituels pour passer le temps, personnage principal alcoolique qui essaie de s’en sortir ou pas, homme qui boit en attendant toute la nuit que sa femme rentre, homme qui sort d’une cure et scie huit stères de bois en une journée… l’alcool est toujours là, au centre ou à la périphérie. « De là où je t’appelle » est la nouvelle qui en parle le plus et le mieux. Deux hommes se lient d’amitié dans un centre de désintoxication, l’un raconte : « « J’avais tout ce que je désirais. J’avais une femme et des gosses que j’aimais, et je faisais un métier qui me plaisait ». Mais, pour une raison quelconque – qui sait pourquoi on fait les choses ? – il s’est mis à boire de plus en plus. » Le second pense, à propos de ce centre : « Je ne savais pas s’ils pouvaient m’aider ou non. Une partie de moi voulait de l’aide. Mais il y en avait une autre. » Il n’y a jamais d’explications chez Carver sur pourquoi les gens boivent, ils boivent, c’est tout (peut-être comme buvait son père sous ses yeux d’enfant), et en paient le prix fort.

Les problèmes d’argent, latents ou criants, sont fréquents : un homme perd son travail et finit par ne plus quitter son canapé, se retire doucement de la vie ; un chômeur en attente d’une improbable offre d’emploi, fragilisé par sa situation, laisse dans sa propre maison un étrange représentant en aspirateurs prendre le pouvoir sur lui ; un autre tirant le diable par la queue avec une femme, deux enfants et un chien n’a plus qu’une obsession, abandonner le chien, sur lequel s’est cristallisée son angoisse ; une femme qui avec son mari a abusé du crédit pour un inutile luxe part un soir en urgence vendre leur voiture, tellement en urgence qu’elle ne rentrera qu’au petit matin, décoiffée, le visage bouffi, et se jettera sur son mari pour le battre, tous les deux ivres de colère de ce qui vient d’arriver (qui n’est pas raconté mais qu’on devine, comme souvent chez Carver). Les problèmes d’argent culminent dans « L’éléphant » : un homme entretient à lui seul sa mère, sa fille, les deux enfants et le compagnon paresseux de celle-ci, et son fils étudiant qui refuse de vivre dans une société « matérialiste » ; il accepte de dépanner son frère chômeur, et paye en outre une pension à son ex-femme. Pour donner tout cela, il travaille jusqu’à l’épuisement mais doit aussi emprunter à sa banque. Il ne peut plus mettre de lait dans son café ni s’acheter une paire de chaussures neuve. Pourtant il finit par être presque heureux, car « le pire » pour lui serait qu’il touche à un verre de whisky, comme le lui a indiqué un rêve. Hantise d’une autre dégringolade. Mais l’aisance matérielle n’empêche ni les questions existentielles difficiles, ni un passage à l’acte meurtrier. Elle ne fait que dissimuler tant bien que mal les premières, et repousser dans le temps (ou provoquer ?) le second.

L’amour est au centre des nouvelles de Carver. Si l’une est tout entière un questionnement sur sa nature (« Débutants »), quasiment toutes les autres illustrent ses transformations. L’amour change alors qu’on le croyait immuable. « Je ne sais pas ce qui s’est passé. Mais tout change, c’est un fait, et sans qu’on s’en rende compte, sans qu’on le veuille ». Nombreux sont les personnages remariés et les séparations, passées ou présentes. Le temps, l’alcool, altèrent, ou détruisent les liens amoureux. Des couples n’arrivent pas, ou plus, à communiquer. L’infidélité, masculine et quelquefois féminine, est fréquente (voire récurrente), avec sa culpabilité, comme dans « L’incartade » (« Pourquoi ? Pourquoi je l’ai fait ? »), mais le plus souvent, sans elle (« Gloriette », « Jerry et Molly et Sam »…). Encore une fois, peu ou pas d’explications. Les femmes en ont parfois une blessure si profonde qu’elle rend impossible la continuation du couple (ce dont elles sont les premières ou les seules à prendre conscience), une devient folle (« Menudo »). Un homme, trompé, se suicide, tandis qu’un autre s’en va posément à l’hôtel et donne huit jours à sa femme infidèle pour faire ses valises. Une femme abandonnée est brisée malgré son remariage avec un homme aimant. Des couples essaient de se donner une seconde chance mais n’y arrivent pas : quelque chose a été irrémédiablement gâté entre eux et ils ne peuvent revenir en arrière malgré les liens qui les unissent (le très beau « Appelle si tu as besoin de moi »). Ou la maison qui leur a été prêtée, havre de tranquillité où ils se retrouvent, leur est soudainement reprise (« La maison de Chef »). On regarde les relations se distendre chez Carver, on constate, sans pouvoir réellement agir dessus. Parfois les souvenirs, présence invisible, « du premier » ou de « la première » sont vivaces et prenants malgré les séparations. L’ancien compagnon ou l’ancienne compagne peut occuper une grande place dans la nouvelle vie d’un personnage. Sans doute parce que pour Carver, il n’y a pas de « nouvelle » vie justement, seulement la même qui continue. Mais l’amour invariable, celui qui dure sans faiblir jusqu’au bout, existe aussi chez Carver, même s’il est très rare et jamais vécu par le personnage principal : cet amour aura résisté à l’alcoolisme et à l’adultère (« Là d’où je t’appelle »), ou à une vie âpre et rude dans un lieu complètement isolé (« Débutants »). 

Enfin, les relations entre parents et enfants sont un thème important dans les nouvelles de Carver. Ces liens aussi peuvent être soumis aux circonstances. On y trouve des parents attentifs et protecteurs, modèles forts et rassurants pour leurs enfants. Une femme qui ne pourrait aimer plus ses deux jeunes beaux-fils si elle en était la mère. Mais aussi des mères qui quittent mari et enfants, un homme et une femme qui se disputent et s’arrachent (au sens propre) leur bébé. Un père qui hait son fils qu’il tient pour responsable de l’échec de son mariage. Des adolescents qui exploitent l’alcoolisme de leurs parents et se transforment en tyrans égoïstes, un autre, pervers, manipulateur et dangereux, pousse sa mère qui finit par en avoir réellement peur à se cacher dans un coin perdu. Des enfants devenus adultes qui s’inquiètent pour leurs parents, mais un fils pressé qui entre deux avions écoute avec indifférence son père lui raconter son drame personnel. A plusieurs reprises, quand l’abime s’ouvre sous les pieds de parents, penser à leurs enfants est un réflexe instinctif de survie, comme l’unique et dernière chose qui les retient de sombrer : à ce moment-là, ils ont un besoin vital de les appeler, de les voir, de les toucher. Mais une autre fois, une femme abandonnée n'arrive plus à être une mère.

Ecriture

Si tous ces moments de vie racontés par Carver sont signifiants, tout, également, dans son écriture est signifiant. Le format court de la nouvelle est déjà contraire à l’écrire pour faire joli. Il faut "frapper" vite, fort, mais surtout juste. Il faut être un très grand écrivain pour dire autant et même plus en quelques pages, que ce que d’autres mettront 300 pages à vous raconter. Et Carver est cet écrivain-là.

 Chez lui, les relations de causes à effet entre des évènements apparemment sans rapport ne seront jamais formulées, mais la succession de ces évènements fera que vous comprendrez que des liens invisibles existent. Que vous saisirez que les hommes sont ces réceptacles et ces caisses de résonnance où se déclenchent, sans que le pourquoi du comment en soit jamais expliqué, réactions, transformations confuses, décisions apparemment venues de nulle part. Le personnage ne fera pas ces rapprochements (il les vivra), nous oui : nous ferons le lien entre les quelques mots échangés entre une serveuse et un client obèse et la certitude soudaine de celle-ci que sa vie va changer (« Obèse ») ; ou entre sa discussion nocturne avec le voisin en train de ramasser des limaces et le besoin soudain d’une femme de raconter à son mari endormi ce qu’elle a sur le cœur (« Tu veux que je te fasse voir quelque chose ? »).

De petits faits « secondaires » structurent les nouvelles, donnant sans en avoir l’air leur intensité au fait principal, par un système de contrepoint, ou alors l’annonçant comme de petits miroirs précurseurs. Une nouvelle s’intitule « Signes  » et ce titre colle à une écriture où tout fait sens et écho : les histoires sont remplies de signes annonciateurs que l’on redécouvre comme tels a posteriori (comme le personnage de « Toute cette eau si près de chez nous » relit et réinterprète, à l’aune d’un fait nouveau, des faits passés et isolés de sa vie). Les titres aussi font écho par leur dimension symbolique ou leur double sens (« Distance », « L’aspiration », le subtil « Plumes », « Conservation », le magnifique « La bride », « Cathédrale », « Débranchés »…). Chez Carver, il n’y a ni fioritures, ni recherche d’esthétisme qui n’aurait pour objet que lui-même. Tout est tendu vers un seul but, pour ce perfectionniste qui retouchait beaucoup ses textes : être au plus près, au plus juste, de ce que vivent ses personnages, confronter sans cesse l’écriture à l’indicible.

D’une apparente simplicité, c’est tout ce qu’elle dit avec force mais « économie » qui définit l’écriture de Carver. C’est ce qui fait la portée, la beauté, la vérité, de ses nouvelles. « Tout est important dans une histoire, chaque mot, chaque signe de ponctuation », déclarait-il. S’il y a quelqu’un de bien placé pour dire ça, c’est lui.

 http://www.bobadelman.net/photos/Carver_Country/index.html

(Sur ce lien, on peut voir les photographies que Bob Adelman a prises de Carver, des lieux où ce dernier a vécu, ou qui lui ont été inspirées par son oeuvre, et qui composent le livre « Le Monde de Raymond Carver » aux Editions La Martinière).

 

Raymond Carver, Ecrivain (1/3)

Raymond Carver, Ecrivain (3/3)


Moyenne des avis sur cet article :  3.46/5   (13 votes)




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15 réactions à cet article    


  • Imhotep Imhotep 24 janvier 2012 10:10

    Des articles qui donnent envie de lire et pas seulement Carver.


    • Fergus Fergus 24 janvier 2012 19:58

      Bonjour, Sabine.

      Excellent article. Il donne, comme le dit Imhotep, l’envie de lire cet écrivain dont j’avoue que je ne connais que le nom. Mais les conseils, surtout lorsqu’ils sont argumentés par des personnes passionnées, sont bons à prendre. C’est pourquoi je note cela sur un pense-bête afin de découvrir le monde de Carver comme je découvre actuellement celui de l’un des maîtres de la SF, Baxter, dont je lis « Coalescence » sur le conseil de Stupeur.

      Cordialement.


      • Stupeur Stupeur 24 janvier 2012 22:22

        « Je buvais un whisky avec du lait et un glaçon. » 

        1) Dans quelle nouvelle de Carver se trouve cette phrase ? 
        2) Quelqu’un a déjà essayé (sans vomir) ? * * smiley * * 
         
        Salut Fergus, 
        Je suis à 60 pages de la fin de « Coalescence » (2ème lecture sur les chapeaux de roue). Tu en es rendu où ? 
         

      • Stupeur Stupeur 24 janvier 2012 22:58

        Indice supplémentaire :

        « Je buvais un whisky avec du lait et un glaçon. Sheila était penchée sur la paillasse. Elle me regardait, avec des petits yeux. Je bus une gorgée, sans rien dire. » 
         

      • Fergus Fergus 24 janvier 2012 23:15

        Bonjour Stupeur.

        Pour Coalescence, j’en suis à peu près au milieu ; je découvre le 3e sous-sol du siège de l’Ordre, et Regina est devenue l’épouse d’Artorius...

        Si cela t’intéresse et si AgoraVox le publie, il devrait y avoir demain en ligne un article consacré à la musique africaine.

        Cordialement.


      • Stupeur Stupeur 24 janvier 2012 23:20

        La suite : 

        « Elle se remit à me raconter qu’elle avait une gueule de bois pas possible. Qu’elle avait besoin de voir un docteur. Qu’elle allait réveiller Patti. » 
         
        Sheila, Patti... avec ça un bon moteur de recherche devrait donner la réponse en moins d’un quart de seconde.
         * smiley
         

      • Stupeur Stupeur 24 janvier 2012 23:51

        @Fergus

        Alors à demain pour la balade africaine (je viens de voter pour). 
        (plus que 30 pages pour arriver au bout de Coalescence... je les garde pour plus tard... smiley 
         

      • Stupeur Stupeur 25 janvier 2012 00:03

        Sabine a gagné !

        Le prix remporté est, vous n’en croirez pas vos yeux, un assortiment de vitamines, à prendre matin, midi et soir (accompagnés d’un verre de whisky au lait, avec ou sans glaçon) ! 
        Que du bonheur ! 
         * smiley
         

      • Vipère Vipère 24 janvier 2012 20:16

        Bonjour Sabine

        Carver, un auteur (féminin) que je lirai volontiers à l’occasion !


        • SATURNE SATURNE 24 janvier 2012 20:42


          @ l’auteur,
          Merci pour cet article, ou plutöt cette suite d’articles. En lisant celui d’hier et le rapprochement fait par SANDRO avec Brautigan, et son style court, vif, proche de la nouvelle, j’ai retrouvé cet article interessant :

          http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/extraits-d-ouvrages/article/richard-brautignan-le-cimetiere-56298

          PS : ne vous inquiètez pas pour le peu de public et les scores que vous réalisez. Sur Agoravox, quand on ne parle pas de politique, de religion ou d’écologie, c’est .. le silence des agneaux.
          Aujourd’hui, tout le monde veut écrire, mais personne ne veut lire. D’où le problème d’adéquation de l’offre et la demande dans l’édition.
          Continuez.


          • SATURNE SATURNE 24 janvier 2012 22:35

            @ Sabine

            J’ai aussi retrouvé celui-ci, consacré à John Fante, contemporain de Carver et de Brautigan.

            http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/extraits-d-ouvrages/article/john-fante-demande-a-la-poussiere-56184

            Décidement, les scripts du rêve américain finissent mal, en général.
            D’où la question abordée dans l’article : faut-il avoir eu une triste vie pour étre un grand écrivain ?
            4 heures, sans document.
            Je ramasse les copies à minuit.


          • Vipère Vipère 24 janvier 2012 21:22

            Sabine

            « c’est tout ce qu’elle dit avec force » Je vous cite !
             
            Après tout Georges SAND avait aussi unb prénom masculin !!!


            • Vipère Vipère 25 janvier 2012 16:53

              D’accord, Sabine ! )) :-
               
              Ce Carver appartient à la gente masculine, soit !


            • Annie 24 janvier 2012 21:34

              Écrire à propos d’une passion est déjà très bien, mais la communiquer tient du miracle.


              • Vipère Vipère 25 janvier 2012 16:58

                stupeur

                Boire du whysky avec du lait et des glaçons avant, pendant, ou après avoir lu CARVER ? smiley

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