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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Renaud, ou la déchéance écologique

Renaud, ou la déchéance écologique

Il était outrageusement beau, impertinent, irrévérencieux, hors des sentiers battus dès son premier album, celui d’Hexagone en 1976 qui fustigeait une France de beaufs digne des dessins de Cabu. Une France qui avait plus collaboré que résisté, « les Français criaient, vive Pétain, y avait pas beaucoup de Jean Moulin » qui avait aussi raté Mai 68 et que l’auteur compositeur voulait voir crever étouffée de dinde aux marrons. Il chantait Paris, « amoureux de Paname, du béton et du macadam. Un Paris qui avait failli disparaitre au profit des lubies modernistes de Pompidou qui eut le bon gout de disparaitre avant d’avoir totalement détruit la capitale. Le gaz carbonique était son hygiène et le bitume son paysage. Mais sous les pavés, ce n’est plus la plage pour lui et il désespère ceux qui l’ont adoré. Tout cela, c’était bien avant Ingrid Betancourt, l’écologie minable, le militantisme anti tabac. Le rebelle est devenu un bobo consensuel sur des valeurs de gauche de salon. Celui qui gueulait « à Longwy comme à Saint Lazare plus de slogan face aux flicards, mais des fusils, des pavés, des grenades » a mis de l’eau dans sa bière. Mais l’alcool et le reste n’expliquent pas tout. Renaud Séchan a 57 ans et il a donné son nom a une école, c’est tout dire. 

Renaud à la fin des années 70 et jusqu’au milieu des 80 était à la fois Gavroche, Poulbot, Manda, l’amant de Casque d’Or et le James Dean gringalet d’une fureur de vivre parisienne. Car il était le chanteur de l’urbain parisien populaire, des banlieues pourries quand elles avaient encore quelque chose d’humain. Tout ou presque s’est arrêté après Miss Maggie et la Socialiste, Renaud, l’anarchiste gentil, le parigot séparatiste du 14ième arrondissement, celui qui se marrait doucement avec Gainsbourg et le Professeur Choron lors de la mémorable émission en direct sur le plateau de Michel Pollack, ce Renaud n’existe plus. Il est devenu un clown pitoyable, incapable d’émettre un concept de révolte. Bob Dylan avait peut-être raison, il ne faut jamais croire quelqu’un au dessus de trente ans. Renaud n’a pas eu la chance de Rimbaud qui arrêta d’écrire pour allez trafiquer sous les tropiques, il est resté, hélas pour lui, dans le show-business. Et si l’anarchie, désormais, c’est Tokio Hotel, alors Renaud a bien raison d’avoir passé son tour et Léo Ferré n’a qu’à se retourner dans sa tombe.

Renaud a perdu la spontanéité de la jeunesse. Ses chansons qui se voulaient « des caresses ou bien des coups de poing dans la gueule  » se sont transformées en une soupe insipide, faite pour des biens pensants de gauche. Lui qui ne voulait « plus de slogans face aux flicards, mais des fusils, des pavés de grenades  » s’est muté en chantre mou de la défense de la planète. L’ironie que l’on retrouve dans le blême HLM l’amertume du braquage qui a foiré rue Pierre Charon, la lucidité du petit nase qui fréquente une fille de bourge et les loukoums qu’il piétine chez elle avec ses bottes d’Adieu Minette, toute cette fraicheur, cette invention a définitivement disparu. Le Rimbaud des barrières, l’héritier de la Commune et de ses barricades, le Petit Prince des loubards n’est plus. Celui qui s’adressait « aux aminches, aux enfants de sa ville  » et leur disait « non Paris n’est pas si moche » passe des week-ends à la campagne, en particulier à l’Isle-sur-Sorgues au milieu des branchés, ou à faire du bateau, comme ceux qu’il critiquait jadis. Il ira bientôt traire des chèvres sur le Larzac.

Il en serait même tombé féministe, alors qu’il entonnait jadis « la femme est l’avenir des cons et l’homme est l’avenir de rien  ». Car il y avait du désespoir teinté d’humour dans la plupart de ses chansons. Il se tordait « le cou pour mieux s’entendre rire » selon les mots de Brel. Et l’on retrouvait Bruant, Bobby Lapointe, les Frères Jacques, Francis Blanche poindre sous ses textes avec l’apport complémentaire de l’irrévérence de la jeunesse post 68.

Rien à voir avec notre Johnny national qui n’a chanté que des daubes tout au long de sa surprenante carrière, en dehors de « Toute la musique que j’aime  » qui est un véritable blues. L’un des derniers mérites de Renaud est de n’avoir pas rejoint la cohorte des « amis » de Sarkozy, même s’il a repris une fois Hexagone en duo avec Doc Gynéco. Certes, les textes récents de Renaud ont plus de consistance que du Barbelivien, mais est-ce vraiment une référence ?

Le début de la fin a été la participation plus qu’active au comité de soutien à Ingrid Betancourt en compagnie de la fille de la Colombienne dont le mot d’ordre était « Il faut libérer Maman ». Piètre message politique, pour une piètre politique qui n’a jamais intéressé plus de 5% des Colombiens. D’ailleurs, il y avait déjà de quoi se méfier quand elle se faisait filmer en voiture avec une petite bouteille d’eau minérale, de fins observateurs auraient pu commencer à douter de ses qualités politiques. Renaud s’est fourvoyé dans cette affaire comme le pourtant drôle, sympa et talentueux Thomas Dutronc dans le pitoyable feuilleton Hadopi. Et Renaud n’a même pas été invité à partager un sandwich avec l’héroïne en compagnie de Dominique de Villepin.

Quel avenir pour Renaud ? Refaire avec Jean-Jacques Goldman « Les enfoirés pour la Planète » en compagnie de Nicolas Hulot et toute la pléiade d’arrivistes de l’écologie. Il ne lui reste qu’à bêler avec Cabrel en déifiant Al Gore, Arthus-Bertrand et les autres escrocs du réchauffement climatique et à fustiger les industriels du tabac pour son addiction à la cigarette. Gainsbourg, pourtant plus âgé et aussi tombé à cause des Gitanes et de l’alcool n’est jamais arrivé aussi bas. Déjà, quand il chantait sa fille, c’était un peu gnangnan, mais on ne peut reprocher à un père d’aimer sa fille. Mais quand il fait la promotion de sa nouvelle compagne, Romane Serda, chanteuse qui aurait mieux fait de ne pas l’ouvrir, il atteint le sommet du ridicule.

Renaud est maintenant mûr pour passer chez Drucker, qui lui lèchera les santiags et le fera passer pour un avatar de Patrick Bruel. Et il plaira aux quinquas et plus qui auront la nostalgie de l’écouter ne plus rien dire. Alors il nous reste les vieux vinyles, et les reprises en DVD des anciens titres pour rêver. Mais, il « n’a pas voulu poser ses rames sur le rivage, c’est une image  » et il persiste à vivoter. Alors, surtout si on l’a beaucoup aimé, on a envie de dire à Renaud, à celui que l’on appréciait pour sa poésie, sa tendresse et ses coups de gueule salutaires : ressaisis-toi ou alors « laisse béton ! » et « marche à l’ombre ! ».


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115 réactions à cet article    


  • TSS 14 décembre 2009 10:11

    les textes sont devenus consensuels ...peut être parce que maintenant c’est lui qui les ecrit

     !alors que par le passé c’etait essentiellement son frère qui les ecrivait... !!


    • ramonjimenez ramonjimenez 14 décembre 2009 10:15

      Oui , c’est triste , et personne n’a pris sa relève . Ou tout simplement ces opinions n’ont plus le droit de cité dans la bien pensance ambiante. Pour faire sa promo mieux vaut être dans le consensus mou . On a vraiment perdu quelque chose.

      Et je me demande si Coluche aurait eu 10 secondes d’antenne s’il avait débuté en 2009...

      Récupéré pas le système , il aurait dit à l’époque !


      • Fergus Fergus 14 décembre 2009 10:46

        Bonjour, Georges.

        Un constat accablant mais, hélas ! réaliste. Renaud n’est plus que l’ombre de celui qu’il a été : contestataire, provocateur, révolutionnaire et poète des précaires et des exclus. Son dernier CD, avec ses textes sans saveur et sa voix d’hospice, est une catastrophe qui m’afflige d’autant plus qu’elle dégrade la très belle musique irlandaise et la rend complice d’une forme de déchéance pathétique (le mot du titre est malheureusement justifié).


        • ZEN ZEN 14 décembre 2009 10:50

          Est-ce Tonton qui a stérilisé son inspiration ?
          Va savoir Georges...


          • manusan 14 décembre 2009 11:02

            « société, société, tu m’auras pas.... »

            en plein dedans, oui


            • sisyphe sisyphe 14 décembre 2009 11:09

              C’est quoi cet article haineux pour flinguer un artiste ?

              Parce qu’il épouse la cause écologique ?

              Il a tout à fait raison ; c’est un des nouveaux combats à mener, et je ne vois donc pas en quoi il aurait trahi quoi que ce soit.

              Il continue également de participer aux Restos du Coeur ; autre œuvre utile, pour pallier les carences des états et les ravages de la mondialisation.

              Vous n’avez pas plus utile à critiquer ?

              Article d’un frustré qui n’aura jamais le 1/1.000ème du talent de celui qu’il se permet de critiquer.

              « La critique est un impôt que l’envie perçoit sur le mérite ».

              Casse toi, tu pues, et marche à l’ombre.


              • COLRE COLRE 14 décembre 2009 11:39

                D’accord à 100% avec sisyphe ! décidément, nos 2 points d’accord : la musique et l’anti-cléricalisme primaire, secondaire, tertiaire... etc !


              • sisyphe sisyphe 14 décembre 2009 11:41

                Par ailleurs, il commence à y en avoir sérieusement marre des imbéciles nuisibles complotistes, qui, dans la foulée des cyniques libéraux, assimilent le VRAI souci écologique à Al Gore, et traitent les autres « d’escrocs de l’écologie ».

                 Qu’ils aillent vivre dans les pays où le réchauffement a déjà fait des dégâts irréversibles,on verra comment ils la ramènent.

                Pour info :

                De l’Australie à la France en passant par les Etats-Unis, les militants écologistes et altermondialistes crient haut et fort leur souhait de voir les responsables politiques prendre de vrais engagements pour le climat.

                Des écoliers participent à une manifestation pour le climat dans le sud de Durban, Afrique du sud (AFP)

                Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, samedi 12 décembre, pour réclamer un accord ambitieux et contraignant sur la lutte contre le réchauffement climatique, à travers le monde et à Copenhague, où la police a procédé à plusieurs centaines d’interpellations. Au moins 30.000 personnes, selon la police, une centaine de milliers selon les organisateurs, ont défilé dans le froid dans la capitale danoise, en marge de la Conférence des Nations unies sur le climat, chargée d’aboutir d’ici vendredi à un accord pouvant entrer en vigueur le 1er janvier 2013. Pour Connie Hedegaard, présidente danoise de la conférence, la mobilisation croissante sur le climat à travers le monde, illustrée par ces manifestations, a contribué à rendre « le prix politique » d’un échec à Copenhague très élevé.


                Des interpellations sans visibilité


                Les incidents dans la capitale danoise se sont produits peu après le départ du cortège, quand un groupe de 300 manifestants, entièrement vêtus de noir, ont brisé des vitrines à coups de pavés et de marteaux. Des policiers anti-émeutes sont aussitôt intervenus sans ménagement. Au total, la police a annoncé l’interpellation de 600 à 700 personnes, essentiellement selon elle des membres « des Blacks Blocs », ces groupuscules ultra-violents qui s’étaient notamment illustrés au sommet de l’OTAN à Strasbourg en avril. La coalition Climate Justice Action (CJA), l’un des organisateurs de la manifestation, a dénoncé les conditions dans lesquelles des centaines de militants ont été interpellés « sans distinction », soulignant qu’une centaine d’entre eux « étaient toujours retenus dans la rue samedi soir »menottés et maintenus en position assise malgré le froid extrême". Parti du Parlement, le cortège, plutôt bon enfant, a pris la direction du Bella Center, site des négociations, où une scène avait été dressée pour accueillir les orateurs prévus, avant une veillée aux chandelles avec la participation de l’ancien archevêque sud-africain du Cap, Desmond Tutu.


                Altermondialistes et écologistes s’unissent


                Près de 3.000 personnes, pour la plupart en imperméable bleu ciel, avaient formé un premier rassemblement dans la matinée à Copenhague à l’appel des Amis de la Terre, qui entendaient former des « marées bleues » pour la "justice pour le climat« . »Aujourd’hui, nous descendons dans les rues pour demander réparation de la dette écologique en faveur du Sud", expliquait Lidy Nacpil, militante philippine de la Jubilee South Coalition à Copenhague. « On ne peut pas continuer à se dire : »On a du temps«  », a estimé la chanteuse béninoise Angélique Kidjo. "Il y a des rivières qui s’assèchent en Afrique, des cours d’eau où on peut marcher comme on ne l’avait jamais fait avant. C’est maintenant ou jamais", a-t-elle ajouté. Pour la première fois dans l’histoire de la diplomatie climatique, née en 1992 avec l’adoption de la Convention de l’ONU, le mouvement altermondialiste s’est rapproché des organisations environnementales. L’eurodéputé français José Bové, figure de l’altermondialisme, a expliqué être venu à Copenhague pour « lier justice climatique et justice sociale » : "Aujourd’hui, il n’y pas de coupure entre le combat contre le réchauffement climatique et le combat pour un autre monde".


                Les cinq continents sont dans la rue


                Mais la mobilisation pour le climat ne s’est pas uniquement illustrée à Copenhague. La région Asie-Pacifique, qui abrite de nombreuses îles particulièrement vulnérables au réchauffement, avait donné le coup d’envoi des manifestations. Quelque 50.000 personnes, selon les organisateurs, étaient descendues dans les rues en Australie. A Manille, quelques centaines de personnes ont défilé en rouge, arborant des bandanas vantant l’énergie solaire. A Hong Kong ou Djakarta, mais aussi au Canada, des rassemblements de quelques centaines de manifestants se sont également tenus pour réclamer une action énergique contre le changement climatique. La France n’a pas été en reste grâce des manifestations organisées par le réseau « 350 », qui ont rassemblé quelques centaines de personnes, notamment à Paris, Marseille, Lille, Bordeaux et Lyon. Seules quelques dizaines de personnes se sont rassemblées à Genève.


                L’arche de Noé, symbole d’espoir


                A Washington, quelques dizaines de manifestants groupe Avaaz.org ont édifié une arche de Noé en bois portant l’inscription « Climat Plan B, » en référence au patriarche biblique, unique juste sauvé du Déluge, qui emmena sur un bateau un couple de chaque espèce animale. "L’arche est l’ultime symbole d’espoir« , a déclaré un révérend de Washington, Derrick Harkins. »Nous avons, en tant qu’êtres humains, les outils pour sortir de la crise", a-t-il ajouté

                Au moment où les pressions sur les états réunis à Copenhague doivent être le fait de TOUS ceux soucieux du sort de la planète, pour arracher un accord prenant enfin en compte les réalités, et véritablement contraignant, ce nauséabond refrain est vraiment des plus déplacés.


              • Georges Yang 14 décembre 2009 11:50

                Merci ’ami ’ khmer vert pour ces belles envolees lyriques


              • sisyphe sisyphe 14 décembre 2009 12:04

                De rien, petit télégraphiste du lobby libéral ; pleasure is all mine .

                 C’est plus ayatollah ?
                 Quel pouvoir créatif !

                A quand votre première chanson ?


              • Gollum Gollum 14 décembre 2009 12:45

                Encore d’accord avec Sisyphe... Y’en a beaucoup qui en tapant sur YAB, Hulot, etc.. s’achètent à bon compte un titre de « penseur » à qui on ne la fait pas.. Grotesque vraiment..


              • Cangivas 14 décembre 2009 12:52

                @Sisyphe,

                Pensez-vous vraiment que les entreprises de BTP (françaises, étrangères) s’opposeraient à ce que des milliers d’immeubles, des centaines de milliers de logements et bureaux soient - réchauffement climatique oblige - détruits... pour construire de nouveaux immeubles, de nouveaux logements et bureaux ?

                Bien sûr que non ! Pourquoi cracheraient-elles sur des milliards et des milliards ?

                La seule et unique question qui turlupine ces entreprises est : qui paye ?
                Elles travaillent pour l’heure à faire accepter dans les opinions publiques l’idée que c’est l’Etat qui doit payer. L’Etat, autrement dit les contribuables. Ce qui évitera de désigner d’autres responsables.

                Auparavant, pour reconstruire tout un territoire, il fallait une bonne guerre. Mais bon, une guerre en Europe... ce n’est pas demain la veille. Faut innover.

                Attention, je ne dis pas que l’écologie (pour faire court) est méprisable. Que des sols, des cours d’eaux, des rivages, ..., soient pollués ne me procurent bien sûr aucune joie.

                Je dis que : vous pensez que les milieux d’affaires veulent vous entuber... hé ben non, ils veulent que vous vous entubiez vous-même, volontairement et joyeusement.

                Dit autrement, les milieux d’affaires veulent le beurre, l’argent du beurre, le cul de la crémière... et surtout pas de procès, de mises en accusation, et être désignés comme responsables.

                Vous pouvez donc défiler 365 jours par an entre Bastille et République... cela les arrange (hors quelques lobbys).
                Tout comme les arrange le p’tit coup de pouce des artistes qui entre deux avions intiment l’ordre aux pauvres de devenir écolo-responsables.


              • Emile Red Emile Red 14 décembre 2009 12:56

                « Merci ’ami ’ khmer vert pour ces belles envolees lyriques »

                Quel argument !

                Je ne sais pas qui est khmer quand on lit cet article de merde qui mélange un chanteur has been, des véritables qualités artistiques, la gauche (bobo ? comme s’il n’y avait pas de droite bobo, enfin beaubeau) et les écologistes de tout bord et de tout genre.

                Il faut être ras du front pour ne pas comprendre que l’avenir ne peut se dédire de l’écologie comme le passé industriel ne pouvait se défaire du financier. Ne pas comprendre que prévenir c’est guerir semble, pour un médecin, le summum de la stupidité ou de la quète intéressée, dans les deux cas, le contraire absolu de l’idée même du rôle de la médecine.

                En plus quand le scribouillard à seringue nous dit être à Nairobi, la mauvaise foi fait place à l’idéologie, ne pas voir ce qui se passe autour de lui dans un pays où le Nakuru disparaît peu à peu, où les neiges éternelles du Kilimandjaro ne vont bientôt plus être que souvenir, ne pas faire cas des souffrances alimentaires des peuples du nord.

                Toute la démonstration d’une hargne suffisante à côté de laquelle les vapeurs d’un chanteur illuminé ne sont qu’un pet de mouche.
                 L’aveuglement chez un médecin est le plus gros risque que subit le patient, je plains profondément les Kényans.


              • Cangivas 14 décembre 2009 13:40

                @Emile Red

                Ce que veut dire l’auteur est, me semble-t-il, que le fanatisme (même s’il défend une cause juste) nuit au raisonnement.

                Pour en revenir aux artistes, certains s’achètent une bonne conscience, disent moult conneries, invitent les autres à faire ce qu’ils ne font pas... et bingo, ils passent pour des modèles tout en améliorant leur CA.
                Si ça ce n’est pas du populisme...

                C’est dommage. Des types comme Renaud pourrait faire autre chose que de l’agitation et brasser du vent.


              • Voris 14 décembre 2009 11:47

                Bande d’ingrats ! Vous devriez le remercier pour toutes les bonnes chansons qu’il a faites. « Adieu minette » est la première chanson associée à un souvenir de jeunesse pour Voris ! Je me souviens avoir imposé Renaud au lycée des petits bourges où je mettais la pagaille en mettant à fond (sur mon lecteur de cassette) « Dans mon HLM », « Marche à l’ombre » et « Gérard Lambert » et autres chansons qui choquaient alors.

                Sans Renaud, toutes ces chansons et les nombreuses qui ont suivi n’existeraient pas.


                • Georges Yang 14 décembre 2009 11:54

                  Il y a environ 25 ans , je connaissais par coeur les textes de ses 5 premiers album> J’ai vraiment pu apprecier ce chanteur et suis le premier decu de le voir dans cette etat de beatitude larvaire que lqa cause ecologique ne peut qu’aggraver> Quant a Betancourt, heureusement, on n’en parle plus, bon debarras>


                • morice morice 14 décembre 2009 12:13

                  bravo : il le mérite en effet.


                • PtitLudo PtitLudo 14 décembre 2009 11:49

                  C’est vrai que Renaud n’est plus qu’une ombre blâfarde de ce qu’il a pu être. Mais il faut bien se dire que les chansons de ses débuts ne pourraient plus voir le jour actuellement. C’est le système qui veut ça, il ne faut plus que de la bouillie bien consensuelle.

                  Alors est-ce vraiment de sa faute ? Il avait sombré au plus bas, peut-être en se figeant sur ses idées, il a remonté la pente en suivant le sens du vent, peut-on vraiment lui reprocher ?

                  Sommes nous tous prêts à envoyer ballader notre boulot car le système ne nous plait pas tel qu’il est ? Non, nous faisons tous des concessions, ou alors nous nous marginalisons.


                  • COLRE COLRE 14 décembre 2009 12:00

                    Cet article est dans l’air du temps : médiocre, pour ne pas dire nul à c… ! marre de cette pipolisation des artistes dans la tête des cons. Gna gna gna… petites récriminations de jaloux. Pauvre cave. Encore une sarkozyfication de la pensée.

                    Mais qui se souviendra de l’auteur dans un siècle, lui qui reproche à Renaud de vieillir et de ne pas être mort jeune ! faut être particulièrement crétin. 

                    Ce doit être le genre d’imbécile qui sifflait Callas en 67 à l’Opéra quand elle défaillait sur certaines notes.

                    Renaud, grand artiste, une discographie de folie, un type qui a fait rêver des millions de gens…


                    • sisyphe sisyphe 14 décembre 2009 12:09

                      cher Colre

                      Nous sommes effectivement totalement d’accord sue ce point.

                      Ne serait-ce que pour « Mistral gagnant » et « En cloque » (entre autres), Renaud est définitivement inscrit dans le patrimoine de la chanson francophone, n’en déplaise aux frustrés.

                      Et qu’il se soit désormais engagé dans la cause écologique, comme dans d’autres, montre à l’évidence qu’il n’a rien perdu de sa pugnacité ; hommage lui soit rendu.


                    • morice morice 14 décembre 2009 12:14

                      pour une fois entièrement d’accord.


                    • Emile Red Emile Red 14 décembre 2009 13:04

                      Addez d’accord, Colre, à un seul bémole près, Leforestier aussi a fait rêver, maintenant il me ferait pluôt gerber, mais l’auteur ne se préoccupe pas de Leforestier qui en a rien à foutre du public.

                      L’auteur nous aurait pondu le même genre de torchon si Béranger avait été encore vivant et aurait défendu l’épicerie de Tarnac ou les vistimes d’AZF.


                    • Emile Red Emile Red 14 décembre 2009 13:05

                      Oupsss !!!

                      Saloperie de clavier de droite.......


                    • abdelkader17 14 décembre 2009 14:05

                      @Colre
                      Tu es égale à toi même,c’est à dire insignifiante,arrêtes un peu de véhiculer le néant, tu fais honte à l’intelligence humaine.
                      Renaud n’est plus qu’un cave parmi d’autres crétins qui constituent le peuple élu par les médias,il est mal revenu de ces 10 ans d’alcoolisme,ils lui ont anéanti toute capacité de révolte, il se mue désormais en VRP du consensus dominant,un pur produit de l’air du temps.
                      L’offensive pour la promotion du capitalisme vert dans laquelle tous les crétins de France et de navarre plongent comme les aveugles qu’ils sont, n’est que le dernier avatar en date du système capitaliste.
                      Voici un petit lien ou le « mammouth Allègre »un scientifique qui ne court pas après la notoriété en véhiculant le mensonge s’exprime sur cette nouvelle religion.
                      Sa démonstration implacable vaut tous les « beaux discours » de nos « réchauffistes » lobotomisés à la propagande de la société libérale.
                      http://www.clap36.net/index.php?option=com_content&view=article&id=60:le-ciel-va-nous-tomber-sur-la-tete&catid=8:blog-note&Itemid=29


                    • Shaytan666 Shaytan666 14 décembre 2009 14:27

                      Celle-ci doit être restée en travers la gorge à Abdel, c’est pour ça qu’il n’aime pas Renaud.
                      Il doit aussi avoir son CAP de délinquant.

                      Renaud
                      DEUXIÈME GÉNÉRATION

                      J’appelle Slimane et j’ai quinze ans
                      Je vis chez mes vieux à la Courneuve
                      J’ai mon C.A.P. de délinquant
                      Je suis pas un nul j’ai fais mes preuves
                      Dans la bande c’est moi qu’est le plus grand
                      Sur le bras j’ai tatoué une couleuvre
                      Je suis pas encore allé en taule
                      Parait que c’est à cause de mon âge
                      Parait d’ailleurs que c’est pas Byzance
                      Que c’est un peu comme dans une cage
                      Parce qu’ici tu crois que c’est drôle
                      Tu crois que la rue c’est des vacances

                      J’ai rien à gagner rien à perdre
                      Même pas la vie
                      J’aime que la mort dans cette vie de merde
                      J’aime ce qu’est cassé j’aime ce qu’est détruit
                      J’aime surtout tout ce qu’y vous fait peur
                      La douleur et la nuit

                      J’ai mis une annonce dans Libé
                      Pour me trouver une gonzesse sympa
                      Qui bosserait pour me payer ma bouffe
                      Vu que moi le boulot pour que j’y touche
                      Y me faudrait deux fois plus de doigts
                      Comme quoi tu vois c’est pas gagné
                      Ce que voudrais c’est être au chomdu
                      Palper du blé sans rien glander
                      Comme ça je serais à la sécu
                      Je pourrais gratos me faire remplacer
                      Toutes les ratiches que j’ai perdu
                      Dans des bastons qu’ont mal tournées

                      J’ai rien à gagner rien à perdre
                      Même pas la vie
                      J’aime que la mort dans cette vie de merde
                      J’aime ce qu’est cassé détruit
                      J’aime surtout tout ce qu’y vous fait peur
                      La douleur et la nuit

                      J’ai même pas de thune pour me payer l’herbe
                      Alors je me défonce avec ce que je peux
                      Le triclo, la colle à rustine
                      C’est vrai que des fois, ça fout la gerbe
                      Mais pour le prix, c’est ce qu’on fait de mieux
                      Et puis ça nettoie les narines
                      Le soir on rode sur des parkings
                      On cherche une BM pas trop ruinée
                      On l’emprunte pour une heure ou deux
                      On largue la caisse à la Porte Dauphine
                      On va aux putes juste pour mater
                      Pour s’en souvenir le soir dans notre pieu

                      J’ai rien à gagner rien à perdre
                      Même pas la vie
                      J’aime que la mort dans cette vie de merde
                      J’aime ce qu’est cassé j’aime ce qu’est détruit
                      J’aime surtout tout ce qu’y vous fait peur
                      La douleur et la nuit

                      Y’a un autre truc qui me branche aussi
                      C’est la musique avec des potes
                      On a fait un groupe de hard rock
                      On répète le soir dans une cave
                      Sur des amplis un peu pourris
                      Sur du matos un peu chou-rave
                      On a même trouvé un vieux débile
                      Qui voulait nous faire faire un disque
                      Ça a foiré parce que ce minable
                      Voulait pas qu’on chante en kabyle
                      On y a mis la tête contre une brique
                      Que même la brique elle a eu mal

                      J’ai rien à gagner rien à perdre
                      Même pas la vie
                      J’aime que la mort dans cette vie de merde
                      J’aime ce qu’est cassé détruit
                      J’aime surtout tout ce qu’y vous fait peur
                      La douleur et la nuit

                      Des fois je me dis qu’à trois milles bornes
                      De ma cité y’a un pays
                      Que je connaîtrai sûrement jamais
                      Que peut-être c’est mieux que peut-être c’est tant pis
                      Que là-bas aussi je serai étranger
                      Que là-bas non plus je serai personne
                      Alors pour me sentir appartenir
                      A un peuple à une patrie
                      Je porte autour de mon cou, sur mon cuir
                      Le keffieh noir et blanc et gris
                      Je me suis inventé des frangins
                      Des amis qui crèvent aussi

                      J’ai rien à gagner rien à perdre
                      Même pas la vie
                      J’aime que la mort dans cette vie de merde
                      J’aime ce qu’est cassé j’aime ce qu’est détruit
                      J’aime surtout tout ce qu’y vous fait peur
                      La douleur et la nuit


                    • sisyphe sisyphe 14 décembre 2009 15:08

                      Par abdelkader17 (xxx.xxx.xxx.189) 14 décembre 14:05

                      Voici un petit lien ou le « mammouth Allègre »un scientifique qui ne court pas après la notoriété

                      Trop fort !!

                      Allègre , un "scientifique qui ne court pas après la notoriété !

                      Lol de lol !

                      Mon pauvre Abdel, je t’ai connu plus lucide et plus intelligent ; ça ne te dérange pas d’être, dans cette position, l’allié objectif des ultra-libéraux que tu ne cesses de dénoncer par ailleurs ?

                      Je crois que c’est la complotite aiguë qui nuit à ton entendement et à la cohésion de ta pensée..

                      Allègre ; le pire clown du show-biz politique, qui n’a d’autre ressource, pour qu’on parle un peu de lui, que de tenir un discours complètement déconnecté du VRAI monde scientifique, et qui n’attendait qu’une chose, que Sarkozy le fasse entrer dans son gouvernement ; pétard, comme référence, tu aurais pu quand même choisir moins ringard ..

                      Enfin, c’est toi qui vois...


                    • abdelkader17 14 décembre 2009 15:36

                      @Sisyphe
                      tu as écouté ce qu’il dit,c’est très pertinent,aucun chef d’état au somment de la Fao la lutte contre la faim c’est pas important ? il y a des problème plus urgents que cette mascarades écologiste, la faim dans le monde,les inégalités...
                      Vous vous laissez entrainer par des girouettes tel Cohn bendit le révolutionnaire de salon,le VRP du capitalisme vert.
                      ON spécule même sur l’alimentation on crée des émeutes de la faim,des gangsters en cravate dilapident des milliards,les mêmes qui se recyclent dans le créneau du nouveau business écologique et on veut faire culpabiliser le citoyen moyen qui paiera encore toutes les nouvelles taxes écolo.Moi j’ai les yeux bien ouverts et ne connait que trop bien les méthodes de ces bandits.


                    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 14 décembre 2009 15:42

                      « .....l’allié objectif des ultra-libéraux..... »

                      Sysyphe ;

                      Je ne supporte pas Allègre,j’en ai des boutons.Je reste très prudent quand au réchauffement globale,en effet l’homme à connu des climats similaires sans disparaitre,l’impact n’est catastrophique que de part la densité de population,quand au cause,100ù humaine je n’y crois pas,le système solaire se réchauffe,l’homme est un facteur « aggravant » et il faut y remédier.Pas tombé dans un dogmatisme eco-pas logique. .
                      Je m’inquiète surtout de la destruction des sols,de la déforestation (pour planté de la palme à huile pour les bio carburant contre le réchauffement par exemple) et de la pollution chimique des mers,lacs et rivières quels soit en surfaces ou souterraines.
                      Et c’est là que je revient sur votre phrase,qui est l’allié des libéraux ?
                      Celui qui demande plus de transparences dans les resultats du GIEC ou plus d’attentions à des sujets beaucoup plus urgent ou celui qui en soutenant la parade médiatique et artisque pour le climat occulte les veritables problemes qui permettent au géant internationaux de se faire d’énorme profit très « libéraux »

                      Car 6 degres,contrairement au fantasme ambiant l’homme peut s’en accomoder,avec de lourde pertes certe,(quand à faire disparaitre la vie soyons modeste cher amis nous avons pas se pouvoir).Par contre la desertification des sols suite à la déforestation et l’agriculture industrielle ça va faire mal au cul moi je vous le dit..


                    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 15 décembre 2009 00:07

                      Bonsoir Léon,

                      Sur la voix de Maria Callas, j’ai parcouru rapidement votre lien et je le relirai. Je sais qu’il était adressé à COLRE, et sur le sujet de Renaud je ne serai d’accord ni avec l’auteur ni avec vous (c’est simple, en tant qu’artiste il m’a toujours indifférée, même aux pires heures de l’adolescence rebelle, puis en tant qu’artiste consacré il m’a toujours exaspérée, jusque dans ses concerts où pour supporter une frange d’humanité mezzo-rock, mieux valait s’adosser au bar en l’écoutant chanter).
                      Sur la voix de Callas, j’ignore quelles sont vos vues. Je lirai, donc.
                      Personnellement, j’aime du répertoire des voix sopranes Sebastian Henning.


                    • sisyphe sisyphe 15 décembre 2009 02:05

                      @ Abdel

                      Il faut arrêter de tout mélanger.

                      Bien sûr que c’est un scandale que les chefs du G8 n’aient pas été au sommet de la FAO, qu’ils ne respectent pas leurs engagements, qu’ils ne trouvent pas les 44 milliards nécessaires à l’éradication de la faim dans le monde, quand les bonus de 23 banques américaines s’élèvent, cette année, à 145 milliards, distribués à leurs « employés » ;
                      De même que la spéculation sur les produits alimentaires, qui est une honte pour l’humanité.
                      Je te signale, à tout hasard, que j’ai même pondu un article là-dessus, pas plus tard qu’il y a quelques jours.

                      Mais le réchauffement de la planète est un autre problème, tout aussi grave, puisque, comme d’habitude, ce sont les pays en voie de développement qui en souffrent le plus.
                      Et on ne pourra compter, pour arriver ; sinon, à le résoudre, du moins à le juguler, que sur un protocole, comme celui de Kyoto, où les pays développés S’ENGAGENT, par un processus contraignant, à diminuer les gaz à effet de serre, et les diverses pollutions de l’air, de l’eau, des sols.
                      Et ça, c’est au niveau des états que ça se passe, nécessairement.

                      Si tu crois que les entreprises privées, les industries pétrochimiques, les entreprises industrielles le feront d’elles-mêmes, tu crois au père Noël.

                      Ca ne te pose aucune quetion, que seuls les Etats-Unis, tenus par les industriels pétochimiques, aient, jusqu’à présent, refusé de signer le protocole de Kyoto  ?

                      Tu ne suis pas ce qui se passe à Copenhague, où les pays africains, quittent la table, parce qu’ils veulent que le Protocole de Kyoto soit respecté et ait une suite ?

                      Il est de la responsabilité des pays développés, dont les Etats Unis en tête, de diminuer leur pollution, et d’IMPOSER à la mondialisation une REGULATION des effets de leur nuisances, en aidant les pays « émergents » à se développer, sans subir les effets de cette régulation.

                      Ce sont des combats qui, loin de s’opposer, SE REJOIGNENT, bien évidemment.

                      En assimilant et amalgamant tout, tu fais le jeu des prédateurs qui refusent toute régulation, et continuent l’aggravation des inégalités, au détriment des plus pauvres ; tu es l’allié objectif des dépeceurs de la planète et du vivant.

                      Il serait temps de cesser la complotite obsessionnelle à tout sujet, et de regarder les problèmes en face.

                      La pollution, le réchauffement sont une menace issue directement du système néo-libéral globalisé, et qui pèse essentiellement sur les plus démunis ; il est donc urgent, de CONTRAINDRE les pollueurs ; matériellement, financièrement, à cesser d’empoisonner la planète ; seul un protocole de régulation signé par l’ensemble des états, à Copenhague, pourra le réaliser, au moins, en partie.

                      Marre des amalgames foireux avec Al Gore, Hulot ou YAB ; la défense de l’écologie est défendue depuis des dizaines d’années, par des milliers d’ONG dans le monde entier, sans moyens, sans écho dans les médias ; des millions de bénévoles qui se battent pour que les nantis cessent d’imposer leurs nuisances à l’ensemble de la planète.

                      Aujourd’hui que ce juste combat trouve un écho, c’est moins que jamais le moment de le discréditer ; il s’agit, au contraire, de l’appuyer, d’exercer une pression sur les dirigeants des pays développés, pour qu’ils prennent enfin en compte la réalité des choses, et finissent par accepter d’imposer des contraintes aux pollueurs de la planète, aux dépeceurs de la planète, aux privatiseurs du vivant.

                      Ce combat est parallelle à celui de l’éradication de la faim, à celui de la lutte contre les inégalités, à la fin de la mainmise d’une poignée de profiteurs sur les biens de la planète, au détriment de la quasi-totalité de sa population ; ils doivent se mener conjointement.

                      Tant que tu n’auras pas compris ça, tu feras le jeu de ceux que tu prétends combattre ; ils se frottent les mains de cette confusion.

                      Quant à l’imbécile nuisible d’auteur, qui ne trouve, comme arguments, que les clichés éculés de la droite la plus con et la plus cynique du monde (khmers verts, fascistes verts, gnagnagna...), qu’il sache que son « mépris » ne dégrade que lui-même, de même que sa haine, et sa profonde ignorance  ; c’est un minable frustré qui ne mérite que l’indifférence que sa médiocrité lui assigne.

                      Suivant.


                    • COLRE COLRE 15 décembre 2009 09:21

                      Léon, merci de votre rappel à votre papier sur la voix de Callas. Je l’avais déjà lu, il est super. 

                      Sinon oui, ce papier reflète cette confusion absolue des genres : l’art qui est confondu avec son exploitation pipole… c’est lamentable. 

                      La meilleure réponse est celle du Capitaine, ci-dessous qui retranscrit les paroles de « mistral gagnant » et je défie quiconque de me dire qu’il n’est pas parcouru par une onde d’émotion, ou tout le moins de nostalgie sur le temps qui passe et le temps passé.

                      Alors, maintenant, qu’on vienne nous dire que l’auteur de cette oeuvre poétique n’est qu’un « bobo », un alcoolo, un vieux, un « écolo », un DÉCHU… non, mais quelle crétinerie ! qu’est-ce qu’on s’en fout !

                      Et puis, admirez le raccourci et l’amalgame dans l’article : Renaud n’a pas rejoint la cohorte des « amis » de Sarko, mais il a « repris une fois Hexagone en duo avec Doc Gyneco » (sic) !!! si ça c’est pas une preuve... 


                    • COLRE COLRE 15 décembre 2009 11:18

                      Bonjour Furtif, 

                      J’aime bien ton « il survit comme il peut »… On est bcp à en être là, même les artistes qui furent grands, peut-être même justement parce qu’ils furent artistes (écorchés vifs par définition) et grands (ils tombent de plus haut et sont les premiers à souffrir de se voir tels qu’il sont, moins créatifs ou pire, à l’inspiration tarie).

                      L’art est une des grandeurs de l’homme, et en ces temps pourris d’interrogation identitaire, on ferait mieux de consoler et remercier les artistes plutôt que de les assassiner par des paroles d’une belle bassesse.

                      (mais pourquoi adresses-tu ta critique à Cosmic et non à l’auteur ? elle a dit seulement qu’elle n’aimait pas l’artiste, ce qui est tout à fait normal. C’est l’auteur qui lui a mis la tête dans le sac, et en effet, il n’y a pas de quoi être fier !)


                    • Emile Red Emile Red 14 décembre 2009 13:12

                      Après khmer, bobo, baltringue, on attend les réflexions sur Jauni l’évadé fiscal, le drogué Californien copain du fumeur à casquette et du nabot.

                      Ce mec qui ne sait ni tenir une plume ni accorder une guitare.

                      Zola a plus à voir qu’il n’a connu non plus la misère que Calmos et son outrancière crétinerie sarkophile.

                      Comme on dit quand on voit la droite chialeuse, flambeuse, tricheuse, menteuse et démesurément conne :

                      « Qui se ressemble s’assemble »...


                    • Shaytan666 Shaytan666 14 décembre 2009 14:51

                      Là calmos je suis pas d’accord, si Germinal était mauvais, ce n’est ni la faute à Renaud, ni à Depardieu mais uniquement celle de Berry, qui dans son film n’a pas su rendre l’atmosphère du livre de Zola, chose qui n’est pas simple, j’en convient.
                      Moi perso, je ne connais aucune bonne adaptation cinématographique d’un livre de Zola, à part peut-être La Curée, de Vadim et c’est encore limite.
                      Ayant lu le livre et tout Zola avant d’avoir vu le film, Renaud dans le rôle de Lantier et Depardieu dans celui de Maheu, ressemblent assez bien physiquement à ce que Zola devait avoir imaginer.


                    • morice morice 14 décembre 2009 12:12

                      Votre attaque contre Renaud est inepte : au moment où la planète se meurt, je ne vois pas où est la honte à la défendre, bien au contraire. Votre propos est haineux et gratuit. Vous ne l’avez pas vu au milieu des Chtimis lors du tournage de Germinal, vous ne connaissez pas sa DIMENSION, qui est grande : elle est tout autre de la votre : ce n’est pas un écrivaillon, lui.


                      Il a écrit un jour « Si Michel Sardou n’était pas là », en moquerie d’un chanteur qui est son antithèse : il n’a jamais pu l’enregistrer, faute d’un procès immédiat de l’individu qui a un jour chanté qu’il était « POUR »... la peine de mort. Dans cette chanson, il y la hargne d’un homme généreux, pacifiste et.. tendre. Vous le méprisez aujourd’hui, mais heureusement vous ne resterez pas à la postérité. Renaud si, c’est toute la différence. 

                      • Georges Yang 14 décembre 2009 12:22

                        Morice
                        Votre style fleuve aurait fait de vous un tacheron feuilletoniste paye a la page au 19 ieme siecle
                        Quant a la planete, on sera tous creves avant qu’elle n’aille vraiment mal.
                        Vous qui denoncez lescomplotistes de la CIA que n’ouvrez vous les yeux sur le lobbyisme ecolo encore plus dangereux


                      • sisyphe sisyphe 14 décembre 2009 15:23

                        Ah !

                        Et à part ses insultes en guise de seuls arguments, l’auteur pourrait-il nous expliquer en quoi le « lobbyisme écolo » est si « dangereux » ?

                        Curieux de la réponse ; merci d’avance...


                      • morice morice 14 décembre 2009 17:22

                        Votre style fleuve aurait fait de vous un tacheron feuilletoniste paye a la page au 19 ieme siecle


                        merci, je n’ai jamais pensé rivaliser avec Balzac.... : moi, c’est GRATUIT.

                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 décembre 2009 12:19

                        Ah m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
                        Et regarder les gens tant qu’y en a
                        Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra
                        En serrant dans ma main tes p’tits doigts
                        Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
                        Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
                        Et entendre ton rire qui lézarde les murs
                        Qui sait surtout guérir mes blessures
                        Te raconter un peu comment j’étais, mino
                        Les bombecs fabuleux
                        Qu’on piquait chez l’marchand
                        car-en-sac et Mintho
                        caramels à un franc
                        Les mistrals gagnants

                        A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
                        Et regarder la vie tant qu’y en a
                        Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
                        Et parler de ta mère un p’tit peu
                        Et sauter dans les flaques pour la faire râler
                        Bousiller nos godasses et s’ marrer
                        Et entendre ton rire comme on entend la mer
                        S’arrêter, repartir en arrière
                        Te raconter surtout les carambars d’antan
                        et les coco-boërs
                        Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
                        Et nous niquaient les dents
                        Les mistrals gagnants

                        A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
                        Et regarder l’ soleil qui s’en va
                        Te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fou
                        Te dire que les méchants c’est pas nous
                        Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
                        Car ils ont l’avantage d’être deux
                        Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
                        Que s’envolent les cris des oiseaux
                        Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
                        Et l’aimer même si
                        Le temps est assassin et emporte avec lui
                        les rires des enfants
                        Et les Mistral gagnants
                        Et les Mistral gagnants

                        Après ça on peut aller où qu’ on veut quand .

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