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Ressources audiovisuelles sur le prix Nobel de littérature J.M.G. Le Clézio

"Les cultures sont toutes métisses, mélangées, y compris l’occidentale, faite de nombreux éléments venant d’Afrique, d’Asie. On ne peut pas faire barrage au métissage. Et la modernité est aussi bien japonaise, coréenne, chinoise qu’européenne ou américaine". 
 (Interview de Le Clézio par F. Dufay, L’Express, 2008)

 Le romancier français Jean-Marie Gustave Le Clézio vient d’obtenir prix Nobel de littérature 2008 pour l’ensemble de son œuvre. L’académie suédoise a défini Le Clézio comme "écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante". Comme l’expliquent D. Viart et B. Vercier dans leur Littérature française au présent (Bordas, 2008), rien ne résume mieux « sa conception de l’écriture et de l’existence » que cette phrase de Révolutions (2003) : Etre à la fois ici et ailleurs, appartenir à plusieurs histoires. L’écrivain lui-même avait écrit dans une notice biographique (BibliObs.com) : Des livres, comme des rêves, des livres qu’on n’écrira jamais parce que la vie est trop brève, parce qu’il y a le soleil impérieux, les cris des enfants dans les rues, la vibration du désir, la fièvre des révoltes brisées. Robinson, Utopie, Le Léopard des neiges. Livres qu’on garde en soi, comme des fantômes, livres qui reviennent.

 Dans l’actualité, de nombreuses ressources textuelles, audio et vidéo sont disponibles sur internet. Ainsi, le site J.M.G. Le Clezio : Audio et Video de l’université de León nous présente une sélection de ressources audiovisuelles remarquables ainsi qu’un recueil des livres et des textes en ligne sur le prix Nobel 2008, comme le Colloque international sur Le Clézio à l’université de Valencia, des thèses ou des études (Désert, Le Chercheur d’or) disponibles sur le site Google Books.

 La blogosphère s’est fait l’écho des multiples références audiovisuelles sur Le Clézio. Ainsi le blog Langues FleCampus rassemble des documents écrits, audio et vidéo autour de l’homme et l’œuvre. Et d’autres blogs et podcast comme Podemus, un audioblog de Canal Blog ou un podcast de Podomatic présentent différents documents sonores et textuels sur cet auteur. En même temps, la presse écrite online élabore des dossiers avec des interviews, des émissions de radio et télévision, comme le dossier spécial Le Clézio de BibliObs. De son côté, France Culture vient de mettre en ligne le Dossier Le Clezio - Nobel de littérature avec des émissions historiques et actuelles.

 Les Archives pour tous de l’INA constituent le plus riche ensemble de vidéos sur Le Clézio : interviews avec B. Pivot, P. Dumayet ou D. Costelle, portrait de l’écrivain dans l’émission A la vitrine du libraire ; et actuellement des rendez-vous comme Une semaine avec Le Clézio - Nobel de littérature. A noter aussi le dossier sur le Nobel de littérature 2008 préparé par le site Arte TV.

 On peut trouver plusieurs textes des ouvrages de J.M.G. Le Clézio dans la rubrique Textes et études en ligne (Projet Flenet). Comme le signale A. Armel dans Le Clézio : le Nobel de la faim : "Dans cette joie partagée par tous les Français rencontrés depuis l’annonce de ce prix Nobel, il y a sans doute la fierté que la langue dans laquelle écrit J.M.G. Le Clézio, celle que nous pratiquons et travaillons au quotidien, soit toujours - cinquante et un ans après la reconnaissance accordée à Albert Camus - celle à travers laquelle passe une certaine forme d’espérance : au-delà de la crise, au-delà de la destruction subsiste le sentiment d’une « beauté possible », celle des éléments - l’air, le vent, le feu la terre et l’eau - et celle d’une humanité qui poursuit, debout, sa marche à travers l’immensité, malgré la faim, la soif, le froid de la nuit et la brûlure du soleil" :

 Il n’y avait pas de fin à la liberté, elle était vaste comme l’étendue de la terre, belle et cruelle comme la lumière, douce comme les yeux de l’eau. Chaque jour, à la première aube, les hommes libres retournaient vers leur demeure, vers le sud, là où personne d’autre ne savait vivre. (Désert, 1980)


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4 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 14 octobre 2008 13:55

    Merci pour cet article et les nombreux liens qu’il contient.
    Une occasion de faire plus ample connaissance avec celui qui est sans doute l’auteur francophone et international majeur de l’époque. 

    Et merci pour cette citation :" Les cultures sont toutes métisses, mélangées, y compris l’occidentale, faite de nombreux éléments venant d’Afrique, d’Asie. On ne peut pas faire barrage au métissage." qui explique parfaitement la valeur universelle de l’oeuvre de Le Clezio, et fait définitivement pièce aux discours excluants, haineux, xénophobes et racistes qui continuent à essaimer dans les esprits dégénérés des fins de races consanguines..


    • rumes rumes 15 octobre 2008 13:50

      Salut et excellent travail de recherche,

      La semaine dernière j’ai regardé une vidéo qui pourrait vois intéresser :

      Le Clézio vu par Bernard Pivot

      Vu dans la lettre EVENE

      http://www.evene.fr/celebre/biographie/jmg-le-clezio-763.php?video

      Le Reséau Educatif NING signale cet article d’Agoravox dans le commentaires du post :
      J.M.G. Le Clezio Nobel de littérature
      http://flecampus.ning.com/profiles/blog/show?id=2058927%3ABlogPost%3A7924


      • Odile Odile 16 octobre 2008 12:14

         Bonjour,

        Qulques reccueils de presse sur le Prix Nobel :

        La contestation est un caractère permanent de l’œuvre de Le Clézio


        Le Clézio critique de l’Occident matérialiste

        Je ne suis pas quelqu’un d’apaisé. Comme disait le biologiste Jean Rostand, « la vérité a nécessairement un goût de vengeance. » Enfant, j’ai vécu les dernières répliques du séisme qu’avait été la Seconde guerre mondiale. Je me souviens de propos racistes ou antisémites, entendus dans ma famille proche et éloignée : la guerre avait eu lieu, et ils n’avaient rien appris. Quand on est enfant, on ne comprend pas ce que cela signifie, mais instinctivement, on est choqué.
        (...)Malheureusement, les hommes ne pensent pas comme des montagnes. C’est trop facile de dire à d’autres pays qui se débattent dans une situation de totale pauvreté : « Gardez vos loups, vos ours, nous irons prendre des photos chez vous... »
        (L’Express)

        Propos reccueillis dans les commentaires du blog

        http://flecampus.over-blog.com/article-23603115.html



         


        • Odile Odile 16 octobre 2008 12:19

          J’oubliais l’article : 

          Un Nobel anti-parisien - Le Clézio, l’ami public
          « Le Nouvel Observateur » du 16 octobre 2008.

          Voici qulques extraits suggestifs :

          Le lendemain de l’attribution du Nobel de littérature, Houellebecq et Lévy étaient les invités de France-Inter. Interrogés sur Le Clézio, le premier a bredouillé qu’il ne l’avait jamais lu et le second s’est tu. Leur silence était éloquent. Il exprimait tout ce qui sépare les « ennemis publics », qui sont des stratèges de la communication et ont un fiévreux souci de leur image, de l’auteur de « Désert », qui se cache pour écrire et ne s’est jamais préféré. C’est un candide, et ils sont si rusés.



          Mais le fossé est plus profond. Houellebecq et Lévy adorent leur époque, à laquelle ils collent parfaitement et dont leurs livres, pourtant différents, sont les miroirs grossissants ; Le Clézio la déteste, la fuit, la combat, c’est, ont dit les Nobel, « un écrivain de la rupture ». Il préfère les maisons en pisé du Michoacan aux gratte-ciel de New York et les mirages des mondes disparus aux chimères de la mondialisation. Pour avoir osé, il y a vingt ans, célébrer, avec « le Rêve mexicain », le génie de la civilisation aztèque, avant que les troupes espagnoles n’en eussent éradiqué les oeuvres et les mythes, Le Clézio fut traité de « barbare païen » et d’apologiste du « fascisme aztèque » par Guy Scarpetta dans « Globe » ; et pour avoir donné une nouvelle à la « Revue d’études palestiniennes », « le bon sauvage » fut, dans le même « Globe », accusé par Bernard-Henri Lévy d’être « un anti-sioniste déchaîné ».


          http://bibliobs.nouvelobs.com/20081015/7810/le-clezio-lami-public#

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