• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Retour sur la cérémonie des Oscars

Retour sur la cérémonie des Oscars

Le 2 mars dernier, la cérémonie des Oscars a focalisé l’attention du monde entier. Comme à l’accoutumée, ce grand show du cinéma outre-Atlantique n’a pas failli à ses promesses. Que faut-il donc retenir de cette 86e édition de cette célèbre remise de prix ? 

Un fait historique

Dans la soirée de ce dimanche 2 mars 2014, une pléiade de stars de l’univers du 7e art a foulé le tapis rouge du Dolby Theatre de Los Angeles. Cependant, même s’ils s’y attendaient, les cinéastes Steve McQueen et Alfonso Cuaron ont été très émus lorsqu’ils sont montés sur scène pour recevoir les statuettes dorées. En tout cas, la version 2014 de la cérémonie des Oscars a trouvé le ton juste. Les discours de remerciement des heureux récipiendaires ont été touchants, l’animation a été à la hauteur de l’évènement. Un fait historique l’a caractérisée. Un Britannique et un Mexicain ont été consacrés parmi les meilleurs représentants du 7e Art américain pour l’année 2013.

Les films gagnants 

Le grand gagnant de cette édition est sans aucun doute 12 years a Slave, un film poignant qui traite d’une manière très crue le drame de l’esclavage. Son réalisateur Steve McQueen a ainsi décroché l’oscar du meilleur film, celui du meilleur scénario. Il a aussi raflé la récompense pour le meilleur second rôle féminin reçue par Lupita Nyongo’o. Ce film affiche un palmarès impressionnant, plus de 200 prix étant déjà inscrits sur son tableau. Cette ultime étoile représente le couronnement d’un parcours sans faute.

Gravity d’Alfonso Cuaron a remporté 7 trophées. Il est reparti avec l’oscar du meilleur réalisateur, un prix qui est octroyé à un cinéaste étranger pour la quatrième fois consécutive. Cette odyssée galactique a aussi obtenu 6 autres statuettes dans les catégories techniques, à savoir l’oscar du son, du montage, de la photographie, du mixage, des effets spéciaux et de la musique.

Dallas buyers club figure également parmi les films les plus plébiscités. Il a reçu 3 oscars pour le meilleur acteur masculin dédié à Matthew McConaughey, le meilleur second rôle étant revenu à Jared Leto et le maquillage.

Un souvenir amer

Cette cérémonie des oscars restera un souvenir amer pour David O.Russel, réalisateur du thriller American Bluff. Ce film a pourtant été nommé dans 10 catégories. Au final, il est reparti bredouille.

L’évènement a aussi été très décevant pour Le Loup de Wall Street réalisé par Martin Scorsese et pour Leonardo DiCaprio. Ils sont repartis sans aucun trophée, malgré 5 nominations. L’acteur figure parmi les grands perdants de la cérémonie. Bien qu’il ait été nommé 5 fois au cours de sa carrière, il n’a encore obtenu aucune récompense.

Les autres Oscars

Les Français ne sont pas revenus bredouilles. Mr Hublot a reçu la statuette dédiée au meilleur court métrage d’animation, devançant ainsi Disney qui a dû se contenter de l’oscar du meilleur film d’animation avec la reine des neiges et de celui de la meilleure chanson. La grande Bellezza a été élue meilleur film étranger.

Les insolites

Certains évènements insolites ont marqué cette 86e édition de la Cérémonie des Oscars. Citons entre autres l’arrivée en short de Pharrel Williams, la livraison de pizzas organisée par Ellen DeGeneres, malgré l’interdiction de manger et de boire durant la séance. Brad Pitt en personne s’est chargé de distribuer les assiettes en carton. Cette présentatrice est aussi devenue célèbre grâce à son selfie où elle figure parmi une pléthore de stars. Cette photo a battu le record mondial avec plus de 2.3000.000 de retweets.


Moyenne des avis sur cet article :  2.2/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • ahtupic ahtupic 6 mars 2014 13:15

    « la cérémonie des Oscars a focalisé l’attention du monde entier »
    Ah bon. Je n’étais pas au courant. Est-ce que Julie y était ? On aurait pu y voir Flamby.


    • Alpaco 6 mars 2014 13:30

      C’est vrai que ça fait plaisir de voir, sur le « selfie » (néologisme journalistico-angliciste), des gens pétés de tunes s’auto-faire plaisir dans la réjouissance des centaines de milliers de dollars, a minima, qu’ils gagnent chaque mois, et valorisés par cette seule photo.

      C’est une sorte de défonce, une drogue collective qui permet de mieux vivre la vie en oubliant les malheurs de tout les autres.

      Je crois voir en arrière plan Kevin Spacey, qui dénonce dans une série récente et très cynique les magouilles et les dérives du système politique américain.

      L’auteur de cet article, peut-être ébloui de paillettes festivalière, a-t-il oublié d’en parler ?


      • Berran 6 mars 2014 15:45

        A propos de Ellen DeGeneres j’ai appris ces jours-ci qu’elle est une lointaine cousine de Madonna. Elles ont en commun un ancètre acadien.


        • bakerstreet bakerstreet 6 mars 2014 18:45

           Brav Bitt en personne s’est chargé de distribuer les assiettes en carton, nous dites vous.

          Ouf ! C’est bien, comme ça il n’aura pas à faire la vaisselle....

          Comment c’était la chanson de Piaf, au fait.
          " Moi j’essuie les verres au fond du café.....
          Moi, j’essuie les verres
          Au fond du café
          J’ai bien trop à faire
          Pour pouvoir rêver......




          • Yohan Yohan 6 mars 2014 20:36

            La blonde à gauche est excellente dans American Hustler, un film très jouissif. Performance d’acteurs à la pelle garantie


            • DanielD2 DanielD2 6 mars 2014 21:48

              12 years of slave n’a aucun intérêt. Il ne se passe rien ou presque. Et le message c’est quoi ? L’esclavage c’est mal ? Je croyais que ce débat avait été réglé en 1850.

              Et Gravity est vraiment une grosse merde dont le scenario peut se résumer à : « 3D ». 

              Le cinéma Americain est dans une salle passe on dirait. Suffit de voir les oscars du meilleur film des années 90 par rapport à maintenant, y’a pas photo, personne ne se souviendra de 12 years of slave, ou de Argo, ou de The Artist, dans 5 ans.


              • ykpaiha ykpaiha 7 mars 2014 01:21

                Il n’a échappé a personne que ...cette fameuse photo était sponsorisée ?

                Samsung a meme versé euh 1.5 million a .... une « oeuvre de charité »

                Bon c’est mieux que le enfoirés, mais c’a n’a etre cher le « selfie » et compte tenu du nombre de gogos on reste entre gens de la meme « galaxy 5 » .

                Quand qux films primés apres en avoir visionné 2 ou 3, il n’a pas photo la, c’est bel et bien de la m...e.

                Et que dire du « neg » endimanché, riche et bien pensant qui se retrouve a cayene a ramasser du coton, on dirait un cousin de Elise Lucet annoncant une intempérie, euh enfin une catastrophe, le film aussi par ailleurs. 


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 mars 2014 04:17

                  C’est quand même dingue les différences entre les césars et les Oscars.


                  Ici, le public s’emmerde devant une scène vide et froide.
                  Là-bas, tout le monde tape des mains et des pieds et applaudi aux bons mots des animateurs qui viennent cabotiner un peu.

                  Ici, on doit supporter 4 heures d’un vide télévisuel abyssal en attendant la remise des trophées.
                  La-bàs, le réalisateur met du rythme, essaye de varier les plans pour ne pas faire du plat.

                  Ici, en règle général, on récompense des films d’auteurs financés, réalisés, interprétés et regardés par la même personne.
                  La-bas, les films les plus remarquables, les plus regardés et appréciés du public ont leur chance. Même si parfois les films primés le sont pour des raisons politiques et sociales. 

                  Franchement, récompenser « démineur » en lieu et place d’ « avatar »... Si ce navet a été couronné, c’est parce qu’il a été réalisé par une femme ( l’ex à Cameron, en plus...) et qu’il fallait qu’une femme soit récompensée pour mettre fin à 80 ans de misogynie. Si le réalisateur avait été un mec, il n’aurait même pas passé les sélections.

                  Pareil pour « 12 years a slave ». Cet abominable pensum ennuyeux est venu avec cinquante ans de retard pour dénoncer l’esclavage. Ce film est tellement chiant et énervant qu’il me donne au contraire l’envie de devenir négrier ! Préférez « Gravity », qui est LE film de la décennie !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires