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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Romans à lire en novembre

Romans à lire en novembre

Comment ? Vous n’avez rien à lire ? Voilà de quoi vous mettre en appétit.

Eté 1991. Jean et Madeleine, retraités, se font offrir une croisière en Méditerranée par leurs enfants. A bord du luxueux paquebot Neptunia, Jean, peu enthousiaste, désabusé, se demande comment il va supporter ce long voyage. Mais dès le premier soir, au dîner de gala, son regard croise celui d’un Allemand de sa génération, assis en face de lui. Jean et Hans se reconnaissent, et les blessures se rouvrent. Petit à petit, le passé resurgit. Une guerre pas si lointaine, une inimitié encore palpable. Mais à présent, qui est la victime ? Qui est le bourreau ? Un huis clos magistral et douloureux.

Le dîner du commandant de Jean Cavé, PLON

Jean-Philippe Blondel a le don de tisser des histoires subtiles, troublantes, à plusieurs voix, qui savent toucher le lecteur. Son cinquième roman, le plus émouvant, raconte les destins mêlés de deux hommes et une femme. Myriam et Thomas ont un bébé mort-né. Ce sera Fred, secrètement amoureux de Myriam, qui petit à petit, les aidera à réapprendre à vivre, à refaire surface, dans un élan altruiste, mais ambigü. Fred leur deviendra indispensable. Trop, peut-être. Où est la frontière fragile entre l’amitié et l’amour ? Entre le désir et la tendresse ? Et quand on donne autant, que reçoit-on en retour ?

Passage du gué de Jean-Philippe Blondel, Robert Laffont

Un jeune homme perd sa mère d’une longue maladie. Sur son lit de mort, celle-ci écrit des dernières volontés surprenantes : que ses cendres soient dispersées dans l’Atlantique Sud. Mais le problème, c’est que le jeune homme a la phobie du voyage. Il n’a jamais quitté son arrondissement de sa vie. Regarder une valise le terrifie. Et « l’Atlantique Sud », cela implique forcément un voyage... Dans ce premier roman sensible, très personnel, Jérôme Tonnerre réussit le portrait d’une mère qui cache un secret d’amour et celui d’un voyageur immobile aussi cocasse que touchant. Une bouffée d’air frais.

L’Atlantique Sud de Jérôme Tonnerre, Grasset

Et un dernier pour la route..

Comment survivre lorsqu’on est aux commandes d’un train qui broie une voiture coincée sur un passage à niveau ? Dans ce premier roman, Philippe Routier explore les affres de la conscience à travers son héros, Guillaume, qui ne cesse de penser à la jeune femme, sa fille et à son père, que son train a broyés. Autour de lui, personne ne comprend ses états d’âme, et surtout pas Alice, sa compagne. Seul, désemparé, Guillaume mène son enquête pour en savoir plus sur les circonstances exactes de l’accident. Mais la culpabilité disparaît-elle forcément avec la découverte de la vérité ? Original et puissant.

Le passage à niveau de Philippe Routier, Stock.


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6 réactions à cet article    


  • Ezzedine el Kassem falloujah 3 novembre 2006 14:37

    Chère Tatiana recevez les hommages du sieur Falloujah bin Omeyya ibn Abdallah, merci à vous pour ce plateau de bons mets littéraires.


    • Ezzedine el Kassem falloujah 3 novembre 2006 15:20

      Lettre à mes détracteurs et à mes détractrices et propos aussi élogieusements mérités, qu’authentiques, sur ma digne personne. Monsieur, Madame

      Puisque vous m’insultez sans que vous ayez eu l’honneur que l’on me présentât, je m’en vais corriger cette injustice, ce qui par le futur vous évitera de vous ridiculiser plus avant .

      Je suis de ceux qui peuvent sans complexe se permettre de faire leur propre éloge tant est beau et large mon front, tant sont verts mes lauriers, tant est exceptionnel mon narcissisme ? Ceux à qui je m’adresse ne peuvent se permettre semblable luxe : ils n’ont pas de si grandes ailes et sont souvent dotés de petites pattes.

      Mes détracteurs trop humbles, dénués de moyens, et surtout si chèrement attachés à leur modestie n’ont pas assez de fierté pour égaler Falloujah Bin Omeyya ibn Abdallah dans sa splendeur aristocratique. Leur sceptre insignifiant n’a pas assez d’allure pour une si estimable entreprise. Si je suis si peu modeste, c’est que je n’ai pas les moyens d’être aussi insignifiant que vous Mesdames, et Messieurs.

      Comme beaucoup, ils ont besoin de maîtres, de repères pour leur rabaisser le caquet et finalement sentir qu’ils sont peu de chose. Ils se disent volontiers qu’au nom du fait qu’ils ne sont que ce qu’ils sont c’est à dire rien, ils ne peuvent se targuer d’être autre chose de mieux, de plus flatteur, de plus grand. Moi je n’ai besoin d’aucune fallacieuse autorité pour me proclamer Prince d’Omeyya.

      Nous sommes tous Prince de nous-mêmes, Altesse de ce qui nous chante. Encore faut-il s’en donner les moyens. Celui qui se vante à ce point de son humilité ne sera jamais ce chantre de lui-même. Rares sont les gens qui osent être ce que je suis.

      C’est bien pour cette raison que mon statut de Prince autoproclamé est enviable et a une si haute valeur, c’est en cela, que je crains, que dans votre microscopique clairvoyance l’évidence vous en est échappée.

      Odi profanum vulgus et arceo

      Veuillez croire Madame, Monsieur en ma profonde indifférence

      Falloujah Bin Omeyya Ibn Abdallah

      Prince D’omeyya

      Historien et amateur de fraises


      • ohlala (---.---.124.230) 3 novembre 2006 16:11

        Toujours dans les 900 pages du Jonathan Littell + Agoravox quotidien, pour la lecture... Merci quand même pour ces pistes.


        • Antoine Diederick « the Contrarian ». (---.---.232.213) 5 novembre 2006 01:28

          c’est aussi un bouquin ds les présentoirs...ai feuilleté...a l’air très bien...mais perso plus envie de lire un guerre et paix du passé nazi sur papier missel...

          Ai lu quelques passages...a l’air super dense....

          Peut être plus tard pour moi , comme lecture mais ce n’est pas ce que je recherche, mais je recherche quoi au fait ?

          Peut être un hasard tranquille me menera au livre dont j’ai besoin, un peu comme un chaman attend la pluie smiley


        • ohlala (---.---.124.230) 3 novembre 2006 21:04

          @ Tatiana, bonjour,

          en parcourant vos précédents articles, je lis ceci à propos de Camille Laurens :

          « Last but not least, Camille Laurens, toujours fidèle à POL, publiera Ni toi, ni moi, un »polar psychique« sur l’amour et le désamour. »

          Mais le précédent livre de C.L. avait été refusé par Paul Otchakowski Laurens (POL), qui lui avait conseillé d’aller voir Léo Scheer. Chez qui il est sorti. Fdélité, ruptures, etc., le fond de commerce de Camille Laurens.

          Et si je peux me permettre une contribution, je glisserais « Courir dans les bois sans désemparer » de Sylvie Aymard, chez Maurice Nadeau, c’est un 1er livre.


          • Sam (---.---.116.120) 5 novembre 2006 20:58

            Désolé, je n’ai pas envie de lire.

            Tu fais des résumés de trois pages avec une ligne de critique.

            On ne sent pas vraiment les forces et les faiblesses d’un bouquin, filtrées puissamment par une critique argumentée.

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