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Salon de Mai : l’institution novatrice

 
Affiche du Salon de Mai
« Il ne suffit pas de rappeler le passé historique du Salon de Mai pour justifier sa présence aujourd’hui dans le champ distendu et mouvementé de l’art vivant » rappellent en préambule les membres du comité de cette 62e édition qui rassemble 126 artistes du 24 au 30 mai à l’espace Commines dans le 3e arrondissement de la capitale.
Créé en mai 1943, par le critique d’art Gaston Dielh, la première exposition intitulée « Jeunes Peintres de Tradition Française » se veut dès le départ une ode à la liberté. En pleine occupation, l’idée même de ce projet est un acte de protestation et d’insoumission face à l’occupant allemand et à ses auxiliaires français qui accusent publiquement les artistes d’être les tenants d’un art dégénéré « judéo-américano-maçonnique ». Baptisé sur la proposition de Jacques Despierre, « Salon de Mai » la première édition a lieu à la galerie Pierre Maurs, 3 avenue Matignon, du 29 mai au 29 juin 1945. Dès les années cinquante et pendant plusieurs décennies le Salon de Mai va devenir la manifestation la plus vivante de l’art contemporain. Au delà des grands noms qui vont bientôt s’y presser, Picasso, Matisse, Miro, Bacon, César, Soulages, la plupart des artistes qui y exposent ne sont pas encore connus. Les amateurs, les marchands et les critiques viennent du monde entier pour le visiter et y prendre la température des mouvements esthétiques. Le Salon ouvert à tous les courants plastiques et expressifs intègre en 1950 le musée d’art moderne de la ville de Paris qu’il occupera jusqu’en 1968. Puis il s’installe successivement à la Défense, à l’Espace Pierre Cardin ou sous les verrières du Grand Palais avant les grands travaux de rénovation. Après une longue période d’itinérance, le Salon de Mai est depuis plusieurs années l’invité de L’Espace Commines dans le 3e arrondissement. 
  Jean Anguera
Renouvellement permanent
 
Si la notoriété de ce rendez-vous annuel s’est quelque peu émoussée à partir des années quatre-vingt en raison de l’austérité du marché de l’art et de la restriction du champ des possibles, il n’en reste pas moins aujourd’hui un salon exigeant et toujours grand pourvoyeur de talents. Loin des paillettes d’une actualité fabriquée, les artistes de la nouvelle génération, cette année Dorothée Recker, Daniel Flammer pour la peinture exposent au contact de leurs aînés, les peintres Alexandra Pozzo di Borgo et François Cuau ou les sculpteurs Jean Anguera et Claude Abeille. Comme chaque année, le Salon de Mai distingue de jeunes créateurs émergents par l’attribution du prix Marin destiné à un artiste de moins de 40 ans, du prix Coubertin à un sculpteur, du prix du Salon de Mai et enfin du prix du 3e arrondissement qui accueille de nombreuses galeries. L’intérêt de l’événement tient justement dans la pureté des œuvres exposées qui ne sont pas constamment polluées par des installations parfois lassantes ou intellectuellement éphémères. Au Salon de Mai, les artistes sont présentés dans leur vérité créative avec pour seul souci la volonté d’un renouvellement permanent.
 
David RAYNAL
 
Site internet : http://www.salondemai.com
Dorothée Recker

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1 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 28 mai 2010 13:20

    Bonjour, David, et merci pour cet article sur le « Salon de mai », une manifestation méconnue qui mériterait une plus grande notoriété.

    Dommage que l’accès n’en soit, à ma connaissance, pas gratuit pour les étudiants et les chômeurs.

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