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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Sloterdijk, la Dianétique en bandoulière

Sloterdijk, la Dianétique en bandoulière

C’est avec un entrain non dissimulé que nous avons accueilli cet essai du placide philosophe d’Outre-Rhin, dont le titre comme son contenu s’avère pour le moins accessible, contrairement à certaines de ses productions (par exemple « Ni le soleil, ni la mort. Jeu de piste sous formes de dialogues avec Hans-Jürgen Heinrichs, Pauvert, 2003 ; Pluriel, 2004) abusant d’une terminologie gonflée aux néologismes de croissance parfois redondants. Le penseur émérite se propose durant 645 pages globalement limpides de brosser la perspective de nouvelles mutations afin de répondre à la crise mondiale désormais difficilement dissimulable par on ne sait quels artifices extatiques et oratoires. 

Nous nous attarderons uniquement sur un chapitre particulièrement problématique de cette « louable entreprise » de refondation éthique à vocation populaire. Il s’agit donc de ce passage qui se veut simple Bulle, abstraction structurelle au sein même de la Table des matières en n’héritant pas d’un numéro de chapitre, et s’intitule donc : « Transition : Les religions n’existent pas. De Pierre de Coubertin à L. Ron Hubbard. »

Quelle ne fut pas notre surprise de constater que sur trente quatre pages, l’auteur allemand fait montre d’une grande complaisance à l’égard de cette secte dont les activités criminelles sont régulièrement condamnées par différentes cours de Justice à travers le monde. Établissant un parallèle plutôt pertinent entre Pierre de Coubertin et Hubbard, fondateurs de religions ascétiques déspiritualisées, Peter Sloterdijk écrit :

« J’aimerais rendre ici hommage au fondateur de la « Dianétique » comme à l’un des grands éducateurs du XXe siècle, dans la mesure où il a accru de manière décisive nos connaissances sur la nature de la religion, bien que ce soit pour l’essentiel de manière involontaire. Il a mérité sa place au panthéon de la science et de la technique pour avoir réussi une expérience psychotechnique dont les résultats importants concernent l’ensemble de la culture. Après Hubbard, une chose est établie une fois pour toutes : la manière la plus efficace de montrer que la religion n’existe pas est d’en mettre une au monde soi-même. » p.141

Ce ton plus que laudateur laisse d’abord ébahi face à une pirouette que l’on pense parodiquement passagère et dont son oeuvre abonde, mais, bien que régulièrement piquetée de pointes ironiques assénées sans grande conviction (« L’art parmi les arts consiste depuis toujours, pour les plus grands charlatans, à distiller l’unique remède, la panacée, l’agent universel, que cela se fasse dans des alambics physiques ou moraux. » p.143), l’apologie à peine retenue se poursuit :

« Je montrerai dans les pages qui suivent comment le génie d’entrepreneur et de chicaneur littéraire qui caractérisait Lafayette Ron Hubbard a mis à profit le principe actif de la religion formelle, dans sa version la plus abstraite, pour la campagne de promotion d’un produit lancé en 1950 et baptisé « Dianétique », avant de le transformer un peu plus tard seulement, par le biais d’une remise à niveau religioïde, en « Église » scientologique. » p.142.

Il est donc question du génie littéraire (?) d’un gourou ayant à son actif quelques milliers de victimes, une placé méritée au panthéon (!) de la science et de la technique, d’une approche ingénieuse mais pas seulement, l’effusion dithyrambique se poursuit : 

« Au fond, la Dianétique ne signifie pas plus, dans un premier temps, qu’une variante simplifiée et technicisée des hypothèses fondamentales de la psychanalyse : elle remplace allègrement la distinction freudienne des systèmes ou des états de champ bw et ubw (bewusst/unbewusst, « conscient et inconscient ») par la distinction hubbardienne entre l’esprit analytique (avec sa banque de mémoire claire) et l’esprit actif (avec sa banque de mémoire pathologique). » p.145

Que la doctrine de la Dianétique ait joyeusement plagié sans vergogne les dogmes primitifs de la psychanalyse ne fait aucun doute, de là à établir une équivalence conceptuelle qualitative, cela constitue une autre paire de manches à enfiler avec beaucoup plus de retenue stylistique.

Il est important de noter l’absence de conditionnel dans les formulations et énoncés repris sans la moindre distanciation :

« Les procédures dianétiques n’ont d’autres missions que la fabrication de clarifié »(sic) p.145

Le harcèlement systématique des ex-membres est considéré comme le simple travestissement d’une tradition religieuse classique à l'égard des négateurs de Dieu, « Hubbard aurait mérité un prix Nobel » (p.150) et sa secte dans son traitement des apostats s’avère « hautement parodique » (p.150), voire coupable d'une « fâcheuse terreur psychique » (p.151).

Faut-il rappeler que ce harcèlement « fâcheux » conduit régulièrement au suicide ces ex-adeptes ou réfractaires subissant le prosélytisme démentiel de ces acharnés de la normalisation comportementale, ces nazis chasseurs de fumeurs et autres consommateurs de produits déviants ?

Plaçant Hubbard au même rang typologique que Sade et Raspoutine dans une perspective typologique assez sophiste, Sloterdijk touche plus juste quand il évoque un grand inspirateur du Gourou, à savoir Aleister Crowley, pourtant expert de la consommation de drogue et proposant une soupe syncrétique mélangeant un sous-nietzschéisme au matérialisme historique avec quelques gouttes de répugnante magie noire.

« Après la mort de Crowley, en 1947, Hubbard a dû croire que la place de celui-ci était vacante et attendait un digne successeur. » p.155

C’est possible, bien que rien ne l’atteste. Mais affirmer d’un écrivain de S.F. raté qu’il a fourni un éclairage précieux sur les conditions générales des créations de religion, le comparer à Bouddha, Lao Tseu, Jésus, Mohammed, Aristote, Kant, Schopenhauer, Freud, ou Bergson, c’est non seulement délirant mais dangereux car ce livre qui se présente simplement comme une méthode de développement personnel s‘adresse au grand public et est vendu comme tel.

Non Mr Sloterdijk, la liberté de l’esprit ne passe pas pas le totalitarisme sectaire, il n’y a pas de comportements légaux à réformer par la violence de conditionnements subliminaux, ou via un harcèlement collectif qui s’assimile plus à du lynchage organisé qu’à une réelle envie de progrès social, l’éthique à proposer à une société en crise ne peut se soumettre à une association de malfaiteurs et de déréglés mentaux jouant avec les lois et tentant d’influencer jusqu’au champ politique européen. L’ironie philosophique des cyniques et des sophistes en chambre doit se confronter à la dure réalité des faits : observer avec ravissement une organisation de psychopathes à l’oeuvre pour enrichir sa connaissance des mouvements religieux est non seulement éthiquement condamnable mais juridiquement discutable. Il est vrai que quand on élabore des « Règles pour un parc humain », la jonction avec cette organisation peut sembler couler de source. Il est bon de vérifier la qualité de cette dernière, certaines baignades s’avèrent parfois létales.

 

 Tu dois changer ta vie. Peter Sloterdijk. Libella Maren Sell, 2011, 654 p., 29 euros.


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16 réactions à cet article    


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    LES AVENTURES CRÉTINES DU PITHÉCANTHROPE CRASSANEL
     
    Épisode 10 : Le chat Schrödinger devient gourou
     
    Pour le chat Monod, il y avait autant de chance que survienne la vie dans l’Espace, que pour le valet pithécanthrope Crassanel de réciter les 10000 premières décimales de Pi. Aussi il fallait être fataliste et ne pas chercher la toute puissance de la technique. De toute façon le soleil finirait en grosse Baudruche rosée, comme le chef ignare des soumis qui se piquait de philo, et la Terre, champ de bataille, au final serait détruite, donc pas la peine de s’exciter .... Pour son frère Jonas, au vu de la toute puissance transhumaniste il ne fallait pas risquer la cata (comme avec le nucléaire, la peur de la larve)... en fait de ne pas risquer de ne plus être des bonobobos... En fait, pour les pieux naturalistes bonobobo verts, la Terre était sacrée, un panthéisme pithécanthrope. Et pour les autres théologiens plus classiques, c’était l’homme, création de Dieu, qui était sacré ; Les humanistes, une version moderne du prêtre stinerien, croyaient que l’homme était leur propre création, et leur bobo indépassable dans le droitdelhommisme ... et d’ailleurs eux seuls savaient le Juste, le troupeau de gueux était crétin tautologiquement. Bref des trouillards où des obscurantistes snobinards.
     
    Aussi le chat Schrödinger inventa une religion, la théodicée du Cyborg, spécialement pour les gueux.
     
    « La douleur est dans l’ombre du pithécanthrope. » Maître Schrödinger, Épître aux gueux.
     
    Bobo ne croyait pas au substrat immatériel du chat Aspect, aussi sa morale était posée sur ce vide même. La dissection biologique et physicienne du Pithécanthrope dit tout du tas de viande. Les mots ronflants, ronronnant, des bonobobo crétins, ces termes sécularisés dans la raison, empathie, peuple, identité, universalisme étaient donc dorénavant vide de sens et de justification transcendantale, juste branlette, exhibition de sa dévotion au « dit » convivial cher à Capital, au consensus du Marché, au statu quo des libidineux. Le chat Kant était mort depuis longtemps, et le champ technique, dernier territoire élyséen, après les terres brûlées de la théologie, de la politique et du social, était libre pour une nouvelle religion.
     
    Ainsi naquit le cyborg chat. L’œil était revenu dans la tombe du narcissique ultime, il le regarda amusé et lui dit :
     
    « Dieu a mis en toi la Volonté de Puissance. Aussi es tu libre de changer d’espèce, d’abandonner bonobobo ver à la contingence de la Nature des mortels et aux moustiques. Et si les gardiens du Temple, s’arrogeant le terme de savant, te disent qu’eux savent ce qu’est l’Homme, réponds leurs que tu ne veux plus être ce poulet déplumé... mais un cyborg métallique et froid dans sa toute puissance, sans compassion, sans pitié à donner où recevoir, bref sans droit de l’homme . »
     
    ’Le serpent de la connaissance’ Maître chat Schrödinger


    • astus astus 18 février 12:48

      Bonjour,

      Je crains que vous ne fassiez un contresens complet sur les citations que vous donnez vous-même : « Après Hubbard, une chose est établie une fois pour toutes : la manière la plus efficace de montrer que la religion n’existe pas est d’en mettre une au monde soi-même. » p.141
      Je ne vois d’ailleurs pas bien en quoi son ton est laudateur quand il écrit, je vous cite à nouveau, : « sa secte dans son traitement des apostats s’avère « hautement parodique  » (p.150), voire coupable d’une « fâcheuse terreur psychique » (p.151).
      Car il est bien question d’une secte, et de terreur psychique exercée sur les adeptes de cette prétendue religion et de rien d’autre. Cela est sans ambiguïté. D’ailleurs personne ne peut douter, quand on connait ses commentaires sur le fait religieux, et sa généalogie pour le moins bizarre qu’il analyse avec une rare claivoyance notamment dans « Après nous le déluge », que Peter Sloterdjik n’est pas un défenseur des religions en général, et sûrement pas de la dianétique, en particulier. Mais il est vrai que cet auteur manie parfois un humour au deuxième degré et que sa pensée est complexe, voire parfois embrouillée. Mais naturellement je partage votre point de vue sur les sectes, notamment celle-là, qu’il faut combattre avec fermeté.
      Cordialement


      • astus astus 18 février 12:50

        @astus
        Bon je vois que la baudruche qui a beaucoup bobo a encore frappé...


      • Claire29 Claire29 18 février 15:53
        La Dianétique a été un best-seller à sa sortie en 1950.
        Les millions de personnes qui l’ont lue ne sont pas tous devenus scientologues,mais le plus grand nombre savent ce qu’ils doivent à son auteur.
        Pourquoi mépriser et insulter des personnes qui ont trouvé dans la Dianétique et dans la Scientologie des réponses à leurs questions ?
        Si les découvertes de Ron Hubbard sur le mental et l’esprit étaient insignifiantes et sans valeur,personne ne leur accorderait la moindre attention et il y a longtemps que la Dianétique serait tombée dans l’oubli !
        Quels intérêts se cachent derrière toutes ces attaques plus de 65 ans après la sortie de la Dianétique ?
        Une partie de la réponse se trouve sans doute dans le bilan catastrophique de la psychiatrie que nous découvrons dans une vidéo :

        La Scientologie c’est plus de 10 000 oeuvres et l’enregistrement de 3000 conférences sur la Dianétique et la Scientologie qu’on ne peut réduire aux « témoignages » de militants anti-scientologues professionnels qui ont besoin de désigner des boucs émissaires pour justifier leurs erreurs et leurs échecs !
        Quand on prend la peine d’étudier la Scientologie,de comprendre et d’appliquer ses principes de façon autodéterminée,en gardant son intégrité,on se débrouille bien mieux dans la vie,on comprend mieux ses semblables et on peut les aider car la Scientologie a des outils efficaces pour résoudre les problèmes de la société !

        Andrew Gason explique dans une conférence comment le cours de Scientologie « Valeurs personnelles et intégrité » l’a aidé à sortir de son passé criminel en Nouvelle-Zélande !
        ( Comment la scientologie a changé la vie de Andrew Gason )

        Ron Hubbard,fondateur de la Scientologie,a reçu plus de 5000 prix et reconnaissances pour son influence positive à travers le monde !
         
        « Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance
         et la stupidité consciencieuse. "
         
        Martin Luther King





        • astus astus 18 février 17:37

          @Claire29

          Mais chère Madame personne ici ne méprise ou insulte des personnes qui ont trouvé dans la Dianétique et dans la Scientologie des réponses à leurs questions... Critiquer une secte dont les abus ont été pointés dans de très nombreux pays, dont la France, même si d’autres les tolèrent, n’implique pas du tout une critique de ses adeptes, mais du système idéologique, ce qui n’est pas du tout la même chose car la critique d’une religion ne se confond pas avec celle de ses fidèles. 
          Quant à prétendre contester la psychiatrie avec cette vidéo douteuse trouvée sur youtube, c’est tout simplement navrant de pauvreté d’arguments. Mais je n’ai naturellement pas la prétention de penser que cela peut modifier votre avis en quoi que ce soit tant les croyances semblent toujours plus puissantes que la raison chez de nombreuses personnes, particulièrement sur Agoravox.
          Bien à vous.

        • Claire29 Claire29 18 février 23:10

          @astus


          Comme c’est bizarre,quand je lis les critiques de la Scientologie ci-dessous faites par des sociologues des religions,je n’ai pas le sentiment d’être insultée et méprisée,savez-vous pourquoi ?
          parce qu’ils en ont une compréhension qui évite les caricatures ainsi que l’incitation à la haine et à l’intolérance contrairement à ceux qui vont fouiller dans les poubelles d’internet pour faire de la propagande pousse-au-crime !

          « Ron Hubbard et ses disciples poussent très loin la rationalité instrumentale au service d’une voie mystique d’une transformation de soi et d’une transformation du monde. C’est sans doute pour cette raison qu’elle apparaît comme particulière au sein des religions ». Régis Dericquebourg, maître de conférences en sociologie des religions, université de Lille III, Lille, France.
           « Il est clair pour moi que la Scientologie est une religion véritable et qu’elle devrait être considérée comme telle ». Bryan Wilson, professeur honoraire, université d’Oxford, Angleterre."
           « Il résulte de l’examen de la religion scientologique que celle-ci répond aux critères d’une religion […] a) La Scientologie comprend un corps de doctrine qu’elle partage d’ailleurs avec d’autres religions […] b) La Scientologie comporte un culte régulier qui célèbre aussi les grands évènements de la vie humaine […]
          c) […] Elle dispose d’un code d’éthique comme l’Eglise catholique romaine dispose d’un droit canon […] Pour ces trois raisons qui tiennent à la nature propre de la Scientologie, celle-ci constitue véritablement une religion. ». Jacques Robert, professeur émérite de droit public et président honoraire de l’université de Paris II, ancien membre du Conseil constitutionnel. 
          « Exclure de la liste des religions, sous prétexte qu’elle est par trop présente au monde moderne, la seule Église de Scientologie, ce serait en faire un bouc émissaire […] Étant désormais hors de doute que l’Église de Scientologie est une religion, il paraît logique et juste de lui appliquer le régime des droits qui est applicable à toutes les religions […] ». Jean Carbonnier, professeur émérite de l’université de droit de Paris, ancien doyen de la faculté.


        • gaijin gaijin 19 février 10:17

          @Claire29
          " Si les découvertes de Ron Hubbard sur le mental et l’esprit étaient insignifiantes et sans valeur,personne ne leur accorderait la moindre attention et il y a longtemps que la Dianétique serait tombée dans l’oubli ! "

          si l’achat du dernier machin phone ne rendait pas les gens heureux ils ne se précipiteraient pas pour l’acheter n’est ce pas ?
          si les machins burgers n’était pas des repas bons sains et nutritifs il n’y en aurait pas partout dans le monde .....
          et comme il y a plus d’adeptes du chichon que de la scientologie vous devriez vous y mettre
          ( ou a autre chose qui vous aide a repérer les biais cognitifs et les manipulations mentales je vous conseille la sémantique générale .................)
          voilà voilà
          j’ai lu la dianétique il y a longtemps et j’ai effectivement trouvé que ça ne cassait pas trois pattes a un canard le reste c’est une grosse machine a biseness démontrant que la seule vraie religion c’est le pognon mais rien de nouveau sous le soleil


        • Claire29 Claire29 19 février 10:46

          @gaijin
          Toutes mes félicitations,vous avez bien fait de ne pas persister dans l’étude de la Scientologie qui exige un peu d’humilité et beaucoup d’intégrité !



        • gaijin gaijin 19 février 10:59

          @Claire29
          je n’aime pas l’humilité qui est le masque de tous les tartuffes : essayer se se montrer moins grand que l’on pense être .....je lui préfère la lucidité car si grand que l’on se croit on n’est jamais assis plus haut que son cul .....ainsi en est il de ron hubbard comme de tout fondateur de religion ........
          quand a l’intégrité ne vous en faites pas si ça se vendait je serais riche en tout cas je ne confond pas débat et attaques sur la personne ......en dépit de votre pseudo vous êtes loin d’être claire smiley smiley
          get it ?


        • Claire29 Claire29 19 février 12:59

          @gaijin

          L’intégrité personnelle,« c’est avoir le courage de savoir et de dire ce que vous avez observé » voici un exemple de ce que des personnes intègres observent et ont le courage de dire :
          Des étudiants participent à un événement de trois jours au Centre communautaire Harlem de l’Église de Scientologie où ils vont acquérir des compétences techniques tout en exprimant leur désir profond d’un monde meilleur.

          Le Centre communautaire de Harlem de l’Église de Scientologie a organisé un « Code de rentrée scolaire » en janvier pour les élèves âgés de 13 à 18 ans. Le Code-a-Thon est un programme de 48 heures de We Connect The Dots (Nous relions les points), un organisme à but non lucratif dont la mission est d’impliquer et d’habiliter les étudiants en sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques…

          We Connect The Dots décrit le programme ainsi : « En formant diverses équipes et en les reliant les unes aux autres, les étudiants ont travaillé à explorer les enjeux mondiaux et à créer un site Web fonctionnel qui offrait une solution à un problème humain. Ce week-end, ce n’était pas seulement apprendre à coder, mais aussi apprendre à travailler en équipe, résoudre des problèmes complexes, collaborer, communiquer à travers les fuseaux horaires et les cultures, et surtout rencontrer de nouveaux amis et s’amuser tout en apprenant. »

          Les équipes participant au Code-a-Thon annuel se sont réunies dans cinq endroits : le Centre communautaire Harlem de l’Église de Scientologie, l’École secondaire St. Joseph à Brooklyn, New York, Penn Wood Middle School à Darby, en Pennsylvanie, Iluka Resources Ltd. à Perth, en Australie, et le magasin phare de Microsoft sur la cinquième avenue dans Midtown Manhattan.

          Les équipes ont communiqué avec ceux qui se sont réunis dans les autres endroits grâce à la vidéo conférence et ont partagé leur expérience grâce à des webcasts.

          Lors de sa visite, le président de l’arrondissement de Manhattan, Gale Brewer, a félicité les étudiants pour leur travail acharné pour acquérir des compétences en développement Web et pour leurs réalisations dont celle de créer un site Web. Ce site présentait des solutions pour un problème social urgent.

          L’équipe gagnante de Harlem a créé un site Web présentant des solutions à la violence armée. Pour avoir remporté le premier prix, ils ont reçu un ordinateur portable Microsoft PRO. D’autres équipes ont créé des sites Web pour sauver les récifs coralliens et mettre fin à la pauvreté. Tous les élèves qui ont participé ont reçu des prix, dispositifs d’écoute high-tech ou des certificats-cadeaux.

          L’équipe de Harlem était dirigée par Alvin Rogers, PDG de la société sans but lucratif Phattime, Inc. et un instructeur de technologie collégiale, connu pour son fort engagement à aider les étudiants à réussir. Mr Rogers a déclaré : « Les étudiants étaient engagés. Nous avons eu 17 participants et nous voulons doubler ce nombre la prochaine fois. Je suis technologue. Je veux que nos enfants aient ces compétences. Je pense que c’est important pour notre avenir. »

          Chacun des étudiants à Harlem a reçu une copie du Chemin du bonheur, un code moral de bon sens écrit par l’auteur, fondateur de la Scientologie, L. Ron Hubbard. Dans le précepte 17 du Chemin du bonheur, M. Hubbard a souligné : « À une époque de machines complexes et de machines et de véhicules à grande vitesse, la survie et celle de la famille et des amis dépendent en grande partie de la compétence générale des autres… Dans la mesure où un homme est compétent, il survit. Au degré où il est incompétent, il périt. »

          L’Église de Scientologie idéale de Harlem a également un centre communautaire servant de terrain de rencontre des différentes collectivités qui mobilisent leurs efforts pour apporter de l’aide à la société.


        • Jean Keim Jean Keim 19 février 08:21

          La scientologie que je connais un peu est avant tout une entreprise à but lucratif, si vous avez compris cela et que vous y adhérez alors vous êtes scientologue.

          Je suis allé les voir à Paris par curiosité et tout de suite il vous font comprendre que si vous avez de l’argent vous êtes certain d’arriver aux plus hautes réalisations spirituelles, faut-il rajouter autre chose ?

          • Claire29 Claire29 19 février 10:23

            @Jean Keim

            Celui qui entre dans une mosquée par « curiosité » et parle avec un musulman,peut dire aussi qu’il connaît « un peu » l’Islam,il serait plus honnête de dire qu’il ne connaît rien de l’Islam !
            « ...tout de suite ils vous font comprendre etc... »ce que vous dites là est faux comme cet article !
            On voit tous les jours sur la planète les conséquences dramatiques de ce genre de propagande qui répand la haine et l’intolérance contre des individus ou des groupes désignés à la vindicte populaire par des ignorants stupides et prétentieux !

            Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance.
            Proverbe chinois 

          • Jean Keim Jean Keim 19 février 11:36

            @Claire29
            J’expose des faits et rien d’autre, la scientologie est une entreprise qui conditionne ses adeptes avec des techniques très au point, si vous êtes une disciple, prenez le temps de faire le calcul de ce qu’elle vous a déjà ponctionnée, posez-vous la question de savoir si vous pouvez sérieusement évoluer dans ses rangs sans ressources financières, et diriez-vous que grâce à elle vous avez appris à penser librement.


          • Claire29 Claire29 19 février 12:12

            @Jean Keim
            Voilà à quoi sert l’argent des scientologues,il est mieux employé que celui que l’Etat nous ponctionne,j’expose des faits :


            Avec de jeunes enfants de 9 ans dépendant des drogues, les habitants de la ville de Heidedal, en Afrique du Sud, se sont rassemblés pour créer une ville sans drogue.

            Un habitant, Gregory Werner a été nommé Heidedaller 2016 pour son travail remarquable : il a réalisé une campagne d’information sur La vérité sur la drogue en janvier 2017, avec l’objectif de sauver des vies.

            « Les enfants de 9 ans sont déjà des toxicomanes », explique Werner. De plus, la police signale une augmentation de la criminalité liée à la drogue de 2005 à 2016 (de près de 10 fois supérieure).

            Cherchant une manière de s’attaquer à ce problème, Werner a contacté la Fondation pour une Afrique sans drogue à Tschwane (Pretoria) et a organisé un week-end d’activités de prévention de la drogue pour un impact maximum.

            Il a formé le Comité local d’action antidrogue de Heidedal et a été rejoint par de responsables locaux. 2 400 brochures La vérité sur la drogue ont été distribués par des bénévoles. Les écoles, les églises, les entreprises, les parents et les groupes sociaux ont signé pour faire partie de la campagne.

            La campagne La vérité sur la drogue a été présentée lors d’une conférence au Norman Doubell Hall devant 800 personnes. Et au final, des conférences sur l’éducation des dangers des drogues ont été données à quelques 1 300 élèves d’une école primaire.

            Plus de la moitié de la population de la ville a été touchée par le message de la campagne.

            La Fondation pour un monde sans drogue est l’un des programmes humanitaires soutenus par les scientologues et l’Église de Scientologie. La documentation sur La vérité sur la drogue est disponible pour tous ceux qui souhaitent en avoir. Dans sa recherche, le fondateur de la Scientologie, L. Ron Hubbard, a découvert que « L’élément le plus destructeur dans notre culture actuelle est la drogue ».


          • Jean Keim Jean Keim 19 février 13:42

            @Claire29
            Si je vous lis bien, toujours du travail d’information... dire que la drogue est un fléau est une bonne chose mais qui le dit n’est pas pour autant anodin.

            Pourquoi avons-nous besoin de drogues chimiques... ou mentales ? Qu’en disent les scientologues ? Ils ne vont pas remette en cause leur fond de commerce.

          • Agg Agg 2 mars 22:47

            Je vois bien des points problématiques dans cet article :

            - D’abord l’auteur n’a pas pris la peine de définir le terme de « secte », qu’il applique comme allant de soi à la scientologie, avec toute la charge négative qu’implique un tel usage et alors même qu’il n’existe en France aucune définition juridique dudit terme et que par ailleurs les sociologues des religions ont renoncé à en fournir une, par absence de critères spécifiques. On tiendra bien volontiers à disposition de l’auteur les références sur la question.

            - Ensuite l’auteur nous parle d’activités criminelles, comme si c’était un travers propre à la scientologie et surtout comme si seules ces activités criminelles caractérisaient la scientologie, occultant au passage les divers programmes humanitaires que ce mouvement déploie à travers le monde. Ce serait un peu comme réduire l’Eglise catholique à ses prêtres pédophiles ou ses activités mafieuses (IOR...).

            - L’auteur décrits les faits dans une logique systématique de disqualification : ainsi Hubbard aurait-il « plagié » Freud. Pourquoi ne pas dire plus simplement, comme le fait Sloterdijk, qu’Hubbard s’inspire de Freud, comme n’importe quel chercheur ? Dira-t-on que Freud a « plagié » Moll parce qu’il reprend ses travaux sur la sexualité infantile et jusqu’au vocable de « libido » ? De même, pourquoi faire d’Hubbard un « écrivain raté de SF » quand il était régulièrement publié dans le « pulp » Astounding Science-Fiction, inspirant par la suite des auteurs comme Van Vogt et Campbell ?

            - L’auteur semble accorder un crédit illimité aux témoignages des apostats, au mépris même des travaux savants sur la question et sans jamais mettre ces témoignages en regard avec ceux des fidèles : où est l’objectivité ?

            - L’auteur évoque des « conditionnements subliminaux », là encore sans avoir semble-t-il connaissance des recherches sur le sujet, qui mettent quelque peu à mal toutes les théories sensationnalistes sur le « lavage de cerveau » (une pensée pour Ted Patrick) ou la « manipulation mentale ».

            Bref, un article profondément lacunaire, dont le ton de petit inquisiteur n’impressionnera que ceux qui ne maîtrise pas le sujet. 

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