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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Splendour » de Nathalie Wood à Elsa Zylberstein

« Splendour » de Nathalie Wood à Elsa Zylberstein

De « Ring » au Petit Saint-Martin à « Splendour » au Petit théâtre de Paris, il y a Catherine Schaub, la metteuse en scène du couple moderne, vu du côté combat de boxe sans concession.

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SPLENDOUR
photo © Céline Nieszawer

Là-bas, il y avait Audrey Dana en performeuse jusqu’au boutiste, ici il y a Elsa Zylberstein en séductrice assumée.

Là-bas, il y avait un partenaire masculin cultivant la tempête intime à son haut niveau du chacun pour soi, ici il n’y a qu’Elsa jouant tous les rôles depuis celui de Nathalie Wood jusqu’à ceux qui croisèrent sa destinée en cette nuit de noyade du 29 nov. 1981 demeurant inexpliquée !

Cependant Nathalie Wood, c’est d’abord et avant tout La mythique « Maria » de West Side Story tombant amoureuse de « Tony » le chef de bande des « Jets ».

Comment concevoir que cette très jolie jeune femme y incarnant à l’écran un idéal de perfection en phase avec les sixties débutantes puisse de l’autre côté du miroir intime y apparaître comme le symbole d’une vie privée émaillée de dépression, de scandales & de drogues, style Hollywood Studios ou autre mauvaise fréquentation ?

Ainsi, plus proche d’une image originelle « clean » façon Jackie Kennedy, plutôt que d’une diva manière Marylin Monroe, Nathalie Wood pourrait aisément faire figure d’égérie de l’inconscient collectif.

Toutefois, en assistant à Splendour, il apparaît difficile pour le spectateur de synthétiser en une seule figure mentale « Maria », Nathalie Wood & Elsa Zylberstein.

Et s’il devait le faire, ce serait non sans réticence et uniquement pour donner du sens et de la gratification au superbe one woman show qu' Elsa Zylberstein développe crânement durant 75 minutes en salle Réjane.

Ce culot, gage d’une confiance en soi portée délibérément dans la sensualité, permet à la comédienne d’afficher des postures psychologiques, physiques et même métaphysiques, osées voire provocatrices comme autant de signes d’une volonté exacerbée de plaire et de fasciner.

Cependant, sombrant dans le grand bleu par paliers d’enivrement irréversibles, c’est en remontant cette chute abyssale que l’auteur Géraldine Maillet donne l’opportunité à son héroïne d’en revivre les moments clefs afin, peut-être, de discerner l’instant fatal où le destin aura définitivement basculé à son détriment.

Oui, Nathalie Wood demeure une figure mythique universelle, Oui, Elsa Zylberstein est une superbe comédienne qui traverse allègrement l’écran du surmoi ; alors peuvent-elles, de manière crédible, le temps de la représentation théâtrale, se fondre en une entité emblématique pour se découvrir l’une à l’autre sous le regard du public ?

photo © Céline Nieszawer

SPLENDOUR - **.. Theothea.com - de Géraldine Maillet - mise en scène Catherine Schaub - avec Elsa Zylberstein - Théâtre de Paris / salle Réjane 

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SPLENDOUR
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