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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Spotlight » de Tom McCarthy. Du cinéma comme on l’aime

« Spotlight » de Tom McCarthy. Du cinéma comme on l’aime

L’histoire :

Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révélera que L’Eglise Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier.

« Spotlight », c’est juste un quatuor de journalistes d’investigation du journal « Le Globe de Boston » .

Un tout nouveau rédacteur en chef juif débarque au journal. On est au début des années 2000, la presse est malade, et on se demande si le nouveau boss ne va pas supprimer du personnel.

Alors que l’équipe de Spotlight est elle aussi inquiète, le nouveau rédacteur va vite leur confier une mission, enquêter sur un prêtre pédophile.

On voit notre petit groupe partir à la pêche aux informations. Très vite nos enquêteurs se rendent compte que le mal est bien plus étendu que ce qu’ils auraient pu imaginer.

images

Au niveau de la mise en scène, Spotlight n’a rien d’original. C’est un vrai film à l’ancienne, mais c’est surement voulu de la part du réalisateur. Ce classicisme nous oblige à se concentrer sur l’essentiel. Il n’est pas question de s’attarder sur la technique ou un esthétisme trop soigné, car il faut avant tout ne rien rater de cette minutieuse enquête. Il est parfois si bon de revenir à l’essentiel, ou le fond l’emporte largement sur la forme, ou l’histoire est l’enjeu primordial.

Les journalistes travaillent à l’ancienne. Ils vont voir des témoins, des victimes, ils prennent des notes, passent des coups de fils,ils recoupent, ils vérifient. Tout cela n’a pas l’air très spectaculaire, mais on est vraiment tenu en haleine, un vrai suspense s’installe. Evidemment, au fil de leurs investigations ils subissent des revers, des pressions , des tentatives d’intimidation aussi. Mais là encore, on n’en fait pas trop. On n’est pas dans un thriller où les témoins clefs et les enquêteurs sont victimes d’accidents suspects, ou l’ on voit leurs voitures exploser. Les menaces sont plus softs, on dit juste à un journaliste qui est un enfant de la ville de Boston, qu’il aura bien du mal à y vivre une fois cette histoire terminée.

C’est le cinéma américain comme on l’aime. Celui qui enquête, qui nous fait réfléchir, qui nous met en colère, qui dénonce les injustices.

Bien sur c’est parfois complexe, mais ce film est un bel éloge du journalisme d’investigation comme on a pu l’admirer dans le passé avec des films comme « Les hommes du président ».

Et puis l’interprétation est en tout point remarquable . Après son Oscar dans Birdman, Michael Keaton confirme ici qu’il est bien un très grand acteur. Je retiendrai également la performance de Mark Ruffalo, cet excellent acteur que j’avais déjà remarqué dans Zodiac et Foxcatcher.

Précisons que la ville de Boston, très irlandaise, est ultra catholique, et que par conséquent ce n’est tout à fait un hasard si le tout premier grand scandale de pédophilie dans l’Eglise catholique à été révélé là bas.


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