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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Sur l’identité des Égyptiens anciens

Sur l’identité des Égyptiens anciens

Après la recrudescence de vidéos, articles et autre affirmant que l'Egypte antique était noire, j'ai décidé modestement d'y porter un jugement critique et d'analyser point par point les arguments avancés par les afrocentristes.

Je vais méthodologiquement souligner la fausseté de leur message, leur absence de recul en écrasant leur théorie biaisée qu'ils ont l'air de tenir pour axiome.
Je ne vais m'attarder ici que sur le plan de l'Egypte antique noire et non sur l'amplification de l'apport africain au monde occidental et notamment de la Grèce antique, la théorie de Martin Bernal ( Black Athena ) est suffisamment ridicule pour que j'y apporte plus de crédit comme ça ( cf https://www.youtube.com/watch?v=DIe-zP2kUck ).

Nombreuses sont les personnes qui finissent par acquiescer totalement et d'autres partiellement en émettant certes quelques réserves mais en négociant pathétiquement la chose en affirmant qu'ils étaient plutôt métis ( ce qui veut tout et rien dire en même temps ).

"Il n'est pas difficile de tuer la vérité. Un mensonge bien présenté reste immortel"
Mark Twain (1835-1910)

Je vais donc procéder par chapitres successifs en reprenant systématiquement l'appareillage et le logiciel afrocentriste et les différents plans sur lesquels ils s'attardent et qu'ils avancent pour étayer leurs absurdités à savoir :

1) La linguistique
2) La génétique
3) L'anthropologie physique
4) Les représentations artistiques
5) Les témoignages historiques

CHAPITRE I : DE DIOP A OBENGA , UNE ESCROQUERIE LINGUISTIQUE QUI PERDURE

Théophile Obenga est un égyptologue et linguiste congolais, en reprenant le travail du Cheikh Anta Diop sur le plan linguistique, il a fondé la théorie linguistique du "négro-égyptien".
Evidemment cette théorie n'a strictement aucun poids au sein de la communauté des linguistiques. (1)

Analysons ensemble une des pièces maîtresses de leur argumentaire ( en effet il serait beaucoup trop chronophage d'analyser la totalité de leurs publications ) à savoir l'origine des langues fangs. (2)

L'expansion fang est un exemple typique d'expansion de population assez bien documentée dans la zone du Cameroun et du Gabon. Et même si l'origine géographique précise de cette migration est encore sujette à débat , la plupart des spécialistes s'accordent à dire, que c'est un groupe de bantous qui a quitté la région de Yaoundé (probablement pas le point départ de cette migration) en se déplaçant vers le sud.
Les proto-Fangs,ont également envahi la zone du Gabon, leur expansion est le résultat d'une vague, peut-être déclenchée ou catalysée par les invasions incessantes de locuteurs non bantous en provenance de régions plus au Nord (Dja, Ivindo, Woleu-Ntem), qui a été intensifiée au cours du 17ème siècle et a prise fin seulement dans la première moitié du siècle dernier.

Une théorie élaborée par le révérend Henri Trilles dans le début du XXe siècle revendique une origine égyptienne de la population fang, pour ce qui est de sa langue et sa culture, sur la base des aspects d'une partie de sa tradition orale (le « Mvet ') et plusieurs arguments faisant référence à des traits linguistiques, culturelles et physiques (c'est à dire phénotypique). Selon les adhérents de cette théorie, les plateaux du Bahr-el-Ghazal (Haute-Nil, Kenya / Ouganda / zone Soudan) doivent être considérés comme le berceau probable de la communauté ancestrale des Fangs.

Cette théorie, qui est construite sur une série de parallèles spéculatifs et souvent aléatoires, fondée à l'origine par les explorateurs du XIXème siècle (Paul du Chaillu, marquis de Compiègne) et des anthropologues et des missionnaires chrétiens, souffre de faiblesses méthodologiques et théoriques graves, elle est devenue très populaire, en particulier parmi les chercheurs d'Afrique noire, mais également parmi les non-chercheurs : au Gabon, c'est une croyance communément partagée que les Fangs ainsi que leur langue, ne sont pas d'origine bantoue.

La théorie prend souvent une forte dimension idéologique, ils accusent les égyptologues blancs de falsification de l'histoire. Cheikh Anta Diop (1979, 1981, 1993) et Théophile Obenga (1985, 1993) sont les principaux représentants de cette école de pensée. (Voir également Ropivia 1981 et Biyogo 2000, 2002.)

Des réclamations similaires ont été revendiquées pour d'autres populations de langue bantoue (cf. Basaa, Mboshi). Quant à l'aspect linguistique, la théorie dans sa version la plus forte affirme que toutes les langues négro-africaines descendent de l'ancien égyptien, alors que selon une version plus faible, seulement quelques unes d'entre elles le sont réellement, le fang étant l'une de ces langues.

Guthrie (1948, 1967-1971), Hombert et al. (1989) et, plus récemment, Medjo Mvé (1997) ont montré sans ambiguïté que le dialecte fang, en dépit de plusieurs aspects plutôt inhabituelles en surface (par exemple, des syllabes essentiellement fermées), présente toutes les caractéristiques d'une langue bantoue. Il n'y a absolument aucune preuve d'un substrat non-bantou. Le lexique linguistique du fang peut être directement lié aux reconstructions Proto-Bantu (Guthrie 1967 à 1971), par le biais de correspondances sonores régulières (voyelles, consonnes, tons).

Les parallèles structurels présumés (essentiellement des correspondances sonores) entre les anciennes langues africaines tels que le Fang, le Basaa et l’égyptien n'ont aucun fondement scientifique. Ils ne sont que non systématiques, choisis au hasard, ce sont des similitudes fortuites. En outre, les similitudes typologiques ne prouvent pas l'affiliation.

Aujourd'hui, de nombreux anthropologues culturels (par exemple Bekombo-Priso & Laburthe-Tolra 1981) considèrent également la théorie « Out-of-Egypt" comme étant improbable. Aucun des traits culturels allégués peuvent être considérés comme spécifiquement égyptien ( ancien ) ou même afroasiatique. Les analyses de variations de l'ADNmt sur les populations gabonaises et camerounaises ne semblent pas soutenir une origine non-bantoue. (3)

Un autre exemple de falsification qui revient de manière systématique dans l'argumentaire afrocentriste, c'est la traduction erronée de "Kemet" en la terre des Noirs (4)

C'était d'ailleurs un des arguments principaux qu'on retrouvait sur Africamaat (site afrocentriste), c'est à dire que les Égyptiens anciens appelaient leur pays non pas l’Egypte mais : KMT, c’est à dire, KEMET (vocalisation). C’est effectivement le cas, mais il y a désaccord avec la traduction traditionnelle de ce terme. Officiellement, c’est : la TERRE NOIRE, dans leur site ils interprètent ce mot comme la TERRE DES NOIRS. (5)

KMT s’écrie ainsi :

http://www.noelshack.com/2015-08-1424264608-kemet.gif

  • Le "T" est le petit pain au-dessus de "niwt", il est la marque du féminin.
  • K, c’est le signe à gauche, un "tas de charbon brûlant", le signe pour la couleur noire.
  • M, c’est la chouette
  • niwt, le cercle, représente la ville, la nation, la terre , etc.
  • Le charbon plus la chouette signifient "être noir".

Donc les égyptologues traduisent généralement ce mot par « la terre noire », en référence à la bande de terre rendue fertile par le limon noir déposé par la crue annuelle du Nil, artère vitale de la civilisation de l'Égypte antique.
L'interprétation des afrocentristes n'est pas attestée dans les ouvrages de référence et est qualifiée d'insolite. (6)

Donc nous avons pu voir jusqu'à présent que l'argument linguistique de Diop ( dont les travaux ont été repris par Obenga entre autres ) comporte deux volets. D'une part, il essaie de prouver que l'égyptien ancien n'appartient pas à la famille afroasiatique. D'autre part, il tente d'établir positivement la parenté génétique de l'égyptien ancien avec les langues négro-africaines contemporaines. (7)

Mais que dit réellement la linguistique comparée moderne ? Voyons voir

L'Egyptien appartient indubitablement à la famille linguistique afroasiatique. Parmi les caractéristiques typologiques de l’égyptien qui sont typiquement afroasiatiques, il y a : la morphologie fusionnelle, les racines lexicales consonantiques, une série de consonances emphatiques, un système à trois voyelle /a i u/, suffixe féminin nominal *-à, nominale m, adjectivale *-i.) . (8)

De toutes les branches afroasiatiques, l’égyptien montre le plus d'affinités avec la branche sémitique et la branche berbère et est beaucoup plus distant de la branche couchitique et tchadique (9)

Le terme d'Urheimat afroasiatique ( Urheimat signifie foyer originel en allemand ) se réfère à l'hypothétique endroit où les locuteurs du proto-afroastaique vivaient dans une seule communauté linguistique.
Il n y a pas consensus sur quand et où ce Urheimat a existé, bien que l'on pense que le proto-afroasiatique a trouvé origine quelque part dans la zone entre le Sahara oriental et la Corne de l'Afrique incluant l'Egypte , l'Ethiopie et le Soudan.(10)

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424282167-793px-expansion-of-afroasiatic-svg2.png

Voici les différentes classifications proposées par les plus grands spécialistes

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424283303-afroasiatique-sbudivision.png (11)

CHAPITRE II : QUE DIT LA GÉNÉTIQUE SUR LA QUESTION EGYPTIENNE ?

Dans ce chapitre nous réfléchirons sur deux axes, à savoir d'un coté ce que dit la génétique et d'un autre coté ce que disent les afrocentristes.

Génétique

Tout d'abord, il est très important de comprendre que les analyses sur les anciens Égyptiens sont très difficiles à effectuer sachant que la contamination et l’intrusion de microbes lors des manipulations créent des obstacles à la récupération de l'ADN des anciens Égyptiens ( souvent des momies ).(12)

En conséquence, la plupart des études concernant les tests ADN ont été réalisées sur les populations égyptiennes modernes avec l'intention de connaitre les différentes influences des migrations historiques sur la population de l'Egypte.(13)(14)(15)(16)

Les analyses sur le groupe sanguin et l’échantillonnage d'ADN sur les momies égyptiennes ont donné très peu de résultats. Toutefois, nous avons quand même trouvé que dans la plupart des cas, la fréquence des groupes sanguins ABO des différentes dynasties étaient similaires aux Égyptiens modernes et dans une moindre mesure similaire aux Haratins du Nord. (17)

La répartition des groupes sanguins ABO montre que les Égyptiens forment un groupe voisin avec celui des populations d'Afrique du Nord, incluant les Berbères, les Nubiens mais aussi les habitants des îles Canaries. (18)

Une étude a été réalisée sur des momies de la 12e dynastie, par Paabo et Di Rienzo, ils ont identifié plusieurs lignes d'origine, dont certains originaire d'Afrique sub-saharienne. (19)

Selon une autre étude scientifique, celle-ci menée par le célèbre égyptologue égyptien Zahi Hawass et ses collègues et publiée en décembre 2012, Ramsès III et sa lignée patrilinéaire appartenaient à l'haplogroupe du chromosome Y E1b1a, que l'on trouve principalement en Afrique subsaharienne. (20)

Par contre , fait encore plus important et non négligeable, en 2013, Nature ( célèbre revue scientifique de référence ) a annoncé la publication de la première étude génétique utilisant le séquençage de prochaine génération pour déterminer la lignée ancestrale d'un individu de l'Egypte antique. La recherche a été dirigée par Carsten Pusch et Rabab Khairat de l'Université de Tübingen en Allemagne qui ont publié leurs résultats dans le journal of applied genetics (JAG) . L'ADN a été extrait de la tête de cinq momies égyptiennes. Tous les spécimens ont été datés entre 806 avant JC et 124 après JC, un délai correspondant à la basse époque égyptienne. Les chercheurs ont observé que l'un des individus momifiés était susceptible d'appartenir à l'haplogroupe ADNmt I2, un clade maternelle qui provient d'Asie occidentale. (21)

L'Egypte a connu plusieurs invasions au cours de son histoire. c'est un fait établi, mais quel a été l'impact réel sur la population actuelle ? Les afrocentristes n’hésitent pas à amplifier le phénomène pour tenter de faire croire que le substrat négroïde aurait disparu ou s'est dilué avec le temps sans préciser que l'impact démographique a surtout eu lieu au niveau des dynasties ( les hautes sphères ) .

De manière générale, les diverses études d'ADN ont montré que les fréquences de gènes des populations d'Afrique du Nord modernes sont intermédiaires entre celles de la Corne de l'Afrique et de l'Eurasie, mais possédant une affinité génétique plus grande avec les populations de l'Eurasie qu'ils en ont avec le reste de l'Afrique. (22) (23)

La population actuelle du Sahara est Caucasoide dans l'extrême nord, avec une augmentation assez progressive de la composante négroïde en descendant vers le sud. (24)

Les résultats de ces études génétiques sont compatibles avec les documents historiques, qui enregistrent un contact bidirectionnel significatif entre l'Egypte et Moyen-Orient mais aussi avec la Nubie au cours des mille dernières années, mais avec en général une continuité de la population de l'époque des dynasties de la période thinite ( période archaique ) de l'Egypte avec les populations egyptiennes de l'ère moderne. (25) (26)

L'analyse génétique des Égyptiens modernes révèle qu'ils ont des lignées paternelles communes avec les populations indigènes du Nord de l'Afrique (Algérie, Tunisie, Maroc), et dans une moindre mesure avec les populations du Moyen-Orient , ces lignées se seraient propagés durant le Néolithique et ont été maintenues durant la période prédynastique. (27) (28)

Certaines études génétiques effectuées sur les Égyptiens modernes suggèrent qu'ils ne sont pour la plupart pas liés aux Africains subsahariens. (29)

D'autres études suggèrent par contre qu'ils sont étroitement liés aux autres Nord-Africains. et dans une moindre mesure avec les populations du Moyen-Orient et d'Europe du Sud. (30) (31)

Une étude sur l'ADNmt des Egyptiens de la région de Kuran réalisée en 2004 a découvert un patrimoine ancestral génétique pour ces populations du Nord-Est de l'Afrique, caractérisé par une fréquence élevée de l'haplogroupe M1 et une fréquence relativement faible d'haplogroupe L1 et L2 (20,6%). (32)

L'haplogroupe L1 et L2 sont très fréquents en Afrique centrale, de l'Ouest et dans l'Afrique de l'Est pour ce qui s'agit du L2.

Bien qu'il y ait eu beaucoup de débats sur les origines de l'haplogroupe M1, une étude en 2007 a conclu que M1 a des origines d'Asie occidentale et non pas une origine africaine subsaharienne. (33)

Une autre étude de 2003 sur les chromosome Y a été effectuée par Lucotte sur les égyptiens modernes, avec en conclusion que les haplotypes V, XI et IV étaient beaucoup plus fréquent chez les Égyptiens. L'Haplotype V est courant chez les Berbères et a une fréquence assez faible en dehors de l'Afrique du Nord. les haplotypes XI, et IV sont des haplotypes qu'on retrouve principalement en Afrique du Nord et dans la Corne de l'Afrique. (34)

Le 13 Janvier 2012, une étude génétique très complète ( une analyse autosomale ) sur les populations humaines d'Afrique du Nord a été publié.
Les chercheurs ont analysé près de 800 000 marqueurs génétiques, répartis dans l'ensemble du génome de 125 personnes d'Afrique du Nord appartenant à sept populations représentatives dans toute la région (Sahraoui, Marocains du Sud, Marocains du Nord, Algériens, Tunisiens, Berbères libyens et Égyptiens) et l'information obtenue a été comparée à l'information des populations voisines. Les résultats de cette étude montrent qu'il existe une composante génétique native( une composante "maghrébine" ) qui définit les Nord-Africains. (35)

L'étude révèle également que la composition génétique des populations humaines de l'Afrique du Nord est très complexe et est le résultat de cinq ascendances distinctes : une composante locale (maghrébine) datant d'il y a 13000 années et l'influence génétique variée de populations voisines sur les groupes d'Afrique du Nord au cours des migrations successive (Europe, Moyen-Orient, Afrique sub-saharienne de l'Est et de l'Ouest ). (35)

Selon les auteurs, les personnes habitant en Afrique du Nord aujourd'hui ne sont pas les descendants des premiers occupants de cette région ( il y a 50000 années ), ou des descendants des plus récentes populations du Néolithique. Les données montrent que les ancêtres des Nord-Africains d'aujourd'hui étaient un groupe de populations qui ont vécu dans la région il y a environ 13000 années. (35)

En outre, cette composante génétique Afrique du Nord locale est très différente de celle trouvée dans les populations dans le sud du Sahara, ce qui montre que les ancêtres des Nord-Africains d'aujourd'hui étaient membres d'un sous-groupe de l'humanité qui a quitté l'Afrique pour conquérir le reste du monde et qui par la suite est retourné au nord du continent africain pour s'installer dans la région. (35)

En dehors de cette composante locale, les populations d'Afrique du Nord ont également présentés des marqueurs génétiques communs avec toutes les régions voisines, à la suite de migrations plus récentes, bien que ceux-ci apparaissent dans des proportions différentes. Il y a une influence du Moyen-Orient, qui devient moins marquée au fur que l'on s'éloigne de la péninsule arabique, une influence européenne dans toutes les populations d'Afrique du Nord, et certaines populations (Marocains Sud et les Sahraouis ) présentent une grande partie de l'influence récente du sud du Sahara dans leur génome. (35)

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424460129-pop-genome.png (36)

En conclusion , il est très difficile d'affirmer quoi que ce soit en se basant uniquement sur la génétique tant les études sur l'ADN ancien est difficile et pas très fiable, par contre sur les Égyptiens modernes, les doutes sont de moins en moins permis, on ne retrouve que très peu de traces d'un héritage d’Afrique subsaharienne chez les Égyptiens modernes ( l'analyse autosomale est très clair à ce sujet [35] ).
Et les Égyptologues et les généticiens sont pour la plupart d'avis que les Égyptiens de l'antiquité ne différent pas tellement des Égyptiens modernes.

Après avoir survolé ce que dit la génétique sur la questionne égyptienne, voyons voir ce que disent les afrocentristes..

 

Point de vue afrocentriste

Les afrocentristes essayent systématiquement d’interpréter les résultats génétiques pour qu'ils aillent dans leur sens en frisant dans la plupart des cas le ridicule.
Je vais ici reprendre 2 liens ou faits qu'ils utilisent pour étayer leurs absurdités.

  • Comme nous l'avons vu plus haut, une étude réalisée par Zahi Hawass et ses collègues et publiée en décembre 2012, a établi que Ramsès III et sa lignée patrilinéaire appartenaient à l'haplogroupe du chromosome Y E1b1a12, que l'on trouve principalement en Afrique subsaharienne. (20 )

De cette étude , les afrocentristes tirent la conclusion ridicule que les égyptiens étaient Noirs alors que la logique de base voudrait nous faire dire que premièrement on ne fait pas d'un cas une généralité et que deuxièmement on essaye de s'interroger un minimum pour savoir ce qu'est ce fameux haplgroupe Y E1b1a et quelle est sont utilité.

Essayons de comprendre ensemble ce qu'est un haplogroupe.

Dans l'évolution moléculaire, un haplogroupe est un groupe d'haplotypes similaires qui partagent un ancêtre commun ayant la même mutation du polymorphisme nucléotidique (SNP) dans tous les haplotypes.

Comme un haplogroupe se compose d'haplotypes similaires, il est possible de prévoir un haplogroupe à partir des haplotypes.

Un test SNP confirme un haplogroupe. Les haplogroupes sont assignés par des lettres de l'alphabet, et les précisions sont constitués de lettres et chiffres supplémentaires, par exemple "R1b1".

En génétique humaine, les haplogroupes le plus couramment étudiées sont les haplogroupes du chromosome Y (Y-ADN) et ceux de l'ADN mitochondrial (ADNmt), les deux pouvant être utilisé pour définir les populations génétiques. le Y-ADN est transmis uniquement le long de la ligne patrilinéaire, de père en fils, alors que l'ADN mitochondrial est transmis sur la ligne matrilinéaire, de la mère à la progéniture des deux sexes.

Voici une carte mondiale des haplogoupes du chromosome Y pour illustrer les routes possibles en ce qui concerne les différentes migrations

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424529434-world-map-of-y-dna-haplogroups2.png (37)

Les haplogroupes paternels (Y-DNA) et maternels (MtDNA) permettent uniquement de tracer l’histoire de l’ascendance selon les lignes directes des sexes ce qui aide notamment à déterminer la carte des migrations historiques des différentes populations

En revanche, une analyse autosomale (qui prend en compte les 22 chromosomes non sexuels et pas seulement les lignées paternelle ou maternelle) permet de définir les différents groupes biologiques humains qui présentent des recoupements avec les travaux des anthropologistes.

Le problème de ces deux types d’analyses sur ADN-Y et sur ADNmt est qu’ils sont limités uniquement aux deux lignées directes , d’une part en remontant sur la succession des mères, et d’autre part en remontant sur la succession des pères , ce qui ne permet pas d’évaluer l’ensemble des apports génétiques.

Prenons un exemple concret pour expliquer pourquoi les haplogroupes ne permettent pas de déterminer le groupe auquel appartient un individu

Supposons que deux Bantous ( un homme et une femme ) viennent s'établir en France. Eux, et leurs descendants, ont des enfants uniquement avec des autochtones ( des Blancs ). La femme a une descendance ininterrompue de filles sur 10 générations. L’homme a une descendance ininterrompue de garçons sur 10 générations. Au bout de 10 générations, les descendants se rencontrent et ont un enfant commun.

L’analyse des haplotypes ADN-Y/ADNmt de cet enfant détermine que par la lignée des hommes c’est un descendant de bantou, et que par la lignée des femmes c’est également un descendant de bantou. Mais en vérité, après 10 générations de mélange avec les autochtones, l’héritage génétique de cet enfant est constitué de seulement 0,2 % d’apports provenant d’ancêtres Noirs(bantous). Les 99,8 % de sa structure génétique proviennent d’ancêtres Blancs ( français ), par conséquent il est très majoritairement Blanc, on peut tranquillement le classifier parmi les Blancs.

Vous avez donc par une démonstration simple mais efficace qu'il est tout à fait absurde de penser que les haplogroupes peuvent déterminer le groupe d'un individu.

  • Un lien qui revient très souvent aussi c'est une étude génétique assez récente menée par la société commerciale de tests génétiques DNA Tribes qui a analysé l'ADN d'une famille pharaonique de l'Egypte ancienne à partir du site archélogique d'Amarna. (38)

Parmi les vestiges étudiés étaient ceux de Toutankhamon, sa jeune mère ( "Younger Lady" ), et d'autres membres de sa famille comme Amenhotep III et Youya. Les auteurs ont examiné les profils autosomiques STR des momies basé sur 8 loci et ont conclu que, de toutes les populations contemporaines qu'ils ont étudiées, y compris les Égyptiens modernes , toutes les momies analysés partageaient le plus d'affinités avec les échantillons des populations subsaharienne ( Afrique australe, Afrique des Grands Lacs et Tropical Afrique de l'Ouest).

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424540121-dnatribes.jpg

Les afrocentristes aiment le repeter pour tenter de prouver que la génétique va dans leur sens , mais qu'en est-il vraiment ?

Tout d'abord, la première des choses est que cet article n'est repris nulle part, aucune revue de référence n'a repris le travail, ensuite comme je l'ai dit plus haut, les analyses sur les momies ( ancien ADN ) ne sont pas fiables, Nature a précisé que les méthodes utilisant le principe de réaction en chaîne par polymérase ( PCR ) n'étaient pas fiable dans ces conditions sachant le fort taux de risque de contamination. (21)

Autre aspect qui mérite que l'on s'attarde dessus est le fait que cette analyse autosomale se base sur les STR et non les SNP, quelle est la différence ?

un tableau récapitulatif qui compare les STRs et les SNPs avec les avantages et les inconvénients

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/08/1424547584-str-snp.png (39)

On voit clairement que pour ce qui est de l'ethnicité et des traits physiques, les SNPs ont le dessus, d'ailleurs dans ce même article, on apprend que les SNPs font poids au sein de la communauté scientifique et même si ils ne pourront jamais remplacer complètement les STRs en raison de la quantité de travail que cela exigerait au niveau des bases de donnés, les SNPs sont largement utilisés dans les firmes des tests ADN.
.
Mais passons aux choses sérieuses, une des spécifications les plus importantes dans l'analyse autosomale est le nombre de loci (correspond à un fragment séquentiel invariant sur un chromosome ) utilisé. En effet la recherche a démontré que les études utilisant seulement 10 loci ont une marge d'erreur statistique très élevée ( environ 30%)
Et la marge d'erreur diminue à mesure que l'on augmente le nombre de marqueurs analysés.(40)

Sachant que dans cette étude, seulement 8 loci ont été utilisés et de l'aveux même du chercheur (Lucas Martin ), cette étude n'est qu'une suggestion qui n'a rien de fiable

"Thank you for your interest in the recent Digest article. The 8 STR loci tested do not allow a fine level admixture analysis to identify percentages of ancestry from world regions or continents. However, in this case available results indicate the Amarna mummies have inherited several alleles that are most frequent in African populations, which suggests some African ancestry (not necessarily excluding other ancestral components) for these ancient individuals.

Best regards,
Lucas Martin
DNA Tribes
"
(41)

Autre point important à connaitre sur cette étude c'est que DNA Tribes n'a fait qu'analyser les lignes de donnés qui avaient été publiées par "The journal of the American Meical Association ( JAMA )", étude réalisée par Albert Zink et ses collègues en 2010. (42)

Mais quelle est au juste la précision des données brutes établies par JAMA ?

La réponse à cette question est que les données ne sont pas fiables du tout et j'en veux pour preuve les dires de nombreux généticiens qui ont déjà exprimé des doutes sérieux sur la fiabilité des recherches de Zink et ses collégues.

Ces scientifiques ont conclu que les valeurs STR indiquées n'étaient pas précises. Cela est dû à de nombreux facteurs, dont la principale est la difficulté d'éviter de contaminer le tissu des momies avec de l'ADN moderne (probablement le plus grand obstacle à de l'extraction de l'ADN ancien).

En langage clair, cela signifie simplement que l'ADN attribué par Zink et ses collegues à la famille royale d'Amarna peuvent en fait être l'ADN de personnes qui ont physiquement manipulé/ touché les momies au cours des siècles et c'est ce même ADN qui a ensuite été analysé par erreur à la place de l'ADN des momies.

Ce scénario est hautement probable étant donné le manque de précautions qui ont été apparemment prises pour empêcher toute contamination possible.

Elément encore plus perturbant est que de leur propre aveu, l'équipe JAMA n'a pas obtenu les mêmes résultats à chaque fois.

C'est ce qu' a rapporté Jo Marchant ( généticien qui écrit pour The Guardians et The economics ) lors d'une conférence en 2011. (43)

CHAPITRE III : QUAND L'ANTHROPOLOGIE PHYSIQUE BALAYE LES CERTITUDES AFROCENTRISTES

Critères craniométriques

Par honnêteté intellectuelle, il serait bon de préciser que la craniométrie est qualifiée aujourd'hui de pseudo-science, en effet l'utilisation des critères craniométriques comme indicateur pour indiquer l'ethnicité d'une personne est aujourd'hui contesté. En 1912 déjà Franz Boas a démontré que la forme du crane est fortement influencé par des facteurs environnementaux et qu'il peut changer en quelques générations seulement, si les conditions changent et c'est pourquoi aujourd'hui l'on considère que la craniométrie est très peu fiable à ce niveau. (44)

Par contre énormément d'études suggèrent encore que la craniométrie est un indicateur fiable pour déterminer le groupe biologique d'un individu, d'ailleurs c'est est encore énormément utilisé en science forensique où la craniométrie a largement fait ses preuves (45)(46)(47) .

C'est donc pour ça que j'ai décidé d'en parler même si personnellement je n'accorde que très peu de crédits aux critères craniométriques surtout sur un temps aussi long

Une des plus grandes études menées à ce jour sur le plan craniométrique sur les anciens Égyptiens a été dirigé par C.Loring Brace ( célèbre anthropologue américain ) en 1993 qui a conclu que les Égyptiens de l'époque pré-dynastique de la Haute-Egypte et ceux de la Basse épqoue de la Basse Égypte sont plus proches les uns des autres qu'avec n'importe quels autres peuples. Mais de manière générale, ils présentent des similitudes avec les Européens du Néolithique, des Africains du Nord, des Européens modernes et aussi mais de manière plus distanciée avec les Indiens mais aucun lien avec les Africains subsahariens , les Asiatiques de l'Est, les habitants de l’Océanie et ceux du Nouveau Monde

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424785622-craniofaciale-measures.png

Brace a aussi précisé que les Égyptiens sont sur place depuis la fin du Pléistocène et qu'ils n'ont été que très peu affecté par les différentes invasions et migrations et comme d'autres l'ont noté avant lui, il finit par dire que les Égyptiens sont Égyptiens et qui l'ont toujours été. (48)

Une enquête menée par Kemp (2005) sur les cranes des anciens Egyptiens, couvrant toutes les périodes, a constaté que l'ancienne population égyptienne dans son ensemble est plus étroitement liée aux Égyptiens modernes qu'aux autres groupes, mais hormis les Égyptiens modernes, Kemp a aussi souligné qu'ils étaient plus proches ( sur la plan craniométrique ) des Nubiens et des populations éthiopiennes que des Moyen-orientaux ou des Européens.

Par ailleurs, le dendrogramme établi par Kemp, détaille que le groupe des échantillons des Égyptiens de l'ère pré-dynastique se rapprochait le plus du groupe des anciens Nubiens et des populations modernes éthiopiennes, a contrario le groupe des Égyptiens de la Basse Époque et de celui des Egyptiens modernes se rapprochait le plus du groupe des Moyen-orientaux et des Européens. Par contre Kemp fait remarquer aussi que l'Egypte a conquis la Nubie dès les premières dynasties. (49)

Une étude mené en 2005 par Shomarka Keita ( adepte de l'Egypte noire ) est arrivé aux même résultats (50)

Morphologie dentaire

Les études modernes sur la dentition des anciens Égyptiens indiquent de façon unanime que l'on peut classifier les Anciens Égyptiens dans le groupe des caucasiens (Européens, Asiatiques de l'Ouest, Afrique du Nord ), en effet les études montrent que les anciens Égyptiens avaient de petites dents à l'opposé des Negroides ( Africains subsaharien) qui en ont des plus grandes et plus larges (51) (52)

En 2006, une études bioarchéologique sur la morphologie dentaire des anciens Egyptiens par le Pr. Joel Irish, montre une des caractéristiques communes avec les Nord Africains et dans une moindre mesure les populations de l'Europe du Sud et les Asiatiques de l'Ouest ( Moyen-Orient ) mais aucun rapport avec les populations subsahariennes.

Parmi les échantillons, était inclus dans l'étude le matériel ( squelette ) des tombes Hawara de Fayoum ( période romaine ) qui étaient extrêmement proches du matériel de Badarian ( période pré-dynastique ) .

Tous les échantillons , particulièrement ceux de la période dynastique divergent de manière significative des échantillons des populations du Sahara de l'Ouest ( période Néolithique ) et de ceux de la Basse Nubie ( au Nord donc ). Irish souligne qu'il y a une continuité biologique et qu'elle est resté intact de la période dynastique aux périodes post-pharaonique .

Il conclue donc que parmi les 996 momies, elles présentaient sur le plan morphologique, une dentition assez réduite sur le plan de la taille, très similaire aux populations de l'Afrique du Nord et dans une moindre mesure aux populations du Moyen-Orient et de l'Europe

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424814825-dentition.png (53)

Analyse capillaire

De nombreuses momies avaient encore les cheveux attaché aux crânes et on a pu constater de manière significative qu'ils étaient ondulés, parfois raides, et légèrement recourbés.
Par exemple, dans une étude réalisée en 1977 par Titlbachova et Titlbach impliquant une enquête microscopique détaillée sur des échantillons de cheveux prélevés sur plusieurs momies égyptiennes antiques, la plupart ont présente des caractéristiques capillaires (une section transversale arrondie) proches des Moyen-Orientaux modernes et des Africains du Nord . à savoir des cheveux ondulés, légèrement bouclés ou raides.
Seule une minorité de momies ont présenté des caractéristiques structurelles traditionnellement appelés "négroïdes" ;les auteurs précisent que les éléments négroïdes étaient minoritaires. (54)

Joann Fletcher, consultante à la Fondation de Bioanthropologie au Royaume-Uni, a réalisé une étude approfondie de tous les échantillons de cheveux d'anciens égyptiens, étude appuyée sur diverses techniques, telles que la microscopie électronique et la chromatographie.
Elle a découvert que la plupart des cheveux y compris ceux utilisés pour les perruques
appartenaient au type caucasoide, dans certains cas on retrouvait même des cheveux blonds et roux ( extrêmement rare ). (55).

Proportions des membres

Les Afrocentristes, en omettant volontairement les points que j'ai abordés ci-dessus, utilisent souvent ce critère pour valider leur théorie parce que selon eux il irait dans leur sens, mais voyons ensemble de quoi il en retourne.

Selon Robins et Shute, la moyenne des proportion des membres entre les anciens Egyptiens est supérieur à celui des Africains de l'Ouest d'aujourd'hui qui résident dans des zones plus proche de l'équateur. Robins et Shute qualifient donc les anciens Egyptiens de "super-négroïde" mais indiquent que bien que sur le plan des proportions du corps, les anciens Egyptiens étaient plus proches des Noirs modernes que des Blancs modernes, ils rajoutent que cela ne signifie pas que les anciens Égyptiens étaient noirs.
Mais les afrocentristes s'en moquent éperdument, pour eux, tout ce qui importe c'est que l'étude montre que sur ce plan les Égyptiens se rapprochaient bien plus des Noirs que des Blancs. (56)

l'anthropologue C. Loring Brace souligne que la proportion des membres est clairement liée à la dissipation de la chaleur générée métaboliquement dans les zones de température ambiante plus élevée. Il a également déclaré que l'intensification de la couleur de peau et la proportion des membres est apparente partout où les gens ont résidé de longues durées dans les tropiques. Il souligne également que le terme « super négroïde" est inappropriée, car il peut être et est également appliqué à des populations non négroïdes. Ces caractéristiques ont été observés parmi les échantillons égyptiens (57)

 

CHAPITRE IV : l'ART ,CHEVAL DE BATAILLE DES AFROCENTRISTES DU DIMANCHE

Un "argument" qui revient très souvent et notamment sur ce forum consiste à prouver que les Égyptiens étaient noirs en s'appuyant sur des représentations, des bustes ou autres

l'exemple le plus souvent utilisé est celui de Narmer/Menes ( fondateur de la première dynastie, unificateur des deux Egypte ).

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424876190-menes01.jpg

Les afrocentristes utilisent souvent cette image ponctuée d'un commentaire sarcastique du type " vraiment caucasien dis donc"

Avant de véritablement argumenter sur l'art durant l'Egypte antique, j'aimerai apporter quelques précisions sur l'image ci-dessus, la première des choses que j'ai constatée au cours de mes recherches, c'est qu'aucun site sérieux ne reprenait l'image pour l'associer à Narmer, donc il n y a absolument rien qui vient lier Narmer au buste de l'image ci-dessus, attention je ne dis pas ici que le buste en question est faux.

Après recherche approfondie, je me suis aperçu que l'identification et l'association à Narmer est le fait de l'égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop dans "Nations Nègres et culture" éd. Présence Africaine.

En réalité tout ce que l'on sait de buste c'est qu'il appartient à un roi inconnu de la II dynastie, c'est ce qui est relaté dans l’ouvrage de référence pour cette période, à savoir "Early Dynastic Egypt" de Toby A.H. Wilkinson. (58 )

A notre connaissance, il n y a que deux représentations du roi Narmer : une palette conservée au Musée du Caire ( cf : palette de Narmer ) où le roi tient un prisonnier du Nord de l’Egypte par les cheveux et s’apprête à lui fracasser le crâne (illustration dans "Chronique des pharaons" de Peter A. Clayton ou sur le site de la BNF) et une tête de massue du Ashmolean Museum où le roi reçoit la soumission de captifs et un butin constitué de nombreux bétails (illustration dans "Chronique des pharaons" de Peter A. Clayton).

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424879206-narmerpalette-rom-gamma.jpg

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424879261-narmer-macehead2.png (59)

Ensuite, quel esprit sain et adulte pourrait tenter d'argumenter sur l’ethnicité d'un individu à l'aide d'une représentation qui date de période thinite ( 32 siècles avant notre ère ) ?

Supposons que les afrocentristes disent vrai, si on suit leur logique, les Olmèques aussi étaient des Noirs, en effet jugez par vous même

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424879628-tete-olmeque.jpg

Je ne pense pas qu'il faille s’épancher plus longtemps sur le sujet pour prouver le ridicule des afrocentristes.

Autre image très souvent utilisé par les afrocentristes , c'est celle-ci

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424880587-representation-egyptien.jpg

Alors que l'image est clairement et simplement falsifiée, l'image serait censée prouver que les Egyptiens ( à gauche ) seraient identiques aux Nubiens ( deuxieme en partant de la droite ), c'est tout à fait ridicule puisqu'on voit clairement que c'est exactement la même image avec une simple différence de contraste, c'est une falsification grossière.

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424882100-races2.gif

Voilà une image beaucoup plus proche de la réalité qui montre de gauche à droite : un Libyen - un Nubien - un Syrien - un Égyptien , cette image date de 1820 , elle provient de la tombe Séthi I , elle a été réalisée par Minutoli (60)

Il n'est pas question ici d'essayer d’établir à quoi ressemblaient les Égyptiens à partir de cette représentation, non cela serait une erreur et ça serait apporter du crédit à l'argumentaire afrocentriste.
Ce qui est important ici, c'est de noter que les Égyptiens se démarquaient clairement des Nubiens plus au sud, ils avaient un teint beaucoup plus clair que les populations négroides de la région du Kush.
Ces derniers sont peints en noir, avec des cheveux crépus, alors que les égyptiens sont régulièrement peints en rouge ou ocre. Les afrocentristes avancent la thèse des pharaons, représentés parfois en noir pour prouver leur théorie.

Comme dans le cas de Toutankhamon

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/09/1424884108-8tut.jpg

Cependant les quelques représentations de pharaons, reines ou dieux peints en noir ne veulent pas dire que ces derniers étaient noirs, car un pharaon ou une reine est représenté en noir sur une scène et en ocre sur l’autre. Il s’agit d’une couleur symbolique représentant la fécondité (Osiris, Amon-Kamoutef ou Min sont en noir). Par exemple, La reine Ahmès -Néfertari, contrairement à la théorie diffusée par les afroceentristes, n’était pas noire. Ce qu’ils présentent comme des représentations de la reine sont en fait des représentations des statues de la reine, qui comme celles de Toutankhamon étaient enduite de résine et bitume brun symbolisant la renaissance après le mort : sur aucun relief de son vivant la reine n’est représentée en noir. Et quand un pharaon était noir, les égyptiens savaient faire la différence et le noter dans les textes. Par exemple le pharaon Piankhy. (61 )

Il faut faire attention lorsque l’on parle de l’art en Egypte et qu’il ne faut pas prendre les statues des rois comme de véritables portraits : l’accentuation de tel ou tel trait dépend de la direction artistique donnée par le pharaon et de ce qu’il veut montrer à travers ses rondes bosses. On trouve donc des portraits relativement brutaux chez Montouhotep II en relation avec le contexte politique : la XIe dynastie a vaincu la dynastie héracléopolitaine, on est donc dans un contexte de puissance et d’unité retrouvée. L’exagération des formes (éléments intérieurs comme les muscles, la proéminance du menton, les pomettes saillantes) ne révèlent pas le physique proprement dit du pharaon. Quant à la couleur, elle n’est pas choisi chez les égyptiens en fonction de la couleur naturelle de ce qu’ils veulent représenter, ou rarement.

Le choix de la couleur dépend là aussi de la religion. Les statues noires/bleues foncées sont simplement réalisées en gabbro diorite ou granite noir, roche très abondante et très utilisée au Moyen Empire. Il faut donc se méfier. (62)

Donc contrairement à la symbolique chrétienne, le noir (kem) n'avait pas de connotation négative dans la pensée des anciens Égyptiens. Si elle est bien la couleur de la nuit et du royaume des morts, elle est avant tout le symbole de la renaissance et de la fertilité. Le noir, couleur du limon fertile apporté par la crue annuelle du Nil, est en effet fortement lié à la symbolique de la renaissance. Le limon déposé sur les berges permettait aux cultures égyptiennes de « renaître » après une saison de sécheresse où les plantes semblaient « mourir ». Ce limon, vital pour un peuple d'agriculteurs, donnera le nom ancien de l'Égypte, kmt (kemet), « la (terre) noire ». La couleur noire est aussi utilisée pour représenter la couleur de peau des Nubiens et des Soudanais.

Les divinités liées aux mythes de la mort et de la renaissance, comme Osiris ou Anubis, sont souvent représentés avec la peau noire. De même, celles liées aux mythes de la fertilité, comme Osiris ou Ptah, sont représentés soit avec la peau noire, soit verte (autre couleur symbole de fertilité). Le noir est également la couleur de la robe des taureaux sacrés Apis et Mnévis.

La couleur noire pouvait être obtenue à partir de la galène (pour le maquillage) ou de charbon de bois (pour la peinture). À partir de la IVe dynastie, le noir remplaça le vert pour les fards appliqués autour des yeux. Il est probable qu'il représente la couleur entourant naturellement les yeux du faucon, animal sacré du dieu Horus dont l'œil avait une forte connotation bénéfique. (63)

CHAPITRE V : "LES ÉGYPTIENS ÉTAIENT NOIRS , C'EST HÉRODOTE QU'IL L'A DIT"

Dans leurs efforts de dépeindre les anciens Egyptiens comme des Noirs, les afrocentristes comptent énormément sur la mécompréhension qu'il se font de la littérature grecque et romaine, des erreurs qui sont attribuables à la méconnaissance de l'utilisation historique des termes relatifs à la couleur.
Dans plusieurs cultures selon les âges , les descriptions relatives au teint humain du type "blanc", "brun" et "noir" correspondraient aujourd'hui à "pâle" , "halé" et "bronzé".

Cette appréciation relative a été notée dans de nombreuses autres cultures. En effet, les Japonais par exemple utilisaient les termes "shiroi" ( blancs) et "kuroi"(noirs) pour décrire leur peau et ses gradations au niveau de la couleur.

Les Igbos du Nigeria employaient les termes "ocha"(blanc) et "ojii" (noir) de la même manière, tout simplement pour signifier que par "nwoko ocha" (homme blanc), on désignait un Igbo avec un teint plus clair.(64)

Exemple concret

Dans le même ordre d'idée , les mots grecques "melas" et "leukos" lorsqu'ils étaient appliqués à la couleur de la peau étaient généralement équivalents à "basané" et "pâle" plutôt que les termes raciaux "noir" ou "blanc" comme le suggèrent les afrocentristes.

Il y a de nombreux exemples de cette usage dans la littérature grecque, un exemple sans équivoque est décrit dans l'Odyssée d'Homer où Ulysse retrouve sa jeunesse (65)

"Minerve, en touchant Ulysse de sa baguette d'or, le couvre aussitôt d'une riche tunique , d'un manteau superbe , et elle rend à son corps toute la vigueur et toute la jeunesse qui l'animaient et l’embellissaient autrefois.
Soudain les traits du héros prennent une teinte brunie , ses joues se raffermissent, et une barbe bleuâtre ombrage son menton"

Dans la version d'origine que vous pouvez retrouvez ici : http://remacle.org/bloodwolf/poetes/homere/odyssee/livre16gr.htm

le teint brunie est traduit depuis "μελαγχροιὴς γένετο" où

μελαγχροιὴς se prononce "melanchroiês"

Et c'est exactement le même mot que les Grecs utilisaient parfois pour décrire les Egyptiens et c'est ce même mot qui est à la source de la mécompréhension des afrocentristes.

Ce mot, quand il est pris littéralement signifie "peau noir", cependant il est clair que quand on le remet dans son contexte, par exemple dans le cas de l'Odyssée, on comprend aisément qu'il s'agit d'un teint bronzé plutôt que d'une quelconque allusion raciale .

Et de la même manière, quand les anciens écrits décrivent les Égyptiens avec le terme "melas" ou "melanchroes" , ils voulaient certainement signifier un teint basané ( ce qui est encore le cas aujourd'hui ) .

les citations afrocentristes

Peut-être un des passages le plus souvent repris par les afrocentristes est celui de l'ouvrage, les Histoires ( Livre II - 104 ) d'Hérodote décrivant les Égyptiens aussi bien que les Colchides ( habitants du Caucase , zone qui correspond à l'actuelle Géorgie ) comme des individus à la peau noire et aux cheveux crépus .

Le bon sens voudrait que l'on s'interroge sur ce passage puisqu'il est évident qu'il n y avait aucun individu à peau noir en Géorgie mais les afrocentristes refusent de se questionner préférant cautionner tout ce qui pourrait aller dans leur sens.

Que les Egyptiens furent plus sombres que les Grecs est une évidence, puisque c'est encore le cas aujourd'hui, la description des cheveux est par contre elle plus problématique puisque d'une part elle est en contradiction avec la réalité, sachant qu'il n y a pas de cheveux crépus chez les habitants du Caucase et d'autre part dans le cas des Égyptiens, la description faite par Hérodote rentre en contradiction avec les momies retrouvées ( cf : Analayse capilaire du Chapitre III )

L'explication la plus probable est sans aucun doute de penser que la description était relative et qu’Hérodote avait voulu signifier que les cheveux Égyptiens étaient bien plus ondulés que ceux des Grecs, ce qui est encore le cas aujourd'hui

Et c'est d'autant plus probable qu'Hérodote lui-même spécifiait que les Éthiopiens , au sud de la Libye ( la Libye de l'époque correspondait à toute l'Afrique du Nord ) et non pas les Égyptiens avaient les cheveux les plus crépus parmi les hommes ( les Histoires , Livre VII - 70 ), donc si les Égyptiens présentaient les caractéristiques négroïdes que l'on connait à savoir la peau noire et les cheveux crépus , pourquoi Hérodote ne les assimile pas aux Éthiopiens ?

On voit bien qu’Hérodote utilise le terme crépu pour désigner les individus aux cheveux ondulés comme les individus aux cheveux crépus , il utilisait le superlatif pour faire la distinction mais il utilisait le même terme, le langage n'était sans doute pas assez riche à l’époque pour faire la distinction.

Un exemple analogue basée sur les stéréotypes et l'appréciation relative est celle qu'a faite Ibn Butlan sur les femmes grecques puisqu'il les décrivaient comme étaient des femmes blondes avec les cheveux raides et les yeux bleus (66)

Or il est évident aujourd'hui que les Grecs sont des méditerranéens et que le type nordique est fortement minoritaire, cela est visible encore aujourd'hui mais pourquoi cette généralisation alors ?

Et bien l'explication est fort simple, les Grecs comme les Arabes notaient les caractéristiques qui leur étaient inhabituels dans leur propre population et utilisaient ces traits pour cataloguer les étrangers.

Autre exemple dans la Chanson d'Aspremont ( celebre chanson de geste du Moyen-Âge), l'auteur ( anonyme ) décrivait les Turcs "plus noirs que l'encre " (67)

Donc si on suit cette logique les Grecs auraient un physique semblable à celui des Vikings et les Turcs un physique ( couleur de peau ) semblable à celui des Dravidiens ou des Africains subsahariens, c'est évidemment ridicule.

Autres descriptions

"Le teint noir des Éthiopiens forme dans l'univers une vraie bigarrure ; ils représentent assez bien des peuples qui seraient toujours enveloppés de ténèbres. Les Indiens sont moins brûlés ; un air moins chaud ne les colore qu'à moitié. L'Egypte, plus voisine de notre climat, et rafraîchie par les débordements du Nil, donne à ses habitants une couleur encore moins foncée." (68)
– Manilius, Astronomiques 4.724

Ici Manilius fait clairement la distinction, ce qui est en accord avec les représentations que faisaient les Égyptiens d'eux-mêmes et des étrangers, il est plus que clair que Manilius faisait cette même distinction entre les Nubiens et les Égyptiens

D'autres auteurs comparaient les Indiens du Nord avec les Égyptiens et ceux du Sud ( Dravidiens ) aux Éthiopiens, c'est le cas d'Arrien et de Strabon

Arrien dans Indica (6.9) disait :

"L’apparence des habitants de l'Inde et de l'Ethiopie n'est pas si différente : les Indiens du Sud ressemblent aux Éthiopiens, ils ont la peau noire et les cheveux noirs, ils différent seulement dans le fait que les Indiens, eux, n'ont pas le nez épaté et les cheveux crépus comme les Éthiopiens ; Les Indiens du Nord ressemblent physiquement aux Égyptiens "

Quant à Strabon, il confirme dans Géographie, Livre XV, Chapitre I, passage 13

"Quant à notre espèce, elle y est représentée par deux types : le type des hommes du Midi qui ressemblent aux Éthiopiens par la couleur de leur peau et au reste des humains par leur physionomie et la nature de leurs cheveux (la température de l'Inde étant trop humide pour que les cheveux y deviennent crépus, comme ils le sont en Ethiopie), et le type des hommes du Nord qui rappelle plutôt le type égyptien."

Ainsi Arrien et Strabon s'accordent à dire que les Egyptiens ressemblaient aux Indiens du Nord qui ont des cheveux raides et qui ont parfois la peau aussi claire que les Européens du Sud plutôt qu'aux Dravidiens du Sud de l'Inde.

Autre remarque, c'est que dans le cas de l'analogie entre les Égyptiens et les Indiens du Nord , Strabon et Arrien n'ont pas l'air de nuancer en soulignant les éventuelles différences comme ils le font pour les Éthiopiens et les Dravidiens, ce qui laisse suggérer que les Égyptiens avaient même à cette époque les particularités caucasoides.

 

SOURCE

(1) "Les conceptions linguistiques d’Obenga ne sont pas reconnues par les enquêtes linguistiques actuellement en cours"
"This idea has been criticised by some scholars as politically motivated pseudolinguistics."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophile_Obenga#cite_note-32
http://en.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophile_Obenga#Linguistic_theories
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophile_Obenga#Similitudes_syntaxiques
(3) "The Fang enigma : the origin of Fang" ( Conference on "Languages and Genes", University of California at Santa Barbara, 2006 September 8th-10th )
http://www.ddl.ish-lyon.cnrs.fr/fulltext/Van%20Der%20Veen/Hombert_soumis_VDV.pdf
(4) Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture, Paris, Présence Africaine,‎ 1979, chap. 1 (« Qu'étaient les Egyptiens ? »), p. 35-48 ;
Théophile Obenga, La philosophie africaine de la période pharaonique. 2780-330 avant notre ère, Paris, L'Harmattan,‎ 1990 ;
Théophile Obenga, Origine commune de l'égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines modernes. Introduction à la linguistique historique africaine, Paris, L'Harmattan,‎ 1993 ;
Théophile Obenga, L'Égypte, la Grèce et l'école d'Alexandrie. Histoire interculturelle dans l'Antiquité. Aux sources égyptiennes de la philosophie grecque, Paris, Khepera/L'Harmattan,‎ 2005 ;
Alain Anselin, Anamnèses éléments d'une grammaire du verbe, du geste et du corps en égyptien ancien et dans les langues négro-africaines modernes, Guadeloupe, UNIRAG,‎ 1993 ;
http://www.jeuxvideo.com/[noemus]/forums/message/700754879
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http://www.toutankharton.com/Origines?artsuite=0
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(51) Irish, J.D. (1998). "Diachronic and synchronic dental trait affinities of late and post-pleistocene peoples from North Africa".
(52) Hanihara, T ; Ishida, H (2005). "Metric dental variation of major human populations". American Journal of Physical Anthropology
(53) Hanihara, T ; Ishida, H (2005). "Metric dental variation of major human populations". American Journal of Physical Anthropology
(54) Titlbachova, S., and Z. Titlbach. 1977. Hair of Egyptian mummies. Zeitschrift für Ägyptische Sprache und
Altertumskunde, 104:79-85
(55) Parks, Lisa. 2000. Ancient Egyptians Wore Wigs. Egypt Revealed Magazine (www.egyptrevealed.com), May 29
(56) Predynastic egyptian stature and physical proportions - Robins, Gay. Human Evolution, Volume 1, Number 4 / August 1986
(57) Brace CL, Tracer DP, Yaroch LA, Robb J, Brandt K, Nelson AR (1993). Clines and clusters versus "race :" a test in ancient Egypt and the case of a death on the Nile]. Yrbk Phys Anthropol 36:1–31
(58) Wilkinson, Toby (2001). Early Dynastic Egypt : Strategies, Society and Security. New York : Routledge
(59) http://fr.wikipedia.org/wiki/Narmer
(60) http://www.jrbooksonline.com/PDF_Books/RaceOfAncientEgypt.pdf
(61) http://www.toutankharton.com/Origines?artsuite=0
(62) http://www.toutankharton.com/Origines?artsuite=0
(63) http://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolique_des_couleurs_dans_l%27%C3%89gypte_antique#Noir
(64) Frost, P. (1990). Fair women, dark men : the forgotten roots of colour prejudice. History of European Ideas, 12, 669-679.
(65) L'Odyssée d'Homer , Livre 16 (172-176)
(66) https://books.google.be/books ?id=VudI81drMBoC&pg=PA188&lpg=PA188&dq=Ibn+Butlan+greeks+blond&source=bl&ots=QDiVU_xn0T&sig=HXbE6H-Gcrs9kZMKUFiCvoNFXes&hl=fr&sa=X&ei=WC3yVK6ZIsHrUsWygJAE&ved=0CD4Q6AEwBA#v=onepage&q=Ibn%20Butlan%20greeks%20blond&f=false
(67) http://ia601406.us.archive.org/13/items/lachansondasprem01branuoft/lachansondasprem01branuoft.pdf
(68) http://remacle.org/bloodwolf/erudits/manilius/astro4.htm

 :)


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36 réactions à cet article    


  • diogène diogène 14 juin 2016 18:03

    La photo en tout début d’article n’est pas celle d’un Égyptien, ni antique ni moderne, mais celle de Carlos Ghosn.à la sortie d’un conseil d’administration.


    • Jean-à-histoire 29 juin 2016 23:21

       
       

      «  À PROPOS DE FALSIFICATEUR RIDICULE  »


      Bonjour !

      Pour rester sur le thème de l’interprétation photographique je poste ma remarque à la suite de l’amusant «  diogène  »

      Jean dit « historien » nous fait la démonstration au moins au chapitre IV de son pamphlet qu’il faut toujours contrôler la chose dite et qu’il ne faut jamais se fier à l’emballage même s’il est apparemment doctement ficelé, car l’auteur avec l’assurance d’un « arracheur de dents » nous dit ceci, je le cite « Autre image très souvent utilisé par les afro-centristes, c’est celle-ci (voir le chapitre IV ci-dessus) . Alors que l’image est clairement et simplement falsifiée, l’image serait censée prouver que les Égyptiens (à gauche) seraient identiques aux Nubiens (deuxième en partant de la droite), c’est tout à fait ridicule puisqu’on voit clairement que c’est exactement la même image avec une simple différence de contraste, c’est une falsification grossière.  ».

      Alors, comparons si vous le voulez bien la représentation de l’homme Égyptien à celle de l’homme Nubien afin de nous rendre compte qu’il s’agit bien de deux personnages distincts et non pas, je cite de nouveau l’auteur « exactement la même image avec une simple différence de contraste » pour cela il suffit d’afficher l’image via un « clique droit » et de prendre le temps de regarder sereinement la scène pour constater que leurs visages, pieds, mains, habits ne sont pas les mêmes, mais aussi que les motifs composant leurs chevelures leurs vêtements etc. ne le sont pas non plus, finalement cela « saute aux yeux » il s’agit bien là de deux représentations différentes l’une de l’autre.

      J’ajoute que cette image se trouve sur internet à un niveau résolution plus élevée que l’on peut aisément trouver par soit-même via les modules « Tineye » ou « Google Image Search  »...

      Ou là : http://files.abovetopsecret.com/files/img/oz51ad90b4.jpg

      Respectueusement, Muriel.

      PS : Il y aurai bien d’autres remarques à rapporter à propos de cette « démonstration », mais bon...


    • Jean-à-histoire 1er juillet 2016 19:17

      « À PROPOS DE FALSIFICATEUR RIDICULE »

      Bonjour !

      Je souhaiterais apporter une petite précision, l’image originelle est un extrait de «  la table des nations » figurant dans la tombe de RAMSÈS III (20e dynastie), elle à été reproduite par Karl Richard Lepsius dans son recueil « Denkmäler aus Ägyten und Äthiopien (Monuments d’Égypte et d’Éthiopie) (Berlin, 1849-60, 12 vol., 263 pl), qui demeurera longtemps une des principales bases des travaux des égyptologues ».

      Karl Richard Lepsius est un célèbre égyptologue, philologue et archéologue allemand (né le 23 décembre 1810 à Naumbourg (Saale), en Saxonie et mort le 10 juillet 1884 à Berlin), https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Richard_Lepsius#Publication_des_d.C3.A9couvertes

      La représentation des peuples dans le tombeau de RAMSÈS III désigne les différents peuples et les graphies indiquent que l’égyptien est le premier personnage (à partir de la gauche), le second est un européen, le troisième un nubien et le quatrième un sémite.

      Pour voir la planche complète : https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/e3/37/67/e3376716b738e586759dbbc848f1a273.jpg

      Amicalement, Muriel.


    • Allexandre 14 juin 2016 18:31

      Je pense que tout votre article ne démontre qu’une chose. La volonté hystérique d’éradiquer comme tant d’autres avant vous, l’idée d’une Egypte noire, bien qu’africaine, comme si le Blanc ne pouvait évidemment pas être un produit (ou sous-produit) de civilisations noires. Si j’étais vous, je consulterais, car cracher à ce point sur les travaux reconnus d’hommes de grande valeur, c’est à la fois présomptueux et puérile.


      • Montdragon Montdragon 14 juin 2016 19:21

        @Allexandre
        Momo Ben Alexandre Touré ?


      • Alren Alren 15 juin 2016 15:34

        @Allexandre

        Je pense que tout votre article ne démontre qu’une chose. La volonté hystérique d’éradiquer comme tant d’autres avant vous, l’idée d’une Égypte noire, bien qu’africaine, comme si le Blanc ne pouvait évidemment pas être un produit (ou sous-produit) de civilisations noires. Si j’étais vous, je consulterais, car cracher à ce point sur les travaux reconnus d’hommes de grande valeur, c’est à la fois présomptueux et puérile.

        Il n’y a aucun argument dans cette intervention, mais une agressivité et une rancœur qui me stupéfient !

        Elle contient surtout une absurdité, car dire que "le Blanc ne pouvait évidemment pas être un produit (ou sous-produit) de civilisations noires" n’a aucun sens :comment la couleur de peau d’un homme adapté au soleil septentrional pourrait-elle être un « sous-produit » d’une civilisation  ?

        Personnellement, je m’incline devant l’incroyable culture de Jean-historien ... et ses multiples références.

        Ce qui est clair d’autre part, c’est que la civilisation égyptienne ne fut pas la première dans l’histoire de l’humanité. Elle fut précédée par celles, du moins les premières civilisations « urbaines » avec agriculture irriguée, qui se succédèrent dans les actuelles Asie Mineure et Mésopotamie (essentiellement l’Irak). Or les habitants de ces régions ne se sont pas représentés avec une peau noire ...

        Par ailleurs, si les premiers Égyptiens avaient la peau noire comme les Bantous actuels, la génétique nous dit qu’ils auraient conservé cette caractéristique de nos jours à moins d’avoir été tous exterminés et remplacés par des gens de la « race » actuelle. Sinon, il y aurait eu au moins un métissage comme aux Antilles !


      • gaijin gaijin 14 juin 2016 18:54

        bon moi j’en était resté au fait que les égyptiens du nord n’était pas noirs mais que les ceux du sud l’étaient qu’il a eut des pharaons noirs d’autres pas et même d’autres sémites ......
        c’est comme les français noirs ......il sont français ou ils sont noirs ? ça dépend ( ça dépasse ) s’ils gagnent au foot ils sont français sinon ils sont noirs ......
        prochain sujet faut il être noir pour chanter le blues ?
        première pièce a verser au dossier :
        https://www.youtube.com/watch?v=8FyZNN08j2M

        au fait pour les olmèques je me suis laissé dire qu’il en avait qui avaient dit que .....justement ....il l’étaient ..... ( noirs ) ( et leurs parents aussi .....)
        mais ceci est une autre histoire


        • Jo.Di Jo.Di 14 juin 2016 20:58

          @gaijin
           
          C’est parce qu’il y a eu des noirs esclaves, la ségrégation, et qu’ils sont restés américains (en Arabie les esclaves étaient castrés, il n’y a pas un seul descendant, malgré une traite plus importante ...) que le blues est né. On appelle ça la culture ... les « fruits sur les arbres du sud » ce n’est pas une invention, le blues est sorti comme le gospel, des tripes de l’Histoire, disparue dans l’insignifiant Boobaland ....,
           
          Aucune chance dans le supermarché Boobaland d’avoir un BB King .... où une Fitzgerald ... le purin consumériste fait juste de la petite crotte rappeur crétinisante qui rêve de Rollex et Ferrari ....


        • Jo.Di Jo.Di 14 juin 2016 20:48

          Bah ....le négroïdo-eurasien (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, a remplacé la multiplicité des peuples de l’UE ...
           
           
          « L’humain noble du futur ne sera ni féodal, ni juif, ni bourgeois, ni prolétaire : il sera synthétique […] Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement […] notre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques [...] Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même [...] L’humain du lointain futur sera un métis […]. La race du future, négroïdo-eurasienne (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité de personnalités »
           
          ’Praktischer Idealismus’ 1925 Richard de Coudenhove-Kalergi, Le père théoricien fondateur de l’UE,


          • Moon 15 juin 2016 00:28

            @ Jean-Historien

            La meilleur solution pour écrire et connaitre l Histoire du monde sans aucune idéologie serais de laisser les scientifique l ’écrire...


            SECONDE pièce a verser au dossier : 

            Dr Philippe Chartier :

            https://www.youtube.com/watch?v=JlEHGZmpt2s

            TROISIEME piece a verser au dossier :

            VINCENT CESPEDES : A PARTIR DE 2MINUTE 15

            https://www.youtube.com/watch?v=Nfm09_KJfmM

            Pour les plus courageux, il y a HISTOIRE GENERAL DE L AFRIQUE PUBLIE PAR L UNESCO...


            • sls0 sls0 15 juin 2016 01:41

              Se baser sur l’ADN d’égyptiens actuels voir de momies de 134 ans avant JC pour contredire des mesures d’ADN faite sur des égyptiens d’il y a 5-6000 ans pourquoi pas.

              Depuis 2010 c’est incroyable l’avancée faite dans les analyses ADN, on peut en tenir compte, l’impossible est devenu possible.

              La mélanine n’est pas trop biodégradable, on peut s’en servir aussi.


              • Eddie 15 juin 2016 09:22

                Les divers livres d’Anton Parks livrent tous les secrets de l’Egypte ancienne. Avant son effondrement total, une partie de la population d’Atlantide est partie vivre dans la gigantesque base souterraine à plusieurs niveaux, construite puis abandonnée par les Urmah. Les îles canaries forment les restes d’Atlantide après les derniers soubresauts qui décimèrent ceux qui sont restés, les survivants se sont focalisés sur leur survie alimentaire et ont perdu toutes les connaissances. Plus précisément la castre dirigeante de type reptilienne et leurs serviteurs reptiliens habitaient dans la base souterraine et les homo-sapiens vivaient à l’extérieur. L’homo-sapiens ayant été créé par ces reptiliens il y a moins de trois cent mille ans à partir de l’homo erectus mélangé à des gênes reptiliens pour tous les peuples de la Terre, sauf pour les aborigènes d’Australie créés à partir de Neandertal mélangé à des gênes reptiliens. La pyramide de Gizeh ne fut construite que bien plus tard par Isis, au dessus de la base souterraine, pour permettre la réincarnation de l’âme de son époux Osiris dans le foetus d’Horus et également pour créer un puissant champ magnétique protégeant la cité enfouie. Isis était la mère-porteuse d’Horus dont le foetus était un mélange des gênes d’Osiris avec les gênes d’une autre race galactique, cela pour rendre Horus plus méchant qu’Osiris. Chez les reptiliens c’est l’âme qui est importante. Donc pour Isis, elle ne portait pas son enfant, mais elle portait son époux ! C’est la raison qu’une fois adulte, Horus régna avec Isis et ils ont eu trois fils. Ces livres révèlent également que Osiris = Joseph, Isis = Marie et Horus = Jésus. Dans la Bible la réincarnation s’est transformée en résurrection. Ces humanoïdes reptiliens avaient un crâne plus allongé et possédaient de grands pouvoirs. Les crânes retrouvés des membres des anciennes familles royales égyptiennes sont plus volumineux et plus allongés que les nôtres. C’est la raison de leurs grandes coiffes qui leur permettaient de cacher l’arrière de leur crâne.


                • Daniel Roux Daniel Roux 15 juin 2016 09:30

                  Un article qui pose la question de la couleur de la peau des premiers égyptiens.

                  Tout y passe, de l’étude de la langue à la génétique pour aboutir à une conclusion ont ne peut plus bâtarde.

                  Quelques passages intéressants, toutefois.

                  Je pensais que l’histoire du peuplement de la vallée du Nil, était connue dans ses grandes lignes.

                  De mémoire : Il y a fort fort longtemps, quelques millénaires, le Sahara était verdoyant et comportait de nombreux points d’eau. Puis la sécheresse arriva et le désert avança. Les nombreux habitants de cette zone durent se déplacer, chaque clan se dirigeant vers la direction où le vent les poussait, vers le sud, vers le nord, l’ouest ou l’est.

                  C’est ainsi que des groupes arrivèrent dans la fertile vallée du Nil où devait se trouver déjà quelques autres clans, pour constituer le noyau originel de la future civilisation.

                  Quand à la couleur de la peau de ces peuples premiers et seconds, elle était sans doute assez sombre vu l’intensité solaire à ces latitudes, mais franchement, qu’est ce que ça change ou apporte à l’histoire ?


                  • Moon 15 juin 2016 18:31

                    @Daniel Roux

                    L idéologie est la base de cette article mais peut être que cette publication dévoile pour nous. une certaine frustration sous jacente...

                    Quand a l Histoire, il faudra la changé et c ’est dans ce but que l UNESCO a demandé a des scientifiques d ’réecrirent l Histoire.
                    La science est beaucoup plus sévère que les hommes sur ce point.


                  • manou 25 mai 18:59

                    @Daniel Roux

                    La couleur de la peau compte car on veut dénier à un peuple le droit d’avoir son histoire quand d’autres peuples magnifient la leur. 


                  • Pauperes mundi Pauperes mundi 15 juin 2016 09:48

                    Une question :
                    Comment peut-on « juger » « modestement » ?


                    • kotto 15 juin 2016 11:15

                      Le colloque du Caire de 1974 serait de la gnognote ! On nous aurait menti !

                      Le rapporteur Jean DÉVISSE un clown, qui indiquerait dans sa conclusion générale que « La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheikh Anta DIOP et OBENGA n’a pas eu, malgré les précisions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l’UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un véritable déséquilibre dans les discussions. »

                      Les professeurs VERCOUTTER et LECLANT, deux hurluberlus qui déclarent, s’agissant de la culture égyptienne : « Le professeur VERCOUTTER a déclaré que, pour lui, l’Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Le professeur LECLANT a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens. »

                      Les participants au colloque du Caire, un groupe de bouffons :   Vingt spécialistes, cinq observateurs et deux représentants de l’UNESCO appartenant à quatorze nations différentes.

                      Spécialistes :  
                      - A. M. ABDALLA, Department of History, University of Khartoum, Soudan
                      - A. Abu BAKR, Université du Caire, Égypte
                      - N. BLANC, École Pratique des Hautes Études, Paris, France
                      - F. DEBONO, expert UNESCO, Centre de documentation sur l’Égypte ancienne, Malte
                      - J. DEVISSE, Université Paris VIII, Paris
                      - C. A. DIOP, Université de Dakar, Sénégal
                      - G. GHALLAB, Institute of African Research and Studies, Université du Caire, Égypte
                      - L. HABACHI, Oriental Institute, University of Chicago, États-Unis
                      - R. HOLTOER, University of Helsinki, Finlande
                      - S. HUSAIN, Egyptian Organization of Antiquities, Le Caire, Égypte
                      - J. GORDON-JACQUET, c/o Institut français d’archéologie orientale du Caire, États-Unis
                      - W. KAISER, German Institute of Archaeology du Caire, République Fédérale d’Allemagne
                      - J. LECLANT, Université Paris-Sorbonne, Paris
                      - G. MOKHTAR, Direction du Service des Antiquités, Égypte
                      - R. EL NADURI, Faculty of Arts, Alexandria, Égypte,
                      - T. OBENGA, Professeur Université Mariem N’Gouabi, Brazzaville, Congo
                      - S. SAUNERON, Institut français d’archéologie orientale du Caire, France
                      - T. SÄVE-SÖDERBERG, Université d’Uppsala, Suède
                      - P. L. SHINNIE, Department of Archaeology, University of Calgary, Canada
                      - J. VERCOUTTER, Institut de papyrologie et d’égyptologie de l’Université de Lille

                      Observateurs :

                      - V. L. GROTTANELLI, Institut d’ethnologie, Université de Rome, Italie
                      - S. HABLE SELASSIE, Department of History, Haile Selassie I University, Éthiopie
                      - F. H. HUSSEIN, Department of Physical Anthropology, National Research Center, Le Caire, Égypte
                      - L. KAKOSY, Department of Ancient Oriental History, Université de Budapest V, Hongrie
                      - P. A. DIOP, journaliste du quotidien sénégalais Le Soleil, Dakar, Sénégal   Représentants de l’UNESCO :

                      - M. GLÉLÉ, Division des études des cultures
                      - Mme MELCER, Division des études des cultures Les Actes de ce colloque, dont le professeur Jean DEVISSE est le rapporteur, sont publiés par l’UNESCO dans Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique, Histoire générale de l’Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978. Le lecteur trouvera également un rapport de synthèse en annexe du Volume II de l’Histoire générale de l’Afrique, Paris, Jeune Afrique/Stock/UNESCO, 1980, pp. 795-823.

                      On ne finit pas d’apprendre, en ces temps d’imposture universelle.


                      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 15 juin 2016 11:36

                        @kotto

                        « J’ai de sérieuses raisons de croire que la planète d’où venait le petit prince est l’astéroïde B 612. Cet astéroïde n’a été aperçu qu’une fois au télescope, en 1909 par un astronome turc.

                        Il avait fait alors une grande démonstration de sa découverte à un Congrès International d’Astronomie. Mais personne ne l’avait cru à cause de son costume. Les grandes personnes sont comme ça.
                                          
                        Heureusement pour la réputation de l’astéroïde B 612 un dictateur turc imposa à son peuple, sous peine de mort, de s’habiller à l’européenne. L’astronome refit sa démonstration en 1920 dans un habit très élégant. Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis. »

                        Sain-Exupéry - Le Petit Prince

                      • rugueux 15 juin 2016 11:46

                        @kotto

                        Cheikh Anta Diop était un fumiste et certainement pas un egyptologue qualifié. En dehors de ses élucubrations africaines il n’a rien publié de sérieux et ses travaux se limitent à la création d’un labo de datation au carbone 14 à Dakar...

                        Le mythe des égyptiens noirs est recurrent mais il suffit de regarder l"abondante iconographie laissée par les égyptiens pour y mettre un terme. Les égyptiens étaient des blancs basanés mais blancs sans aucun doute.


                        • Ouallonsnous ? 15 juin 2016 18:42

                          @rugueux

                          « Les égyptiens étaient des blancs basanés mais blancs sans aucun doute »

                          Probablement exact, mais il ne faut pas oublier que l’Egypte dont nous parlons, s’étendait de la Méditerrannée jusqu’aux confins du Soudan du sud actuel, la Nubie soudanaise, soit une large partie des territoires du sud peuplée d’humains noirs.

                          La population égyptienne était donc blanche au nord et noire au sud, et Pharaon régnait sur la Haute Egypte noire, et la basse Egypte blanche !


                        • manou 25 mai 18:09

                          Je ne savais pas que les habitants de l’Egypte antique- dont d’une partie de l’Afrique - étaient des blancs. On en apprend tous les jours !!! Je suppose aussi que les habitants historiques de l’Europe étaient des noirs.


                        • manou 25 mai 18:36

                          Je ne savais pas que les habitants historiques de l’Egypte antique- dont d’ une partie de l’Afrique -étaient des blancs. On en apprend tous les jours !!! Vous pouvez juste nous dire comment ces blancs se sont retrouvés sur le sol Africains ? Je ne serai pas étonné d’apprendre demain qu’une partie des habitants historiques de l’Europe étaient des noirs. Eh ben !!! 


                        • manou 26 mai 01:56

                          @rugueux

                          Les égyptiens étaient des blancs basanés. Des blancs noirs quoi !!! On aura tout entendu. On est presque dans la pathologie !!!


                        • Elliot Elliot 15 juin 2016 12:37

                          Mais c’est bon sens de bien sûr, la civilisation des pharaons ne peut en aucun cas dériver du génie que l’on sait ontologiquement, viscéralement, absent de peuples négroïdes. 

                          Les blancs sont de cette race aboutie qui se doit de gouverner le monde car ils possèdent à la fois l’argent, le savoir et le génie ( qu’ils sont bien bons de dispenser à des demeurés ignares et bestiaux ), bref tous les ingrédients du pouvoir et ils sont nécessairement, mécaniquement, inexorablement à l’origine de ces prouesses techniques de l’Egypte ancienne et les pères de la civilisation moderne.
                          Mais comment donc y a-t-il eu d’éminents chercheurs pour succomber à l’égarement du doute et créditer des races inférieures d’un tel talent ?
                          Coupable aveuglement ou complot délibéré ?
                          D’ailleurs le berceau de l’humanité n’est pas en Afrique ( comme on veut nous le faire accroire dans cette grande entreprise de culpabilisation de l’homme blanc accusé d’avoir renié ses racines ) mais dans le Caucase dans un lieu tenu secret car Perses et Juifs se disputent la paternité du génie humain dans sa sublimation alchimique absolue.
                          Avec avantage aux Juifs ( à qui de malveillants esprits ont pourtant prêté jadis pour les déconsidérer des racines asiates et négroïdes ) 
                          D’ailleurs, avant d’être juif, Moïse était égyptien, ce qui prouve bien que les pyramides - même les plus datées chronologiquement - sont le résultat de l’ingéniosité d’une tribu venue du Caucase bien avant de s’exfiltrer d’Egypte. 
                           

                          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 15 juin 2016 12:48

                            @Elliot

                            bonjour Elliot.

                            J’apprécie l’humour au second degré, mais j’ai contaté que très souvent, son emploi nécessitait un avertissement préalable au lecteur.

                            Sans cette précaution, une lecture de votre texte au premier degré peut se retourner contre vous, ce qui m’est arrivé plusieurs fois dans la vie.

                            Merci pour vos interventions.

                          • LucienZ 15 juin 2016 13:03

                            @rugueux


                            Qu’est-ce qui définit un égyptologue qualifié ? Adhérer aux thérories des égyptologues européens ? Alors certainement Diop n’en est pas un.

                            Le mythe comme vous dites (peut-être bien faussement) des égyptiens noirs est récurrent, mais bien moins ancien que ces tentatives pernicieuses de ces gens imbus de leur « civilisation » qui essaient férocement de blanchir tout ce qui est digne de convoitise. L’Egypte blanche dites-vous ? D’où venaient-t’ils ? De Grèce ? A t’on preuve de cela ? De Gaule peut-être ? Ou voulez-vous dire qu’ils s’agissait d’un peuple sémite ? Depuis quand dans la longue tradition racialisante de la pensée européenne les sémites étaient-ils des blancs ? Serait-ce à dire que les arabes d’afrique du nord et du moyen-orient, les perses aussi sont des « blancs » ? Vous êtes donc pris à votre propre jeu.

                            La vérité sur l’origine des égyptiens (qui accordons-nous dessus n’ont rien à voir avec la population actuelle venue d’Arabie) se fera jour plus tôt que nous le pensons. En attendant, il est évident que les arguments des égyptologues européens passés à la loupe ne paraissent pas plus convaincants que les arguments des africains étudiant l’Egypte antique. Et surtout je me suis rendu compte que nombre de jeunes africains aujourd’hui ne jurent que par Cheikh Anta Diop et ses disciples, on dira ce qu’on voudra, ils ont au moins le mérite dans un réflexe presque pavlovien de rejeter les interprétations scientifiques occidentales (c-à-d européano-centrées) souvent issues d’hommes se disant de science qui pourtant autrefois non seulement martelaient cyniquement que le noir était d’une race inférieure, mais se sont attelés à le démontrer à coups de mensonges...

                            Conclusion : ne mélangeons jamais politique et science.

                            • manou 25 mai 18:52

                              Vous n’allez pas refaire le débat du Caire sur l’origine africaine de l’ Egypte antique. Il a été tranchés face aux plus grands égyptologues du monde. Ceux qui croient qu’ils ont quelque chose à dire dans ce domaine, racontent leur vie. Il serait plus utile pour eux de parler par exemple de la pêche. Peut être qu’ ils ont au moins dans ce domaine quelques connaissances. 


                            • wesson wesson 15 juin 2016 14:09

                              L’auteur est tout à fait caractéristique de cette école de pensée Européano-centrée qui nous fait considérer que en Afrique il n’y avait absolument rien d’intéressant avant que nous ayons eu l’idée de nous y intéresser.


                              Il n’y a rien de plus faux que cela. Lorsque nous avons commencé à déferler sur l’Afrique et après les avoir militairement vaincus, nous nous sommes évertués à effacer toute trace de cette histoire, qui ne collait pas avec la narrative officielle « civilisationnelle ». 

                              C’est ainsi que toute cette histoire fut gommée du tableau, pratiquement oubliée, selon le bon principe qui fait que ceux qui écrivent l’histoire sont ceux qui gagnent des guerres.

                              « Croire en l’exactitude de l’histoire telle que on la raconte, c’est croire sur parole des assassins ».

                              • soi même 15 juin 2016 15:29

                                @wesson ( L’auteur est tout à fait caractéristique de cette école de pensée Européano-centrée qui nous fait considérer que en Afrique il n’y avait absolument rien d’intéressant avant que nous ayons eu l’idée de nous y intéresser.) je ne crois que l’auteur est dans le cas de cette école de pensée Européano-centrée , mais il est vrai quand l’on commence à rajouté une historicité racial sur l’histoire des civilisations l’objectivité des faits est mis à mal.

                                Je croie qu’il faut un peut plus circonspect sur cette affaire, car si comme vous dites il y a une école de pensée Européano-centrée c’est de même milieux de pensé universitaire européenne qui a décrète avec des preuves contestables que le berceaux de l’humanité c’est l’Afrique. avec se raccourcie de pensé l’Afrique est le creusait des civilisations du fait même que l’Égypte se trouve sur continuant Africain. Donc l’Égypte est une civilisation africaine.

                                L’ennui avec cette théorie, elle démonté par les implantions des plus grande civilisations majeurs de l’antiquité , Toutes les civilisations majeurs de l’antiquité se trouve dans un croissant de lune qui part de la Chine qui passe par l’Indus, le proche Orient et qui englobe toutes les civilisations du pourtours méditerranéen s’arrête en Irlande.

                                L’autre preuve historique que l’on rencontre de courant migratoire ancien est la voie des mégalitres qui vont de l’extrême Ouest occidental jusque au japon et qui suis en grande partie la même zones des civilisations majeurs de l’antiquité qui tendrait bien à prouvé que l’Afrique à joue un rôle marginale dans ses grandes civilisations de l’Antiquité.

                                Néanmoins, je vous l’accorde le fait de revenir sans cesse sur cette redondance question et plus liée à un sentiment de culpabilisation de cette élite l’Européen vis à vis du traitement peut humain du XIX et XX siècles qui a été réservé à l’Afrique.

                                Et pour autant doit dont tordre la vérité juste pour la raison que le XIX et XX siècles Occidental à été particulièrement inhumain avec le continent Africain ?
                                 


                              • wesson wesson 15 juin 2016 16:24

                                @soi même
                                L’europe n’as pas attendu le 19ème siècle pour mal se comporter avec l’Afrique, c’est bien avant. En fait on peut situer cela entre 1441 avec l’expédition de Antao Concalves, et 1665 avec la bataille de Mbwila. 

                                L’affaire s’est jouée entre le 15ème et 17ème siècle donc. 

                                Mais ce que nous avons fait disparaître, c’est en gros les 2000 ans d’histoire Africaine précédent le 15ème siècle. 

                                Par exemple, vous avez les époux MacIntosh qui ont fait des fouilles (dans les années 1970) sur le site de Djenne jeno (dans l’actuel Mali), et y ont mis à jour des traces d’agglomérations urbanisées, avec des constructions à étage ... au 3ème siècle AVJC, pendant que en Europe, on vivait seulement dans des oppida.

                                Vous avez aussi en 1235, à l’issue d’une guerre entre 2 roi la création d’une fédération politique du Manden, doté d’une constitution, et cela sur un territoire pratiquement plus grand que toute l’Europe. Et cette fédération a été réellement très prospère, car elle fut très riche. En 1324, le souverain (le Mansa Kankou Moussa) fit entre autre un pèlerinage à la Mecque, ce qui ouvrira en fait l’Afrique de l’Ouest au monde Musulman. Pour la petite histoire, ce Mansa possédait une fortune estimée à l’équivalent actuel de 300 milliards d’Euros, ce qui en fait l’homme le plus riche que la terre n’ai jamais eue.

                                etc etc, je risque d’être un peu long. Nous ne connaissons en fait pratiquement rien de cette histoire pourtant très riche, et c’est sur la base de cette ignorance que on peut tranquillement déclarer que en Afrique il ne s’est rien passé avant nous. En réalité nous n’y avons pas trouvé une collection de bamboula quasi simiesque et misérables, mais une civilisation en plein développement et tout à fait prospère, qui avait juste pas eu la bonne idée d’avoir développé l’invention de la poudre et des armements modernes. 

                                Et c’est cela qui a causé leur chute, et ensuite l’effacement de toute cette histoire. 

                                Moralité : Ne transformez pas une ignorance en connaissance.

                              • wesson wesson 15 juin 2016 21:07

                                @jesuispascontent
                                Ce n’est pas une question de quantité de vestiges (et je vous assure que en Afrique il y en as beaucoup même si vous ne les connaissez pas), mais de la négation d’une histoire riche et longue, afin d’y substituer une autre. 


                                Et c’est très exactement cela qui permet aux racistes d’expliquer que en 2000 ans les Africains n’ont rien fait. 

                                A noter que c’est le discours d’un certain Nicolas Sarkozy.





                              • soi même 16 juin 2016 20:00

                                @wesson, ( Ce n’est pas une question de quantité de vestiges ) c’est quoi alors, une soumission à l’autoritarisme de la science ?


                              • manou 25 mai 19:39

                                @wesson

                                J’apprécie votre honnêteté intellectuelle. Beaucoup ont du mal à faire ce travail sur eux- ce travail relève presque de la psychanalyse pour certains. D’où ces élucubrations d’obscurs histrions qui veulent réécrire l’histoire.

                                 


                              • manou 25 mai 21:21

                                @soi même
                                Derrière vos écrits en apparence mesurés et intelligents , il y a cette vision d’une certaine Europe qui consiste à penser que rien de grand n’a pu se faire en Afrique par les noirs et qu’ils n’ont pas contribué aux grandes avancées de la civilisation. 

                                Le débat sur l’origine négro africaine de l’Egypte antique a été tranché devant les plus grands égyptologues du monde. Et il a été reconnu dans les conclusions du rapport de l’UNESCO que l’Egypte antique était bien africaine. Et ce rapport fait autorité dans le domaine jusqu’à ce jour. Le reste c’est du pipi de chat.

                                Je loue vos efforts pour vous improviser en historien et en égyptologue, mais si vous pensez avoir quelque chose à dire dans ce domaine, je ne doute pas que le brillant et grand scientifique que vous êtes, demandera à l’ UNESCO, la tenue d’un autre colloque- sur l’origine de l’Égypte antique-pour contester devant ses pairs, les conclusions du rapport de 1974 ,à savoir : l’Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Je veux bien que le terme « africain » renvoie maintenant aux blancs ou aux arabes ou qui sais je encore.... 

                                 


                              • bubo bubo 14 septembre 2016 12:35

                                bon alors ?ramses 3 il était caucasien ou négroide ?

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