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Temps festif du Bollywood Show jusqu’aux Croisades

Maya et Priya, les deux rivales et néanmoins amies se disputent l’amour de Rahul sous le regard tourneboulé d’un voyageur occidental, bardé d’a priori sur la culture orientale mais constatant en définitive, au bout de ces tribulations, la toute puissance de la philosophie indienne prônant la suprématie de la paix intérieure.

Dans un show où les chorégraphies, avec plus de 80 costumes bigarrés et chatoyants, dépeignent la trame de romances où le mariage constitue le leitmotiv récurrent aux mondes du rêve, la musique du cinéma indien pénètre les coeurs, telle une accoutumance s’insinuant dans le vibrato des corps en mouvements lancinants et sensuels.

D’un mois de janvier l’autre de 2009 à 2010, cette production française dirigée artistiquement par Mohan Delamourd, a été créée en salle Gaveau pour en suite, être reprise, par deux fois, au Théâtre Dejazet.

Assurant, ainsi, les soirées festives de fin d’année, sous les auspices de Jean Bouquin veillant, en permanence, à l’accueil convivial de son beau théâtre désuet, proche de la place de la République, cette troupe d’une trentaine d’artistes français d’origine indienne emmène le public parisien, loin du formatage d’un divertissement, vers ces rivages insoupçonnés de l’émotion où même une bande son en play-back ne peut trahir la profondeur et la vivacité des regards.

Raccompagnant les spectateurs jusqu’au seuil du boulevard du Temple, l’ensemble des comédiens-danseurs effectuent une haie d’honneur, dans le hall tout en longueur, au rythme d’instruments baroques emportant leurs admirateurs d’un soir, sur un joyeux et sympathique sourire d’au-revoir...

Bollywood Show - ** Theothea.com - photo © Cat.S 

 

Afin de célébrer joyeusement le changement d’année, le théâtre de l’Athénée a, de nouveau, proposé un programme de fête, durant la quinzaine, où l’Opéra Bouffe a transporté le public au temps des croisades dans l’anachronisme le plus burlesque.

C’est pourquoi, si la ceinture de chasteté de la souveraine attend impatiemment le retour de la clef que son Seigneur a emmené avec lui en Palestine, c’est sous le signe de l’oliphant, bouché ou mal embouché, que les deux servantes s’évertuent à convaincre leur maîtresse, la jeune châtelaine Bertrade, d’une urgente nécessité à s’emparer du droit de cuissage afin qu’elles-mêmes puissent convoler avec leurs promis.

Cependant l’oliphant restant coi, les fantasmes de ces dames vont prendre le relais pour des chasses médiévales que le rêve éveillé aura beau jeu de requalifier en fautes vénielles.

De farces en attrapes libertines, la rencontre opportune des compagnies « Les Brigands » et « Les 26000 couverts » réussit à doubler le temps initial d’une oeuvre musicale jugée licencieuse par la censure de la belle époque et, ainsi, interdite en 1901.

« C’est un vrai régal que le régime féodal » fredonne la ritournelle qui, un siècle plus tard, s’empresse d’adorer les délices luxurieux du « heaume » de retour au « sweet home » avec un sourire à gorge déployée.

Le livret de Franc-Nohain est interprété, sur scène, par une vingtaine d’artistes dirigés par Philippe Nicolle dont une moitié constituée de musiciens orchestrés par Christophe Grapperon, tous en tournée depuis Besançon jusqu’à Bourges, en début mars 2010, via, donc, l’Athénée à Paris afin de faire sauter le bouchon festif... de l’oliphant.

Au Temps des Croisades - ** Theothea.com - photo © Yves Petit

  

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