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The Great Gatsby

The Great Gatsby

Réalisateur :
Baz Luhrmann
Avec : Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan.
Australie / U.S.A, 2013.

 
Avec The Great Gatsby, Baz Luhrmann reprend un peu la même recette que dans son Romeo + Juliet de 1996. Il part d'un classique de la littérature (du XXème siècle cette fois) auquel il donne un petit air contemporain à coup de fêtes vitaminées et démesurées, sonorisées à la musique pop. Son film prend alors un peu des allures de vidéo clip géant, dimension encore accentuée par la 3D, à laquelle je m'habitue un peu mais dont je ne suis définitivement pas fan. Peut-être que cet aspect fun et coloré était un peu plus réussi dans Romeo + Juliet ; peut-être aussi que j'étais beaucoup plus jeune à l'époque et plus sensible à ces ambiances de fiesta.
 
Pour autant, ces deux films ne sont pas vidés de toute substance : la profondeur de l'œuvre littéraire demeure. Mais on ne peut pas dire pour autant que Baz Luhrmann leur apporte un supplément d'âme.
 
The Great Gatsby nous raconte donc l'histoire tragique de ce milliardaire romantique de basse extraction, écrasé par une haute société cynique qui ne cesse jamais de le mépriser.
 
Décors et costumes sont assez magnifiques et derrière le palais de conte de fée où les objets sont rois pointe déjà le château hanté en ruines de la fin, chronique de pierre d'une catastrophe annoncée.
 
Sans être exceptionnel, Dicaprio assure le job et campe un Gatsby efficace mais sans surprise.
Carey Mulligan, malgré toute son élégance et sa beauté diaphane, est décevante. Elle incarne du début à la fin une Daisy sans aspérité, or le personnage aurait mérité bien plus de complexité.
 
C'est le narrateur, incarné par Tobey Maguire, qui est selon moi le plus réussi (et à ce propos, l'abus de la voix-off dans les adaptations de romans est un des écueils que Luhrmann n'a pas su éviter...) A la fois acteur et spectateur, ce Go-between à la Losey est peut-être celui chez qui les émotions sont les plus authentiques et les plus complexes. Jouet des puissants, il reste profondément abîmé par leurs jeux dangereux et sublime ses blessures par l'écriture. C'est un beau personnage.

The Great Gatsby reste agréable sans jamais être transcendant. On passe un bon moment. Et pourquoi pas, puisqu'on en passe déjà assez de très mauvais comme ça...

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