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The namesake

C’est l’histoire d’une famille indienne tiraillée entre deux démons : S’intégrer à la société qu’ils ont adoptée et ne pas trop oublier l’héritage culturel et historique de leurs parents. En fond de trame de cette comédie dramatique et amoureuse, la réalité d’une situation vécue par une grande partie des citoyens de ce monde.

Un père de famille qui tous les jours par son fils gogol se rappelle d’où il vient. Une mère qui ne s’acclimatera jamais à la vie individualiste occidentale, mais surmontera les années des doses quotidiennes d’amour et des enfants qui ont inconsciemment opté pour une double vie : à la maison, ils sont des Américains modernes et ailleurs ils ne sont que de simples Indiens.

La profondeur des plans choisis par la réalisatrice Mira Nair tout comme les angles et les prises de vue sublimes font de ce film (point de vue technique), un des chefs-d’œuvre de l’année. Mais que serait un produit made in Bollywood sans les sempiternels intermèdes musicaux qui parfois ne finissent jamais ? Ce qui contribue d’ailleurs à rendre les quelques passages à vide du film un soupçon insurmontables. Mais ce qu’on retiendra surtout du film c’est les thématiques : la rencontre entre deux cultures pas toujours conciliantes - l’Occidentale en noir dans un deuil entourée d’Indiens tous en blanc - ou d’une culture forcement hétérogène - où il ne suffit pas seulement de la partager pour s’aimer.

Le moment magique du film, s’il fallait faire ce dur choix, serait sans aucun doute la scène précédant la demande en mariage où la future mariée se met à rêver dans les chaussures de l’homme qu’elle ne connaît pas encore, mais qu’elle a pourtant commencé à aimer.

Difficile de ne pas aimer ce film.

Quant à la prestation des acteurs et actrices, rien à signaler. Chacun à sa place. Sauf une seule personne : Tabassum Hashmi, connue sous le nom de Tabu et qui joue la mère. Elle représente à elle seule un condensé de Catherine Deneuve, Susan Sarandon, Judi Dench et Simone Signoret. Élégance, beauté, charisme, charme et jeux parfaits. Elle est au-dessus des autres et même du film. Ce n’était sans doute pas son premier film. Incontestablement Namesake ne sera pas son dernier.


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1 réactions à cet article    


  • Milla 17 avril 2007 17:30

    @ L’auteur

    cette histoire fait un peu rever, comme dans les films bollywoodiens d’au=illeurs, je ne l’ai pas vu mais aimerais en effet le voir.

    Merci pour votre article, très beau

    Milla

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