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The Revenant : DiCaprio, la fourrure de vivre

Héros tragique de l’exceptionnel western américain The Revenant, Leonardo DCaprio a repoussé un peu plus les frontières du rôle de composition dans le nouveau film d’Innaritu. Avec ce chef-d’œuvre qui devrait rafler la mise aux Oscars, le wonder boy d’Hollywood semble enfin sur le point de décrocher la première statuette de sa carrière.

Il y aura un avant et un après. Dans la carrière de Leonardo DiCaprio comme dans la trajectoire du cinéma américain, la sortie de The Revenant restera à coup sûr un marqueur fort. Attendu le 24 février en France, le nouveau long-métrage d'Alejandro Gonzalez Innaritu est en effet d’une intensité et d’une beauté visuelle telles que sa vision en fait une expérience à part. Un voyage comme on en faire rarement. Et dont l’on ne revient, forcément, pas totalement indemne.

Touchez pas au grizzly

L’histoire de The Revenant, c’est celle de Hugh Glass, un trappeur américain blessé par un grizzly et laissé pour mort par ses compagnons d’infortune, et qui, pour venger également son fils, s’en ira renaitre de ses cendres pour retrouver celui qui l’a trahi. C’est sur ce pitch minimaliste et inspiré d’une histoire vraie qu’Innaritu a mis au monde une extraordinaire oeuvre fleuve de plus de 2h35.

Il faut dire que le film est parsemé de scènes absolument renversantes. La première demi-heure du film est ainsi composée d’un combo Attaque des Indiens-Combat avec l’ours qui prend aux tripes par sa violence autant que par son réalisme glacé. S’en suit deux heures de survie pour un DiCaprio qui, revenant d’outre-tombe, devra résister à ses blessures, à sa peine, à la faim, à la nature, au froid, aux courants, aux Indiens et aux Français, pour tenter d’atteindre le but de sa vie. Ou plutôt de sa survie. La vengeance d’un blond en somme.

Best western

A la différence des décevants Salopards de Tarantino, The Revenant est un western, un vrai. Un de ceux qui rappellent qu’avant l’homme, il y avait la faune et la flore, et qu’elles ne l’ont pas attendu pour avoir toute leur place. Un de ceux qui mettent en lumière que la conquête de nouveaux territoires est toujours processus aussi long que douloureux. Un de ceux qui rappellent, enfin, que l’homme a toujours été un loup pour l’homme. A ce titre, Tom Hardy, ancien comparse de DiCaprio dans Inception, est aussi méconnaissable que fascinant dans le rôle du vilain.

Portés par des conditions de tournage dantesques, tous les acteurs ont fait preuve d’un investissement hors norme pour coller au plus près à la rudesse climatique du film. Le rendu est à ce tire vraiment à la hauteur des efforts consentis

Le revenant

En poussant un peu le bouchon, on peut voir dans ce film une métaphore du rapport aux Oscars de Leonardo DiCaprio. Déjà nommés 4 fois en 20 ans, il est jusqu’à présent toujours revenu bredouille du Théâtre Dolby. Mais inlassablement, à force d’investissement, de don de soi et de choix de carrière judicieux, il s’est toujours donné les moyens de se rappeler au bon souvenir des votants. Et cette année 2016 semble être la bonne pour DiCaprio, qui devrait enfin obtenir la statuette en or le 28 février. Déjà primé aux Golden Globes (et ce pour la 3ème fois après Aviator et Le loup de Wall-Street), le quarantenaire devrait logiquement être récompensé, de même que le film et son réalisateur. Un an après Birdman, Innaritu pourrait ainsi réaliser une extraordinaire et unique passe de deux. Vous avez dit Alejandro Gonzalez innarêtable ?

Gwendal Plougastel


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2 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 16 janvier 2016 19:03

    Je m’appelle Georges Bush et j’approuve cet article politiquement correct.


    • Dom66 Dom66 17 janvier 2016 19:21

      Bonsoir,

      J’ai vu le film en streaming, et je suis bien contant de ne pas avoir dépensé un copeck pour ce film. Idem pour les huit salopards de Tarentino

      De la merde comme films avec des séquences trop longues,

      Enfin, en ce moment c’est devenu la saison du gore.

      Si vous aimez le sang, allez voir ces merdes.

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