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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Tintin » par Spielberg ? La cata !

« Tintin » par Spielberg ? La cata !

Spielberg est de retour ! Alléluia ? Pas vraiment, son « Tine-tine », comme disent les Américains, fait peine à voir tant il est un pot-pourri, bien plus pourri que pot d’ailleurs, des Admirables Aventures de Tintin du maître de la bande dessinée franco-belge Hergé (1907-1983). Du 1 sur 5 pour moi. Le meilleur de cette grosse tambouille numérique qui fait mal aux yeux ? Certainement, son générique, or il n’est pas signé Spielberg : un comble ! Ce générique ravissant, tout en aplats de couleurs, en contrastes marqués, en ombres chinoises et en gags visuels (cf. Tintin qui vient mettre le point sur le « i » du nom du réalisateur), est une bonne transposition au cinéma (image animée) de l’univers graphique (image fixe) de la série légendaire labellisée Casterman et constituée de 22 albums, ni plus ni moins ; au passage, on se souviendra également du superbe chromatisme pop du générique de l’excellent Spielberg, Arrête-moi si tu peux (2002), conçu par les graphistes français Florence Deygas et Olivier Kuntzel. L’ensemble du film sinon qu’est… Tine-tine, avec sa soi-disant méthode révolutionnaire qu’est la « Performance Capture »*, est selon moi pas loin d’être un ratage complet.

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne est laid visuellement : il y a une clarté de l’image qui abîme la rétine du spectateur (cf. les images rutilantes style pub SFR de la Castafiore dans le désert d’une laideur sans nom !). Au fond, dans la machinerie mi-spielbergienne, mi-jacksonienne, où est la bande dessinée là-dedans, ce merveilleux art ? Et même, où est le cinéma tout court ? Croyez-moi bien, je n’ai absolument rien contre Spielberg. Il peut-être un très bon réalisateur basique jouant malicieusement avec les peurs primales (Duel, Les Dents de la mer, Jurassic Park, A.I., Minority Report, La Guerre des mondes) mais, on le sait, c’est un créateur inégal capable du meilleur (Arrête-moi si tu peux) comme du pire ; le Spielberg guimauve d’Always et de Hook, pour ne citer que ces deux titres-là, est selon moi à fuir à toute berzingue ! Avec la dernière cuvée Spielberg, on est plongé, bien malgré nous (quelques spectateurs sont sortis de la salle UGC Danton, Paris, on les comprend), dans un parc d’attractions pour gamins : les 7 ans sont invités, pas les 77 - navrant. On a l’impression de voir les figurines estampillées Tintin, celles qu’on vend au Carrefour du coin, en train de s’agiter dans des décorums toc, ressemblant fort aux emballages lisses des boîtes standardisées de Playmobil. On n’est pas dans une « BD en mouvement », on n’est pas dans un film. Mais on est dans un jeu vidéo qui avance tout seul, en pilotage automatique. En plus, saperlipopette, on n’y joue même pas ! La scène des grues qui combattent, à la fin du film, est aberrante. D’où cela sort-il ? Du grand n’importe quoi ! Tonnerre de Brest, on se croirait dans Transformers ou dans un pop corn movie réalisé par un simple tâcheron, obéissant aux diktats de la surenchère pyrotechnique. Spielberg avance dans le plan comme s’il maniait un joystick-voyeur qu’il pouvait introduire partout, ce qu’il fait. Hergé, ce n’est pas du tout ça, ce maître s’arrête souvent au seuil de l’image, par pudeur, par classe, par intelligence de la main et de l’œil ; aucune ostentation putassière chez le père de Tintin, jamais. Il y a une sorte de « jansénisme » de l’image d’ailleurs chez lui.

Dans ce Spielberg, l’un des pires de sa filmographie selon moi, il y a une rapidité de l’enchaînement des plans qui ressemble plus à un montage épileptique genre Formule 1 en roue libre qu’à une véritable mise en scène de cinéma ou de BD. Au fond, Hergé est un metteur en scène minimaliste. Si l’on y regarde de près, il est graphiquement économe, il varie peu l’échelle des plans, et distribue au compte-gouttes, dans l’aventure de la page, les cases de vaste dimension. Or Spielberg, dans le but certainement de ne pas ennuyer les spectateurs d’aujourd’hui, croit bon de multiplier angles de prises de vue et récits gigognes. Il fusionne, accrochez-vous bien chers lecteurs, et le tout pour le prix d’un (à 10€ la place, mazette, les ménagères de 50 ans seront ravies !), Le Secret de la Licorne + Le Crabe aux pinces d’or + Le Trésor de Rackham le Rouge et, me semble-t-il, une pincée des Bijoux de la Castafiore. Hergé n’en rajoute pas, lui. Il fonctionne par ellipse saisissante, par retrait : ses figures réalistes, aux silhouettes simplifiées à l’extrême, confinent à l’abstraction : ce sont des logotypes, quasi des pictogrammes. En ce sens il est proche plastiquement d’un Charlot ou d’un Hulot/Tati, dont les personnages sont de véritables signatures visuelles. Or Spielberg voudrait faire d’Hergé un Peter Jackson bis - au secours ! Les planches épurées de Georges Rémi, jouant subtilement avec ce qui échappe à l’image (ellipses, hors cadres, blancs entre les vignettes), forment un tout métonymique qui fait que la saga fonctionne en miroir, en constante mise en abyme. Dans le monde de la BD, on l’admire (y compris ceux qui s’en prennent au fond catholique quelquefois un peu rance) notamment pour ça : son œuvre fonctionne en boucle, c’est un objet rond, un monde en soi qui fait qu’on y revient sans cesse. Il y a un univers Hergé comme il y a un monde Hugo. On ne se lasse pas de relire une planche signée Hergé, de revenir en arrière, de revenir à la case départ, de s’arrêter sur une vignette parce qu’un détail nous absorbe complètement. Spielberg ne fait rien de tout ça, ou si peu (on reconnaîtra à son film quelques ellipses et flashbacks réussis). Il construit un récit linéaire, qui file droit, complètement obsédé par le « robinet à images » contemporain. Il « dysneylandise » Hergé, le « pixarise », croyant maximiser Tintin en le saturant. Comme si la BD était un art handicapé qui avait besoin du son et de la vitesse pour être au top, ridicule ! D’après moi, il fallait faire tout le contraire ! Quantité n’est pas qualité. Hergé ne cesse d’épurer son trait, de fuir le trop-plein. Il suffit de voir ces crayonnés originaux bardés de traits compulsifs à la Giacometti pour finir par être simplifiés à l’extrême. Il s’agit pour lui d’affiner le trait et le tir, d’aller à l’essentiel : créer une image dont le lecteur se souviendra à jamais. Qui par exemple, après l’avoir vue (lue ?), peut oublier la vignette surréaliste d’un Haddock, alcoolique patenté, confondant notre cher Tintin avec une bouteille de Bourgogne (Le Crabe aux pinces d’or) ? Par contre, qui pour se souvenir d’une seule image du dernier Spielberg ? Hum, j’en doute. Il paraît même que Daniel Craig et Gad Elmaleh sont de la partie – ah bon, même pas vu passer ! 

On dirait que Spielberg voit encore la BD, ou 9e art, comme l’art des petits Mickeys et des gros nez, aïe ! Et, au fait, c’est quoi dans ce grand barnum by Spielberg tous ces gros nez affreux qui semblent collés, telles des rustines, sur les visages botoxés du capitaine Haddock et des Dupondt ? Où est l’admirable économie de moyens de la fameuse ligne claire du maître ? On dirait que Spielberg n’a rien compris à Hergé. Il n’en garde que les Aventures, son film avance à toute vitesse, il réduit les personnages de cette BD, bien plus complexes qu’ils n’en ont l’air, à des jouets. Ca fait non seulement mal aux yeux, mais aussi au cœur. Le pire dans tout ça ? Certainement le traitement infligé aux personnages. Tintin, si sympathique dans la BD, ne l’est pas dans le film. Quant à Milou, il est quasiment aux abonnés absents. Le chien culte fait ici de la figuration. Il en est réduit – pauvre Milou ! – à être le toon de service alors que chez Hergé, il parle et est même un narrateur commentant le récit en train de se faire. Les personnages en jet-lag ou bug permanent que sont les Dupond & Dupont sont vus chez Steven comme de simples benêts, Spielberg oubliant leur idiotie notoire pouvant pourtant confiner au génie ! Il y a chez Hergé une belgitude (Haddock en est l’un des parangons : derrière le soûlard invétéré, il y a de la fulgurance, de la création verbale hallucinante !) et un je-ne-sais-quoi d’ubuesque (le fameux humour belge si cher à Noël Godin !) que ne capte pas l’Américain, dommage. Enfin, il y a mille fois plus l’empreinte de Tintin chez Tati bien sûr, dans les Indiana Jones et chez le talentueux Bruno Podalydès (Le Mystère de la chambre jaune, Liberté-Oléron) que dans le dernier pudding high-tech de Spielberg. Et si le papa d’E.T., producteur ayant du flair, confiait la réalisation du n°2 de sa désormais franchise (qui devrait s’appuyer sur Les Sept boules de Cristal + Le Temple du soleil) aux frères Podalydès ? On peut toujours rêver !

* Le tournage est en studio, les acteurs, équipés de combinaisons recouvertes de capteurs numériques permettant aux logiciels informatiques de les reproduire à l’identique en images de synthèse, jouent sur des fonds verts. Ensuite, plus besoin de décors extérieurs, on peut les incruster où l’on veut.


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142 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 29 octobre 2011 09:46

    Bonjour,
    Comme j’en parle en fin de mon dernier billet, je suis intéressé par ce qu’on en dit.
    Je n’ai pas vu le film
    Mais j’étais à Bruxelles, samedi dernier pour le lancement. (pas parmi les invités prestigieux)
    L’avez-vous vu pour pouvoir écrire votre article et votre coup de gueule ?
    Tous les Tintinophyles étaient enthousiastes à la sortie de la salle.
     J’ai revu quelques les « Sur les traces de Tintin » présentés par ARTE et toujours disponibles pendant quelques heures.
    Alors, anti-américanisme ou simplement une nostalgie des albums que vous ne pourriez voir en réel ?
    Jean-Pierre Talbot est pour moi celui qui a été le Tintin de base au cinéma.
    Mais il faut évoluer et la 3D donne une possibilité.
     smiley 


    • Croa Croa 29 octobre 2011 22:34

      Ce que montre la bande annonce n’est pas du Hergé ! Ceci dit les goût et les couleurs...

      (Moi ça ne me donne pas envie, même gratos !)


    • Yvance77 29 octobre 2011 09:50

      Salut,

      Les images de synthèse sont à mi-chemin entre le cinéma classique de papa, et le dessin animé. Et, en ce qui me concerne, le drame est là, car visuellement c’est tout bonnement une horreur absolue.

      Il eut mieux valu, un bon classique dans l’esprit Disney du temps des Cendrillon, Belle et le clochard etc...


      • JL JL1 29 octobre 2011 10:31

        Je dirai pour ma part, que les images de synthèses sont au cinéma ce que la téléréalité est à la télévision : une insulte à notre intelligence.


      • amipb amipb 29 octobre 2011 14:41

        Les images de synthèse sont un outil, à chacun d’en faire ce qu’il veut.

        Il en va de même de la 3D (dont le grand Scorcese dit lui-même qu’elle révolutionne le cinéma : http://www.guardian.co.uk/film/2010/nov/21/martin-scorsese-3d-interview-kermode), du son THX, du cinéma lui-même (combien de navets à référencer ?), de la bande dessinnée et même de l’imprimerie.

        Spielberg a quelques bons films à son actif (je pense notamment à l’extraordinaire Liste de Schindler) mais ne semble plus inspiré depuis de nombreuses années. J’attends tout de même de voir Tintin un jour pour m’en faire un idée concrète.


      • Thucydide Thucydide 29 octobre 2011 16:50

        Bravo, JL1 ! je souscris pleinement, et je plusse à 5


      • JL JL1 29 octobre 2011 19:15

        Merci Thucydide.

        @ amipb, certes, la synthèse d’images est un outil, comme le sucre est un édulcorant, comme l’hyper-réalisme est un art graphique. Mais trop c’est trop !

        Imagine-t-on la critique vantant l’œuvre d’un hyper-réaliste imitant celles de Cézanne, Picasso ou Miro !?


      • Croa Croa 29 octobre 2011 22:37

        Tout à fait, la 3D est un outil...

        Qui attend encore de bons ouvriers ! smiley


      • sisyphe sisyphe 30 octobre 2011 10:59
        Par amipb (xxx.xxx.xxx.23) 29 octobre 14:41

        Les images de synthèse sont un outil, à chacun d’en faire ce qu’il veut.

        Il en va de même de la 3D 


        Absolument, de même que la motion capture. 

        Le tout est de voir de quelles façons ils sont utilisés, et le résultat par rapport aux films. 

        Autant dans des films comme Matrix, Le seigneur des anneaux, Avatar, l’utilisation des différents procédés d’images de synthèse participent , pour moi, de la réussite visuelle et scénaristique ; autant dans certains autres films, l’utilisation tourne au procédé, de façon lourdingue, et nuit au film lui-même...



      • patber 1er novembre 2011 09:51

        Eh bien moi j’ai beaucoup aimé le tintin de SPIELBERG ! La 3D est de toute façon le cinéma du futur il faudra s’y habituer et vivre avec son époque, les personnages sont également très bien adaptés.


        Les couleurs et les tons sont très bien réussis ! Le mélange des trois albums également.

        Ce film de part sa conception se rapproche de la BD d’Hergé et constitue vraiment une prouesse dans son genre.


        Bravo Steven !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • morice morice 29 octobre 2011 10:03

        On peut donc établir avec cet opus un principe de Delaury : c’est du pédant façon Pacadis.


        Si un film ne plaît pas au grand public car il est trop tartignole : : Delaury lui met un AAA.
        Si c’est un film de John Woo, aussi con que tous les Woo, il met un AAA voire un AAAA
        Si c’est d’une crétinerie profonde, mal joué, avec des décors à la con et un montage à la va-vite mais que c’est du Tarentino là c’est du 4A.... au minimum !
        Si c’est un nanar débile, Delaury met obligatoirement un AAA en se réclamant du 27 eme degré. C’est sa branchitude revendiquée.

        Si c’est un film que le grand public va aimer, alors là ce n’est pas possible, le poseur Delaury ne peut remettre en jeu sa position primordiale de... poseur et assène donc un triple zéro, comme ici.

        A force de le lire, on peut donc prendre un principe simple : tous les films qu’il encense étant des navets notoires, on se précipite au cinoche dès qu’il tire à vue. Imparable et ça marche à tous les coups. C’est le principe de Delaury, en somme.

        Suivant ce sain conseil, on peut donc aller voir Tintin. Et se passer de l’avis inutile du Pacadis au rabais.

        Au passage, on peut toujours se marrer en lisant la novlangue à la Paringaux qu’affectionne Delaury : « Il construit un récit linéaire, qui file droit, complètement obsédé par le « robinet à images » contemporain. Il « dysneylandise » Hergé, le « pixarise », croyant maximiser Tintin en le saturant » est un grand moment de poilade je pense... rarement lu aussi... prétentieux et ridicule. Delaury est un nouveau précieux ridicule.


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 octobre 2011 10:10

          Salut Morice,
           Je ne connais pas suffisamment Delaury pour le pointer en touche.
           J’ai été un tintinophile dans ma jeunesse.
           Donc, toujours très curieux de voir ce qu’on en fait.
           Comme je l’écrivais ’Ce seront les nouveaux jeunes et pas les anciens qui auront le dernier mot."
           Qu’aurait fait Delaury de Tintin à l’heure d’aujourd’hui, à l’heure des smartphones en place de Spielberg ?
           Là est la question de base qu’il doit répondre. 


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 octobre 2011 10:13

          N’oublions pas que Tintin est cadenassé par la famille.
          Un Question à la Une en parle



        • L'enfoiré L’enfoiré 29 octobre 2011 14:28

          Stabiloboss,
           Exact. Nick Rodwell en connait un bout sur le sujet. Si vous ne connaissez pas le Musée Tintin, je vous conseille de vous renseigner sur les prix de tout ce qui entoure avant d’y aller avec vos enfants..
           Étonné qu’il ait accepté l’aventure avec Spielberg ?
           Enfin....


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 octobre 2011 15:39

          Pour Spielberg, le challenge existe.
          Tintin est presque inconnu aux États-Unis.
          Si cela marche en Europe, ce n’est pas du tout sûr que cela soit de même sur le sol américain.


        • JL JL1 29 octobre 2011 10:09

          Vincent Delaury,

          100% d’accord avec cette critique, avec juste une remarque : pourrait-on faire sobrement pour dénoncer l’excès ?

          Ceci dit, je cite : "On n’est pas dans une « BD en mouvement », on n’est pas dans un film. Mais on est dans un jeu vidéo qui avance tout seul, en pilotage automatique. En plus, saperlipopette, on n’y joue même pas !"

          C’est effectivement, je crois après coup, ce qui définit le mieux ce film.


          • marcel et yvette marcel et yvette 29 octobre 2011 10:27

            Bon alors en définitive et pour faire simple :


            est ce que les amateurs de Tintin et j’en suis un....peuvent aller voir le film ?

            tout en sachant qu’on ne retrouvera pas le cachet de la BD !

            • JL JL1 29 octobre 2011 10:48

              marcel et yvette,

              je crois pour ma part qu’il vaut mieux, soit de lire une BD, soit d’aller voir Avatar ou une autre daube en images de synthèse qui ne détruit pas un peu quelque part, comme on dit, des chefs d’œuvres qui font partie de notre patrimoine artistique.


            • Hijack Hijack 29 octobre 2011 15:20

              Le super gros pif ridicule des Dupont (clownesque) ... te paraît ressemblant avec les dessins d’Hergé ???


            • Hijack Hijack 30 octobre 2011 01:49

              Je les ai sous les yeux ...Les Dupont ont des gros pifs et un peu longs ... mais pas arrondis au bout ... ce qui fait clown ... et que n’a pas fait Hergé !!!

              Compare :

              http://3.bp.blogspot.com/_XW32hvQWssc/TC20jJVXGAI/AAAAAAAAApE/cEH0OFlAUAU/s 320/Dupont_Dupond.jpg

              http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTHS46h-oAYOU19sdqcdxTJaxT08-1BggdZIBiZ7ycqVxYe685f

              http://www.sudpresse.be/zc/thumb300x200/mediastore/_2011/juillet/TINTIN.jpg

              Spielberg ... volontairement ou pas, détruit la « perfection » des personnages de Tintin, car il semble qu’a part Tintin et Milou ... tout est ridicule. Et encore, je n’ai vu que quelques courts extraits ou photos.


            • Hijack Hijack 29 octobre 2011 10:56

              Bof ... je ne l’ai pas vu et ne pense pas aller le voir un jour ... C’est un mauvais Spielberg !!!

              En effet, rien qu’à voir les pifs qu’il a donné aux potes à Tintin ... (Haddock, Dupont ... etc ...) est ridicule !!! Que cherche ce réalisateur ... salir la mémoire d’Hergé ??? même inconsciemment ??? je ne sais pas ...

              Certes ... il y a certainement bcp de bons effets techniques ... mais je ne pense pas que les tintinophiles se retrouveront !

              Dois-je préciser que Tintin s’est inspiré de Léon Degrelle jusqu’à preuve du contraire ???


              • garisamui garisamui 29 octobre 2011 11:21

                Tout à fait Hergé et Degrelle mêmes vues

                déjà à cette époque les mêmes causes.......

                 « Tous les partis corrompus se valent. Ils vous ont tous volés, ruinés, trahis [...].
                 Si vous voulez voir des scandales nouveaux empester le pays, si vous voulez être écrasés par la dictature des banksters, [...] suivez alors, comme des moutons, les politiciens profiteurs ! Vous aurez, vous-mêmes, signé votre condamnation à mort. »

                 Léon Degrelle, Le Pays réel

                espérons pas les mêmes effets.....


              • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2011 20:59

                « Bof ... je ne l’ai pas vu et ne pense pas aller le voir un jour ... C’est un mauvais Spielberg !!! »


                C’est fort, tu n’as pas vu le film et tu es capable de le juger...

                Wow...

              • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2011 21:05

                « C’est une blague ?????? »


                C’est de que Degrelle a longtemps affirmé en tout cas.

                Mais bon, s’il est vrai que Hergé a été proche des milieux conservateurs, qui ont par la suite migré à l’extrême-droite, le dessinateur s’est éloigné de Degrelle au fur et à mesure que ce dernier se rapprochait de Mussolini. Leur première rencontre date de 1929.

                On peut donc douter de l’affirmation du leader rexiste, d’autant plus que Tintin existait depuis 1926 si on considère Totor comme étant son ébauche.

              • Hijack Hijack 30 octobre 2011 01:51

                Ta surprise prouve que tu ne connais pas le sujet ...

                Tu as vu la ressemblance ... et ils étaient potes ... et Degrelle portait tjrs sa tenue de golf quand il est revenu des USA ...
                Aucun doute ... et quand on sait les idées qu’ils avaient en commun ... tout est dit.


              • Hijack Hijack 30 octobre 2011 01:52

                Je répondais ci-dessus à juluch 


              • rastapopulo rastapopulo 30 octobre 2011 13:38

                Gros malin,

                L’inspiration d’Hergé vient de Tintin Lupin qui lui a donné son nom, sa tenu, sa houppette et même son premier récit (voyage à Moscou du dessinateur de Tintin Lupin).

                Degrelle est un énorme vantard, comme d’habitude. Même des amis commun d’Hergé et Degrelle lui donne complètement tord.

                Sur le rexisme, beaucoup de belges n’appréciaient pas les dérives de la finance folle. J’ai lu quelque part que la Belgique (1° puissance industriel/habitant) était avec l’Autriche le pays le plus touché par 29. En tout cas, nous, contrairement à l’Autriche ou à la France, nous avons scindé les activités bancaires dès 1934 (10 ans avant la France) et ainsi éviter l’autoritarisme grâce à un tout autre personnage : Albert 1° (probiliguisme, critique envers le Congo et proche des belges). 

                Tandis que Degrelle devient détesté dès les premières élections. Pas assez aimé selon lui, il ne trouve rien de mieux que de se rapprocher des allemands. Beaucoup des ses « amis » ne l’ont pas soutenu longtemps en fait.


              • Hijack Hijack 30 octobre 2011 15:14

                Je ne connais pas ce Lupin ... peut être le nom est inspiré de ce que tu veux ... mais vois la photo que j’ai posté ...

                Je me fous des vantardises de Degrelle, du fait qu’Hergé a démenti etc ... les faits sont là ... la ressemblance avec Degrelle jeune est frappante ...

                Alors ... si pas de preuves flagrantes, je maintiens que Tintin est une inspiration (physique bien sûr + professionnelles) de Degrelle jeune !!!


              • rastapopulo rastapopulo 30 octobre 2011 17:48

                T’es sur internet en 3 clic et tapant le nom de tintin Lupin tu pourrais au moins comparer... mais non !

                Je suis sensé vénéré ton avis ou quoi ?


              • Hijack Hijack 30 octobre 2011 23:10

                @ juluch,

                Ben non !!! Que veux tu que ça change ???

                Pour moi, ça ne change absolument rien à rien ... et suis pas le seul !


              • Hijack Hijack 30 octobre 2011 23:13

                rastapopulo,

                Qui t’as dit de vénérer ce que j’ai dit ???

                Non, je t’avais répondu tel quel ... et j’ai été vérifier par la suite... et c’est vrai ... je ne connaissais pas ... et après avoir vérifié ... je confirme ce que je disais.


              • Hijack Hijack 29 octobre 2011 10:59

                Oublié de dire que j’avais tout de même un peu apprécié les précédentes tentatives ... et comme bcp ... j’ai lu et relu avec plaisir toute l’œuvre d’Hergé ... irremplaçable !!!


                • ZEN ZEN 29 octobre 2011 11:36

                  Pauvre Tintin, mis à mal par Spielberg et récupéré commercialement
                  Ce matin, à Carrefour Market, Tintin-en-carton, grandeur nature, était devant toutes les têtes de gondole...
                  Tintin comme produit dérivé


                  • logan 29 octobre 2011 17:42

                    Oui, la promo et le merchandising ça y va chez carrefour market, j’ai trouvé ça assez indécent.


                  • Jean-Claude Guingamp Philippe Gaillard 31 octobre 2011 10:34

                    En même temps le business autour de Tintin a toujours été florissant.

                    La société Moulinsart a toujours été très accrocheuse et agressive en terme de merchandising autour de Tintin. 
                    Vous faites les étonnés maintenant alors que ça a toujours été le cas. Je trouve ça un peu facile. 

                  • sisyphe sisyphe 29 octobre 2011 11:39

                    Entièrement d’accord avec cette excellente critique. 


                    Le lourdaud Spielberg n’était, de toutes façons,pas du tout désigné pour adapter la sobriété, le classicisme, l’efficacité sobre d’Hergé. 

                    Tintin mécanisé, Tintin pixelisé, Tintin videogamisé, c’est Tintin trahi.
                     La grosse machinerie hollywodienne écrase la ligne claire, la transparence, la créativité, l’humour et le sens du récit efficace et linéaire d’Hergé ; un blockbuster pour faire du fric avec tous les produits dérivés, et, effectivement, une catastrophe pour le monde de Tintin, les personnages, l’ambiance, le sens de l’aventure...

                    De gros pifs collés sur Haddock et les Dupondt, comme de mauvais masques ; seule la Castafiore est fidèle à l’original. 
                    Pour le récit, ça sombre dans la confusion, le salmigondis, les excès visuels et de l’histoire, dont Hergé évitait les pièges. 

                    De plus, oser transposer Le secret de la licorne, sans Tournesol, c’est une infamie de plus portée aux aventures du héros à la houpette. 

                    A éviter pour les tintinophiles ; finalement, après vision de ce gros truc lourdingue, on se dit que les adaptations cinématographiques qui l’ont précédé (Tintin et la toison d’or, entre autres), étaient beaucoup plus réussies, et plus proches de l’oeuvre d’Hergé : un comble. 

                    Quant à l’effet 3D, il est totalement inexistant, n’introduisant qu’une sorte de profondeur de champ qui est le contraire de l’univers graphique du créateur du reporter au petit XXème.. 

                    Un navet lourdaud, comme en a déjà réalisé Spielberg ; qui prend les spectateurs pour des enfants bébêtes, quand Hergé faisait appel à l’intelligence de ses lecteurs. 

                    A fuir ...

                    • Vincent Delaury Vincent Delaury 29 octobre 2011 12:38

                      sisyphe : « (...) finalement, après vision de ce gros truc lourdingue, on se dit que les adaptations cinématographiques qui l’ont précédé (Tintin et la toison d’or, entre autres), étaient beaucoup plus réussies, et plus proches de l’oeuvre d’Hergé : un comble. »
                      D’accord avec vous, au moins ces précédentes adaptations avaient une naïveté que la grosse machinerie spielbergienne n’a jamais. 

                      L’enfoiré : « L’avez-vous vu pour pouvoir écrire votre article et votre coup de gueule ? »
                      Quand même, oui !

                      L’enfoiré : « Qu’aurait fait Delaury de Tintin à l’heure d’aujourd’hui, à l’heure des smartphones en place de Spielberg ? »
                      Eh bien, j’aurais été voir du côté de Michel Ocelot. Son « Kirikou » est une merveille de simplicité et d’intelligence graphique. En ce moment, un David Hockney, ex pop artiste, peint des fleurs fraîches sur… iPad. Il n’a pas besoin d’en faire entrer 50 dans le cadre pour obtenir un effet pictural digne d’intérêt.

                      Tiens, Morice, le revoilou !!!


                    • L'enfoiré L’enfoiré 29 octobre 2011 14:05

                      Vincent,

                       « Eh bien, j’aurais été voir du côté de Michel Ocelot. Son »Kirikou" est une merveille de simplicité et d’intelligence graphique. En ce moment, un David Hockney, ex pop artiste, peint des fleurs fraîches sur… iPad. Il n’a pas besoin d’en faire entrer 50 dans le cadre pour obtenir un effet pictural digne d’intérêt."

                      Et bien, j’ai été voir. J’ai trouvé ceci. Des ombres chinoises. Oui c’est très simple, simplissime, même. Croyez-vous sincèrement que cela soit dans l’esprit de Hergé et de Tintin ? Tintin est un reporter qui va au devant du danger dans beaucoup d’aventures. Kirikou, c’est appréciable mais c’est autre chose. C’est aussi une question de différence d’âge. Hergé c’est entre 7 et 77 ans, d’après ce qu’on trouve dans tout ce qui le caractérise. Ce ne sont pas du genre de Walt Disney avec la fée et Cendrillon. J’adore Fantasio.
                       Vous n’avez pas soulevé ma remarque, que ce n’est pas vous en tant qu’adulte qui décide de ce que veulent ou non les enfants. C’est eux qui décident. Encore une fois, je crois que vous ne regardez pas les jeux vidéos qu’ils regardent pendant des heures. Ça n’a rien à voir avec Cendrillon. Comme Américain, Spielberg aurait pu reprendre un des films de Walt Disney. il est venu chercher ce que faisait Hergé.
                      Si vous aimez lire, je vous conseille ceci


                    • Varron Varron 30 octobre 2011 00:58

                      De plus, oser transposer Le secret de la licorne, sans Tournesol, c’est une infamie de plus portée aux aventures du héros à la houpette.

                      Il faut vous remettre à la lecture de Tintin. Le professeur Tournesol n’apparaît que dans le trésor de Rackham le rouge.

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