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Top list du prog anglais des seventies

Les vacances approchent, l’occasion de quitter la quotidienneté annuelle pour découvrir de nouveaux paysages mais aussi, n’oubliez pas la musique. Je propose une top list dans un genre spécial, le rock progressif anglais dans les années 1970. Le principe, présenter dix groupes à travers le choix d’un album et d’un morceau significatif.

Pink Floyd

Pour des raisons évidentes, chronologiques et autres, je commence par ce groupe précurseur que fut le Floyd. Syd Barett en fut l’âme dit-on. Si bien que dans les dîners en ville, vous brillerez de toute votre snobitude en déclamant que le Floyd est mort en 1968 après avoir signé un album et demi. Plus sérieusement, le connaisseur s’attend à ce que l’on choisisse l’album Dark side of the moon mais ne comptez pas sur moi. L’album le plus abouti est Meddle, avec cette longue suite intitulée Echoes et sur l’autre face, tout le talent d’un style abouti décliné en morceaux de 5 minutes. Mais si je devais choisir un titre emblématique, ce serait sans conteste Astronomy domine, non pas dans sa version studio assez modeste mais ses multiples versions qu’on trouve sur les bootlegs ainsi que celle, pas la meilleure, éditée sur cet autre album culte, Ummaguma. Tout compte fait, je mettrai le Floyd à part. Pour présenter dix figures majeures des seventies.

King Crimson

Lorsqu’on évoque le prog, il est impensable de passer sous silence King Crimson dont l’album In the court of the Crimson king signa l’avènement d’un genre déjà défriché par les Moody blues mais cette fois, décliné dans le grand style du rock symphonique, avec des nappes de mellotron d’anthologie, des longs morceaux et deux titres devenus cultes mais très différents. 21st century schizoid man qui anticipe la seconde épopée du groupe en 1972 et In the court, morceau éponyme incarnant les règles stylistiques d’un rock symphonique sont Ange sera l’un des meilleurs représentants. Quant à choisir un album pour ce groupe qui a connu tant de styles et de line up, ce sera bien difficile. Le plus original, riche et abouti, c’est Lark’s tongue in aspic paru en 1972, le premier d’une fameuse trilogie avec la voix rocailleuse de John Wetton et les incroyables percussions de Bill Brudford, batteur prog par excellence, transfuge de Yes puis parti dans de nombreuses aventures dont celle avec UK.

Yes 

Allons-y pour le plus baroque des groupes de prog, une musique foisonnante, complexe, à la limite de la grandiloquence, avec des musiciens hors pair, un chanteur à la voix inimitable et quelques chefs d’œuvres à la clé, Fragile, Tales from…, Relayer (avec Patrick Moraz au clavier) et Close to the edge que je vais choisir parce qu’il est représentatif de ce que fut ce groupe entre sa naissance et son apogée avec Relayer que je trouve meilleur. Puisqu’il faut choisir un titre emblématique, ayant sacrifié Echoes précédemment, je vais proposer Close to the edge, long morceau éponyme occupant une face de vinyle, et donc inscrivant sans conteste le genre prog dans la musique rock, l’art rock si on veut, et non pas le rock plus pop, plus song, au format cadré pour les radio et adapté du reste aux possibilités des musicos.  

Genesis

Impossible de contourner Genesis, le plus connus des groupes de prog après Pink Floyd, un Genesis qui eut le succès quand il ne faisait plus vraiment du prog. Mais entre 1971 et 1975, même tarif que Yes, quatre chefs d’œuvres. Là encore, les connaisseurs vont vous bassiner avec l’album The lamb… double vinyle signant la fin de la précieuse participation de Peter Gabriel. Mais je lui préfère largement l’album Fox Trot, pour le style, l’atmosphère, la richesse des claviers et de la composition… et son morceau culte, Supper’s ready, longue suite de 25 minutes, emblème du prog.

Van der graaf generator

Prononcer Van der Graaf, ou bien écrire VDGG. Voilà l’un des plus fameux et inventifs groupe des early 70’s, avec son leader Peter Hammil, l’un des plus grands auteurs compositeurs de ce siècle. Morceaux alambiqués partant dans tous les sens, musique torturée, étranges atmosphères dues à l’inventivité du claviériste Banton oeuvrant de concert avec le saxophoniste Jackson et pour compléter ce quatuor du prog rock, l’excellent batteur Evans. Un éphémère bassiste a participé aux deux premiers albums. En fait, Van der Graaf a produit quatre chefs d’œuvres entre 69 et 72. Même tarif que Yes et Genesis. Un mot aussi pour signaler la reformation du groupe en 1976 et trois albums plus qu’excellents, dans un style un peu différent. L’album le plus abouti est Pawn Heart. C’est donc celui que je choisis avec comme titre emblématique la longue suite de plus de 20 minutes sur la seconde face, Plague of

Hawkwind 

Avec Hawkwind, nous ne sommes plus dans le genre strictement prog, comme du reste avec Van der Graaf dont le leader récusait l’appellation progressive, lui préférant celle d’art rock. Ce groupe est né en 1969 autour de son leader, Dave Brock. A part évoquer du space rock et quelques atmosphères de science fiction, avec des images de vaisseaux spatiaux, il n’y a rien de spécial à dire sur Hawkwind sauf que ce groupe fête ses 40 ans de carrière et qu’il possède l’une des discographies les plus riches, avec des dizaines d’album et des tonnes d’enregistrements live. Comme le Floyd, Hawkwind est l’un des rares groupes dont les shows méritent d’être gravés sur le sillon. Etant donné que cette top list concerne le début des seventies, le choix se portera vers In search of space, le second album parmi une série de cinq chefs d’œuvres. A noter un morceau occupant une face. C’est du reste très tendance en 1972. Morceau culte, extrait de cet album, Master of the universe, interprété diversement dans les shows depuis sa création et présent sur la plupart des live disponibles dans le commerce.

ELP 

Emerson, Lake et Palmer, trois musiciens, le premier connu pour sa participation aux Nice et à ses prestations hystériques sur scène, malmenant son orgue pour une interprétation endiablée d’America, composé par Bernstein. ELP est avec Yes la tête de turc des anti-prog, régulièrement brocardés par les Inrocks et Télérama. Pourtant, les exécutions, compositions et parfois, arrangements de classiques, sont classieux, élégants, originaux, riches comme peuvent l’être des quatuors de Bartok ou Janacek. Rien à voir avec les pitoyables néerlandais Ekseption. Bref, trois musiciens d’exception dont le génial Emerson, virtuose au clavier. S’il faut choisir un album, ce sera Trilogy, dont seul un morceau est une adaptation. J’avoue avoir hésité avec Brain Salad. Et comme morceau, Take a pebble, extrait du premier album, petite suite de 12 minutes ornée par des parties de piano magiques !

Mike Oldfield

Mike Oldfield n’avait même pas 18 ans quand il composa la bande originale du film L’exorciste. Evidemment, ce sera le choix évident pour célébrer cette grande figure de la musique progressive des seventies. Mike Oldfield fait partie de cette génération de musiciens et compositeurs ayant élevé le rock au stade d’une « grande musique ». Ses premiers chefs d’œuvres ont en point commun de proposer des albums avec un morceau par face.

Jethro Tull 

Plusieurs chefs d’œuvres pour ce groupe d’art rock aussi doué sur scène qu’en studio. Des musiciens énergiques pour entraîner le leader chanteur et flutiste Ian Anderson dans des longues exécutions complexes légèrement teintées de folk mais ne vous inquiétez pas, le Tull c’est comme les Doors ou Led Zep, du pur produit rock, pas comme Tri Yan. Le meilleur album est en fait constitué d’un seul morceau présenté sur un vinyle vendu à l’origine dans une pochette se dépliant comme un vrai-faux journal. Thick as a brick. Sinon, le morceau culte restera Aqualung, titre gravé dans toutes les mémoires des lycéens à l’époque des grandes manifs.  

Soft machine

Avec Soft machine, on ne se situe pas dans le prog de style symphonique mais plus dans un genre fusion, teinté de jazz, improvisations et esprit rock. Un album double s’impose, le troisième, intitulé Third (réédité en double CD avec des bonus live enregistrés par la BBC). Avec sur chaque face une longue suite. Ce groupe a marqué l’époque en jouant d’audace au risque de l’hermétisme. Musique inattendue, refusant le diktat mélodique, cultivant la dissonance, bref, le genre de truc qu’on n’écoute plus vraiment, sauf si on veut se rappeler une belle époque au risque de vous faire prendre conscience que nous n’avons plus 20 ans. L’effet est garanti, comme avec la Messe du temps présent de Pierre Henry. Soft machine a incarné une musique free, quittant le populaire du pop d’époque pour séduire les publics dits intellectuels, ceux qui plus tard écouteront Keith Jarret en plein air. Un morceau de choix, extrait du troisième album, Moon in june, composé par Robert Wyatt qui y chante admirablement. Morceau préfigurant les aventures de Wyatt au sein de son groupe Matching Mole et symbolisant tout un courant musical, de l’école de Canterbury aux aventures d’Henry Cow et consorts sans oublier Caravan.  

Gentle Giant 

Ce groupe inventif fut boudé par la critique française qui se plut à descendre tous ses albums, on ne sait pour quelle raison car nous avons dans cette formation l’incarnation de ce que représente le rock progressif. Rien d’évident ni de commercial. Des morceaux à la texture complexe superbement exécuté par des musiciens hors pair et notamment les trois frères Schulman dont Derek, saxophoniste et âme du groupe. Influences médiévale et jazzy se mélangent à des figures plus classiques. Un album parmi les 6 ou 7 pièces majeures produites, In a glass house, et c’est mon dernier mot.

Zappa ne figure pas dans la liste. Il est américain. Désolé pour ne pas avoir fait preuve d’originalité, j’ai choisi le meilleur ; les initiés commenteront mes choix et les néophytes se laisseront tenter par quelques galettes, ce qui est le but de ce billet. Sorry pour les fans de Camel.


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51 réactions à cet article    


  • caramico 2 juin 2009 10:20

    le titre le plus connu de King Crimson, In the court of the crimson king, est une petite soupe légère, entrée d’un menu autrement plus riche, avec Lizard, Island, In the wake of Poseidon... comme plats de résistance...


    • bright13 bright13 2 juin 2009 10:48

      sans oublier le fabuleux titre STARLESS....(album RED)


    • chria chria 3 juin 2009 09:45

      Ah Starless...


    • Forest Ent Forest Ent 2 juin 2009 10:49

      J’ai bien aimé tous ces trucs, et je les aime bien encore. Mais force est de constater qu’ils ont été balayés par l’histoire. Comme beaucoup d’autres trucs du 20ème siècle, comme le « free jazz », ils étaient trop sophistiqués. Trop intellectuels. Ils ne parlaient souvent pas assez directement aux émotions. On n’en retirait pas de mélodie chantonnable. Les morceaux cités, « 21st century schizoid », « close to the edge », « supper’s ready », ne sont pas des mélodies, mais des symphonies interprétées avec des voix.

      Ca a été une dérive générale de l’art au 20ème siècle : la technicité. Pareil en peinture par exemple. L’art doit parler aux sens, pas à l’esprit. Ca doit être pour cela qu’on écoute encore Mozart et plus Paganini.


      • Claude Simon Tzecoatl 2 juin 2009 11:19

        « L’art doit parler aux sens, pas à l’esprit. » A tel point que le Do de l’art, c’est le dollar.

        M’enfin Forest, vous êtes décevant, là.


      • bright13 bright13 2 juin 2009 11:41

        « On n’en retirait pas de mélodie chantonnable ».... est-ce un indicateur de qualité ?
        Et Mozart parle bien à l’esprit...enfin au mien en tout cas...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 juin 2009 12:08

        Pour une fois, je suis ok avec Léon,

        Schizoid, c’est le morceau du King, l’équivalent d’Astronomy pour le Floyd. Joué dans les show avec des line up différentes, à noter la fameuse version de 12 minutes dans Earthbound


      • John McLane John McLane 2 juin 2009 12:29

        @ Léon : « si tu fais écouter ne serait-ce que la partie de batterie de ce morceau à un mec dont la culture est le rap... »

        Ca m’a toujours fait marrer ces clivages à la noix basés sur l’imperméabilité des genres ou sur je ne sais quelle vérité générationnelle, genre « si tu es né dans les années 80 et que tu as grandi en écoutant du rap, alors tu seras forcément allergique au rock progressif ou à la musique classique ». Ca, c’est du raisonnement consistant qui tient la route, bon sang !

        En tout cas, je me félicite d’être un contre-exemple parfait de ce type de raccourcis. J’ai grandi en effet dans les années 80 au moment où les musiques électroniques (techno, house) et le hip-hop prenaient leur essor ; je me considère donc comme un fils du rap et de la techno, genres musicaux faussement simples que la génération des fifties et sixties devraient arrêter de caricaturer bêtement. Suis-je pour autant génétiquement incompatible avec des musiques soi-disant plus complexes et subtiles telles que le rock progressif, le free jazz ou la musique contemporaine ? Pas du tout. Ainsi, Frank Zappa est pour moi le dieu de la musique (réunir sa discographie n’est pas simple dans la mesure où il a dû sortir environ 60 albums de son vivant ; je mets de cotés les disques posthumes), je vénère Coltrane et ses envolées au saxophone tantôt mystiques tantôt colériques et des types comme Klaus Schulze ou Steve Reich (bon compromis entre la musique électronique et la musique contemporaine ; heureusement qu’il y a des « vieux » ouverts d’esprit) sont des révélations dont je ne me lasse pas de découvrir les extraordinaires discographies.


      • worf worf 2 juin 2009 13:09

        c’est vrai que certains ont mieux vieilli que d’autres mais mon jugement est faussé car j’ai découvert certains groupes sur le tard, en autre par un ami qui m’en a fait écouter dans les années 90 un paquet de groupes de cette période dont certains peu connus.


      • Satantango Satantango 2 juin 2009 13:42

        C’était une déclaration de « John Mc Lane » de son vrai nom Dupont-la-Joie étalant sa cucul-ture en faisant croire qu’il est la tolérance : c’est certainement pas le Rap qui est nul c’est la Rap français uniquement qui est affligeant, mais pas seulement. Musicalement la France relève plus du quart-monde que n’importe quel autre pays du tiers-monde !

        Rien qu’à voir l’adoration réservée hier à Jauni Halliday par les « Lumières » (Ferry, Chabot, etc.) laisse pantois...


      • Satantango Satantango 2 juin 2009 14:39

        En effet ce Crimson-là est sublime de bout en bout ! Particulièrement le morceau-titre « 21 SCHIZOID » qui, joué en public aussi, lui, est visionnaire ! C’est un véritable « coup de force », exceptionnel !

        Génésis, Peter Gabriel, Phil Collins : nuls

        Les autres ont sortis des albums plus ou moins réussis (Yes, Jethro Tull)

        Mais si vous ne citez même pas COLOSSEUM, c’est que vous êtes un brin ignorant : COLOSSEUM est LE groupe du Rock Progressif : goutez un peu vous m’en direz des nouvelles :
        LOST ANGELES : (plus de 15’)
        http://www.youtube.com/watch?v=ups1vWqzrWk&hl=fr
        http://www.youtube.com/watch?v=exLZmUiwtog&hl=fr


      • John McLane John McLane 2 juin 2009 15:02

        @ Léon : « mais à partir du moment où vous avez quitté celui du rap et de la techno... »

        Mais je n’ai nullement quitté le rap et la techno, Monsieur. Je dirais même que j’ai encore les deux pieds dans ces genres musicaux, et que je ne suis pas prêt de les retirer tant leur exploration s’avère passionnante. Parallèlement, je baigne aussi dans le rock progressif et le jazz, qui sont tout aussi fascinants. Cet éclectisme vous est donc à ce point impossible à appréhender, intellectuellement ? 


      • John McLane John McLane 2 juin 2009 16:01

        @ Léon : « Si vous aimez et le rap et Frank Zappa, c’est que vous n’avez rien compris à rien »

        Celui qui ne comprend rien à rien vous invite tout de suite à écouter le morceau numéro 7 de Broadway The Hard Way, l’un des derniers albums de Zappa, sorti à la fin des années 80. Ce morceau rap (car ç’en est un) vous fera comprendre tout de suite que le grand Frank s’intéressait de très près au hip hop et qu’il aurait continué à l’intégrer régulièrement dans ses productions musicales (ainsi que l’électronique, d’ailleurs, tout aussi valabe à ses yeux) si sa carrière s’était poursuivie après 1993. Surtout, ce morceau vous fera comprendre que les barrières étanches que vous placez entre les genres musicaux, entre ceux que vous jugez complexes et riches et ceux qui sont simples et pauvres, entre ce qui est de l’ordre de la culture et ce qui est de la nature (franchement, vous n’avez pas vous-même éclater de rire en ramenant cette discussion musicale à cet antagonisme philosophique ?), bref, que ces barrières sont dépassées, éculées, à coté de la plaque, parce que s’appuyant sur des considérations réduites, stéréotypées et, finalement, fausses.

        Vous avez toutefois raison sur un point : j’apprécie à la fois Baudelaire et l’art urbain du tag, que je mets sur un même pied d’égalité. Dans les deux cas, il s’agit d’esthétisme, de création, de culture. Disqualifier le second au profit du premier apparaît, là encore, comme un réflexe conditionné archaïque.


      • John McLane John McLane 2 juin 2009 18:36

        « Au fait : permettez moi d’émettre des doutes sur le fait que vous puissiez apprécier simultanément la techno et Steeve Reich car il s’agit précisément de deux musique totalement antinomiques dans l’esprit : autant la musique de Steeve Reich est fondée sur des répétitions qui se décalent insensiblement et progressivement jusqu’à passer d’une figure A à une figure B, autant la techno répète bêtement et use d’artifices sonores pour essayer d’animer l’ennui qu’elle finissent par dégager et camoufler le fait qu’elle ne font que se répéter à l’identique. »

        Vous ne cherchez même plus la petite bête, là, mais carrément un acarien microscopique... Quand bien même vous auriez raison sur ces différences de structure, je ne vois pas en quoi cela m’empêcherait d’apprécier à la fois Steve Reich (qui a été influencé par la techno, que vous le vouliez ou non) ET la techno (qui a été influencée par Steve Reich, ce que vous admettrez sans doute plus facilement). Non, vraiment, Léon, vous n’y êtes pas, là. Cette vision stratifiée et hierarchisée de la musique s’appuyant sur je ne sais quel concept générationnel ou qualitatif fumeux, vous égare littéralement. Et vous prive en plus de tout un pan de la culture musicale de ces vingt dernières années très intéressantes en terme de plaisir pur et de sens esthétique.

        Bon, je vous laisse, je m’en vais écouter un disque appartenant à la « sous-culture d’analphabètes » (expression que vous ne devriez pas être spécialement fier d’utiliser, très cher).


      • John McLane John McLane 2 juin 2009 20:16

        « Steve Reich, influencé par la techno ? Mais vous êtes malade ! C’est quelqu’un qui a plus de 70 ans aujourd’hui »

        Il compose toujours, Monsieur, malgré son âge avancé. Sa carrière ne s’est pas arrêtée en 1972... Vous savez, au-delà de cette date, des artistes ont continué à faire de la musique, tandis que d’autres ont continuer à faire évoluer la leur.. Sinon, je confirme mes dires : sa production des années 2000 a pris en compte le parcours de la techno, laquelle est sortie progressivement des boîtes de nuit pour devenir une musique plus abstraite, plus « carrée », plus intellectuelle, bref plus susceptible d’intéresser des compositeurs comme Steve Reich (cf. le genre que l’on appelle « electronica »). 


      • John McLane John McLane 2 juin 2009 23:11

        « vous parlez de choses dont vous ignorez visiblement tout »

        Oui, c’est ça, balayez mes propos d’un revers de la main avec ce « vous parlez de choses dont vous ignorez visiblement tout ». Ce n’est pas du tout la solution de facilité... Je pourrais en faire autant concernant les vôtres en retorquant « vous parlez de choses sur lesquelles vous ne savez visiblement rien », mais je me contenterai de dire : Il est difficile d’avoir ce genre de conversation avec un passéiste qui n’a sûrement jamais écouté le moindre disque de musique électronique sorti entre 1994 et 2009...


      • noop noop 2 juin 2009 10:54

        Hawkwind !!!
        Ca m’était complètement sorti de l’esprit. C’est loin. La vache.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 juin 2009 12:10

          Non, la vache, c’est pas Hawkwind mais le Floyd, Atom....

          Hawkwind, ils sont encore là, tj aussi inventifs et spacy


        • morice morice 2 juin 2009 11:33

          et bien finalement, vous êtes..vieux, collègue. Moi aussi, remarquez. Un petit mot spécial pour un génie oublié : Robert Wyatt, dont l’album Rock bottom est le chef d’œuvre de la période ? s’il y a un album qui surpasse tous les autres, c’est bien celui-là !!


          • A. Nonyme Trash Titi 2 juin 2009 11:39

            Merci pour cette madeleine, non pas de Proust, mais de Dugué.

            Ça donne envie de dépoussiérer ses vyniles... Il y a quelques trucs que j’écoute encore un peu, voire beaucoup, comme le Floyd dont je ne me lasse pas.
            Par contre, je n’arrive plus à écouter Génésis, au point de me demander comment je faisais à l’époque ! Je trouve que ça a beaucoup vielli ! A moins que ce ne soit moi...


            • morice morice 2 juin 2009 12:24

              vous avez vieilli, beaucoup, ça se voit dans l’aigreur habituelle de vos propos ici. Place aux jeunes ?


              • A. Nonyme Trash Titi 2 juin 2009 19:11

                Rien à foutre de vos considérations de vieux sénile. 


              • A. Nonyme Trash Titi 2 juin 2009 19:12

                Tiens je vais aller faire un tour sous votre article. Ça doit bien rigoler encore...


              • Kalki Kalki 2 juin 2009 12:37

                The doors ? Jefferson Airplane ? Janis Joplin ? Deep purple ? Elvis ? Beatles ? Stones ?


                • Satantango Satantango 2 juin 2009 13:45

                  Te branler ?


                • Satantango Satantango 2 juin 2009 14:54

                  Tu aurais plutôt dû lui demander, en ce temps là, une bonne pipe sans tabac au rythme de « If six was nine » de Jimi Hendrix l’inégalé...


                • Proto Proto 2 juin 2009 12:41

                  Ah le rock prog, le vrai, le pur.

                  Mike Oldfield a réalisé la BO de l’Exorciste ?? Je ne savais pas.

                  Chouette tour d’horizon, je ne connais pas Hawkwind, je m’y mets tout de suite.


                  • John McLane John McLane 2 juin 2009 15:06

                    @ Proto

                    J’aimerais savoir : la photo qui illustre votre avatar agoravoxien, vous l’avez choisie parce que, tout simplement, vous la trouvez jolie ou parce que vous appréciez l’artiste que l’on voit dessus, l’un des plus grands noms actuels du hip hop underground ?


                  • John McLane John McLane 2 juin 2009 16:03

                    @ Léon : « Parce qu’il existe des « grands noms du hip-hop undergroud » ? Ce sont des noms qui comportent plus de vingt lettres ? »

                    Une chose est sûre, il existe des petits noms de quatre lettres sur Agora Vox...


                  • Satantango Satantango 2 juin 2009 19:31

                    Et même celui de trois lettres qui doit t’être évidemment réservé cher Dupont-la-Joie...

                    Puisque tu fais allusion à « Trane » dans un commentaire tu devrais connaître les raisons et la signification du morceau « Alabama » : l’incendie criminel, par le Ku-Klux-Klan (si je me souviens bien), d’une église en la présence de Noirs dont plus de 100 y trouvèrent la mort. (1962)

                    Dieudonné ne fais que rappeler, entre autres, les atrocités qu’ont réalisées les parangons de la démocratie que sont les States (extermination des Indiens) et que poursuivent (et poursuivront) sans le moindre remord leurs laquais, les dirigeants israëliens en Palestine.

                    Cela fait très mal de retourner un couteau dans une plaie mais ce n’est pas pire que de se faire enduire de vaseline ce qui peut tenir lieu de cerveau... comme disait Desproges


                  • John McLane John McLane 2 juin 2009 20:18

                    Il fallait bien qu’un histrion vienne caser le nom de Dieudonné dans un article consacré au rock progressif. J’ignore s’il faut en rire ou en pleurer...


                  • Satantango Satantango 2 juin 2009 21:14

                    C’est tout simplement parce que tu braies et censures (ou fais censurer) mon commentaire de ton commentaire d’aujourd’hui même à propos de Dieudonné justement dont j’apprécie beaucoup l’humour mais pas du tout le militantisme politique . (« Quand Carlos fait un big bisou à Dieudonné »)

                    Mon commentaire te rappelait tout simplement la période « Collabo » d’une partie de la France. Je voulais dire « Une paille et une poutre »...

                    "Par John McLane (xxx.xxx.xxx.2) 2 juin 12:08

                    A chaque jour son article apologétique sur Dieudonné... Ecoeurant... En plus, là, on se félicite du (soi-disant) soutien de groupes très fréquentables comme le Hamas ou le Hezbollah... Doublement écoeurant..."


                    Dieudo l’humoriste & Coltrane le saxophoniste traitent tous deux du même sujet : le racisme. Mais toi tu vénères l’un et haït le second. Tu dois pas être à une contradiction près

                    Mais seul Dieudonné est devenu en France même un pestiféré et tu te joins au troupeau pour bêler ta haine avec le même raisonnement que celui qu’ont les très nombreux Beauf’ racistes en France.

                    Dieudo chante même du Rock Prog : celui de Nougaro qui est un des très très rare français que je supporte...

                    Alors, tu sais ce qu’il te dit l’histrion ?


                  • John McLane John McLane 2 juin 2009 21:43

                    « Dieudo l’humoriste & Coltrane le saxophoniste traitent tous deux du même sujet : le racisme. Mais toi tu vénères l’un et haït le second. Tu dois pas être à une contradiction près. »

                    Bon, exceptionnellement, je vais répondre.

                    Effectivement, je n’aime pas Dieudonné (pour lequel je n’ai aucune haine, sache-le, juste du mépris) et j’adore John Coltrane. Tu vois là une contradiction ? Eh bien, sache que ce n’en est pas une du tout. Je vais t’expliquer pourquoi. Parce que Coltrane a sorti au milieu des années 60 un album plein d’amour et d’élégance qui s’appelle « A Love Supreme », considéré légitimement comme l’un des plus beaux disques de toute l’histoire du jazz. Quand j’écoute Dieudonné, en revanche, son affreux air de flûte extrémiste semble provenir tout droit d’un album que j’appellerais « A Hate Supreme ». Bref, entre ces deux productions musicales, le mélomane positif que je suis fait vite son choix... Et si « A Hate Supreme » est un disque pestiféré, je ne suis nullement coupable. Que l’artiste s’en prenne à lui-même...


                  • worf worf 2 juin 2009 12:55

                    vous m’avez devancé sur cette liste dédiée au prog.
                    Bien qu’elle n’est consacrée qu’aux groupes anglais des seventies, il en manque un d’important qui n’est que rarement cité, un groupe de touche à tout : rock, blues, jazz, prog : colosseum !
                    Il eu une vie éphémère puis une refondation sous le nom de colosseum II avec gary moore, don airey... et s’orienta vers le jazz rock.

                    un énorme morceau : http://www.youtube.com/watch?v=OD3ZJrMzSpw
                    ou l’adaptation du boléro de ravel (quel batteur !)

                    On aurait pu voir aussi le groupe greenslade :
                    http://www.youtube.com/watch?v=T43xSkB1JZ0


                    • Kalki Kalki 2 juin 2009 13:00

                      Dark side of the moon est fait pour être regardé avec The wizard of OZ , Le magicien d’oz

                      Voici le lien pour le regarder en entier avec la bande son de dark side of the moon

                      Et pour ceux qui ne comprennent pas les métaphore du magicien d’oz : ( du fric, de la crise, de la route de l’or,... )

                      Le DarkSide Du Magicien D’Oz
                      Une allégorie économique

                      Entre 1883 et 1897, à la fin du Gilded Age, il y eut aux États-Unis une dépression. Les agriculteurs de l’Ouest s’endettèrent lourdement. L’étalon-or avait alors cours et certains économistes préconisaient d’utiliser également l’argent. Cela aurait permis d’augmenter la quantité de monnaie, aurait entraîné l’inflation et réduit le poids réel de l’endettement des agriculteurs. Cette question fut cruciale lors de l’élection présidentielle de 1896. William Jennings Bryan attaqua alors l’étalon-or. Mais ce fut William McKinley, républicain et défenseur de l’étalon-or qui devint Président. L. Frank Baum, originaire de l’Ouest, prit cause pour les agriculteurs.[réf. nécessaire] Les personnages du livre symbolisent divers figures ou événements de l’époque[1].

                      • Dorothée : l’américain moyen
                      • Toto : le parti prohibitionniste (son surnom était Teetotaler)
                      • Le Bûcheron en Fer Blanc : les ouvriers
                      • L’Épouvantail : les agriculteurs
                      • Le Lion Peureux : William Jennings Bryan
                      • Munchkins : les habitants de la côte Est
                      • Le Magicien : Marcus Hanna, leader du Parti Républicain
                      • La méchante sorcière de l’Ouest : William McKinley
                      • La sorcière de l’Est : Grover Cleveland, Président démocrate jusqu’en 1896, qui fut battu aux primaires par Bryan
                      • Le cyclone : la dépression
                      • Oz : l’once (unité de poids des métaux précieux « troy ounce »).
                      • Les pantoufles d’argent : L’argent qui permettra, en touchant le chemin doré, de revenir au double étalon or - argent.

                      • wesson wesson 2 juin 2009 14:11

                        ça aussi ça claque bien

                        Ani DiFranco . Y’a de la musique intéressante, et du texte !

                        ça c’est pas de l’artiste en peau de lapin !


                        • wesson wesson 2 juin 2009 18:01

                          à partir de 3’30 si je me rappelle bien, la chanson faisant 9 minutes


                        • Satantango Satantango 5 juin 2009 04:16

                          D’abord ce morceau est sinistre et apparemment, Ani DiFranco récite plus qu’elle ne chante, fait souvent la même chose : c’est un de ses titres tout à fait similaires qui termine le film génial « Le Monde selon Bush » de William Karel.

                          Passable sans plus. la trompette rappelle un chouïa Miles Davis

                          Les années 60-70 sont les plus fertiles pour le rock, jazz, fusion, prog. de Coltrane à Pastorius en passant par Hendrix et Weather Report et des tas d’autres
                           
                          Les années 70-90 nous ont enfanté l’horreur absolue : le totalement bidons David Bowie et ses semblables qui seront chassés « jusque dans les chiottes » par les Sex Pistols puis par le « Disco ». Puis...


                        • wesson wesson 2 juin 2009 14:24

                          Ok, c’est pas des années 70, mais franchement, les 68ards, ils commencent à faire chier tout le monde là ... y z’avait qu’à se coltiner une crise comme celles que l’on a depuis 20 ans pour avoir le droit de l’ouvrir encore !


                          • Olga Olga 2 juin 2009 15:28
                            Ani DiFranco ?
                            Elle regorge de qualités : féministe ouvertement bisexuelle à la fibre sociale très prononcée... smiley 
                            Et pas timide pour un sou... Shy (clip) 

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