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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Triste fin de la librairie française à New York...

Triste fin de la librairie française à New York...

Vous saviez peut-être qu’il existait une librairie française à New York, installée au coeur du Rockfeller Center, en plein Manhattan et qui portait le nom de Librairie de France.

Elle avait été fondée, il y a soixante treize ans par Isaac Molho, un juif sépharade venu de Salonique sur invitation du milliardaire David Rockfeller qui souhaitait accueillir à New York l’élite intellectuelle française qui fuyait la montée du nazisme.

Elle connut son heure de gloire pendant la dernière guerre pendant laquelle elle s’improvisa maison d’édition et publia des auteurs comme Raymond Aron, André Maurois, Jules Romain, Antoine de St Exupéry ( Le petit Prince). L’établissement recevait et vendait alors 2 tonnes de livres par semaine.

Cette époque glorieuse continua jusqu’à la fin des années 60. La langue française ayant alors un grand rayonnement, l’établissement s’était transformé en salon dans lequel les intellectuels américains francophiles se retrouvaient pour bavarder avec les français de New York ou les sud américains de passage. Le gagnant du Prix Goncourt de l’année y était approvisionné par Trois mille exemplaires alors qu’aujourd’hui la librairie ne le commande plus que par quelques dizaines d’exemplaires. Bref, c’était l’époque où la culture française dominait le monde.

Depuis la Librairie était devenue désuète avec un empilement de livres variés et dépassés mais aux prix exorbitants( 5 fois plus que sur Amazon.com) !

C’est la hausse extravagante des loyers dans le secteur qui aura raison d’elle car il lui sera impossible de supporter le nouveau loyer de 1 million de dollars contre 360 000 actuellement.

Si donc il vous arrive de passer par New York, ne manquez pas de faire un petit pèlerinage au Rockfeller Center. Si vous ne connaissiez pas bien son emplacement fiez vous à votre odorat, ça y sent encore les vieux livres !


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9 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 11:56

    Bonjour CaDéborde,

    " Elle avait été fondée, il y a soixante treize ans par Isaac Molho, un juif séfarade venu de Salonique sur invitation du milliardaire David Rockfeller qui souhaitait accueillir à New York l’élite intellectuelle française qui fuyait la montée du nazisme. " David Rockfeller...David Rockfeller...ça me dit quelque chose mais... ? Ha oui, le grand manitou qui a conservé le crane de Jéronimo après sa victoire dans le raccordement des deux voies férrées à travers les terres indiennes avec l’aide de l’armée légale...Haaa Oui, le fondateur des Bilderberg qui sont en train de perpétrer aujourd’hui leurs vieilles méthodes à travers le continent asiatique pour raccorder l’occident à la Chine par une grande et glorieuse autoroute du pétrole...Si Judas a un descendant direct, ce pourrait bien être cet homme.

    En fait, s’ils ont monté cette librairie c’est juste afin que transite par chez eux tout ce quii s’écrivait en français afin de pouvoir décider de la sélection à opérer pour faire taire et pilonner les écrivains qui osaient relater de l’affreuse réalité que les Rockfeller fomentaient dans le conflit mondial pour les empêcher de l’empêcher. Vous me suivez ? Cette librairie était le repère des services secrets étasuniens payés pour lire, surveiller qui lisait, et pour dézinguer tous les porteurs de vérité de l’époque que l’on a taxé depuis de révisionnistes. Tout est dit dans ce lien tout à fait enrichissant et qui date exactement de cette époque transitoire où tout a basculé :

    http://www.aaargh.codoh.info/fran/fran.html

    C’est le bon moment de faire savoir que rien n’a changé et qu’encore aujourd’hui la même propagande sévit dans l’imprimerie. Heureusement, c’est plus difficile avec le web mondial immédiat !

    Bien à vous CaDégoupille.


    • armand armand 29 septembre 2009 10:19

      ça y est, l’antisémite de service a ramené sa fraise. Parie qu’il y en aura d’autres...


    • GéraldCursoux AnnO’Nyme 28 septembre 2009 12:13

      Comment les grands groupes français d’édition - Lagardère Editis - ont-ils pu laisser disparaître cette librairie ? Comment des Français qui construisent des immeubles à NY et prétendent être les porteurs d’une certaine idée de la culture française - Bernard Arnault LVMH - ont-ils pu laisser disparaître cette librairie ? Pourquoi un grand collectinneur d’oeuvres américaines (Rothko, Warhol etc.) - François Pinault PPR - laisse-t-il disparaître cette librairie ? Pourquoi le ministère de la culture si soucieux de l’influence de la culture française dans le monde se désintéresse-t-il du dossier ?
      Une étude de cas pour les énarques : comment être nul ?


      • Pierre93 28 septembre 2009 16:57

        BRENTANOS, librairie Américaine incontournable à Paris (Avenue de l’Opéra), ferme pour les mêmes raisons. Une Banque à racheté l’emplacement et triplé le loyer.


      • stephanemot stephanemot 29 septembre 2009 04:52

        WHSmith pourrait subir le meme sort : quand on voit les enseignes zoomer autour de son carrefour dore...

        Et on a affaire a de relativement grosses machines pour la distribution. Pas Barnes & Nobles, mais plus puissant que cette librairie privee new yorkaise.

        S’il ne devait en rester qu’une : la plus artisanale Shakespeare & Co survit plus ou moins bien a la disparition de son fondateur. Un de mes spots preferes sur Paris.


      • armand armand 29 septembre 2009 10:23

        J’allais rappeler le scandale de la fermeture de Brentanos.

        La banque en question n’est autre que la BNP, grand bénéficiaire de largesses étatiques.
        Il y a eu une mobilisation assez molle de quelques people, de la Mairie. Mais aucune injonction du style : « vous laissez cette librairie tranquille, ou on retire nos comptes. »

        Surtout que la BNP est déjà propriétaire de grandes étendues de l’avenue de l’Opéra, et se paie même le toupet d’avoir deux énormes agences qui se font face de part et d’autre de l’avenue.

        Une seule manière d’arrêter le carnage - encadrer les augmentations de loyer en interdisant des ’rattrapages’ intempestifs style multiplier par 3.

        Mais il est à noter que la mairie gauche cavier vient de procéder avec la même brutalité envers la librairie cinéma du quartier latin.


      • Massaliote 28 septembre 2009 20:13

        Rien à attendre du gouvernement actuel. Pensez donc dans les librairies on trouve même la Princesse de Clèves, bête noire de notre illettré de Conducator.


        • Surya Surya 28 septembre 2009 21:32

          J’ai entendu à la radio il y a quelques temps, france inter ou france info, puisque c’est l’une ou l’autre que j’écoute (c’était au moment où l’on parlait beaucoup à la télé des Américains qui perdaient tous leurs maisons, vivaient sur des parkings etc...) le gars qui tenait la librairie française de NYC, il est non seulement catastrophé pour la librairie, mais il ne savait pas non plus ce que lui allait devenir, puisque du coup il perdait son emploi ! J’espère que son problème de chômage est résolu depuis cette interview.
           
          Il n’y avait pas aussi un festival de films français à NYC avant (je veux dire, pas quelques films français présentés lors d’un festival, mais vraiment un festival consacré au cinéma français) ? (avant = du temps de la nouvelle vague, par exemple).

          Malheureusement, la seule façon de ne pas faire disparaître cette librairie serait pour le groupe industriel ou le ministère souhaitant la sauver d’accepter de payer le nouveau loyer, complètement délirant, ou alors déplacer la librairie dans un quartier moins hors de prix, mais comme en plus la librairie était visiblement en déclin si elle n’attirait plus autant de clients et que les commandes diminuaient, j’imagine que ça n’interessera personne. Et l’Alliance Française de NY ne dispose pas d’un petit local pour sauver cette librairie, même s’il n’a pas « pignon sur rue » ?
          Je crois de toute façon qu’il y a une nette diminution de l’intérêt que l’on porte à la culture française, et aussi à l’apprentissage de la langue française, aux USA. (et pas seulement aux USA)
          Je ne savais pas que Brentanos avait fermé ! (et pour cause, je n’y allais jamais, mais ça me fait mal au coeur quand même !) C’était aussi un lieu de rencontre pour la communauté américaine de Paris. Il restera WHSmith, la librairie anglaise sous les arcades Rivoli, qui j’espère ne connaîtra jamais le même sort !


          • Deneb Deneb 29 septembre 2009 07:57

            Un librairie, qu’est-ce ? Un truc du 2ème millénaire, un endroit où les écrits s’échangaient contre l’argent, sur un support papier. Quel gaspillage de ressources !

            On rale contre la disparition d’un boutique à NY, mais pas contre l’esprit mercantile français, qui fait que la France, accrochée aux modèles anciens, se fait dépasser par tous ceux qui ont compris quelque chose sur Internet.

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