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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Un amour de film : « Les émotifs anonymes »

Un amour de film : « Les émotifs anonymes »

Dès le titre nous entrons dans l’univers tendre et original qui caractérise cette œuvre.

Une œuvre, oui. Sans une fausse note. Créative. Touchante. Charmante. Emouvante. Gentille. Humaine. (J’ai envie de la jouer à la Mme de Sévigné : « Les émotifs anonymes » est le film le plus délicieux, le plus vrai, le plus musical, le plus rare, le plus surprenant, etc.…. »)

C’est l’histoire de deux timides.

 Je n’en dirai pas plus. Je ne supporte pas ces critiques à la noix qui, dans les plus grands journaux, vous racontent le film, les bourrins !!! (Télérama par exemple.) Pensent-ils leurs lecteurs idiots et incapables de suivre une histoire ? Veulent-ils nous démontrer qu’ils savent faire un résumé ? Quel remplissage qui ne respecte pas un des plus grands plaisirs de la vie qui est la découverte. 

Les deux rôles principaux sont interprétés par Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde.

Isabelle est toujours sans reproche mais Poelvoorde alterne le bon et le moins bon. Parfois son jeu est poussé, sans finesse. On voit, en regardant ce film, l’importance d’un metteur en scène, Jean-Pierre Améris, qui sait diriger ses comédiens. Quelle finesse ! Chaque syllabe du texte, au demeurant simple et bref, les timides parlent peu, est porté à incandescence par les regards, le jeu des physionomies.

Et si l’on parle du texte, écrit par Jean-Pierre Améris, disons, bien évidemment qu’il est la base du succès. Pourquoi se compliquer la vie ? Une histoire simple. Des sentiments. De l’humanité. De la simple humanité. De l’amour. Pas de baise. Pas de violence. Pas de grossièreté. Ouf. Repos. C’est gentil dans le sens premier du mot : noble.

Ce film sera aux César toutes catégories : Scénario, mise en scène, meilleur acteur, meilleure actrice. Meilleurs seconds rôles.

On ne sait que trop l’importance des seconds rôles dans un film. Les grands films créent des personnages secondaires dont on se souvient autant que des premiers. C’est le cas ici. Le moindre personnage est travaillé, efficace, touchant.

Je veux finir en parlant de l’esprit de ce film qui rappelle les comédies musicales des années 50 . La musique est à l’imitation de ces airs enjoués qui mettent du baume au cœur dès les premières notes. Il y a du sourire dans l’air. Une seule scène de danse. A ravir. Mais je n’en dirai pas plus.

Bref. Que faites-vous ce soir ? Ou demain ?

Vous allez voir « Les émotifs anonymes » !

Pourquoi ?

Pour être heureux !

Tout simplement.

 Et pour terminer, une revue de presse :

« Un film délicieux et surprenant, comme un bon chocolat. » (Excessif), « Une comédie romantique en forme de gourmandise » (L'Express), « Une comédie en forme de jolie spectacle des sentiments. » (Studio Ciné Live), « une comédie au charme fou » (Le Parisien). Télérama applaudit la prestation des deux acteurs, Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré « Il y a entre eux une indéniable complicité, une jubilation partagée à interpréter ce couple de violettes effarouchées. ». Quant au Nouvel Observateur, il félicite le réalisateur « Améris tire une fable charmante, sauvée d’un excès de joliesse à la « Amélie Poulain » par sa facture modeste et de la mièvrerie qui guette par son couple d’acteurs, aussi prodigieux que bouleversants dans deux rôles casse-gueule à souhait. » comme Première « Évitant tout cynisme, il signe une comédie sentimentale absolument inoffensive mais parfaitement bouleversante. ». Et Le Monde ajoute « Aucune prétention dans ce divertissement volontairement campé dans des décors plutôt kitsch, surannés, aux couleurs de confiserie, avec hôtel vieillot, vestes en tweed, et qui ne peut fonctionner que sur les ressources comiques des deux acteurs concernés. ».


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6 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 29 décembre 2010 10:44

    Bonjour, Ariane.

    Ce film est en réalité un conte sympathique et désuet que l’on prend plaisir à voir (sauf, pour ce qui me concerne, les parties chantées). Qui plus est, il met le doigt avec acuité et sensibilité sur les difficultés bien réelles que connaissent les plus timides ou les plus émotifs d’entre nous.

    Comme vous, j’ai trouvé Benoît Poelvoorde plutôt inégal, mais aussi victime de quelques excès du scénario. Quant à Isabelle Carré, elle est tout simplement lumineuse !

    « Les émotifs anonymes » n’est sans doute pas un grand film mais il honore la production française. A voir sans réticence et à déguster comme... un bon chocolat !

    Cordiales salutations.


    • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2010 12:05

      Bonjour cher fergus !

      Vous l’avez deviné, je suis plus enthousiaste que vous !
      Mais il est bon que votre opinion, malgré tout positive, vienne tempérer mon admiration.

      Vous dites : ce n’est pas un « grand film ». Il n’y a pas là, évidemment les éléments des « grands films » la mélancolie, le malheur, la dureté de la vie etc.... Les fraîches comédies jouent , dirons -nous dans la catégorie inférieure.

      « Les émotifs » reste léger , fait avec trois fois rien.

      C’est cette légèreté qui m’enchante. A aucun moment, je ne suis « sortie » du film et j’ai beaucoup ri et je n’étais pas la seule dans la salle.

      Je pense que l’histoire sera reprise parle cinéma américain qui la traitera moins bien.

      Ensuite, j’ai écrit cet article car j’ai hésité à voir ce film.
      Vous savez la réputation qu’ont les « comédies à la Française ».
      Et après la catastrophe des « petits mouchoirs » !!

      Bonne journée et bonnes fêtes de fin d’année !


    • antonio 29 décembre 2010 11:36

      Merci de votre article ( et surtout de ne pas nous raconter le film ; comme vous, j’ai cette pratique en horreur ! ).
      Cela me donne envie d’aller le voir...


      • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2010 12:06

        je ne pense pas que vous serez déçu. Vous savez, c’est le genre de film dont on sort le sourire au lèvres.


      • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2010 12:36

        Je m’aperçois en relisant mon texte que je ne suis pas claire. On pourrait croire que je dis que « dans le film » Carré est parfaite et Poelvoorde inégal. Alors qu’il s’agit de l’ensemble de leur carrière. Dans le film, Poelvoorde est extraordinaire. Remarquablement dirigé justement. C’est ce que je voulais dire.
        Oops ! Sorry !


        • Stupeur Stupeur 2 janvier 2011 22:13

          Salut Ariane,
          Bonne année ! 
          Je voulais aller voir le film ce weekend... et j’ai complètement oublié... 
          Ah, les bulles de champagne, ça fait des trous dans la mémoire... 
          Des p’tits trous, 
          Des p’tits trous, 
          Toujours des p’tits trous,
          Des trous d’seconde classe,
          Des trous d’première classe
          ... 
           * * * smiley * * * smiley * * * 
           

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