Qu’est-ce qui fait une bonne histoire ? Comment construit-on une intrigue ? Comment utiliser correctement les personnages secondaires ? Et surtout comment capter l’attention du lecteur ?

Et je ne vous parle pas de ça parce qu’il est 7h du matin, que j’ai gagné 1h et que je sais pas trop quoi en faire (que ces connards de journalistes arrêtent, d’ailleurs, de dire des trucs du genre « vous avez dormi 1 heure plus » ou je sais pas quoi, mais je m’égare (et je m’agace du surcroît)).
Bref. Non, non, ce sujet m’intéresse vraiment et, en plus, je ne vais pas parler d’un bon bouquin, ou du bla bla théorique qui va vous donner, à vous, chère lectrice, l’envie de retourner au chaud sous votre couette accueillante (il reste une place d’ailleurs ?), mais du dernier François Ozon, thriller jubilatoire, l’histoire d’une manipulation (même si on se demande un peu qui manipule qui), ou comment rentrer dans l’histoire, la voir se modifier, puis se perdre entre réalité et fiction.
L’histoire est toute simple. C’est l’histoire d’un élève (Claude, joué par un jeune acteur Ernst Umhauer, flippant à souhait) qui se met à raconter une histoire dans ses devoirs de français, ponctué, à chaque fois, d’une phrase finale intrigante : « à suivre ». Le professeur (Luchini), d’abord amusé et vaguement intrigué (ça marche donc), se prend au jeu et aide le jeune homme à « bien » raconter son histoire. Cependant, entre « bien » raconter et en modifier la trajectoire, la frontière est mince et la tentation trop grande. Car l’histoire dont on parle, c’est celle d’un jeune homme qui s’immisce dans la vie d’une famille « normale » (toute ressemblance avec un président « normal » serait tout à fait fortuite, car là on parle plutôt d’un couple de la classe moyenne, petit pavillon de banlieue et rêve de nouvelle décoration intérieure plein la tête pour la femme, de basket et de pénétration du marché chinois pour le père).
Le jeune pénètre donc dans la vie de ce couple (dont l’enfant est un camarade de classe de Claude, un peu falot, et peut-être vaguement amoureux de son ami), ou plus précisément « dans la maison » de ce couple. Il va quasiment s’intégrer à eux, quitte à remplacer le fils, voire le mari.
La mécanique est efficace, et entre les cours de littérature du Professeur Luchini, et l’application de ceux-ci dans le récit, on se perd plus d’une fois, nous aussi pauvre spectateur manipulé, à vouloir voir l’histoire se transformer selon nos propres désirs, ou nos propres perversions au choix.
A noter, enfin, que l’humour n’est pas absent de ce film, notamment à travers les facéties du quotidien et le regard amusé du cinéaste (l’art moderne à travers la galerie d’art de la femme du professeur (jouée par la formidable Kristin Scott Thomas) où la dictature du sexe y est dénoncée par des œuvres pour le moins… originales ou encore les expérimentations de l’éducation nationale dans le lycée « pilote » où travaille Luchini).
Au final, on a une formidable plongée dans la création d’un récit, ses interrogations, ses rebondissements et, bien sûr, sa chute.
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seules les femmes y sont les bienvenues désolé (oui, c’est de la ségrégation)
30/10 15:14 - Fabienmoui, c’est ce qu’on appelle le teasing ;-)
30/10 15:12 - FabienmBonjour, Enfin je pensais me cultiver un peu . Déception ! Enfin j’ai tout de même (...)
30/10 10:21 - zadigL’article ne réponds malheureusement pas aux intéressantes questions soulevées dans le (...)
30/10 07:48 - calimero
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