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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Un rendez-vous Cathare… à la rencontre du Phénix Cathare

Un rendez-vous Cathare… à la rencontre du Phénix Cathare

Au moyen âge, d’étranges « bonshommes » parcouraient villages et vallées, marchant par deux et n’étant guère accompagné que par un bâton et l’évangile de Jean, qu’ils portaient toujours sur eux.
Lorsque les gens les voyaient arriver, certains fléchissaient deux fois les genoux devant eux en demandant « bénissez, bénissez, bénissez… » Ce à quoi il leur était répondu, venant du cœur de ces « bons Chrétiens » : « Dieu vous bénisse ! » ou encore « Le Saint-Esprit vous bénisse ! ».
Les gens simples avaient du respect pour ces « bonshommes », et lorsqu’ils rentraient chez eux après avoir reçu ces « consolation s » ils avaient l’intime conviction d’avoir reçu quelque chose de précieux.
Ces bonshommes Cathares (du grec ancien katharós, « pur ») qui usaient leurs chausses en parcourant toute l’Occitanie, consolant de leurs bonnes paroles ceux qui avaient le cœur de se tourner vers eux, ne tardèrent pas à attirer l’attention des autorités temporelles de l’époque, lesquelles se lancèrent dans ce que l’histoire retiendra comme la « croisade contre les albigeois ».
 
Larmes, sang, tortures, cries et odeurs de flammes…
D’immenses bûchers ponctueront cette lutte acharnée visant à exterminer ceux qui ne parlaient que d’Amour chrétien et qui -sans doute plus grave aux yeux de certains- le vivaient dans tout leur être.
Du sinistre bûcher de Minerve en 1209, en passant par la boucherie (il n’y a pas d’autre mot) du sac de Béziers la même année, dont il reste la phrase tristement célèbre du légat du pape à qui l’on avait demandé ce qu’on devait faire des catholiques mêlés aux "hérétiques" : « Tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens ! », jusqu’à la chute du dernier bastion du Catharisme Occitan, lors du siège de Montségur en 1244, où plus de 200 hommes et femmes, refusant de renier leur foi, montèrent sur le bûcher en entonnant un de leur cantique…
Larmes, sang, tortures, cries et odeurs de flammes…
 
Les prélats de l’église catholique romaine, qui aux cotés des forces armées du royaume de France avaient eu à cœur d’exterminer cette « hérésie Cathare » récitèrent sans doute eux aussi quelques bonnes prières pour l’âmes de ceux qu’ils étaient en train de faire brûler…
 
L’histoire ne dit pas si, dans quelque recoin oublié des âmes de ceux qui se prétendaient les représentant sur terre de celui qui, en Galilée, des siècles plus tôt avaient enseigné « aimez vous les uns les autres »….
L’histoire ne dit pas si, dans quelque recoin oublié de l’âme des prélats de l’Eglise catholique romaine, alors que, satisfait d’avoir accompli leur sombre besogne ils regardaient se consumer les chairs de ceux qu’ils venaient de jeter vivants dans les flammes…
 
L’histoire ne dit pas si à cette heure, au plus profond de leurs êtres, quelqu’un, quelque chose… n’étaient pas en train de verser quelques larmes de sang…
 
 
Les siècles passent, les hommes oublient.
Qui par exemple se souvient que le terrible instrument que fut l’inquisition n’a été à l’origine « inventé » que pour exterminer les Cathares ? Qui se souvient que cette « institution », pilotée directement depuis Rome a massacré, persécuté, brûlé, torturé pendant des siècles des centaines de milliers de gens ? Qui se souvient des Cathares ? Qui se souvient que ce fut Jacques Fournier, alors chef de l’inquisition, qui eut « la peau » du dernier « parfait Cathare », Guilhem Bélibaste, en 1321 et qu’il deviendra ensuite le pape Benoit XII ?
Et qui ne trouvera pas singulier d’apprendre que Benoit XVI, avant d’être pape, fut à la tête de la « Congrégation pour la doctrine de la foi » qui n’est rien d’autre que la subsistance actuelle de l’organe inquisitoriale ? (Il est intéressant de lire à ce propos l’excellent article de Bertran de la Farge consultable ici).
 
Qui se souvient des Cathares ?
On prête à celui qui sera le dernier « parfait Cathare », Guilhem Bélibaste, cette étrange prophétie :
 
« Au cap des sept cents ans le laurier reverdira »
 
Cette prophétie date de 1309, dit-on…
 
1309-2009… sept cents ans…nous y sommes !
 
Et si les Cathares n’étaient pas tout à fait « mort » ?
Et si les Cathares avaient pris « rendez-vous » avec eux-mêmes ?
Et si les Cathares renaissaient de leurs cendres ? Comme le Phénix !
 
 
Alors ce serait « Le Phénix Cathare », qui n’est autre que le titre qu’a choisi Arnaud de Montjoie pour son premier cycle de romans historiques/initiatiques.

 
 
Si l’on interroge l’auteur sur son livre -au-delà de la trame romanesque pourvue d’une vraie intrigue qui ne manquera pas de surprendre le lecteur- nous lirons derrières ses mots plus que de la sympathie pour ces étranges « bonshommes Cathares » auquel il a consacré son livre.
 
Il nous parle d’une « sensation subtile, d’une mémoire vivante enfouie » qui le fait vibrer intérieurement à l’évocation des bonshommes Cathares, aussi a-t-il cherché, dans la mesure du possible à rendre cette "vibration" perceptible, accessible, par quelques "portes dérobés de l’âme", à l’intérieur même du fil de l’histoire.
L’histoire devient ainsi prétexte à quelques contacts intérieurs avec ce qui fait l’essence et la "magie" des bonshommes Cathares... et qui n’est rien d’autre (nous dit encore l’auteur) que « le vrai Amour Christique qu’ils portaient dans leurs cœurs. Cet Amour qui était pour eux une réalité intérieure et vivante... d’où le décalage immense avec ceux qui, avec le nom de Jésus Christ plein la bouche, les firent brûler vifs. »
Il y a là une "cicatrice" qui ne s’est jamais refermée, et de cette cicatrice -d’où s’est écoulé le sang des justes- il reste comme un message, comme un appel. Le Phénix Cathare aimerait pouvoir toucher au plus juste de ce message, de cet appel. » 
 
Cela constitue sans doute, le "fil d’Ariane" secret que tente de suivre l’auteur, articulant sur cette quête intime –qui est peut être un peu la sienne- une trame romanesque qui se veut par ailleurs la plus vivante possible. Ainsi la fiction va à la rencontre de l’histoire, le passé croise le présent et légende et vérité nous emmènent à suivre l’aventure spirituelle d’un jeune homme, qui finira par retrouver une dimension enfouie du « Catharisme vivant » nous invitant à regarder d’un autre œil la « dualité » derrière laquelle on a trop souvent tendance à enfermer les Cathares, faute de les comprendre.
Nous pouvons conclure par ces quelques mots de l’auteur qui se passent de commentaires :
 
 « Les Cathares ne sont pas morts, ils sont plus que vivants ! »
 
 

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29 réactions à cet article    


  • jako jako 31 août 2009 12:11

    Sujet interessant bien que cette histoire somme toute assez proche mériterait plusieurs articles, j’ai découvert sur le site de Montségur que c’est en Allemagne qu’il y a le plus de groupes qui s’interessent de très près à cela, avez vous une explication ?


    • delsey 2 septembre 2009 09:57

      Le Catharisme est le germe du Nazisme ...


    • Gollum Gollum 2 septembre 2009 14:54

      À Delsey : « Le Catharisme est le germe du Nazisme ... »


      Vraiment du grand n’importe quoi là... 

      Le seul point de ressemblance entre nazisme et catharisme est que l’un et l’autre recherchait la « pureté ». Mais vous savez bien que le diable est le singe de Dieu. 

      C’est comme si on disait que le Christianisme est le germe du nazisme parce que Jésus a dit « soyez parfaits ».. Faire ce genre d’amalgame est encore le fait de qq’un qui ne sait pas penser..

      Quant au lien entre l’Allemagne et le catharisme, il tient probablement au fait que le mythe du Graal a eu beaucoup d’écho en Allemagne (Von Eschenbach) et que les cathares ont été liés (à tord ou à raison) au mythe du Graal..

    • meri 31 août 2009 13:08

      Il n’y a qu’à aller l’été sur les hauts sites cathares, ecouter ce qu’en disent les guides, lire les brochures, pour réaliser que beaucoup de personnes sont informés de ce qui s’est passé à l’époque.
      En particulier sur Montségur les guides et le musée donnent une information « militante » de très haute qualité, et Montségur est le site le plus visité,.....


      • Pendragon 31 août 2009 13:25

        Et maintenant, pour confirmer le tour ésotérique douteux d’Agoravox, on voit débarquer la « Rose-Croix d’Or » et ses manoeuvres.

        On t’a reconnu l’auteur.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 août 2009 14:35

          Bonjour Cathare,

          c’est curieux comme votre texte plein de sang et de larmes n’arrive pas à synthétiser l’histoire absolument passionnante des Cathares. D’un certain point de vue, il vaut mieux aller surplace pour mieux comprendre l’enjeu et même sans aucun guide, la seule vue de ces châteaux suspendus au dessus des vallées pyrénéennes suffit à susciter l’ampleur de la motivation des différentes parties. La première, qui a construit ces forteresses incroyables pour se faire un abri où se protéger des hordes de sauvages et survivre tranquille, et la seconde qui comme des sauvages avec foi et lois est allée les déloger jusqu’au dernier...

          C’est quand même terrible de constater comment ceux qui ont refusé de partir en croisade et qui ont préféré se bâtir de solides forteresses pour s’abriter du danger d’invasions barbares, appliquant on s’en doute pour mener à bien une si longue et dure tâche, une discipline et une éthique réelle, ont finalement été vaincus par les pires barbares qui soient dans le temps, animés par « l’amour de dieu ».

          J’ai moi même tenté, un jour de grand vent, de rejoindre l’un de ces châteaux à pied par la montagne, et je puis donc vous dire comment cette modeste expérience m’a ramené à la raison face à l’immense travail effectué par ces nobles bâtisseurs de forteresses plus hautes que les montagnes. 

          http://maps.google.fr/?ie=UTF8&ll=42.836852,2.62128&spn=0.001774,0.004973&t=h&z=18

          http://maps.google.fr/?ie=UTF8&ll=42.870948,2.555646&spn=0.001773,0.004973&t=h&z=18

          Bien à vous. L.S.


          • Alpo47 Alpo47 31 août 2009 16:40

            Les Cathares ne sont jamais réellement morts, parce que depuis des siècles, et plus, ce sont eux, partout, qui cherchent Dieu, au plus profond d’eux même.
            Ceux qui fuient les rituels, dogmes, endoctrinements, pour chercher à exprimer le meilleur d’eux même, dans chaque acte, parole, regard.
            Ceux qui cherchent le Divin, dans le souffle du vent dans les arbres, dans le chant d’un oiseau, la beauté de la nature, le sourire d’un enfant, le regard de toute Vie...
            Ceux qui cherchent à s’éveiller et à ETRE .


            • Hieronymus Hieronymus 31 août 2009 16:43

              article destine a faire la promotion du livre d’Arnaud de Montjoie ?
              ou juste a evoquer les Cathares et ce qui aurait ete leur « purete » ..
              cet article n’aborde nullement meme tres succintement la doctrine cathare qui est pourtant le sujet essentiel, d’apres cette doctrine l’homme n’est pas responsable du mal, il n’y a pas de notion de peche originel, le mal provient en fait de la separation d’avec Dieu, ce monde etant l’oeuvre de Lucifer un ange dechu ..

              sinon cet article vehicule pas mal de poncifs et d’approximations historiques ;
              le Catharisme qui a commence a inquieter serieusement Rome au debut du XIII siecle debute en gros vers la fin du X siecle dans les Balkans avec les Bogomiles, le mouvement se repandra ds toute l’europe chretienne, il y avait des Cathares aussi bien en Italie, ds le nord de la France, en Allemagne, simplement en Languedoc ils etaient plus nombreux et beneficiaient de la sympathie des seigneurs locaux ce que Rome ne pouvait tolerer !
              aussi Montsegur (1244) au bucher tristement celebre (et dont on nous rabache un peu trop) n’est pas la derniere forteresse cathare a etre tombee, Queribus ne subira le meme sort que 11 ans plus tard en 1255.
              cela dit les questions posees par les Cathares demeurent toujours pertinentes :
              comment arriver a expliquer que le createur de ce monde est bon face au mal qui nous entoure ?
              cordialement


              • Gollum Gollum 31 août 2009 18:43

                Bonjour. J’approuve la remarque de Hiéronymus sur le fait qu’il eût été intéressant de parler de la doctrine cathare. Or celle-ci est bien souvent inconnue et mal comprise. On parle notamment de dualisme, laissant croire qu’ils étaient partisans d’une sorte de lutte sans vainqueur entre principe du mal et celui du bien. Or il n’en est rien. Leur dualisme est profondément inégalitaire, le Bien l’emportant largement sur le Mal, ce qui fait qu’à terme et après de nombreuses réincarnations, tous seront sauvés et la défaite des forces obscures est assurée.

                Mais l’important est surtout leur position sur le libre-arbitre, qui pour eux, est inexistant. Et de fait l’homme n’est pas coupable du mal sur Terre.
                Cette position ne pouvait qu’incommoder fortement une Église de Rome dont la notion moralisatrice de péché culpabilisante était un pilier à sa toute puissance sur des âmes terrorisées, torturées, par la possibilité d’un Enfer perpétuel.
                Il est bien évident d’ailleurs que le Dieu des cathares est réellement tout puissant, avec une défaite totale de Satan, alors que le Dieu de l’Église catholique de par la doctrine du libre-arbitre, n’arrive pas à récupérer tous ces moutons et de fait Satan, ici gagne de façon relative.
                Ce qui fait d’ailleurs que curieusement, les véritables dualistes sont les catholiques romains...

                Avec les cathares aucune possibilité de doctrine culpabilisante et donc de puissance.
                Quant à savoir si les cathares ont des successeurs actuellement, peut-être pas au niveau des rituels et de la vie religieuse, mais au niveau philosophique certainement.
                Le plus célèbre d’entre eux n’étant autre que Raymond Abellio, né à Toulouse, et qui n’a jamais caché sa sympathie pour les « bonshommes ».

                • jocelyne 31 août 2009 19:08

                  Excellent Gollum mais cependant ce n’est pas le but de l’article, pour traiter des Cathares il faudrait des 10° d’articles, celui-ci parle juste d’un livre, cette recherche est très interessante et le site de Mr Duvernois en fait une belle synthése , meme s’il n’est plus mis à jour. Sujet interessant, inquiétant l’absence de l’auteur qui fait penser à un coup de com effectivement


                • jeanclaude 31 août 2009 22:18

                  Il ne faudrait pas en rajouter. Il y a eu des dizaines de milliers d’exécutions, pas des centaines par l’inquisition, la peine de mort n’ayant été prononcée que pour une minorité.

                  Ensuite, « le peuple » souvent, ne voyait pas d’un très bon oeil les cathares, qui se recrutaient, au moins dans les villes, surtout dans les classes sociales supérieures et était prêt à une justice expéditive.

                  On pourrait ajouter que tous les responsables de l’Eglise hiérarchique n’ont pas fait preuve de zèle dans la persécution et l’élimination de l’hérésie.

                  Tout ceci n’enlève rien au scandale de l’inquisition. Mais autant rester dans la vérité historique.

                  Et cette persécution ne donne pas en soi un label de vérité à leur doctrine, qui était une régression sur le plan religieux, et trop en avance sur son temps sur le plan social. Motif de persécution par le pouvoir civil de l’époque.

                  Bref, votre article eût eu plus de valeur si vous ne vous étiez pas contenté de trouver votre information dans le seul livre d’Arnauld de Montjoie. Vous auriez alors fait un travail d’historien. Là vous nous donnez un essai.


                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 08:36

                    Hum, votre post serait celui d’un catholique essayant désespérément de dédouaner son Église de ses actes que cela n’aurait rien d’étonnant...

                    En effet, qqes dizaines de milliers ou qques centaines, vous croyez vraiment que cela change quelque chose ? Quant à la persécution qui ne donne pas un label de vérité à leur doctrine : bien d’accord avec vous, mais le fait que l’Église catholique soit majoritaire et qu’elle ait duré deux siècles ne donne pas non plus un label de vérité. 
                    Quant à la régression sur le plan religieux, vous rigolez ou quoi ? En quoi leur doctrine est régressive ? J’ai montré plus haut qu’au contraire leur doctrine philosophique était nettement supérieure à celle de Rome... L’ argument romain selon lequel l’expansion du catharisme menaçait la société est une vaste rigolade. Il y aurait forcément eu un équilibre à plus ou moins long terme qui se serait instauré.
                    Quant à la persécution par le pouvoir civil de l’époque, pour un historien (apparemment vous prétendez à ce qualificatif), vous oubliez un peu vite que le pouvoir civil de l’époque était un pouvoir civil étranger, puisqu’il s’agit du nord qui a pris prétexte du catharisme pour faire main basse sur le sud et mettre au pas la civilisation occitane, qui ELLE, n’avait aucunement envie de se débarrasser des bonshommes qui avaient bien meilleure presse que l’Église de Rome.
                    Vous vouliez la vérité ? La voici.

                  • Bois-Guisbert 1er septembre 2009 11:38

                    Hum, votre post serait celui d’un catholique essayant désespérément de dédouaner son Église de ses actes

                    Il n’y a rien à dédouaner *mdr*

                    A l’époque, les choses se passaient comme cela, c’est tout. Les moeurs de ce temps ne sont plus les nôtres et les nôtres ne sont pas celles de ce temps-là.

                    On peut aussi penser - et je le pense - que si l’Eglise n’avait pas eu la foi qui envoyait les hérétiques au bûcher, elle n’aurait pas eu celle d’édifier l’abbaye du mont Saint-Michel.

                    A partir de là, on peut ergoter à l’inifini, il reste au’aujourd’hui, on ne brûle plus les cathares et on construit la « cathédrale » d’Evry. Ou alors on laisse les autres construire des mosquées...


                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 12:07

                    À Bois-Guibert, notre catholique athée (mdr)


                    « Il n’y a rien à dédouaner *mdr*

                    Ben voyons, pratique... 

                     »A l’époque, les choses se passaient comme cela, c’est tout. Les moeurs de ce temps ne sont plus les nôtres et les nôtres ne sont pas celles de ce temps-là.« 

                    Et les mœurs d’aujourd’hui non rien d’évangéliques non plus, donc je peux me permettre d’occire mon voisin si ça me chante... c’est bien ça votre »raisonnement«  ?

                     »On peut aussi penser - et je le pense - que si l’Eglise n’avait pas eu la foi qui envoyait les hérétiques au bûcher, elle n’aurait pas eu celle d’édifier l’abbaye du mont Saint-Michel. « 

                    Pfff... Alors là vous avez tout faux, car le formidable déploiement des cathédrales à été organisé par l’ordre du Temple. Et la »foi du charbonnier« n’y est pour rien du tout...
                    L’ordre du Temple était un ordre initiatique avec une doctrine ésotérique, qui était probablement proche de celle des cathares, ce qui explique leur refus de participer à ce génocide. Comme vous pouvez le constater les templiers avaient des moeurs qui n’étaient pas celles de leur époque, si je vous suis bien.

                     »A partir de là, on peut ergoter à l’inifini, il reste au’aujourd’hui, on ne brûle plus les cathares et on construit la « cathédrale » d’Evry.« 

                    Ergoter, je suppose que vous qualifiez comme cela l’esprit de nuance. Si on ne brûle plus les cathares, on le doit surtout à l’esprit maçonnique à la base des lumières qui a instauré un certain relativisme en matière d’opinions, et pas à autre chose.


                      »Ou alors on laisse les autres construire des mosquées..."
                    Vaste problème et débat... Si l’Église avait su rester en contact avec sa symbolique et son ésotérisme, elle ne serait pas partie en ruine. Les musulmans ont encore la foi, eux. C’est leur mérite.

                    Enfin, vous me faites toujours marrer, B-G. Et merde, j’viens de me pisser dessus smiley

                  • Bois-Guisbert 1er septembre 2009 12:25

                    Pourtant l’infirmière vous avait dit de ne pas oublier vos Pampers...

                    Mais c’est vrai aussi qu’à partir d’un certain âge et d’un stade certain de décrépitude, dire à quelqu’un de ne pas oublier, c’est de la provoc’ *mdr*


                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 12:40

                    Boh.. vous savez j’suis pas plus sénile que vous. Je ne me définis pas comme un catholique athée ce qui est contradictoire dans les termes. Feriez bien d’apprendre à penser, BG.


                    Ah, j’oubliais : MDR

                  • Bois-Guisbert 1er septembre 2009 12:59

                     je ne me définis pas comme un catholique athée

                    Moi non plus, mort de rire, mais comme un catholique non croyant.

                    Que vous l’ayez oublié, ne surprendra pas votre infirmière...


                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 13:42

                    C’est bien ce que je disais. Ne pas voir que non croyant et athée c’est la même chose montre que vous ne savez pas penser. Sinon, quand on veut dire qu’on est entre les deux, sans opinion, on dit agnostique. De toute façon, même comme vous le présentez : catholique non croyant est contradictoire dans les termes AUSSI.


                    Bien à vous.

                  • Bois-Guisbert 1er septembre 2009 14:59

                    De toute façon, même comme vous le présentez : catholique non croyant est contradictoire dans les termes AUSSI.

                    Et bien tant mieux. Et je ne tenterai pas de voux expliquer, je ne veux pas non plus donner l’impression que certaines assertions - du genre « vous ne savez pas penser » - venant de vous ne me laissent pas indifférent.


                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 16:33

                    Désolé de vous avoir éventuellement blessé BG. Mais vous m’avez un peu cherché. Je ne peux absolument pas laissé passer des opinions comme les vôtres du genre « il n’y a rien à dédouaner » + le mdr qui est la goutte d’eau... qui instaure un relativisme éthique. Le mal ne se négocie pas BG quelque soit l’époque !


                    Quand le Christ a traité ses contemporains de race de vipère, heureusement qu’il ne s’appelait pas BG, sinon celui-ci aurait dit : c’est l’époque qui veut ça...
                    C’est d’ailleurs en contradiction avec votre fermeté vis-à-vis de la décadence actuelle (et je vous rejoins là-dessus) qui elle est sans pitié. 

                  • Bois-Guisbert 1er septembre 2009 18:14

                    Le mal ne se négocie pas BG quelque soit l’époque !

                    Le mal dépend de la conscience qu’on en a. Il n’y a pas de mal si on n’a pas conscience de faire le mal. Même les tribunaux d’aujourd’hui le reconnaissent.


                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 18:47

                    « Le mal dépend de la conscience qu’on en a. Il n’y a pas de mal si on n’a pas conscience de faire le mal. Même les tribunaux d’aujourd’hui le reconnaissent. »


                    Décidément encore à côté de la plaque, BG. S’il n’y a pas de mal quand on n’en pas conscience, pourquoi le Christ traite ses contemporains de race de vipère ? Après tout, ils ne le savent pas donc ils sont innocents.. Et la parabole de la paille et de la poutre ? Pourquoi les traiter d’hypocrites les pharisiens ? Ils n’ont conscience de rien et sont donc innocents.. ils ne sont pas hypocrites. Le Christ a tout faux selon l’évangile de Bois-Guibert..

                    Je pourrais faire appel aux différentes psychanalyses qui montrent très bien que l’inconscience absolue n’existe pas et qu’en conséquence le corps réagit très bien aux mensonges inconscients proféré par soi-même. Mieux, l’entourage réagit aussi à ces mensonges inconscients même s’ils ne sont pas perçus consciemment comme tels...

                    Votre position permet de s’auto-amnistier de tout mal que vous pourriez faire dans la mesure où vous en auriez une conscience non totale.

                    C’est du relativisme éthique. 

                    Quant à l’histoire des tribunaux, ça ne marche que pour les cas médicaux extrêmes. Sinon ce serait trop facile : suffirait de dire au juge « oh ben j’avais pas conscience ».. Ben désolé ça ne marche pas. Essayez et vous verrez..

                    L’exemple des dénis de grossesse devrait vous convaincre. Les tribunaux ont bien souvent envie de condamner, à l’inverse du corps médical.

                  • Bois-Guisbert 1er septembre 2009 20:17

                    S’il n’y a pas de mal quand on n’en pas conscience, pourquoi le Christ traite ses contemporains de race de vipère ?

                    Parce qu’ils sont hypocrites et injustes... Donc pour un comportement, même pas pour des actes. Je ne vois pas le rapport pouvant exister avec la Croisade des Albigeois et ses éventuels dommages collatéraux..

                    Ce que je retiens, c’est qu’au XIIIe siècle, l’Eglise estime que les Cathares sont dangereux non seulement pour le salut des âmes des fidèles, mais également pour la perpétuation de l’espèce, puisqu’ils prêchent l’abstinence sexuelle totale comme un idéal à rechercher.

                    A partir de là, elle estime que le mal, ce sont les Cathares et que, par voie de conséquence, il ne saurait y avoir de mal à les éliminer. Tout au contraire.

                    Votre position permet de s’auto-amnistier de tout mal que vous pourriez faire dans la mesure où vous en auriez une conscience non totale.

                    Mais non, vous mélangez absolument tout. On ne peut pas transposer à de simples individus, ce qui à un moment de l’histoire s’observe au niveau d’une société et de ses institutions.

                    Avec un raisonnement comme le vôtre, on finirait par poursuivre Giscard pour avoir laissé guillotiner une belle paire de monstres, Carrein et Djandoubi, outre Christian Ranucci.

                  • Gollum Gollum 1er septembre 2009 20:50

                    Bon allez BG c’est mon dernier post.. ça s’éternise un peu trop..


                    Juste une remarque « Mais non, vous mélangez absolument tout. On ne peut pas transposer à de simples individus, ce qui à un moment de l’histoire s’observe au niveau d’une société et de ses institutions. »

                    C’est vous qui mélangez tout. Vous raisonnez comme un communiste pour lequel il ne saurait y avoir de responsabilité individuelle. Puisque c’est le Parti qui prend en charge les fautes individuelles de ses membres. La société et les institutions, ça n’existe pas. Seuls les individus existent. Le reste n’est qu’abstraction, des catégories mentales pour savoir où l’on en est. Vous en faites apparemment des entités à part entière. Vous vous trompez lourdement.

                    Bonsoir, je vais dormir.

                  • ASINUS 31 août 2009 22:23
                    Les Chevaliers Cathares
                     
                      Les chevalier Cathares
                    Pleurent doucement,
                    Au bord de l’autoroute
                    Quand le soir descend,
                    Comme une dernière insulte,
                    Comme un dernier tourment,
                    Au milieu du tumulte,
                    En robe de ciment.
                    La fumée des voitures,
                    Les cailloux des enfants,
                    Les yeux sur les champs de torture,
                    Et les poubelles devant.
                    C’est quelqu’un du dessus de la Loire
                    Qui a dû dessiner les plans,
                    Il a oublié sur la robe,
                    Les tâches de sang.
                    On les a sculptés dans la pierre
                    Qui leur a cassé le corps,
                    Le visage dans la poussière
                    De leur ancien trésor.
                    Sur le grand panneau de lumière,
                    Racontez aussi leur mort,
                    Les chevaliers Cathares
                    Y pensent encore.
                    N’en déplaise à ceux qui décident
                    Du passé et du présent,
                    Ils n’ont que sept siècles d’histoire,
                    Ils sont toujours vivants.
                    J’entends toujours le bruit des armes,
                    Et je vois encore souvent
                    Des flammes qui lèchent des murs,
                    Et des charniers géants.
                    Les chevalier Cathares
                    Pleurent doucement,
                    Au bord de l’autoroute
                    Quand le soir descend,
                    Comme une dernière insulte,
                    Comme un dernier tourment,
                    Au milieu du tumulte,
                    En robe de ciment.

                    cabrel

                    • Cathare Cathare 1er septembre 2009 12:01

                      Bonjour à tous et merci d’avoir pris un peu sur votre temps pour lire cette petite évocation des Cathares.

                      Merci aussi à ceux qui ont bien voulu partager ce que les « bonshommes » évoquent pour eux.

                      Oui de nombreuses questions surgissent lorsque l’on se penche sur ce petit bout de notre histoire et il serait bien prétentieux, en quelques lignes, de vouloir y répondre.
                      Dieu merci, je n’avais pas cette prétention !

                      Ensuite, qui de l’historien ou du poète arrive à s’approcher au plus prêt des « bonshommes » ?
                      Ne portons nous pas un peu au fond de nous, et le Cathare qui s’est fait brûlé, et l’inquisiteur qui l’envoya dans les flammes ?
                      L’agneau et le loup...
                      Et à qui donnons nous le « pouvoir » de bâtir notre monde, notre vie ?

                      Oui, de nombreuses questions ne manquent pas de surgir lorsque l’on évoque les Cathares. Il appartient à chacun d’y répondre selon son coeur, car s’il est un organe peut être un peu plus à même de « comprendre » les bonshommes, c’est peut être bien celui-la...

                      Pour ce qui est du « sang et des larmes » dont certains trouvent peut être l’évocation « abusive » dans l’article, qu’ils se réjouissent que je n’ai pas le talent de pouvoir rapporter dans ces quelques mots un millième de la souffrance dont ils ne peuvent témoigner. Si je le pouvais, je le ferais, et alors personne ici ne trouverais cela intéressant, personne ici n’aurait envie de « regarder »...

                      Quelqu’un disait que l’oubli était la forme la plus paresseuse du pardon... mais il n’évoquait pas cela pour ceux qui ont quelque chose à charge...
                      Je comprend que certains préfèrent encore « oublier » les Cathares et ce qu’ils leur ont fait.

                      D’autres ont peut être à coeur de se souvenir de ce qu’ils ont reçu d’eux...

                      Bonne journée.


                      • delsey 2 septembre 2009 09:52

                        L’Inquisition a causé beaucoup moins de morts en 8 siècles que la Révolution Française en 8 ans ...


                        • Gollum Gollum 2 septembre 2009 14:45

                          Tout à fait.


                        • michel13 3 septembre 2009 12:13

                          J’ai lu certains livres sur le sujet, il y a un certain temps....

                          Qui connait le contenu de ces deux caisses que les Cathares on fait descendre

                          avec des cordres le long du Pic de Monségur avant de se livrer ?

                          On pense que ce sont deux enfants qu’il fallait absolument sauver ?

                          J’espère que le livre nous le dévoile...

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