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Un roman noir sur la face cachée de Stockholm

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Easy Money
Affiche du film de Daniel Espinosa.

Le premier tome L’argent facile datant de 2009, de la trilogie Stockholm noir (déjà parue) dévoile la vie souterraine et le côté sombre de la capitale suédoise. Ecrit par Jens Lapidus, un avocat suédois qui a défendu les plus grands trafiquants et criminels suédois, il s’est inspiré de son expérience pour la retranscrire dans cette trilogie. Le livre décrit une capitale suédoise en souffrance à cause de la loi des gangs organisés qui luttent les uns contre les autres pour une marchandise source de conflits : la cocaïne. Stockholm est tourmentée par la prostitution, les vols, le narcotrafic et la police est totalement impuissante face à ces agissements. Un roman noir bourré de péripéties et de bouleversements attisés par trois protagonistes hors du commun. Un livre doté d’une écriture fine et à la fois fluide, avec un lexique original tout en étant imbibé de propos obscènes et grossiers. Environ 700 pages à consommer sans modération.

 

 Les trois personnages principaux mènent des vies différentes mais possèdent les mêmes sources de préoccupation : à la recherche de l’argent et du pouvoir et le contrôle du trafic de cocaïne. Ils se croiseront et sèmeront le trouble dans Stockholm tout au long de l’histoire et ils finiront par se rejoindre à travers divers chemins mouvementés. Trois destins palpitants et enivrants qui nous plongent dans les bas-fonds de la société stockholmoise :

  • Jorge, ancien dealeur qui parvient à s’évader de prison. Malin, intelligent, futé, il se prend pour le « king », le roi de la cavale. Sa capacité à nouer des liens tournera en sa faveur et il sera embauché sous les ordres d’Abdulkarim, un arabe nouveau dans le marché de la cocaïne qui souhaite prendre de l’ampleur. Cependant, le Latino n‘oubliera jamais ses désirs de vengeance envers la mafia Yougoslave qui l’a trahi.
  • JW, jeune étudiant pauvre qui joue un double jeu. Il fréquente la haute classe stockholmoise mais vit dans un studio délabré dans la banlieue de Stockholm, qu’il a du mal à payer, notamment. Alors il fait le taxi pour Abdulkarim pour toucher de l’argent et avec celle-ci il s’achète des vêtements coutumiers à la classe sociale qu’il prétend appartenir. L’Arabe lui proposera d’entrer dans son business de cocaïne et le jeune économiste se verra multimillionnaire et indestructible avant de l’être réellement. De plus, JW cherchera à élucider la disparition de sa sœur et des éléments de plus en plus perturbants apparaîtront au fil des péripéties.
  • Mrado, un serbe divorcé partagé entre l’amour pour sa fille Lovisa et le milieu criminel. Il travaille sous les ordres de Radovan, le chef de la mafia Yougoslave contrôlant énormément de réseaux, Mrado va connaître beaucoup de retournements de situation. Malgré son apparence de grosse brute, la présence de sa fille le rendra plus doux. Sa place au sein de la mafia Yougoslave sera remise en cause et il se lancera dans une quête de vengeance et de pouvoir.

 

L’argent facile a fait l’objet d’inspiration pour Easy Money un film suédois sorti en 2010 qui reprend l’histoire de Jens Lapidus. Le film retranscrit moins clairement que le livre certains aspects des personnages mais les liens qui se forment entre Mrado, Jorge et JW sont bien montrés. Le film est bien mené et les acteurs sont parfaits pour représenter les personnages qui au final peuvent nous paraître affectueux. La fin tragique du film promet une suite Easy Money 2 qui s’annonce attrayante. Le film vient de sortir en Suède et ne devrait pas tarder à débarquer dans les salles obscures en France, en 2014.


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12 réactions à cet article    


  • Richard Schneider Richard Schneider 27 novembre 2013 15:52

    Critique intéressante. Si je trouve ces ouvrages, je les achète.

    J’attendrai davantage pour voir le film Easy money (les films adaptés de bons romans sont assez souvent décevants - cf. Le Millenium (le film) ne vaut pas la trilogie de Larsson.

    • Clauzard Clauzard 27 novembre 2013 16:04

      A mon avis, le film ne montre pas assez bien la « vie privée » des personnages, mais en revanche les principales actions sont présentes et bien représentées. Par contre le livre est un régal je vous le conseille si ce genre de sujet vous plait !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 novembre 2013 17:29

      Moi qui cherchait du bon polar à lire ...
      Les 2 premiers tomes sont en poche , et les critiques, ailleurs, bonnes (si ce n’est une nouvelle fois la comparaison à Ellroy ,n’écrit pas le « Dahlia noir » qui veut ,mais sait on jamais smiley )
      C’est vendu , merci .


      • francesca2 francesca2 27 novembre 2013 18:11

        Aita



      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 novembre 2013 18:20

        Salut Francesca ,noté ...
        Te fais confiance parce que pour moi les écrivaines en polar ...trop de psy qui fait que le bouquin me tombe des mains .


      • francesca2 francesca2 27 novembre 2013 18:29

        Je trouve que c’est plus le cas des latines, plus nombrilistes et compassionnelles à souhait.


        « Le maître des illusions » Donna Tartt, absolument magnifique et inconturnable.

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 novembre 2013 18:49

        Ces jours ci je suis sur « le cimetière de Pragues » d’Umberto Eco ...
        Erudit ,bien écrit ....Que du bohneur .. ;


      • francesca2 francesca2 27 novembre 2013 19:01

        Moi c’est « Hors de l’abri » de David Lodge.




      • francesca2 francesca2 27 novembre 2013 19:23

        Oui Sabine, on m’a dit le plus grand bien de son premier roman. 

        C’est le prochain sur la liste d’ailleurs.

      • francesca2 francesca2 27 novembre 2013 20:07

        Merci. 

        Apparemment Les Revenants est un peu l’aboutissement de son oeuvre.
        C’est un monde qui m’est familier, par le biais d’autres auteurs anglosaxons, et que j’affectionne particulierement.

      • rocla+ rocla+ 27 novembre 2013 21:00

        J’ ai rien lu mais j’ adore l’ ambiance de ces bouquins qui t’ arrachent 

        de la glauque réalité quotidienne .

        La rapide description de l’ auteur donne envie de lire . 

        Le superbe de ces histoires c ’est l’ enchevêtrement des tenants et aboutissants 
        qui tricotent  les trames de ces polars . 

        Salut lectrices et lecteurs . 

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