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Une Passion entre Anaïs Nin & Henry Miller

La création au Petit Marigny de « Une Passion » est quasiment le fruit d’une oeuvre de commande puisque l’acceptation de Pierre Lescure s’est effectuée sur proposition de Delphine de Malherbe, autour d’un projet de spectacle inspiré par le Journal d’Anaïs Nin dont Evelyne Bouix serait sur scène, l’interprète.

A ce feu vert directorial, pouvait succéder le temps de l’écriture en charge d’extraire une substantifique moelle à partir de cette référence phare de la littérature, tout en projetant la scénographie sur un rôle féminin, d’emblée incarnée.

Dans cette perspective artistique, le comédien qui jouerait le personnage d’Henry Miller, sera choisi, a posteriori, sur des critères de conformité avec l’idée conjointe que les trois protagonistes initiaux auront pu se forger durant cette phase de conceptualisation.

Sans conteste, Laurent Grévill va s’avérer comme le partenaire fédérateur du point de vue relaté par Anaïs Nin, sur ses vingt années de passion épistolaire, partagée avec H. Miller.

Cependant sur les planches, la dramaturgie semble découper leur relation amoureuse au scalpel de séquences où la distanciation intellectuelle, pour ne pas dire cérébrale, va prendre le pas sur le vécu.

En quête de quintessence, l’auteur enferme dans le huis-clos de la fusion amoureuse, les motivations internes, voire antagonistes des deux amants.

S’il paraît cohérent de s’en remettre à la subjectivité légitime d’Anaïs Nin pour représenter, sur scène, le scénario crédible des apports mutuels à la plénitude plus ou moins contrariée de leur tandem amoureux, le portrait d’Henry Miller y apparaît davantage instrumentalisé pour la démonstration d’une thèse auto-émancipatrice que dans la complexité aventurière, le caractère bon vivant et jouisseur de cet écrivain hors normes.

Où est donc passé le chroniqueur, en butte avec l’idéologie américaine du modernisme triomphant, déversant son trop-plein d’énergie onirique et érotique sur la médiocrité contemporaine à travers ses « Tropiques du Cancer », le fameux « Colosse de Maroussi » ou autres « Sexus », « Nexus » & « Plexus »... ?

A quand donc, une véritable parité théâtrale entre Anaïs Nin et Henry Miller qui soit l’exaltation d’un combat pour un affranchissement de la vie, sans retenues ?

UNE PASSION - ** Theothea.com - de & mise en scène : Delphine de Malherbe - avec Evelyne Bouix & Laurent Grévill - Peit Théâtre Marigny -


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1 réactions à cet article    


  • julie morange julie morange 21 février 2011 23:22

    Concernant Henry Miller, je vous conseille cet article consacré à Tropique du Cancer : http://zinc.ouvroir.info/spip.php?article37

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