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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Une petite tromperie qui perdure ?

Une petite tromperie qui perdure ?

Le pseudo journal intime sucré L’herbe bleue qui perdure encore et toujours.

Nous sommes en 2013 et si personne ne prend pas le soin de vérifier, en tout cas sur internet, qu’on lit une petite tromperie littéraire depuis 40 ans, on serait comme certains lecteurs qui ignorent encore à l’heure actuelle en 2013 et à leur grande surprise que ce pseudo récit d’une jeune fille en fleur tombée dans la drogue a été inventé par une femme qui s’est dit en être l’auteure et âgé de 53 ans au moment où elle fait éditer cette supercherie en 1971 et pas par une petite Alice âgée 15 ans seulement ; car Alice n’existe tout simplement pas. Non seulement le lecteur l’ignore s’il ne le vérifie pas, mais tout le monde ne le peut pas. Mais à ma grande surprise une des éditrices de chez Pocket édition qui m’a accordée quelques minutes au téléphone le lundi 11 février 2013 en fin de matinée, se dit surprise elle même que ce récit qui date pourtant de 1971 révélé par la presse en 1998 comme une supercherie n’en soit pas un vrai ; après tout c’est vrai que chacun même dans l’édition n’est pas obligé de savoir que ceci a été révélé il y a bien longtemps déjà. Pourtant il serait temps car sur certaine jacquettes l’accroche qui est encore « Journal intime d’une jeune droguée de 15 ans » pour au moins avertir les jeunes lecteurs qui le lisent encore à l’heure actuelle ; car cette imposture avouée après tout par cette Béatrice Sparks est disponible partout et pratiquement dans toutes les bibliothèques de France. Sa dernière parution date du Mois d’Aout 2012, c’est dire s’il marche plutôt bien. (Chez l’éditeur jeunesse il est classé tout de même comme Roman) et l’accroche n’y est plus. Mais les des lecteurs, eux, se sentent toujours trompés pourquoi ?

 Ci-dessous des lecteurs qui se sentent trompés(2012)  

La petite surprise  

Voici donc que je que me rends dans la bibliothèque municipale pour y chercher quelques livres à lire, et en prenant un livre ici ou là, dont le fameux Moi Christiane F, on me conseille vivement de lire L’herbe bleue. On ne peut pas lire Christiane F sans au moins avoir lu le récit L’herbe bleue me conseille-t-on à la bibliothèque. Un livre dont le récit est attribué à une ado de 15 ans, Alice, jeune fille de bonne famille tombée malencontreusement le nez dans la schnouf. Après quelques pages l’admiration et l’envie ne cesseront d’envahir certains lecteurs ; car dieu que cette fille pourtant si jeune écrit merveilleusement bien et dieu quelle est lucide pour son âge ; elle décrit sa situation à merveille, elle est d’une lucidité étonnante à 15 ans. Quant à la description après sa première prise de LSD, c’en est époustouflant de détail. Quelques pages plus loin pour le lecteur attentif l’admiration se transformera peu à peu en interrogation ; mais comment est-ce possible de passer d’un langage si soutenu d’une jeune fille de bonne famille aux mots soudainement crus, voire douteux ; pour le lecteur soucieux, c’est là, peut-être, que ça lui paraitra incohérent ; car cette maturité dans les mots, cette clarté à 15 ans quand elle parle du pardon c’est tellement surprenant, mais happé par la lecture de chaque jours qui passent dans son journal, le lecteur continuera de lire mais avec de plus en plus d’interrogations ; pour moi ce fut, mais pourquoi donc cette Alice malgré l’amour et le non jugement de sa famille qui frôle souvent la niaiserie, n’en finit jamais de retomber dans la drogue ? Tout est trop flou, elle nous vante les effets que la drogue lui procure sans jamais nous parler de l’accoutumance physique et des crises de manque décrits par les toxicomanes et qui justement les rendent esclaves et les obligent, là, à continuer. Le récit aurait été plus crédible si ceci avait été le cas. Les incohérences n’en finissent pas de sauter aux yeux, ça ne colle décidément pas, c’est trop mal foutu finalement pour un livre qui veut témoigner, non, ou plutôt, qui ne témoigne justement pas des dégâts que pourtant provoquent toutes ces saloperies. D’ailleurs, elle en parle mieux que bien, et tellement bien que ça donnerait presque envie d’essayer. 

Je ne révèle rien que vous sachiez peut-être déjà chers lecteurs d’Agora vox.

Certes vous n’êtes pas tombés de la dernière pluie chers lecteurs d’Agora vox pour sans doute l’avoir appris bien avant que je n’écrive ce modeste article ; mais quand même la question que je me pose et je suis loin d’être la seule à m’inquiéter de ce qui ressemble à une tromperie sur la marchandise dont on ne fini pas de vendre, est-il normal qu’il faille avoir l’œil pour se rendre compte que ce livre ne colle pas et que grâce aux rappels des lecteurs déçus et trompés les restes de vérité pourtant révélés d’abord en 1979 et ensuite en 1998 par la presse, éclatent sur des sites ici et là, mais que seul Wikipédia devienne le garant d’une information juste et pas des éditeurs eux-mêmes, dont on attend un minimum, pour au moins savoir à quoi s’en tenir et ne pas prendre pour argent comptant ce récit mièvre et douteux qui édulcore l’univers pourtant ravageur de la drogue. 

Concernant l'auteur de ce roman

Concernant Béatrice Sparks je n’ai trouvé aucune interview, ni information, mis à part que l’on dit d’elle, qu’elle était psychologue voire pédiatre dont d’ailleurs un journaliste en 2011 dit qu’il n’existe pourtant aucun doctorat, et qu’elle serait devenue éditrice par la suite. Mais je crois que je m’en fous de savoir qui a écrit ceci, Pierre, Paul, Jacques, ce qui est important c’est que le lecteur ne doit pas être trompé, comme visiblement il se sent encore maintenant.

Voir ci-dessus.


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37 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 13 février 2013 14:53

    sur le sujet , le meilleur que j’ai lu est Flash ou le grand Voyage , de Charles duchaussois ,
    ça c’est la descente vers l’enfer de la drogue !


    • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 15:35

      Bonjour à vous  et merci pour ce titre de livre Flash le Grand voyage que je ne connaissais pas Je le lirai, c’est certain.


    • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 19:03

      @ Le Chat. Je me suis rendue sur votre article Spécial Toussaint : les saints méconnus du calendrier, je le trouve vraiment excellent.

       



    • LE CHAT LE CHAT 14 février 2013 10:54

      merci !

      moi , je suis en train de lire la trilogie « Hunger Games » , j’aime bien la science fiction ...........


    • KANARNO 14 février 2013 12:56

      bonjour le chat

      flash est un super bouquin.

      et dans le genre je conseil egalement
      Ecstasy. Trois contes d’amour chimique (Ecstasy : Three Tales of Chemical Romance), nouvelles, trad. Alain Defossé, Points, 2006.

      d’irvine welch........ l’auteur de trainspoting.


    • Piere CHALORY Piere Chalory 13 février 2013 15:15
      Bonjour,

      Dans le genre, ’’survivre avec les loups’’, un livre relatant l’incroyable histoire d’une femme ’’sauvée’’ par les loups n’était qu’une invention, un conte lucratif. 

      Ce qui est drôle c’est que l’ouvrage à cartonné chez Fixot, qui l’a publié 2 fois, puis un film a été fait sur cette histoire ; 700 000 spectateurs.

      Une fois l’arnaque découverte, cette supposée aventure a permit à quelqu’un d’écrire encore un livre, qui n’a pour seule raison d’être que le démasquage de la supercherie : 




      • LE CHAT LE CHAT 13 février 2013 15:29

        dans le même genre , la Bible et le Coran , best sellers vendus à des millions d’exemplaires tous les ans nous promettent aussi l’invérifiable ...............


      • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 15:50

        @ Chaloy Bonjour à vous, certes cette supercherie était assez grossière pour qu’elle puisse durer, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle n’a pas durée, enfin je crois, mais avec l’Herbe verte, les lecteurs se sentent trompés encore à l’heure actuelle.


      • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 16:41

        @ Chalory On n’a tous besoin d’extraordinaire, donc même si l’histoire est parfois farfelue,  pardonnez moi d’être un peu brutale, et bien même cela on y croit et c’est normal. On peut romancer un récit et c’est franchement pas grave si les lecteurs savent à quoi s’attendre et si l’éditeur mentionne si le livre est un roman ou pas ; de plus ce genre de livre tout cas fait appel à notre compassion.

         


      • OMAR 13 février 2013 19:20

        Omar 33

        @Le Chat :« dans le même genre , la Bible et le Coran... ».

        Eh mon minet, t’as les chocottes pour y ajouter le Talmud ?

        Mais, oui...purée... j’ai oublié Gayssot....


      • OMAR 13 février 2013 19:26

        Omar 33

        Salut Piere :« Dans le genre, ’’survivre avec les loups... ».

        Je ne comprends pas que vous ne soyez pas traité de négationniste, car cette histoire fait partie de la Shoah...
        Ma parole....


      • LE CHAT LE CHAT 14 février 2013 10:52

        @omar

        le Talmud et tout le toutim religieux ! y’en a tellement qu’on s’y perd !
        j’ai ouvert par curiosité reveillez vous et La tour de Garde ( la prose des témoins de jéhovah ) ,
        quels tissus de conneries !


      • In Bruges In Bruges 13 février 2013 15:33

        Si je comprends bien, c’était de la viande de cheval dans c e bouquin, c’est ça ?

        Plaisanterie mise à part, merci pour cette dénonciation originale.
        En même temps, ce que signale P. Chalory n’est pas idiot : si les articles sur Agoravox n’étaient pas écrits bénévolement, on pourrait dire qu’il s’agit d’une supercherie sur la supercherie...


        • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 15:44

          Bonjour également et merci pour votre réaction, c’est vrai, c’est un peu ça aussi comme pour la viande de cheval ; à la base j’ai été plus dure lorsque j’ai écrit cet  article la première fois,  et oui, qui dénonce, disons-le ; c’est inacceptable, ça fait plus de 40 ans que cela dur, mais j’ai pris mes précautions pour ne pas être attaquée en diffamation.


        • Piere CHALORY Piere Chalory 13 février 2013 16:08

          Certes, je n’ai jamais lu ’’l’herbe bleue’’, mais le titre est connu, et pour cause... Quoiqu’il en soit, on voit voit bien que la mise en épingle d’un ouvrage comporte au départ du gore obligatoire, de la souffrance, de l’horreur, tout pour le buzz.


          Par contre, à l’époque de la sortie de ’’survivre avec les loups’’, j’écoutais encore Europe 1. B Fixot faisait à l’époque une campagne de pub permanente pour ses ouvrages. Je me souviens avoir été impressionné par cette histoire extraordinaire.

          L’écrivain du livre faisait des interviews hallucinantes, où elle racontait qu’elle avait haï les hommes qui avaient tuée sa ’’mère louve’’, mais bon ! trop petite, trop faible, elle avait renoncé la rage au coeur.

          C’était bouleversant sérieusement. Mais le jour où j’ai appris que l’auteure elle même, sans doute confondue par ses mensonges grossiers, avait avoué avoir tout inventé, j’en ai gardé une amertume indéfinissable. 
           

        • alinea Alinea 13 février 2013 15:38

          Un peu confus tout ça ! Si je comprends bien, vous dénoncez le droit de l’écrivain d’écrire comme il lui chante ? Ou cette femme a-t-elle, à un moment donné, voulu donner le change, comme un plus ? Il est tellement plus admirable d’être crue en jouant ! « Le mentir vrai » de Joseph Delteil ! Le lot de l’écrivain.


          • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 15:58

            @ Alinéa et bonjour vous ; je ne dénonce pas le droit de l’écrivain, ce livre date de 1971, je dénonce que ce livre qui a été révélé par la presse comme une supercherie, comme une imposture, et, est encore pris pour argent comptant en 2012 voire 2013. Ce livre, qui en plus édulcore le monde de la drogue.


          • lulupipistrelle 13 février 2013 16:35

            Et les inventions de Martin Grey, qui a fait fortune avec Treblinka où il n’a jamais mis les pieds ? 


            • Simple citoyenne Simple citoyenne 13 février 2013 16:47

              Bonjour à vous, c’est de la folie d’aller jusque là !


            • Michel Maugis Michel Maugis 13 février 2013 17:56

              @lulu


              Pas très clair votre intervention..
              Si vous parlez du libre « treblinka » il est de jean-François Steiner et non de Martin Grey.

            • lulupipistrelle 13 février 2013 18:53

              Je parle s’’Au nom de tous les miens" De Martin Gray écrit avec l’aide d’un certain Max Gallo. 


            • lulupipistrelle 13 février 2013 18:54

              Qui est ce Steiner-là ? 


            • lulupipistrelle 13 février 2013 18:56

              J’ai trouvé : un autre fumiste mystificateur...


               Le sujet était vendeur, je vois.

            • coquecigrue coquecigrue 13 février 2013 19:30

              Martin Gray ? Mietek Grayewski ! Qui a déclenché le courroux de l’historien Vidal-Naquet, en 83, précisément à cause de ses mensonges sur son prétendu séjour à Treblinka...


            • Michel Maugis Michel Maugis 13 février 2013 23:30

              @lulupipistrelle


              Vidal-Naquet (Le Monde, 1984) :

              « Quand on se trompe, il est d’une élémentaire loyauté de le reconnaître. J’ai vu à deux reprises M. Martin Gray. Il m’a fourni un nombre important d’attestations qui, à moins d’être à leur tour mises en doute, établissent, sans conteste, la réalité de son séjour à Treblinka et de sa présence au ghetto de Varsovie. Je présente donc sur ce point mes excuses à M. Martin Gray et aux lecteurs du Monde. »


            • Simple citoyenne Simple citoyenne 14 février 2013 11:24

              Bonjour à vous Owen et merci pour les titres des livres

              dont vous me parlez ; dont  « Le Pavillons des enfants fous »,

              j’adore ce genre d’histoire et j’essaierai de le lire.

              Quant à l’Herbe Bleue normale que personne ne s’en souvienne vraiment,

              car c’est un livre fade et qui n’est que le souvenir de jeunesse de ceux qui le conseille.

              Ce qui attire les lecteurs dans ce livre c’est l’aspect « journal intime » que j’ai crû aussi quand on me l’a conseillé également il y a quelques semaines. Visiblement ce livre marque plus par sa supercherie et de la déception qu’il provoque, que par l’enfer de la drogue dont il ne prend surtout pas soin de parler. Ce livre édulcore ce monde et c’est même scandaleux car des tas de gens  le lisent encore, puisqu’il est sans cesse conseillé. Merci aussi pour le titre du film. Merci pour votre intervention.


              • njama njama 14 février 2013 12:03

                Merci simple citoyenne de signaler le fake

                Je ne connaissais ni le roman, ni l’auteure Béatrice Sparks. Après quelques petites investigations, et renseignements trouvés sur elle, j’en viens à me demander si cette dame ne souffre pas du syndrome de Peter Pan, le puer aeternus de la psychologie analytique jungienne. Auquel cas le grief de tromperie deviendrait caduque.

                Le titre anglais est « Go Ask Alice ». Cette écrivain semble s’être spécialisée dans ce créneau littéraire, ou être restée une teenager attardée (?)
                A son palmarès :
                 
                * It Happened to Nancy une adolescente anonyme qui meurt du SIDA
                * Annie’s Baby : le journal intime anonyme d’une adolescente tombée enceinte
                * Treacherous Love : journal intime d’une adolescente abusée sexuellement par un professeur
                * Jay’s Journal ; journal intime, d’un garçon qui tombe dans l’adoration de Satan et la drogue
                * Almost Lost : l’histoire « vraie » d’un adolescent qui vit dans la rue
                * Kim : Empty Inside : une adolescente anorexique
                Finding Katie, le journal d’une adolescente dans une famille d’accueil

                Je ne sais pas si ses livres sont traduits en français ou d’autres langues, mais espérons que les Éditeurs sauront avertir les lecteurs.

                Un peu dramatiques toutes ses histoires ...


                • Simple citoyenne Simple citoyenne 14 février 2013 12:26

                  Bonjour à vous njama , de merci de votre intervention ; mais il semble que ce faux récit soit bien plus compliqué qu’il n’y parait à cause de Béatrice Sparks qui a avoué en être l’auteure, car il n’ y a aucune trace de son doctorat aussi ! Voir l’article du journaliste  Jacques Lindecker

                  http://www.lalsace.fr/loisirs/2011/07/08/je-m-appelle-alice-et-je-n-existe-pas


                • Simple citoyenne Simple citoyenne 14 février 2013 12:30

                  Bonjour Musima et merci pour votre intervention

                  « Vous découvrez seulement maintenant que l’auteur a tout inventé... bien... et alors ? »

                  Je ne suis pas la seule et le problème est là !


                • njama njama 14 février 2013 12:15

                  Beatrice Sparks Biography

                  About the Author

                  Beatrice Mathews Sparks was born on January 15,1918, in Goldberg, Idaho. A Mormon and an active member of the Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints, Sparks attended the University of California at Los Angeles and Brigham Young University in Utah, and has worked as a youth counselor, a teacher, a music therapist, a public speaker, and a writer. She continues to write books as well as columns for several periodicals, spreading her messages to teens around the country. Sparks became interested in young adult problems when she began working with troubled teens in 1955. She has spoken to teens in crisis all over the country—in the Utah State Mental Hospital where she worked as a music therapist, at Brigham Young University where she taught continuing education courses, and on a cross-country trip with her husband where she had the opportunity to talk with more than a thousand teenagers from...

                  http://www.bookrags.com/studyguide-go-ask-alice/abouttheauthor.html

                  Vrais-faux récits, ses écrits semblent être largement inspirés de sa vie professionnelle ...


                  • Simple citoyenne Simple citoyenne 14 février 2013 13:20

                    En tout cas merci à tous pour vos interventions, car vous m’avez permis  de connaître de nouveaux livres que je m’apprête à lire.


                    • alinea Alinea 14 février 2013 14:11

                      Quand on écrit, on a plusieurs plans au choix : cette femme a choisi l’identification, un véritable travail d’acteur.. si les gens « ont marché » c’est qu’elle est très bonne.. après, personnellement, je ne vois pas ce que ça apporte que l’histoire soit vécue plutôt que « translatée » !
                      Si il y a arnaque, c’est à mettre sur le compte de l’éditeur qui a fait croire que.. ; je n’ai pas lu ce livre, n’en avais jamais entendu parler : si c’est un mauvais livre, c’est une autre histoire !
                      Tout le monde sait que le vrai « vrai » est dans les romans !! smiley


                      • njama njama 14 février 2013 14:13

                        car Alice n’existe tout simplement pas.

                        Le titre original est quand même « Go Ask Alice » publié en 1971. Le Wiki anglais ne cache pas que ce prénom n’est jamais donné dans le livre mais donne quand même quelques indications intéressantes ...

                        « The novel, whose title was taken from a line in the Grace Slick —penned Jefferson Airplane song »White Rabbit« ( »go ask Alice / when she’s ten feet tall« ), is presented as an anti-drug testimonial. The diarist’s name is never given in the book. »

                        Dans la chanson de Jefferson Airplane (parue en 1967, chantée à Woodstock en 1969), Alice n’est autre qu’une allusion à Alice aux pays des merveilles
                        http://www.dailymotion.com/video/x5q1l2_jefferson-airplane-white-rabbit_music#.URzhDPJfg1-

                        Journal intime ou manifeste anti-drogue ?

                        « Just Say No » was an advertising campaign, part of the U.S. « War on Drugs », ...
                        The campaign emerged from a substance abuse prevention program supported by the National Institutes of Health, pioneered in the 1970s by University of Houston Social Psychology Professor Richard I. Evans.

                        Un Internaute commente ce livre sur un site et dit :

                        This was written by Beatrice Sparks as propaganda for her « Just Say NO » anti-drugs campaign. It contains every single cliche about how making friends with anyone whose social life doesn’t involve Christian youth clubs will inevitably lead to the sort of parties where teenagers can drink beer and have a puff of a joint and it is downhill all the way from there.

                        Drugs lead to getting in with a bad crowd, having sex, stealing, dealing, prostitution, homelessness and insanity ! Only the pastor can save her. But no, once she is persuaded to go home, those good old non-drug taking, Christian hometown folks are visiting the sins of the daughter on the parents with social isolation and threats, so eventually they move to a new town. A new beginning, nah... we all know you can’t escape drugs when you start on the slippery slope of that first puff and it will end badly.

                        An overdose, death. Inevitably... predictably.

                        You’d think that the book would be much praised by the sort of ultra-conservative parents who actually believe in this kind of crap, but no, every year it makes the list of the most-challenged books. So Nancy Reagan didn’t succeed with this particular element of her campaign.

                        Il semble y avoir une thématique moraliste dans tous les ouvrages de Béatrice Sparks, sa foi et son activisme mormon n’y sont probablement pas étrangers ...


                        • Kindred Kindred 14 février 2013 18:59

                          @ simple citoyenne

                          Je ne souviens plus si j’ai lu L’herbe bleue à l’époque très ancienne où je fumais de l’herbe. Je crois que ce n’était pas assez sulfureux pour moi.

                          Ce que vous m’apprenez me fait plaisir et me donnerait presque envie de lire le livre pour voir... pour sa qualité littéraire ou documentaire.

                          En attendant, je vous conseille la lecture des MEMOIRES D UNE FEMME DE QUALITE.


                          • Simple citoyenne Simple citoyenne 14 février 2013 19:45

                            Bonjour à vous et merci pour votre intervention et également de votre conseil

                            de lecture ;  concernant l’Herbe bleue je ne le conseillerais pas vraiment ;

                             mais si vous le lisez et bien je vous souhaite bonne lecture tout de même.


                          • Kindred Kindred 14 février 2013 20:07

                            C’est le dixième titre de la collection LE TEMPS RETROUVE au MERCURE DE FRANCE.

                            Mais avez-vous deviné pourquoi je vous le conseille ?


                          • njama njama 14 février 2013 22:28

                            @ Alinea
                            Si il y a arnaque, c’est à mettre sur le compte de l’éditeur qui a fait croire que..

                            Pas plus raison d’en vouloir à l’Editeur. Il en fait aussi la promotion comme bon lui semble.
                            Si on regarde les couvertures du livre, difficile de ne pas se rendre compte de l’évolution du message au point de vue graphique, l’image a son rôle « subliminal » qui va dans le contexte du moment de la société, ou le sens du vent au niveau Marketing (?)
                            Tromperie ?

                            http://img202.imageshack.us/img202/7336/sparkslherbebleue.jpg
                            (style « hippy » ancienne Édition poche)

                            http://g-ecx.images-amazon.com/images/G/08/ciu/b9/d9/a688c27a02a0c56a4abe7110.L.jpg
                            Ici, style « Ado » sous titré « Journal d’une jeune fille de 15 ans » au lieu de « Journal intime d’une jeune droguée » comme dans l’Édition ancienne et celle actuelle chez POCKET (photo dans l’article ci-dessus)

                            http://ecx.images-amazon.com/images/I/41BD9QN0RJL._SL500_.jpg

                            Je ne connais pas le livre, mais je reste très perplexe face à un résumé de cette histoire qui ne me semble pas aller dans le sens de la carrière professionnelle de thérapeute de Béatrice Sparks, ni complétement dans un sens moraliste  !

                            « Ses parents ont peur qu’elle devienne une « hippy » à cause de son style vestimentaire, de ses sorties. Son personnage est différent de celui du début, elle semble se métamorphoser. Sa fugue avec Chris une amie à elle montre un nouveau bouleversement dans sa vie. Elle quitte complètement son adolescence, en désirant travailler, gagner de l’argent, monter sa propre boutique. Mais les divers apports de drogue, le manque d’argent conduit la narratrice et son amie dans des taudis, des soirées sales où elles se font violer ainsi que des conditions de vie misérables. La suite du récit montrera comment la personnalité intégrale de la jeune fille s’annihilera sous l’emprise de la drogue ou plutôt de son mal être, avec pour fil conducteur la drogue. Malgré un retour pour noël dans sa famille, pour laquelle elle compte se « ranger », le personnage d’Alice se voit encore traumatisée par son passé. Elle est harcelée par ses anciens camarades, pense à la drogue, ne parvient pas à redevenir normale. « Aujourd’hui je suis retournée à l’école et le proviseur m’a immédiatement appelé dans son bureau. Il m’a dit qu’il avait appris ma conduite et que j’étais un exemple répugnant de la jeunesse américaine ». C’est ce formatage, ainsi que la culpabilité qui pèse sur ces épaules, posée par tout le peuple américain qui va conduire Alice en centre d’asile pour les fous. »

                            J’en viens à me demander (dans la construction de cette fiction) si finalement sa chute serait (seulement) due à la drogue, plutôt qu’elle serait davantage victime finalement du rejet social, « d’avoir fauté », et d’avoir subi cette vindicte sociale sournoisement et inconsciemment assassine ...  ?
                            Les mots sont très durs : « j’étais un exemple répugnant de la jeunesse américaine »
                            La « Société » semble s’exonérer un peu trop facilement de ses propres responsabilités dans cette histoire !
                            Que l’Histoire soit vraie ou en partie fictive comme le tableau d’un peintre, le récit de Béatrice Sparks manifestera toujours à son insu, un témoignage et une perspective sociale en partie propres à une époque, et en partie universelle, ce qui a peut-être fait son succès en librairie (?).

                            Simple citoyenne pourra peut-être nous confier ses impressions ...
                            Merci pour l’article. Au plaisir de vous lire.

                             

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