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« Une souris verte » de Douglas Carter Beane au théâtre Tristan Bernard

Voici que Diane, Mitchell, Helen & Alex entrent sur la piste d’une comédie sociétale afin de brocarder joyeusement l’image emblématique du cinéma hollywoodien, en osant fustiger les compromis stratégiques qui inventent, de toutes pièces, des carrières artistiques bien lisses et donc "vendables" au grand public américain et international.

En grand manitou des manettes qui agitent les marionnettes en coulisses, il y a Jean-Luc Revol qui organise le chassé-croisé permanent entre les quatre protagonistes au coeur d’une scénographie de Sophie Jacob tournant en boucle à la manière d’une pellicule en folie.

Outre-Atlantique, il y a l’auteur Douglas Carter Beane qui entend renvoyer dos-à-dos Los Angeles et New York, capitales respectives du cinéma et du théâtre, dans les replis de leurs arrogances réciproques.

En France, Jean-Marie Besset va s’employer à une adaptation nerveuse et pertinente qui décocherait les rires au mieux des clichés de vie snobinarde ou marginale reflétant les travers des destinées médiatiques.

Et puis pour le régal des spectateurs du Tristan Bernard, il y aura les comédiens qui s’adonnent à des rôles de composition savoureuse tant la caricature semble s’approcher au plus près des moeurs et coutumes d’un milieu professionnel en proie au vertige du ridicule qui ne tue pas.

En tête et loin devant tout son monde, la grandissime Raphaëline Goupilleau (Diane) donne le "la" des limites qu’il est toujours possible de repousser afin que les apparences soient sauves avec un business gagnant-gagnant au profit de ceux qui aspirent à en vivre plus que bien.

Il faut dire qu’en attachée de presse qui n’a pas froid aux yeux, elle pourrait être la reine de Big Apple jusqu’à L.A. : en effet, Mitchell (Arnaud Binard) son poulain, star en pleine ascension, se devrait d’avoir une bio, sans reproches, bardée d’un mariage hétéro que tous ses fans pourraient envier.

Hélas de l’image d’Epinal à la réalité, de multiples défaillances vont faire obstacle à ce projet mirifique, à commencer par le surgissement d’Alex (Edouard Collin), un petit ami, peu opportun, amenant lui-même dans son sillage, Helen (Julie Debazac), une jeune femme à problèmes fort délicats à résoudre.

C’est ainsi que prétexte à règlements de compte pour empathie contrariée avec l’industrie du cinéma, ce spectacle branché peut plaire à la fois aux aficionados des univers gay et lesbien, à ceux qui fréquentent les professionnels de la profession ainsi qu’aux initiés des mondanités de tout poil, mais aussi à tous ceux qui découvrent avec stupeur le dessous des cartes peu reluisantes du show-biz par-delà l’éblouissement des projecteurs.

Bref, tous les publics peuvent s’y retrouver pour une franche rigolade comme à guignol. Assurément, cela fait du bien.

Visuel Presse LD.

UNE SOURIS VERTE - *** Theothea.com - de Douglas Carter Beane - mise en scène : Jean-Luc Revol - avec Raphaëline Goupilleau, Julie Debazac, Arnaud Binard & Edouard Collin - Théâtre Tristan Bernard -


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