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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Vive la lecture enfantine

Vive la lecture enfantine

Autrefois comme beaucoup d'enfants de ma génération, je lisais des romans d'aventures,..

Pour que mes parents soient au calme, il leur suffisait de me donner un livre que je lisais et relisais.

Aujourd'hui c'est une autre époque, certes mais des enfants continuent à lire et souvent ce sont les grands parents ou les instituteurs - oh pardon professeurs des écoles-qui sont les passeurs.

J'en ai lu beaucoup.

Je pense qu'il est important que les "produits" proposés aux enfants soient soignés ...

Au salon littéraire je suis tombé sur un roman d'aventures qui entre dans cette catégorie, je l'ai donné à un jeune garçon de 10 ans qui l'a "dévoré"...Il parle de son époque, d'un jeu électronique et invite à l'aventure.

« La console mystérieuse »

roman de Pierre Gemme

éditions du bout de la rue

111 pages

2009

10 €

 

Un voyage extraordinaire
 

Thibault reçoit à Noël une console de jeux...C'est la joie pour lui et aussi des interrogations.

Qui à travers ce jeu l'appelle au secours ?

Cette console le sollicite fortement...Qui pourrait résister à cet appel ?

Surtout pas un petit garçon qui se sent coupable parce que son père licencié a « volé » ce jeu à son patron pour l'offrir à son fils pour qu'il ait un Noël.

Entraîné par son guide électronique, Thibault décide de quitter le domicile parental pour aller jusqu'en Chine.

Ce livre émaillé de descriptions et conçu comme un vrai roman policier est un compagnon attachant qu'on ne peut pas quitter.

Le chef d'entreprise à qui appartient ce jeu décide d'envoyer un tueur pour trouver le jeune garçon et s'en débarrasser afin qu'aucune lumière soit faite sur les affaires louches qu'il entreprend.

La route est longue dans ce transsibérien mais palpitante et pleine de surprises et de dangers.

Le tueur arrivera t-il à ses fins ?

Il ne s'agit pas pour l'auteur de se contenter de livrer une histoire extraordinaire et entraînante, il présente une écriture soignée, explique au jeune lecteur certains détails à l'aide de notes choisies et peu nombreuses en bas de page.

Certaines étapes méritent un arrêt sur image :

« Moscou défilait derrière les fenêtres du taxi formant des tableaux éphémères aussitôt gommés par la brume givrante. La voiture filait sur la chaussée couverte de glaces. Les trottoirs, tels des miroirs, reflétaient les bulbes dorés du Kremlin »

Cette histoire, non contente d'être prenante avec ses nombreuses péripéties, sensibilise les jeunes lecteurs à l'exploitation des enfants dans des pays pourtant signataires de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

Avec ou sans billet, prenez vous aussi le train-du moins en pensées- pour accompagner ce garçon à sa quête, le suspense vous prendra mais bon, c'est un livre pour enfants....
 

Jean-François Chalot


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6 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 9 novembre 2012 08:08

    Un petit garçon qui se fait ami avec une machine, ce n’est pas un livre que je conseillerais à mes enfants. Mieux vaut l’amitié véritable entre êtres humains smiley


    • CHALOT CHALOT 9 novembre 2012 08:19

      Ah pas tout à fait mais je ne dévoile pas la fin


      • katakakito 9 novembre 2012 09:27

        Personnellement je n’aurais pas mis un « s » à « glaces » dans la phrase :
        « La voiture filait sur la chaussée couverte de glaces »
        (A moins que ce soit des glaces à manger)


        • L’immigré 9 novembre 2012 12:27

          Hum...
          Il fut un temps où se posait la question sur l’opportunité d’autoriser un enfant à lire une bande dessinée.
          Aujourd’hui
          , se posera-t-on la même question concernant les tablettes numériques ?
          Je préfère qu’un enfant lise un document sur tablette numérique plutôt que de le savoir désœuvré.
          Quant à la question de connaître la qualité du contenu qu’il lit... Aïe ! No comment.

          Je suis hors-sujet, peut-être... Sorry !


          • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 9 novembre 2012 17:15

            Qui parle de tablettes numériques ? Il s’agit d’un livre papier. Et il semble que le personnage se lance dasn l’aventure par le biais d’un jeu électronique, ce n’est pas du tout la même chose !


            Quant à la comparaison livre sur tablette et bande dessinée, elle n’est pas pertinente. La BD est un moyen d’expression qui limite la lecture ; la tablette un support de textes ou de BD.

            Je pense qu’il faut encourager toute forme de lecture... Evidemment pas au détriment des rencontres avec des êtres de chair et de sang... Il y a un temps pour tout !

            • L’immigré 10 novembre 2012 19:01

              Quelle grave erreur d’interprétation typique d’un occidental !

              Où est-il affirmé dans mon post que l’histoire dont l’auteur parle aurait été écrite sur un support particulier ?
              Ce dont je parlais est la
              lecture sur un support : « livre papier », magazine, tablette numérique ou bande dessinée, qu’importe.
              À propos de ce dernier, je vous ferais remarque
              r à toutes fins utiles que sur ce support, à l’intérieur des bulles, vous trouvez des mots, c’est-à-dire, clairement une écriture.
              De plus, pour comprendre certaines langues parlées, la bande dessinée est aussi utile : avoir une bande dessinée dans deux versions (français et anglais, par exemple) permet largement mieux qu’un livre classique de comprendre une langue, en particulier, entre autres,
              1les expressions idiomatiques dans leur usage,
              2la comparaison des langues en termes de structure et de particularismes.
              Ne parlons pas des supports électroniques qui sont nettement meilleurs...

              Bien entendu, je ne parle pas des voyages linguistiques et d’autres média qui sont un autre sujet : le sujet est la lecture sur un support.

              La bande dessinée, selon vous, « est un moyen d’expression qui limite la lecture »  ?
              Totalement faux ! Lisez, par exemple, Achille Talon de Greg ou Yoko Tsuno de Roger Leloup. Il faut avoir un certain niveau pour comprendre ce dont ils parlent. Même les jeux de mots employés dans le très mondialement connu Tintin de Hergé requièrent un minimum de compréhension pour en apprécier la valeur : les maladresses expressives des Thompsons (les Dupondt) et de Cuthbert Calculus (Tryphon Tournesol) en sont une excellente illustration, surtout dans sa version originale.

              Il faut un peu réfléchir avant de répondre à la va-vite.

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