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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Vive le roman populaire !

Vive le roman populaire !

Le roman populaire a enchanté ma jeunesse et beaucoup d'autres jeunesses.

D'accès facile, bien écrit, il permet au lecteur de se détendre utilement et agréablement et quand en plus l'auteur introduit un sujet de réflexion, c'est la cerise sur le gâteau.

Voici "Marie d'en haut" à découvrir et à déguster.

« Marie d'en haut »
roman d'Agnès Ledig
éditions les nouveaux auteurs
363 pages
2011
18,90 €

 Une bonne bouffée d'oxygène

Trois adultes quelque peu brisés par une enfance peu ordinaire vont voir leur vie se reconstruire …
Olivier, lieutenant de gendarmerie, muté en Ariège fait une « curieuse » rencontre lors d'une enquête de routine . L'appartition de Marie, une agricultrice de montagne qui élève seule sa petite fille Suzie tout en travaillant dur va bouleverser le quotidien maussade de notre policier.
Qui est cette femme ?
Quel est le rôle que joue Antoine, cet autre homme de la terre qui semble exercer une « fonction » importante dans la vie, voire le cœur de Marie ?
S'agit-il là d'un simple ami, d'un frère ou d'un rival possible pour Olivier qui tombe rapidement amoureux de cette fermière qui comme lui n'a pas été épargné par la vie.
C'est une histoire tendre, émouvante que nous conte cette écrivaine dans un style vivant et fluide...
Nous sommes au cœur de la vraie vie, de celles et de ceux qui vivent, souffrent et essayent de ne pas reproduire les « erreurs » de leurs ascendants.
Des questions d'actualité sont traitées très naturellement comme l'homosexualité et même l'homoparentalité sous un jour fort original...
Attention ! On est pas dans le débat sur le mariage pour tous, il s'agit là exclusivement du problème du regard des gens et surtout de ses propres parents.
« Antoine a évoqué son père, obtus et moyenâgeux, qui parlait des bougnoules comme d'une race de chien et des noirs comme un tas de sauvages, alors les pédés.... »
Mais bon là, j'arrête afin de ne pas dévoiler l'histoire.....
Une autre question non liée comme celui de la violence subie par des enfants et leur difficultés de trouver un tuteur de résilience est abordée....
C'est un roman qui donne du bonheur au lecteur....Une lecture facile, des personnages attachants, une intrigue humaine et une sociologie rurale .
Il est bien difficile de survivre comme agriculteur et peu à peu beaucoup quittent, désespérés la terre, leur terre : « Les présidents successifs ont beau tapoter le cul des vaches au Salon de l'agriculture pour faire semblant d'aimer les bouseux, ils ne font quand même rien pour stopper l'hémorragie. »

Quel talent ? Réussir à aborder tant de sujets sérieux dans un roman populaire....
Ce livre est un roman d'amour, où la tendresse trouve sa place dans un monde où les brutes sont faits rois !
On sent dès la première ligne que le bien triomphera .
Que du bonheur !

Jean-François Chalot
 


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7 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 12 janvier 2013 11:40

    Un livre prônant la haine des traditions, du père, des hommes, bref de la France. On comprend pourquoi il plait à l’auteur. smiley


    • CHALOT CHALOT 12 janvier 2013 13:37

      C’est du n’importe quoi ! C’est justement un roman qui fait aimer la France, son terroir, ses habitants, son humanité et c’est même l’amour d’un homme et d’une femme
      Oui il y a aussi la rencontre naturelle avec un homosexuel...C’est beau et humain.


      • La mouche du coche La mouche du coche 12 janvier 2013 15:17

        extraits


        « souffrent et essayent de ne pas reproduire les « erreurs » de leurs ascendants. » 

        Haine de la tradition. Les ascendants sont des cons. Du passé faisons table rase.


        « son père, obtus et moyenâgeux, » Le père est évidemment un con, puisque c’est un homme et un père.


        « la violence subie par des enfants » Ah, les hommes ! Que des DSK ma bonne dame. 


        « C’est beau et humain » Comme vous dites smiley


      • lulupipistrelle 12 janvier 2013 14:49

        J’ai passé ma jeunesse à me gaver de Grande Littérature, j’ai lu tous les Russes, je suis connais tous les phares de la Littérature de la Mitteleuropa, les Grands de la littérature anglo-saxonne... et je ne connais les écrivains antiques. Ensuite j’ai lu les auteurs chinois... 


        Mes enfants ricanent parce que mon mari et moi ne connaissions que le Cinéma d’Art et essai de notre jeunesse, et que nous étions passés à côté de tous les blockbusters de l’époque. 

        Mais être parents vous offre une seconde chance. Et avec eux, j’ai découvert la littérature popu.

         Ben c’est sans appel. Les auteurs anglo-saxons se défendent super bien : Le Trône de Fer est un chef d’oeuvre... qui ne connait pas Michaël Chrichton dont les meilleurs bouquins (le treizième guerrier, Jurassic park...) ont été adapté avec succès par le cinéma ?...

        Les Français ? à part Pierre Boulle, totalement ignoré du grand public (on ne doit pas lui pardonner son succès mondial avec Le Pont de la rivière Kwaï, La planète des singes, Soleil vert), ce sont des simplets. Très cul-cul. 

        Tous les Français qui auraient une plume , se réfugissent dans le roman de genre, le roman noir etc... c’est un peu dommage. On se lasse. 

        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 12 janvier 2013 17:57

          Pierre Boule a eu son heure de notoriété.

          Cela dit, vous êtes injuste avec des auteurs comme le regretté Bernard Clavel, l’inusable Jean Anglade, Christian Signol et bien d’autres.
          Au fait, Giono, vous le classez où ? Grande littérature ou littérature popu ?

        • lulupipistrelle 12 janvier 2013 18:49

          Giono est un grand... écrivain provençal, qui écrit en français.  Le hussard sur le toit, quelle fresque !


          Je n’ai lu qu’un livre de Christian Signol, je me souviens pas du titre... j’avais trouvé ça gnan-gnan... j’ai vaguement le souvenir d’une espèce de roman à la campagne... qui ne m’avait pas plu, parce que dans le genre, on avait fait beaucoup mieux, par exemple « Les semailles et les moissons » d’Henry Troyat... En voilà un d’auteur popu, un peu inégal mais prolifique et même précurseur, quelque fois. 

          J’ai adoré les Rois maudits, de Maurice Druon... 

          Bernard Clavel, j’aime pas trop... je me souviens de « La saison des loups »... j’avais trouvé ça simplet. En revanche on aurait pu en tirer un bon scénario. Langle, je ne connais pas. 

          Avec votre réponse, je révise un peu mon opinion:on a eu de grands auteurs populaires, comme Pagnol, aussi... mais actuellement ils me semblent rares...Bernard Werber et ses fourmis... sans doute, en est un. 

          Les deux seuls écrivains français contemporains que je lise, et dont j’achète les livres sont Virginie Despentes, et Michel Houellebecq.
          Je ne sais pas comment les générations futures les apprécieront, mais je considère qu’ils ont vraiment un message à passer, que cela nous plaise ou pas... que leurs oeuvres ont un fond...
          Les autres scribouillars écrivent pour écrire et n’ont rien à dire. 

        • lulupipistrelle 12 janvier 2013 19:05

          ...n’ont rien à dire et ne savent même pas raconter une histoire. 


          NB : j’ ai des problèmes de connexion....ce qui entraîne des difficultés à corriger les fautes... d’orthographes ou de syntaxe. 

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