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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Zones humides : le livre choc

Zones humides : le livre choc

Depuis jeudi 6 mars, 25.000 exemplaires (sur un tirage initial de 35.000) du livre Zones humides (éditions Anabet) sont mis en place sur les tables des libraires de France. 27 pays ont acquis les droits de ce premier roman publié d’abord en Allemagne en février 2008. Depuis, cet ouvrage écrit par Charlotte Roche, une jeune présentatrice télé d’une trentaine d’années, est un véritable phénomène de société de l’autre côté du Rhin où il a été vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires. Arte a consacré à la veille de sa parution en France un documentaire retraçant l’histoire de ce livre polémique.

Zones humides c’est l’histoire d’Helen Memel, une jeune fille de 18 ans qui entre à l’hôpital pour qu’on lui retire ses hémorroïdes. Le livre est une divagation (mot à prendre dans sa première acception) autour du corps, une sorte de rêverie solitaire au fil du foutre et des sécrétions de toutes sortes.

« Les femmes sont obsédées par la propreté et par l’idée de se débarrasser de toutes les excrétions de leur corps et de leurs cheveux, explique Charlotte Roche. Alors j’ai voulu écrire sur les parties du corps humain qui dégoûtent. Les morceaux qui puent. Le jus du corps féminin. Pour raconter cette histoire, j’ai créé une héroïne qui a plein d’idées pour s’occuper de son corps - quelqu’un qui n’a même jamais entendu parler de cette idée qui veut qu’une femme est censée sentir bon entre les jambes. Un esprit libre… »(source 20minutes).

Provocation délibérée ou volonté farouche de battre en brèche le politiquement correct ? La réponse n’est pas simple et depuis la sortie de ce livre en Allemagne, l’an passé, la question fait débat. Ce best-seller ( plus d’un million et demi d’exemplaires vendus à ce jour outre-Rhin, principalement par le bouche à oreille) est sorti depuis belle-lurette des rubriques « culture » des magazines pour s’inviter dans les pages « société ».

Arte bien sûr se devait d’évoquer le sujet. Avec le documentaire Explorer les Zones humides, malgré quelques longueurs et un traitement un peu compassé, la chaîne culturelle franco-allemande s’en sort plutôt bien, évitant superficialité et racolage. 

Charlotte Roche est une présentatrice de télévision. Dans son pays cela ne fait pas d’elle une star pour autant. Selon son éditeur français elle "travaille sur des chaînes touchant un public de niches" comme le magazine Tracks, d’Arte, dans sa version allemande (dommage que la chaîne oublie de le mentionner dans son documentaire).
 
Pour les détracteurs de Zones humides, ce roman est dégueulasse, grossier, nauséeux et vulgaire. Leurs réactions sont virulentes. En juin dernier, la blogueuse germaniste Céline Danckert écrit que Charlotte Roche « est devenue du jour au lendemain la figure de proue d’un féminisme d’avant-garde qui ne mâche pas ses mots et assume une sexualité décomplexée. L’opuscule s’intitule Feuchtgebiete - Régions humides - tout un programme.

Ecrit dans une langue simpliste, il décrit le séjour d’Helen, jeune fille de 18 ans, à l’hôpital. Allongée sur son lit à la suite d’une fissure anale, elle se remémore ses prouesses sexuelles et revient par le détail sur ses habitudes de vie. Comment elle s’amuse à s’enfoncer un noyau d’avocat dans le sexe, se triture les boutons d’acné pour manger ce qu’elle en extrait, s’abstient de se laver afin de décupler le fumet de ses odeurs corporelles ou se frotte le sexe le long de la cuvette de tous les WC qu’elle croise. Les 220 pages du livre sont à l’avenant, une compilation de scénettes pornographiques sans autre intérêt que de choquer le lecteur ».

Dans le documentaire diffusé par Arte, Denis Scheck, critique littéraire apparemment réputé de l’autre côté du Rhin, considère que ce livre est un « support masturbatoire » et y va de sa moue dégouttée : « Quand vous avez une femme jeune, sexuellement attirante, qui écrit un livre sur une autre femme, encore plus jeune et sexuellement attirante, où elle évoque son goût pour la sexualité anale et son refus d’un soi-disant terrrorisme hypocrite, inutile d’être un éditeur de génie pour comprendre que vous avez là un texte qui vraisemblablement va avoir un fort potentiel commercial ».

Toujours facile de tenir ce genre de propos a posteriori. En outre, comme beaucoup des détracteurs de Zones humides, Scheck pense que l’aspect scabreux de cette œuvre en constitue le but ultime. De nombreux lecteurs font remarquer quant à eux qu’il est difficile de se masturber en lisant Zones humides. Que ce n’est pas un livre pornographique. Cru, gênant, peut-être, mais certainement pas pornographique.

J’ai demandé son sentiment à David d’Equainville, responsable et fondateur avec Nathalie Guiot des éditions Anabet chez qui sort ce livre le 6 mars en France. Il estime que « l’intention de l’auteur n’a jamais été d’exciter son lecteur. La pornographie utilise des codes calibrés pour arriver à une proposition qui soit très rapidement la plus stimulante possible. Or ce livre-là ne cherche pas à entraîner le lecteur sur la pente de sa libido. Je pense qu’il y a une volonté de polémiquer et non de provoquer. Une polémique vive, mais qui pose assez clairement les termes d’un débat, celui sur le corps de la femme-objet et sur les bornes : « je suis une jeune fille, mes parents sont divorcés, ma famille est éclatée… ». Il y a toute une trame du roman qui signale par endroit cette dimension forte, motivante pour l’héroïne, il y a vraiment beaucoup d’interprétations possibles, c’est un livre assez riche ».

Dissèquer une œuvre à l’aune du bon et du mauvais goût, c’est bien ce qui peut lui arriver de pire. Mais plus nombreux sont les lecteurs désorientés par ce livre. Pour d’autres encore, comme la critique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, il renvoie au Moyen âge, à une époque où le corps et ses fonctions n’étaient pas tabous, contrairement à notre époque qui le sacralise, qui l’a transformé en marchandise. Le corps de nos jours doit être parfait. « Charlotte Roche nous montre nos tabous […] Elle montre ce qu’on ne doit pas voir », explique la juriste Marcela Iacub dans le documentaire qu’Arte diffuse ce soir.

Mais finalement celle qui parle le mieux de la réception de son livre auprès du public est encore l’auteure elle-même : « Des mamans un peu âgées me disent « merci, grâce à vous, ma fille et moi arrivons enfin à avoir un dialogue sur l’hygiène ou la masturbation ». Pour elles, le livre a une signification concrète ». L’auteur a demandé aux libraires quel était l’acheteur-type de Zones humides : à 90% ce sont des étudiantes. Les 10% restant sont des messieurs très âgées… »

Charlotte Roche ne fait pas seulement l’éloge du corps et de ses fonctions. Elle parle d’un corps qu’on peut toucher, qui fonctionne, qui sent, qui coule. Elle s’oppose à sa déréalisation, à sa sanctification. Et à l’hygiénisme. Frédéric Beigbeder qui intervient dans le documentaire d’Arte évoque le culte de la nature qui selon lui serait cher aux Allemands. Il fait référence aux mouvements nudistes et hygiénistes du début du siècle (dont certains préfigurent les mouvements de jeunesse hitlériens). Mais l’approche de Charlotte Roche en est diamétralement opposée puisqu’elle dénonce justement ce culte du corps, ses performances.

Zones humides est scandaleux, « dégénéré » , et il est assumé comme tel par son auteur. En régime fasciste ce livre serait brûlé. Aujourd’hui, les lecteurs, même ulcérés, ne vont pas jusque là, mais l’un d’entre eux à renvoyé son exemplaire à Marcel Hartges, l’éditeur allemand "après avoir chié dedans"...

Charlotte Roche s’oppose au corps virtuel, à l’image véhiculée par les magazines, la publicité, et, de plus en plus, par le Net. Elle nomme les humeurs, les mots qu’on ne veut pas entendre : le pus, le sperme, la merde, le sang, les excrétions, les sécrétions vaginales, la salive. Elle dit les odeurs. Elle déclame les saveurs. Sa parole s’exprime à travers tous ses orifices.

Parce que c’est une fille, cela devrait déranger ? Ne doit-on pas admettre ce langage ordurier dans la bouche d’une femme jeune et belle ? Son livre tient du manifeste. Les aînées de Charlotte Roche s’appellent Valérie Solanas et Virginies Despentes.

La première est l’auteur de Scum manifesto, un manifeste (comme son nom l’indique) radical, la deuxième a accédé à la reconnaissance avec Baise-moi. Ces deux livres marquent leur époque tout autant que l’histoire des femmes et celle de la littérature. "Au départ, explique Charlotte Roche dans le documentaire diffusé sur Arte, je voulais faire un texte revendicatif, un pamphlet sur les femmes allemandes, sur leur rapport avec leur minette. Je voulais dire qu’il n’y a rien de clinique là-dedans. Il ne faut pas laisser dire qu’elle sent mauvais. Tout ce qui est sexuel est venu en premier". Charlotte Roche s’inscrit donc dans cette filiation manifeste, tout autant que dans celle de Rabelais.

Quand l’éditeur allemand (Marcel Hartges, édition DuMont) a reçu le manuscrit de Zones humides, il pensait que c’était un livre underground. C’est devenu un roman populaire. C’est un cas rare, mais ça existe, de livre underground et populaire. Comme l’œuvre de Rabelais. C’est pourquoi celle-ci fait toujours débat.

Quand elle a rendez-vous, Helen, l’héroïne, ne se met pas de parfum derrière l’oreille, mais la frotte de son doigt qu’elle a au préalable humecté de sécrétion vaginale. Ses phéromones attirent assez efficacement les garçons. L’histoire des odeurs et du parfum du corps est traité en profondeur. Et si le succès de ce livre se confirme en France, il rappelera celui d’un autre best-seller allemand, Le Parfum, de Patrick Sukind.

On peut se demander pourquoi un gros éditeur comme Fayard, Le Seuil ou Gallimard n’a pas obtenu les droits pour Zones humides. La réponse est simple. Les deux patrons des éditions Anabet, Nathalie Guiot et David d’Equainville ont rencontré Charlotte Roche à la foire de Francfort, "au moment où, raconte ce dernier, elle était au sommet de ses ventes". Ils se font traduire des passages du livre et décident après lecture, d’acheter les droits, coiffant sur le poteau les plus grosses maisons d’éditions et publiant ainsi, dans un fond essentiellement dédié aux essais, leur premier roman.

Un premier grand succès ? On leur souhaite. Mais peut-être déjà une première polémique...
 

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127 réactions à cet article    


  • K K 5 mars 2009 17:05

    "L’origine du Monde" comme illustration... Ca ne va pas plaire a Morice, a moins que ce ne soient les citrouilles qui lui posaient un probleme. smiley

    Bel article qui aborde avec tact un sujet difficile a traiter sans tomber dans le voyeurisme et la vulgarite.


    • gimo 5 mars 2009 18:43

      @ K
      j’apprécie ta philo juste et équilibrée sa fait plaisir ..... sans ironie . ! bien sur !!


    • plancherDesVaches 5 mars 2009 20:09

      Oui... et bien non, K. Même abordé avec tact, le sexe a aussi cette vertu de montrer toute la bétise humaine.
      Et aussi sa diabolisation par la religion, et son exploitation par l’argent.

      Ainsi, si nous connaissions tous des couples homosexuels et leurs tensions, disputes, rapports de force, nous comprendrions que l’homme et la femme n’ont en différence QUE le physique.

      On a vaguement l’impression que les pseudo-valeurs vendues par le pouvoir des médias veulent détruire une simple complémentarité. Il est vrai que deux êtres seuls dépensent plus qu’un couple.
      Ca tombe bien : j’ai deux appartements à louer.


    • morice morice 5 mars 2009 23:39

       vous savez, il y en a un qui a fait fermer un musée pour venir voir le tableau, alors.... comme excuse il a dit "se changer les idées"... comme quoi ça faisait longtemps qu’il n’avait pas vu... Courbet, disons...


      mardi 16 octobre 2007 pour la visite

      en avril, c’était ça.

      mais en novembre 2007.. après, c’est marrant, il ne retourne pas voir Courbet.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 6 mars 2009 03:35

      Tiens, regarde ce qui se passe quand on expose Courbet par chez moi...


    • K K 6 mars 2009 07:59

      Je pensais que depuis le temps cette toile avait perdu son cote scandaleux. Il y a un net recul ! Des cerveaux vieux de 140 ans ou qui font leur crise de regression.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 6 mars 2009 10:48

      Nous sommes à Nice, ne l’oublions pas.
      Par ici, selon les cantons Sarko a frisé les 60-70%...


    • jps jps 11 avril 2009 10:54

      je prefere ce style : http://charnelcerebral.over-blog.com/categorie-1266179.html d’autant que des messages sont passées de maniere sibylline. En ce qui me concerne à lire et à relire


    • faxtronic faxtronic 5 mars 2009 17:30

      Toute la vie entiere, de tout le monde se rapporte au sexe. Le sexe est le desir de vie.


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2009 18:51

      @ Faxtronic
      Oui, du moins le miroir / verso de l’instinct de mort. Le désir enfoui de ne pas crever , de se montrer qu’on est encore vivant.
      @ l’auteur : article intelligent sur un sujet qui ne l’est pas , par définition.


    • Kalki Kalki 6 mars 2009 09:54

      Je trouve que C’est vraiment réducteur tout ça.

      Seulement 2 notion antétique qui dirige nos vies ? : Instinct de vie (et donc de reproduction) instinct de mort

      On dirait des lecteurs des couverture de freud.
      La ’libido’ (compris seulement au sens premier) .... qui dirigerait tout ?
      Ahah :->. Hum ... smiley

      La vie humaine est bien plus complexe et ne peut etre une dérivée manichéene. Je peux toujours me tromper.

      ...


    • faxtronic faxtronic 6 mars 2009 10:34

      A kalki

      Oui c est du Freud (a la petite semaine d accord, mais tout de meme). On en pense ce que l on veut, mais si l on reflechis bien, c est loin d etre faux.

      L instinct de conservation et l instict d autodestruction, la poursuite du plaisir pour oublier l horloge de la mort. La volonte d argent, de pouvoir, de beaute, de bien etre, pour finalement attirer un partenaire et avoir une descendance. L instinct maternel, paternel, de protection pour assurer a sa descendance un nid confortable. Meme les guerres sont declenches par instinct de conservation, par le desir de vie.


    • Kalki Kalki 6 mars 2009 10:55

      C’est un concept trop beau ,trop facile.(celui de freud)

      Il y a bien d’autre motivation consciente et inconsciente .

      Je pose surement des questions bete pour certain

      Est ce que l’instinct de vie c’est l’insctint qui pousse au bonheur, a rechercher le plaisir (par et dans les actes), la sensualité et la sexualité (la libido au sens freudien) donc la copulation, le ’couple’, la maternité , la paternité, la descendance.

      (de tout point de vue la meme chose)


      C’est peut etre pour ca que j’accepte un peu plus Jung.

      "un " intérêt " existentiel, et qui par ailleurs échapperait à toute détermination contraignante du passé, dans la mesure où elle représenterait l’exigence d’une autonomie d’un sujet tourné vers l’avant.

      Ce qui est en jeu dans l’opposition de Freud à Jung, c’est la position accordée à l’objet dans la définition de la libido.

      La libido jungienne s’assimile à l’énergie d’une existence singulière s’accomplissant dans le monde, à l’exclusion de toute visée d’objet. C’est pourquoi elle est désexualisée."

      Peut etre que l’on fait des choses sans raison (aucune), parfois meme pour les autres et SANS RIEN attendre, aucune récompense matérielle ou mentale, parfois de la folie ?

      Qu’arrive t’il si on dépasse ses instinct (dépasser dans le sens de surpasser au lieu de les "controler" en les acceptant ?).


    • Kalki Kalki 6 mars 2009 10:59

      Freud veut dessiner la réalité ( et impose un cartésianisme).

      Jung dérive la réalité pour obtenir la valeur en question.


    • jakback jakback 5 mars 2009 17:43

      Depuis quelques jours, nous reviens aux oreilles, la parution du livre de zones humides, entourée d’un relent nauséabond.
      Votre article nous offre une vision claire de ce roman, pour le moins original, qui si je vous ai bien lu, la prose de cette romancière vous a convaincu. Il nous reste a nous forger une opinion personnelle, quoi de mieux que de le lire.
      Merci d’attirer notre attention sur le docu d’Arte ce soir, il sera le complément idéal de votre billet.
      J’ignore si vous avez écrit : plus d’un million et demi d’exemplaires vendus à ce jour outre-Rhin, principalement par le bouche à oreille ; volontairement , la formule est heureuse pour un livre traitant des sécrétions humaines, quoi de plus normal finalement.


      • morice morice 5 mars 2009 17:45

         bouquin uniquement polémique : à l’image de son émission véritable foutoir où on mélange tout. Elle n’a aucun talent, fallait bien trouver une idée pour vendre. Le rock vu par Trash n’a strictement rien à voir avec la musique... et les montages sont insupportables : que des EFFETS, aucun FOND. Normal qu’elle ne puisse parler que de fondement, car elle ne parle pas du sexe féminin uniquement. La mode, quoi. Le vide.

        mieux vaut suivre les remarquables docus sur la Guerre de Sécession !


        • K K 5 mars 2009 17:58

          Cher Morice,
          J’avais bien pressenti que cela ne vous plairait pas. Vous nous dites d’echanger un documentaire parlant du corps et de ses secretions voire des rapports au plaisir contre un documentaire sur la guerre de secession ?
          Je prefere l’amour a la guerre. Bonne soiree avec vos canons


        • jakback jakback 5 mars 2009 18:00

          @morice,
          quel réac faites vous, dire que vous voyez des fascistes partout, le monde n’est pas a votre image.


        • K K 5 mars 2009 18:00

          ah c etait des pasteques... Je me suis trompe avec mes citrouilles lol


        • gimo 5 mars 2009 19:15

           @ morice
          quel caprice
          êtes vous..effaroucher. !! à ce point
           de ce rejet douteux de chagrin
          laisse entre voir un reliquat
          de ne point accomplir  
           de ne point avoir eu cet éclat
          et vouloir maintenant mourir


        • boris boris 5 mars 2009 20:23

          Avec une bonne tisane bien chaude mon ami ! et aprés au lit, n’oublie pas la bouillotte.


        • morice morice 5 mars 2009 23:40

           désolé, je n’ai pas bossé avec lui aujourd’hui, mais il était allé signé la pétition contre l’évêque négationniste... 


        • morice morice 5 mars 2009 23:41

           cherchez pas à jouer au con, si je puis me permettre ce jeu de mots...


        • morice morice 5 mars 2009 23:42

           j’espère bien, et ne suis pas réac.


        • morice morice 5 mars 2009 23:45

           pressenti ?? vous savez, j’ai fort peu à voir avec la scatophilie, que ce livre aborde avec délectation..... c’est son problème à la dame, mais franchement pas le mien...


        • K K 8 mars 2009 14:37

          Arthur, j’ai vote Morice pour le faire apparaitre de nouveau. C’est idiot de masquer un message quand il participe au debat, meme quand on n’est pas d’accord car cela masque le debat et il devient incomprehensible.


        • Reinette Reinette 8 mars 2009 17:16


          La BAC recrute !

          La BAC, ca rigole pas !

          Pour le prochain entraînement envoyez un message à contact@brigadeclowns.org


        • John Lloyds John Lloyds 5 mars 2009 18:24

          Très bon article ; la provoc est un outil de réflexion et de sensibilité, aux fins de pousser les limites culturelles de ce qui n’est au départ qu’une convention. Les pionniers de l’univers insondable qu’est l’érotisme sont toujours les bienvenus. On ne fera jamais assez d’éloge à l’hédonisme.


          • morice morice 5 mars 2009 23:29

             John, ce livre n’est pas de la provoc : c’est une m... aucun contenu, sinon modal ! la dame surfe sur sa marque de fabrique Arte : "je vais montrer du moche, les autres montrent du beau". Ça la distingue, certes, mais ça ne fait pas avancer d’un poil (il est exprès celui-là) la littérature ! Regarde ces émissions, et essayez de tenir jusque la fin sans penser "elle se fout de notre gueule à faire 20 minutes sur des gens qui ne savent pas jouer"....


          • ARMINIUS ARMINIUS 6 mars 2009 08:13

             Dire que ce livre est une merde c’est lui faire de la pub, les mouches adorent ça ! à part ça je pense que ce livre est une régression : l’auteur retourne au stade anal freudien : c’est du pipi caca un peu cucul, d’autant que le "divin marquis" avait déja traité la question, avec ses dégustations d’excréments millésimés comme des grands crus ! Enfin on retourne aussi à l’erreur de conception fondamentale du créateur qui a mis malencontreusement" la fosse d’aisance à coté de la salle des fêtes et les urinoirs en plein dedans"
            Enfin s’éclater en suçant ses bubons, ou en aspirant avec sa chatte les secrétions insanes de ses prédécesseurs sur une lunette de chiottes plus que douteuse, faut aimer...bon qu’i y ait des amateurs pour je ne discute pas, il faut de tout pour faire immonde...


          • maharadh maharadh 6 mars 2009 13:10

            Pas mieux que vous john.


          • K K 5 mars 2009 20:28

            Voyons ce tableau de Courbet, qui fit scandale, est une oeuvre d’art reconnue. Meme le CD-ROM du Musee d’Orsay s’etend dessus (si j ose dire) alors qu’il est destine a des scolaires !
            Et il y a aussi la difference que Mme Royal peut se sentir insultee par vos propos qui si je ne m’abuse etaient humoristique et inspires de ceux de Mme Dati.


          • K K 5 mars 2009 21:40

            Cher Arthur Mage,

             je sais qu’en regle generale vous ’etes ni agressif ni vulgaire. Ce que je voulais dire est que ce tableau est assez connu pour que nul ne s’en offusque maintenant.


          • Emmanuel Aguéra LeManu 6 mars 2009 10:54

            Tu as pourtant suivi mon lien, tout la-haut... Ca ne te suffit pas ? C’est pas vieux, c’était il y a maxi 2 ans.


          • Emmanuel Aguéra LeManu 6 mars 2009 11:23

            Arthur, tu devrais toi aussi suivre le lien que j’ai mis plus haut... attends...ouais le 3°comment en partant du haut, coincé entre Momo, qui doit s’en foutre, et K qui a vu, mais qui s’étonne encore qu’on puisse être choqué par l’Origine du monde, mpn origine aussi et la votre. Ce tableau est notre mère à tous. Notre big bang à tous, la preuve irréfutable de la connerie suprême des créatiionniste, l’hymne parfait et complêt à la vie et à l’intelligence.
            Sauf à Nice, disais-je.

            J’ai bien compris Arthur, ton propos qui ne traite que de liberté censurée. Le tableau e Courbet n’a rien à voir avec l’évocation puérile des orgasmes d’une femme publique comme Ségolène.
            Fais le rapprochement : mon commentaire sur "27 avril 08 : partouze au Qatar : Zhora est née à 8 mois et 1 semaine" qui fut retiré, comme quoi il y a une ligne éditoriale. Dommage ou non, c’est peut-être une garantie de longévité ? Par les temps qui couvent... Ce qui m’interesserait de savoir, et dont la rédaction pourrait se payer le luxe de nous en informer, c’est la proportion et la nature des suppressions opérées suite à des pressions extérieures à la rédaction.


          • jakback jakback 5 mars 2009 18:53

            Vous c’est Arthur Mage, pas Gustave Courbet smiley


            • Gül 5 mars 2009 19:59

              Cher Furtif, c’est cartholique..... smiley


              Excellent article !! Mille fois merci de cette analyse sobre et convaincante !

              Je vais essayer pour une fois d’allumer ma Tv et regarder ce doc. De même que je lirai probablement le bouquin ! smiley

              Aucune femme ne s’est exprimée pour l’instant sur ce fil...Etrange !?

              Je n’ai pas lu, donc, je ne saurais m’exprimer dans le détail...Ceci dit, il est assez génial, qu’une femme "ose" parler sans mots couverts de ce qu’est son univers intime, mais aussi finalement de ce que nous sommes tous ! Cette histoire d’odeur ne concerne absolument pas QUE les femmes....

              A elles, sans doute demande-t-on de toujours sentir bon (Le parfum ? Lequel ?), face aux hommes on est moins exigeant(e)s...Et pourtant....

              Ce qui m’amuse assez c’est de voir à quel point, nous, les femmes, nous fions (ben oui, les mystères de la grammaire !!!) à ce que nous dit la pensée commune ou tout au moins communément "acceptée"....

              Et quelle n’est pas notre surprise, lorsqu’au détour d’un certain nombre de commentaires sur ce site même, nous lisons des hommes s’exprimer, justement, en termes de parfum féminin, de poils pas si rasés, etc...et montrer à quel point c’est là un divin message qu’ils apprécient.

              Je crois que nous nous attachons bien trop à une image "parfaite" qu’il nous faudrait avoir, et que nous en oublions la nature animale même, qui fait de nous ce que nous sommes.

              Une odeur nauséabonde est désagréabe, un parfum de luxe est divin (lorsqu’il est employé avec parcimonie), un parfum corporel reste finalement le luxe suprême....Serait-ce la conclusion de cette réflexion ? smiley

              Pour finir, je ne peux m’empêcher de faire un petit signe à Morice, qui n’a pu éviter de venir mettre son grain de sel...
              Et qui nous prouve, au cas où nous en aurions douté, à quel point il peut être pudibond, frustré, j’en passe et des meilleures...

              Mais, Morice, votre commentaire est pitoyable...pi-toy-a-ble !!!! smiley

              Je renouvelle mes remerciements et un grand bravo à l’auteur.

              Cordialement.


            • K K 5 mars 2009 20:32

              bah j’avais un peu provoque Morice. Parfois, j’ai le sentiment qu’il joue un role.


            • Gül 5 mars 2009 20:40

              @ K

              Je ne vois pas où serait votre provocation ?? Vous avez eu une réction plutôt saine ! smiley

              Quant à Morice, sous des dehors qui voudraient se montrer très ouverts, tolérants, blabla...

              On se rend compte qu’on a à faire à un vieux réac, odieux comme son ombre, totalement sectaire....etc,etc....

              En bref, très excatement l’inverse de ce qu’il dénonce dans ses articles,... mais un fonctionnement de pensée qu’il montre si bien dans ses posts...

              Je ré-édite : Pitoyable... smiley


            • TALL 5 mars 2009 23:18

              correctif : Vous avez eu une réction plutôt saine !

              Le lecteur, l’aura compris, Il faut évidemment lire : érection

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