Et puis, il s’établirait en Belgique, il ne ferait qu’exercer son « droit européen de l’homme à la libre circulation », le maintient de son mode de vie ancestral nomadisant ( a ce niveau, un homme d’affaire passe plus de 50% de son temps en déplacement, plus qu’un « gens du voyage »). Cela ne changerait sans doute pas grand chose a ses impôts sur le revenu puisqu’à moins de 6 mois par an de présence effective en france, on peut de toute façon éviter la fiscalité française. Mais peut être que pour les sucessions et autres impôts sur le capital...
Mais quel intérêt tous cela a-t-il ?
C’est pas les 2 ou 3 000 très gros contribuables qui vont changer quoi que ce soit à nos impôts et à nos déficits. Même le syndicat des impôts parle de 200 millions d’euro.
La véritable vérité vraie, c’est que les impôts comme l’a annoncé Hollande vont augmenter au minimum de quelques dizaines de milliards d’euro ( il ne sait pas très bien lui même 20, 30, 40 ?)
Que le fait de les présenter comme des impôts sur les entreprises et les privés est une escroquerie puisque de toute façon, à la fin, c’est de l’argent pris aux gens : Si une entreprise a moins de fric, moins de primes, mons d’interessement, moins de dividendes ; mais aussi à l’économie : moins d’investissement moins de recherche, moins de prospection commerciale.
La consolation, c’est que cela permettra à l’Etat de dépenser autant qu’avant. Avec la baisse de ses crédits d’intervention, on pourra même poursuivre l’amélioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires, habilement camouflée par un soit disant gel des rémunérations, qui ne tient pas compte des évolutions de carrière etc...
L’exil fiscal n’est qu’un des aspects spectaculaires de la démobilisation française face aux abus de la fonction publique socialiste. Il est de bonne guerre de sa part de nous en parler en long en large et en travers, pour noyer la réalité. C’est l’ensemble du secteur privé qui se replie en ordre ou en désordre face à l’avidité des gauches prébendières : moins d’embauche, moins de projets, moins d’investissement, plus de black, plus de temps à tenter d’échapper au racket et moins à développer l’entreprise, etc....
De ce point de vue,Arnault donne un bon exemple. Cela ne sert à rien de faire un effort pour un état qui ne veut pas en faire. Tout argent qui peut être sauvé, c’est autant qui pourra servir dans l’avenir. A ce stade, la fraude fiscale devient sans doute patriotique....