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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > 60 minutes avec... Saddam Hussein

60 minutes avec... Saddam Hussein

Parler de Saddam Hussein dans Agoravox ? Automatiquement, des lecteurs vont fondre sur ce texte pour dire qu’on le défend ! On a bien entendu nulle envie de le faire, mais ils ne pourront s’en empêcher, c’est évident, tant ils adhèrent au millimètre près à l’image présentée par W. Bush du personnage, présenté on le rappelle comme étant un grand « Satan », terme qui n’explique rien sur sa complexité, et a plutôt servi à en faire un repoussoir pratique. L’homme est tellement sulfureux, même après sa mort, que beaucoup refusent aujourd’hui d’en parler. Or, depuis le week-end dernier, grâce à l’émission américaine « 60 minutes », que tout le monde connaît en France grâce à la prestation remarquée du jeune marié Nicolas Sarkozy et de son porte-parole David Martinon, nous disposons d’une source intéressante pour mieux comprendre ce qu’il était et ce qu’il a fait, dictature et atrocités comprises.

Celui qui nous apporte un éclairage nouveau sur l’individu n’est autre que son interrogateur privilégié lors de sa détention. Il s’appelle George Piro, c’est un agent du FBI... et le seul à ce jour à avoir parlé chaque jour, sept mois d’affilée, au dictateur pendant son incarcération, qui a précédé son exécution. Son témoignage, sans provoquer d’énormes révélations pour les personnes averties de ce qui se passe en Irak aujourd’hui, à part une seule peut-être, éclaire certaines zones laissées dans l’ombre. A savoir essentiellement la position exacte du régime vis-à-vis des armes de destruction massive, l’excuse fabriquée avec laquelle les Etats-Unis ont pu attaquer l’Irak sans provoquer trop de remous à l’ONU. Tout le monde, sauf la France de Dominique de Villepin et quelques autres pays, ayant été bluffés par la prestation scénique de Colin Powell et sa parfaite maîtrise de Powerpoint.

On peut tout d’abord se poser le pourquoi du comment du choix d’un jeune inspecteur du FBI, chargé habituellement de l’intérieur du pays, et non de la CIA, chargé de la surveillance extérieure du pays. Piro, est un inspecteur de 45 ans, d’origine libanaise ayant passé cinq ans comme policier en Californie avant d’être recruté par le FBI, il dirigeait effectivement sur place toute une équipe d’enquêteurs, dont également ceux de la CIA. Il a été choisi avant tout pour le fait qu’il était le seul de l’équipe détachée à parler couramment arabe. Sur 10 000 agents du FBI, et c’est un fait à noter, en effet, aujourd’hui encore, seuls 50 parlent l’arabe ! On sait que l’invasion de l’Irak a été une improvisation totale, on en perçoit les détails avec cette pénurie complète d’hommes connaissant la langue du pays envahi, phénomène qui se poursuit toujours pendant l’occupation, où l’incompréhension est générale chaque jour entre la population et l’armée. Le fait de s’enfermer dans une ambassade-bunker ou de mettre les soldats dans des tanks fermés à la place de jeeps n’est pas non plus fait pour entrer en contact avec la population. Les Américains s’enferment eux-mêmes à ne pas le comprendre, perdant un peu plus chaque jour tout contact avec le pays qu’ils occupent, se coupant de la population, tout l’inverse de ce qui doit être fait en cas d’occupation. Piro s’est présenté à Saddam Hussein comme l’envoyé direct de W. Bush, ce qu’il n’était pas, mais ce que Saddam a cru sans aucun doute, et ce qui lui a permis de l’amadouer. Pour déstabiliser le dictateur, toutes les montres des interrogateurs ou des gardiens avaient été interdites lors des visites : Saddam vivait au rythme de ses repas, mais sans connaissance réelle du temps passé.

Dans cette interview, très vite on touche au point essentiel, celui de la position réelle de Saddam Hussein sur la détention ou non d’armes de destruction massive, et sur les raisons restées mystérieuses de l’invasion du Koweit par Saddam en 1990, qui avait tout déclenché. Pour le Koweit, la raison donnée par Saddam est assez extravagante, mais elle éclaire bien la personnalité du dictateur. Quelqu’un de fort susceptible, ce qu’on savait déjà, mais on ignorait jusqu’à quel point il pouvait l’être. Selon lui, en effet, son ministre des Affaires étrangères, envoyé auprès d’Emir Al Sabah (aujourd’hui disparu), dirigeant du Koweit, pour réclamer le paiement de l’approvisionnement en pétrole irakien, non payé par le Koweit, s’était fait rabrouer, en termes... injurieux. Le Koweit venait juste de lui refuser d’annuler une dette de 15 milliards de dollars contractée par l’Irak pendant la guerre contre l’Iran, ce dont Saddam le rendait coupable de ruiner l’économie irakienne, étranglée alors par la guerre. L’ambassadeur irakien s’était entendu dire avec un profond mépris que "le Koweit continuerait comme ça jusqu’à ce que chaque femme en Irak soit obligée de se prostituer pour 10 dollars". Cette insulte toute "personnelle" est donc à l’origine de l’invasion, selon Saddam Hussein, qui parle de "l’honneur de son peuple" ce qui constitue à ce jour une révélation, car personne n’avait à l’époque compris pourquoi l’Irak avait commis cet acte aussi brutal et aussi inconsidéré le mettant au ban des nations arabes et du monde entier. Au passage, Saddam précise qu’il aurait préféré pour résoudre le conflit discuter avec Ronald Reagan décrit comme "a great leader, honorable man" ou même avec Clinton, plutôt que les Bush, père comme fils, jugés peu appréciés ("he doesn’t like") par le dictateur. Le père de W. Bush ayant été mis au courant de l’invasion avant tout le monde, par la bouche même de Saddam. Le 25 juillet 1990, en effet, l’ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie, est convoquée par Saddam Hussein qui lui annonce son intention d’envahir le Koweit. Comme elle ne bronche pas à entendre l’annonce, Hussein y voit alors un feu vert pour régler ses comptes avec son homologue koweïtien. Selon des sources sûres, Glaspie serait en effet allée plus loin en répondant : "we have no opinion on your Arab-Arab conflicts, such as your dispute with Kuwait. Secretary (of State James) Baker has directed me to emphasise the instruction, first given to Iraq in the 1960s, that the Kuwait issue is not associated with America." Ce qu’on peut appeler un lâchage du Koweit, purement et simplement. Le 2 août, l’Irak envahit le Koweit : Saddam Hussein est persuadé que les Etats-Unis ne bougeront pas. C’est l’origine de la première guerre du Golfe, une guerre pour... rien, puisque Bush père se refusera à aller jusqu’à Bagdad. A ce jour, nul ne sait ce qu’est devenue April Glaspie, mise au secret dès 1990 et qui a quitté la scène diplomatique en 2002, après être devenue consul au Cap, en Afrique du Sud. L’Irak, lui, débute pour treize ans un embargo qui sera terrible pour sa population, qui vit alors "le blocus économique le plus dur de l’histoire moderne".

L’interview, un peu plus loin, revient sur d’autres "mystères" durant le conflit. Pour les différents sosies qu’aurait employé Saddam, la réponse est cinglante : "personne, selon lui, ne pouvait jouer son rôle". Une légende urbaine de plus qui s’effondre ! Saddam a échappé de peu aux cinquante bombardements intensifs qui ont précédé l’invasion véritable, tout simplement en bougeant beaucoup, y compris sans l’aide de services de sécurité, jugés par lui trop lourds et trop contraignants. C’est d’ailleurs ce qui avait surpris tout le monde dans sa dernière apparition le 5 avril 2003 au milieu de la population, où figurait fort peu de service d’ordre. L’histoire des sosies perdure néanmoins, jusqu’à entretenir l’idée de la pendaison... d’un sosie : les légendes urbaines ont la peau très dure. La rubrique rumeurs du net peut tenir un siècle avec ça. Hélas !

Pour les armes de destruction massive, Piro, qui s’est avéré fin stratège en interrogation, a attendu cinq mois avant de lui poser la question, en ne parlant le plus souvent que des poèmes qu’écrivait chaque jour Saddam Hussein dans sa cellule. La réponse d’Hussein sur le sujet est claire : 90 % des armes avaient été détruites par les inspecteurs de l’ONU, selon lui, et celles qui ne l’avaient pas été le furent ensuite par l’Irak, elle-même. Piro, impressionné, lui demande alors pourquoi ne pas l’avoir dit clairement. Et, là encore, la réponse de Saddam est tout aussi claire : s’il laissait planer autant le doute, ça n’avait rien à voir avec les Etats-Unis ni avec l’envie de s’en servir. C’était destiné à effrayer son principal ennemi : l’Iran, avec lequel l’Irak avait eu une guerre qui avait connu des combats aussi terribles que ceux de 1914 en Europe (on y avait réutilisé le gaz moutarde !). Un gigantesque charnier, qu’Hussein ne voulait pas voir recommencer, son pays ayant été saigné à blanc par ce conflit dont nous ignorons ici pour la plupart les horreurs et le nombre exact de tués (plus d’1 million de morts). Saddam se voyait obligé de laisser planer le doute, sans savoir que c’est ce même doute qui provoquerait sa perte. Quelques semaines après, Piro repose la question sur la possibilité de régénérer les programmes d’armes de destruction massive, si le conflit s’arrêtait. Pour Hussein, pas d’ambiguïté, il était bien dans ses plans de laisser la possibilité de recommencer la production d’armes chimiques et biologiques, "éventuellement nucléaires" dit le dictateur, qui botte en touche sur l’usage qu’il a pu en faire contre les Kurdes, en expliquant que c’était "nécessaire". Pour lui, sans doute, la probable sécession kurde était à ce prix : un dictateur tient à l’unité de son pays par tous les moyens possibles, même les pires. D’autres seraient tentés de faire pareil, on le sait depuis longtemps, et certains ne se sont pas beaucoup cachés à une époque d’aller saluer un dictateur qui gazait ses populations (la visite date du 19 novembre 1990, pendant l’occupation du Koweit). Aujourd’hui où le pays se coupe en deux entre Chiites et Sunnites, on comprend mieux cette poigne de fer obligatoire pour maintenir un semblant de cohésion. Rappelons tout de suite que comprendre ne veut pas dire absoudre, pour les mal-intentionnés qu’on attend de pied ferme au détour de la lecture de ce texte. Une cohésion extrêmement fragile qui avait déjà été soulignée dans un rapport de six pages écrit par un conseiller américain à la demande de Colin Powell, un diplomate prénommé Ryan Crocker. Un rapport qui ne conseillait pas d’intervenir, tant l’économie du pays était "agonisante" et tant les différences ethniques allaient se réveiller. Peine perdue. Au discours de l’ONU, la France, par la voix de son Premier ministre, en 2003, avait les mêmes craintes "Une telle intervention ne risquerait-elle pas d’aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme ? ".

A partir de là, Saddam ne pouvait donc que se tromper sur la seconde invasion américaine, qu’il prend comme un double de l’opération Desert Fox du père de W. Bush et son inventaire high-tech. Pour lui, c’est la même chose qui recommence, sans plus. Sans se faire d’illusion sur ses capacités militaires. Saddam Hussein a en fait demandé à ses généraux de tenir au maximum deux semaines, et c’est tout, pour préparer et mettre en place ce qu’il appelle lui-même ici "sa guerre secrète" : à savoir qu’après deux semaines, il faudrait songer à commencer une autre guerre, celle des actions de résistance et de terrorisme, auquel Hussein s’était donc préparé dans le plus grand secret, certain que son armée serait rapidement défaite, à écouter ses généraux fanfarons, dont un personnage haut en couleur. Saddam Hussein était lucide sur l’avenir de son pays, et s’est préparé à gérer sa défaite et non son impossible victoire. Phénomène que l’on retrouve donc aujourd’hui, avec une organisation véritable et même des chefs reconnus, au point d’en être aujourd’hui à discuter avec les autorités américaines. Rien à voir avec Al-Quaida, qu’Hussein fustige ouvertement devant son interrogateur : "on ne peut faire confiance à des fanatiques", dit en substance Hussein, rejetant tout lien avec Ben Laden. Ce qui pose un problème sérieux d’analyse des atroces attentats de Bagdad ou des grandes villes irakiennes, comme le dernier et son organisation jugée abjecte par tous les observateurs. Al-Quaida n’y serait pour rien, contrairement à ce que veut démontrer chaque jour l’administration américaine (à lire cette dépêche d’AFP, on a déjà affirmé le contraire), qui se trompe d’adversaire car cela l’arrange, puisque le prétexte de l’occupation au départ sont des liens qui auraient existé entre le WTC, Al-Quaida et... Saddam Hussein.

La précipitation avec laquelle l’ambassadeur américain à Bagdad, Ryan Crocker (le même, revenu sur place le 8 janvier dernier !), a relié ce dernier attentat à Al-Quaida "obligatoirement" en dit long sur l’insistance américaine à ne pas vouloir voir autre chose et, surtout, à ne pas révéler au grand public les négociations en cours avec les opposants de l’ancien régime. De la sorte, cette interview est une véritable bombe médiatique : Al-Quaida n’avait effectivement pas de lien avec le dictateur, c’est ce que dit aujourd’hui un des interrogateurs de Saddam Hussein, dont le pays, justement, a été envahi en raison des liens qu’il aurait pu avoir avec l’organisation de Ben Laden ! Exactement ce que disait déjà De Villepin le 14 février 2003 "Il y a dix jours, le secrétaire d’Etat américain, M. Powell, a évoqué des liens supposés entre Al-Quaida et le régime de Bagdad. En l’état actuel de nos informations et recherches menées en liaison avec nos alliés, rien ne nous permet d’établir de tels liens".

Cette interview-révélation pose donc sérieusement question, car on peut y voir une tentative de déstabilisation de la part du FBI, de l’administration américaine des néo-cons au pouvoir, car elle remet sérieusement en cause le mythe d’un Al-Quaida responsable seul des attentats actuels, et la tentative du gouvernement américain de minimiser la préparation d’une forme de résistance à l’occupation, chose qui se révèle chaque jour de plus en plus évidente. Les discussions actuelles, qu’on ne peut ignorer, entre le pouvoir en place, les Etats-Unis, les extrémistes religieux relâchés et les anciens potentats en fuite, encore recherchés pour plusieurs millions de dollars, traduisent bien ce fait : W. Bush, en fin de carrière, se voit sévèrement attaqué par ces propres services, dont il s’est suffisamment moqué, en les rendant responsables de sa propre incapacité et en les accusant de mille maux. Cette interview révèle aussi une autre chose : l’invasion de l’Irak par l’armée américaine a été totalement improvisée et faite à la hâte, au grand dam des militaires eux-mêmes, ce qui expliquerait toutes les difficultés actuelles et à venir, et à son maintien sur place dans les mois qui suivent. La promesse d’un des candidats de rester "mille ans s’il le faut" est impossible à tenir. Et une bonne partie du pouvoir, aux Etats-Unis, se prépare déjà au prochain départ des troupes d’occupation. Hillary Clinton va bénéficier de ce type de soutien inattendu pour se faire élire, c’est une évidence. McCain a déjà contre lui le FBI et la CIA, cela fait beaucoup pour un candidat républicain patriote, ancien héros de guerre.

Au final, l’interview de Georges Piro démontre au moins une chose : W. Bush, à cette heure, ne dispose plus d’aucun crédit dans son pays, puisque des membres de sa propre administration révèlent à la télévision que la raison donnée pour attaquer l’Irak n’était qu’une excuse qui ne tenait pas debout. C’est un premier point. Attendons-nous dans les mois à venir à voir tomber d’autres révélations. A savoir comment est-on arrivé à fabriquer dans ce pays un soutien à une invasion aussi irrationnelle ? Je pense que dans les mois qui vont suivre, nous allons reparler davantage de l’attentat du 11-Septembre, à l’origine de tous ces maux qui rongent aujourd’hui l’Amérique. Mais ne rêvons pas : Bill Clinton, qui a suffisamment soutenu pendant son mandat les coups tordus de la CIA, a déjà déclaré récemment que, pour lui, il n’y avait pas "d’inside job". Sa femme, qui a voté l’entrée en guerre avec enthousiasme, ce qu’elle cherche aujourd’hui à minimiser, fera de même. Les Américains ne sauront donc jamais exactement pourquoi ils sont encore aujourd’hui en Afghanistan ni en Irak. Ni pourquoi ils dépensent autant en impôt pour un lobby militaire qui fait fortune tant que durent ces deux guerres : 20 900 dollars, 14 300 euros par famille de 4 personnes pour les deux conflits en cours depuis 2002. Ce qui ruine l’économie du pays à petit feu. Ils sauront au moins comment ils se sont appauvris, remarquez. Et comment ils ont nourri le terrorisme sans même le savoir. Et comment par-là même la France avait vu juste, en se déclarant "gardienne d’un idéal et d’une conscience" bafouée par une intervention précipitée et sans autre but avoué que d’entretenir une économie de guerre.


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73 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 5 février 2008 10:20

    Mon pôvre Morice,Dieu est à l’origine du complot internationnal !!!!!!!!!!

     


    • Traroth Traroth 5 février 2008 11:11

      "Pour déstabiliser le dictateur, toutes les montres des interrogateurs ou des gardiens avaient été interdites lors des visites : Saddam vivait au rythme de ses repas, mais sans connaissance réelle du temps passé" : On appelle ça la privation sensorielle, puisque à l’évidence, ça ne peut pas fonctionner si le prisonnier peut voir la lumière du jour. C’est généralement considéré comme une forme de torture, quand on n’est pas américain (les Américains ne considèrent même plus le supplice de l’eau comme une forme de torture, donc bon...)


      • Traroth Traroth 5 février 2008 11:47

        Dans votre phrase, "anti-américanisme primaire" tombe comme un cheveu sur la soupe. En quoi considérer la position officielle des Etats-Unis comme... sa position officielle est-il de "l’anti-américanisme primaire" ?


      • Traroth Traroth 5 février 2008 12:05

        Au cas où voius ne l’auriez pas remarqué, Bush est président des Etats-Unis. Il a été élu, officiellement du moins, deux fois. Les gens n’ont pas pris les armes pour se libérer de lui, et ont pendant longtemps approuvé son action y compris en Irak. L’opinion s’est retournée, non pas par compassion pour le peuple irakien, mais à cause de la quantité de cercueils recouverts de la bannière étoilée qui reviennent de la base de Ramstein. Alors il me parait un peu facile de dissocier totalement comme vous le faites Bush et le peuple américain !


      • Emmanuel W 5 février 2008 12:06

        Et un américaniste primaire, ça ressemble à quoi ?


      • Traroth Traroth 5 février 2008 12:11

        Le phénomène n’est d’ailleurs pas nouveau : C’était exactement la même chose au Viet-Nam. Les gens ne compatissaient pas avec le peuple vietnamien mais en avait simplement assez de voir mourir des Américains. D’ailleurs, on a beaucoup parlé des morts et des disparus américains, en oubliant complaisamment les 3 millions de morts vietnamiens. De la même manière, il est prévisible que les Etats-Unis vont prochainement retirer leurs troupes en se lavant complètement les mains du chaos total qu’ils ont engendré en Irak (et peut-être au-delà : le Kurdistan est vraiment une poudrière qui pourrait enflammer l’Iran, la Syrie et la Turquie).


      • Zalka Zalka 5 février 2008 12:13

        C’est l’image exacte d’un pro américain primaire. Mais il se barbouille en rouge au lieu de se barbouiller en bleu. Dans le deux cas, ils croient dur comme fer aux contes de fées sur le bien immuable d’un côté et le mal tout aussi immuable de l’autre.


      • Traroth Traroth 5 février 2008 12:52

        Personnellement, je n’ai pas vu les mêmes manifestations aux Etats-Unis qu’en Grande-Bretagne ou en Espagne. Et vous ?


      • Traroth Traroth 5 février 2008 12:54

        A quoi dites-vous que Bush s’est opposé ? Faites une recherche sur Google :"Secure Fence Act"...


      • Zalka Zalka 5 février 2008 13:52

        "tous les européens, dont les gouvernants sont élus, ont soutenu sinon participé à la libération de l’Irak par une coalition de démocraties."

        Et un pro américain primaire, c’est un type qui crache sur la France, l’Allemagne (etc...) en louant le "courage" d’Aznar d’avoir participé à la GRANDE COALITION pour la LIBERTE alors que 90% (oui, je confirme 90%) des expagnols étaient contre (70% en France). Vous dites les "européens" comme les anti américains disent "les américains". Vous ne faites de distinction que lorsque cela vous arrange. Vous voyez le monde en noir et blanc comme un bon gros mickey bien naïf.


      • Traroth Traroth 5 février 2008 14:25

        Ca ne tient pas debout. Les Etats-Unis sont un pouvoir présidentiel, le président n’est obligé de rien du tout. D’ailleurs, ça fait 2 ans que les démocrates ont la majorité au Congrès et poussent à la roue pour l’armée US quitte l’Irak, en vain. C’est lavolonté du président qui prévaut.


      • Traroth Traroth 5 février 2008 18:18

        Mais qui vous parle de la France, là ? C’est quoi le rapport ?


      • Battement d’elle 5 février 2008 20:58

        @ traroth

        .... tout comme nous en France nous n’avons pas encore pris les armes !

        est-ce à dire pour cela, que nous serions d’accord avec la politique en place ?


      • (---.---.231.141) 5 février 2008 21:23

        Merci Maxim, on vous savait souvent à côté de la plaque, on ne vous savait pas fuyart. Vous qui avez la langue si bien pednue, habituellement celle d’un.. pendu ne vous inspire pas trop... logique, l’article démonte le principal argument pour lequel les USA se sont rendus en Irak. Un prétexte, on le sait maintenant... sauf vous...


      • grangeoisi 5 février 2008 11:14

        Comme disent certains irakiens : ah ! Chiites alors !


        • Traroth Traroth 5 février 2008 11:55

          "Ces propos suffisent à justifier l’usage de la force pour libérer l’Irak et le Monde de la tyrannie de Saddam Hussein" : En un mot : non. D’ailleurs, les autorités américaines ne s’y sont pas trompés et n’ont même pas commencer à biaiser sur les "intentions" de l’Irak, tant l’argument est ridicule.

          J’ajouterais qu’il est clair pour quiconquie est lucide que les armes de destruction massive n’ont joué aucun rôle dans la décision d’invasion. La preuve est à chercher en Corée du Nord : ce pays a à la fois l’arme nucléaire et des vecteurs (Taepodong-2) capables d’atteindre certaines parties du territoire américain (Alaska et Hawaii) ! Et que se passe-t-il ? Les Etats-Unis leur foutent une paix royale.


        • Zalka Zalka 5 février 2008 12:10

          Au fait qui a vendu les armes qui ont servi contre les kurdes ? L’occident : l’Allemagne, la France, les USA ...


        • Zalka Zalka 5 février 2008 13:48

          La France ne vendait pas à l’Iran, ou alors une camelote ridicule. En Irak, les USA finançait la guerre contre l’Iran et vendait des armes (notamment les hélicos qui ont servi à gazer les kurdes). La France restait le principal vendeur : notamment avec le top mondial de l’artillerie de l’époque. La France était même tellement impliqué, que certains journalistes parlaient d’état de guerre entre la France et l’Iran. C’est d’ailleurs cette implication qui a poussé l’Iran a lancer une vague d’attentats en 86.

          Alors la France qui vendait aux deux ? Mon cul. C’est un putain de mensonge pro américain primaire (qui est exactement aussi débile que l’anti américain primaire).

          Parler de guerre de libération, de démocratie, il faut être un putain de naïf au point que même Voltaire n’en aurait pas voulu pour son Candide.


        • Black Ader 5 février 2008 17:09

          "Vous confirmez donc que la France était un vendeur important d’armes à l’Irak"

          En réalité, les armes française ont été offerte, payé par le con-tribuable.

           

           

          "En Irak, les USA finançait la guerre contre l’Iran et vendait des armes (notamment les hélicos qui ont servi à gazer les kurdes)."

           ?? Les USA ont aussi vendu à l’Iran. Aprés tout, entre bougnouls, c’est difficile de faire un choix net. De toute façon, moins il y en aura... C’est finalement trés moral : ceux qui ont vécu par la guerre, le pillage, la rapine, l’esclavage, les tueries, etc, les muslim, périssent par la guerre. C’est dans leur culture, leur génes, on y peut rien.

           

           

          "C’est d’ailleurs cette implication qui a poussé l’Iran a lancer une vague d’attentats en 86."

          Non, ca c’était surtout parce qu’il voulait le fric du Sha qu’on avait.


        • Emmanuel W 5 février 2008 11:42

          Saddam, c’est pas le type qui voulait vendre dès 2000 son pétrole en euros ? 

          Considérer le dollar comme une monnaie se singe, ça peut coûter cher mais c’est pourtant sa destinée inéluctable. Patience.


          • Internaute Internaute 5 février 2008 12:16

            L’article est intéressant sur le plan historique mais n’apporte rien de nouveau. Depuis le début on sait qu’il ne s’agit que d’un tissus de mensonges. Quand cela a commencé à être découvert on a alors dit que les US ont attaqué l’Irak pour le pétrole, encore un mensonge. La seule raison est que Saddam Hussein s’est réclamé publiquement de Saladin et de Nabucchodonosor. Ce jour là il a signé son arrêt de mort, le pouvoir juif ne lâchant jamais, absolument jamais, les personnes qu’il a mis sur sa liste noire. Dans cette affaire, les USA manipulés, noyautés devrait-on dire, par les sionistes n’ont servi que de chair à canon.

            Heureusement que Villepin et Chirac nous ont évité la honte d’y participer.


            • Icks PEY Icks PEY 5 février 2008 12:36

              L’auteur dit qu’il ne faut pas croire GWB lorsqu’il dit quelque chose, mais s’empresse d’accorder le plus large crédit à ce que peut raconter Saddam.

              Question de valeurs, sans doute, ...

              Icks PEY


              • morice morice 5 février 2008 12:51

                 Vous avez remarqué que l’émission est.... américaine, et met à mal la thèse de Bush... quand à accorder plus de crédit à Saddam qu’à un autrre, pour répondre à Peys, c’est une façon de voir... car quel intérêt y-a-t-il pour un gars de la CIA de CROIRE au dictateur ? Posez vous la question, avant de me la poser ! On a là une belle entreprise de déstabilisation de W.Bush, à vous de découvrir d’où elle peut venir et ce à quoi joue Robert Gates... qui lui, prévoit l’avenir... C’est le FBI et la CIA qui jouent gros, là... Traroth : "De la même manière, il est prévisible que les Etats-Unis vont prochainement retirer leurs troupes en se lavant complètement les mains du chaos total qu’ils ont engendré en Irak (et peut-être au-delà : le Kurdistan est vraiment une poudrière qui pourrait enflammer l’Iran, la Syrie et la Turquie)." ça c’est plutôt bien vu... A part que les négociations ont déjà été reconnues .... autre poudrière plus facile à créer : l’Iran. .Une petite provoc et c’est bon...


                • morice morice 5 février 2008 12:53

                   Lerma, on vous a connu plus mal inspiré... vous faiblissez sec là.... vous allez bientôt déposer les armes ? 


                • Traroth Traroth 5 février 2008 12:57

                  Oui, mais la situation en Iran n’est pas forcément la conséquence directe de ce qui se passe en Irak.


                • morice morice 5 février 2008 13:03

                   Il n’y a pas de "situation" en iran autre que celle qu’on veut bien nous faire croire : l’épisode des bateaux a été significatif de la désinformation tentée il semble. Si en plus en face on a un président jeteur de feu sur braises, ça s’envenime obligatoirement : la récente démonstration de capacités de lancements de satellites, encore hypothétique n’est pas faite pour arranger les choses. W.Bush et sa flotte rongent leur frein, en attendant l’arrivée du pétrole... pour leurs bateaux et leurs avions... ça ne devrait plus tarder là... Traroh, l’iran sera la suite logique d’un proche orient qu’on souhaite déstabilisé : irak raté, afghanistan à genoux... faut bien aller jouer ailleurs maintenant... 


                  • Niamastrachno Niamastrachno 5 février 2008 13:34

                    D’autant plus que son nouveau budget défense bat tous les records, c’est pas pour faire de l’exercice m’est avis...


                  • Niamastrachno Niamastrachno 5 février 2008 13:56

                    Quoi encore qu’est-ce qu’il y a ?!

                    http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34184520@7-37,0.html

                    "Ce budget permettrait de financer une "force de combat agile, bien entraînée et létale (...) et de maintenir l’avantage technologique actuel des Etats-Unis par rapport à ses ennemis actuels et potentiels", explique le secrétaire à la Défense, Robert Gates, dans un communiqué."

                    "Pour poursuivre la mise au point d’un bouclier antimissile visant à déjouer d’éventuels tirs de missiles par des pays tels que l’Iran et la Corée du Nord, Bush a demandé un financement de 10,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 600 millions."

                    et y en encore pour ne pas voir venir le mur ???


                  • Traroth Traroth 5 février 2008 14:32

                    Oui, je suis d’accord, ça fait partie de la même stratégie, mais ce n’est pas de ça qu’on parlait.

                    C’est la stratégie des Etats-Unis, telle que décrite par Chomsky : destruction systématique des pays ayant la moindre vélléité de puissance, en prenant des gants avec ceux qui peuvent réellement représenter une menace militaire, comme la Corée du Nord. D’après Chomsky, par exemple, le Viet-Nam a été un plein succès : en 2008, le pays ne s’est toujours pas remis de la guerre.


                  • Niamastrachno Niamastrachno 5 février 2008 13:33

                    J’ai tout de suite compris que cet article est bidon : c’est pas Piro c’est Dupontel !

                    @ l’auteur : merci très instructif, 60 minutes sait faire ce qu’on ne fait plus depuis bien longtemps...


                    • (---.---.26.243) 5 février 2008 14:02

                      Ce débile mental de Momo doit être un troll d’al kaïda, toujours du coté des fachos, bizarre non ?


                      • jako jako 5 février 2008 14:03

                        Moi je ne le trouve pas trop dans le bush-clan...


                      • (---.---.26.243) 5 février 2008 14:05

                        Forcément jaquou, vous êtes vous aussi un fachou !


                        • Serpico Serpico 20 février 2008 18:23

                          Calmos :

                           

                          Et à part ça, vous avez des arguments ?


                        • Black Ader 5 février 2008 16:05

                          "car personne n’avait à l’époque compris pourquoi l’Irak avait commis cet acte aussi brutal et aussi inconsidéré le mettant au ban des nations arabes et du monde entier."

                           

                          Toi, t’es un vrai marriol. Tout le monde savait trés bien. (Certes, pas tout les détails du Fuck U, mais bon).

                           

                          "Le père de W. Bush ayant été mis au courant de l’invasion avant tout le monde, par la bouche même de Saddam. Le 25 juillet 1990, en effet, l’ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie, est convoquée par Saddam Hussein qui lui annonce son intention d’envahir le Koweit. Comme elle ne bronche pas à entendre l’annonce, Hussein y voit alors un feu vert pour régler ses comptes avec son homologue koweïtien."

                           

                          C’est toi qui rajoute cette rumeur idiote. HS.

                           

                          "Selon des sources sûres, Glaspie serait en effet allée plus loin en répondant : "we have no opinion on your Arab-Arab conflicts, such as your dispute with Kuwait. Secretary (of State James) Baker has directed me to emphasise the instruction, first given to Iraq in the 1960s, that the Kuwait issue is not associated with America.""

                          Car Saddam parle anglais, c’est bien connu...

                           

                          "C’est l’origine de la première guerre du Golfe, une guerre pour... rien, puisque Bush père se refusera à aller jusqu’à Bagdad."

                          Va dire ca aux Kowetis !

                           

                          " L’Irak, lui, débute pour treize ans un embargo qui sera terrible pour sa population, qui vit alors "le blocus économique le plus dur de l’histoire moderne"."

                          Faux. C’est Saddam qui organise ce blocus, pour affamer sa population.

                           

                          "Saddam se voyait obligé de laisser planer le doute, sans savoir que c’est ce même doute qui provoquerait sa perte."

                          Oui, un doute aussi pour sa population, étant donné les précédents..

                           

                          "Au discours de l’ONU, la France, par la voix de son Premier ministre, en 2003, avait les mêmes craintes "Une telle intervention ne risquerait-elle pas d’aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme ? "."

                          Villepin parle de fracture ENTRE les peuples, pas à l’intérieur..

                           

                          "Al-Quaida n’y serait pour rien, contrairement à ce que veut démontrer chaque jour l’administration américaine (à lire cette dépêche d’AFP, on a déjà affirmé le contraire), qui se trompe d’adversaire car cela l’arrange, puisque le prétexte de l’occupation au départ sont des liens qui auraient existé entre le WTC, Al-Quaida et... Saddam Hussein."

                           

                          On ne voit pas pourquoi des gens irait se faire sauter pour Saddam, qui est mort !

                          T’en a beaucoup vu des Russes s’exploser pour Brejnev ou Staline, récemment ? Non, ce ne sont pas les socialistes qui s’explosent, ce sont les musulmans fanatiques.

                           

                          "Al-Quaida n’avait effectivement pas de lien avec le dictateur, c’est ce que dit aujourd’hui un des interrogateurs de Saddam Hussein, dont le pays, justement, a été envahi en raison des liens qu’il aurait pu avoir avec l’organisation de Ben Laden !"

                          Il y avait effectivement des eléments d’Alqaida en Irak. On le voit d’ailleur à chaques attentats.

                           

                          "Au final, l’interview de Georges Piro démontre au moins une chose : W. Bush, à cette heure, ne dispose plus d’aucun crédit dans son pays, puisque des membres de sa propre administration révèlent à la télévision que la raison donnée pour attaquer l’Irak n’était qu’une excuse qui ne tenait pas debout."

                           

                          "La" raison ?? "La" ? N’importe quoi !

                           

                          " Les Américains ne sauront donc jamais exactement pourquoi ils sont encore aujourd’hui en Afghanistan ni en Irak."

                           

                          Trés drôle !

                           

                          "Ni pourquoi ils dépensent autant en impôt pour un lobby militaire qui fait fortune tant que durent ces deux guerres : 20 900 dollars, 14 300 euros par famille de 4 personnes pour les deux conflits en cours depuis 2002. Ce qui ruine l’économie du pays à petit feu."

                          Ca fait combien en % du PIB ? bien et maintenant compare avec 50 ans de guerre froide, tu vas avoir des surprise sur la capacité des US à financer tout ca..

                           

                          "Et comment ils ont nourri le terrorisme sans même le savoir. Et comment par-là même la France avait vu juste, en se déclarant "gardienne d’un idéal et d’une conscience" bafouée par une intervention précipitée et sans autre but avoué que d’entretenir une économie de guerre."

                          Ils n’ont rien "avoué" du tout, par ailleur la "position" de la France (en fait de la RFA) était juste que "la guerre, c’est pô bien", un peu court. Quand au terrorisme, l’Irak permet effectivement de desmasquer ceux ci, et c’est une bonne chose.

                           

                          La Guerre contre le terrorisme ne fait que commencer.


                          • Traroth Traroth 5 février 2008 18:22

                            "Faux. C’est Saddam qui organise ce blocus, pour affamer sa population" : Mensonge, tout simplement. L’Irak a subit 12 ans de sanctions internationales, blocus économique, interdiction de survol, etc. Si vous croyez que les gens ont la mémoire aussi courte que ça...


                          • (---.---.246.3) 5 février 2008 17:31

                            black ader dit : " ...Faux. C’est Saddam qui organise ce blocus, pour affamer sa population...." mais bien sur et castro ruine volontairement cuba........

                            vous dites aussi : " Villepin parle de fracture ENTRE les peuples, pas à l’intérieur.." depuis quand un peuple = un pays ?????? que faite vous de la russie,des etats-unis,de l’australie,etc......

                            encore plus idiot : "Non, ce ne sont pas les socialistes qui s’explosent, ce sont les musulmans fanatiques." beau racisme primaire,ne voit t’on pas à travers le monde des fanatiques chretiens ou hindou sacrifié leurs vies pour leurs dieux ?????? et les kamikazes japonais etait aussi des musulmans pour vous ???

                            et  : "Il y avait effectivement des eléments d’Alqaida en Irak. On le voit d’ailleur à chaques attentats." Depuis quand al qaida a le monopole de l’attentat ??? doit on pensé en vous lisant que c’est pour cela qu’il faut faire la guerre à un pays,parcequ’ils y a des elements d’al qaida sur leurs territoires ???
                            si representais vraiment ce que l’on veut nous faire croire,l’us air force devrait bombardé la france,l’espagne,le royaume-uni,l’allemagne,etc voir meme leur propre pays......

                            "La Guerre contre le terrorisme ne fait que commencer." BIG BROTHER quand tu nous tient.........

                            Entre les pro -primaires et les anti-primaires il y a au moins un point commun : La betise !!!!!!!

                             

                             


                            • (---.---.246.3) 5 février 2008 17:38

                              @morice, votre article ,meme s’il recense des infos connues de tous ou presque, est bien fait et contrairement à ce que l’on dit , sans anti-americanisme primaire.


                            • Serpico Serpico 20 février 2008 18:26

                              Arthur Mage :

                               

                              Enfin, merde : quel mal y a-t-il à être antiaméricain ?

                               

                              On n’est tout de même pas obligés d’aimer les USA ?

                               

                              C’est quoi ce coma intellectuel ?


                            • Jean-Paul Doguet 5 février 2008 18:09

                              Bonjour Morice

                              Tout en partageant votre réprobation de l’agression contre l’Iraq, je me permets de critiquer certaines de vos affirmations. 

                              En ce qui concerne l’ambassadrice américaine Glaspie, qui a été très critiquée par la presse américaine. Elle a étourdiment eu en 1990 une formule (que vous citez) dont elle ne semble pas avoir compris que Saddam Hussein allait y voir une sorte de feu vert pour envahir le Koweit, mais elle ne faisait que traduire la bienveillance de G. Bush père vis à vis de l’Irak. En fait, personne n’a vu venir l’invasion du Koweit. Les observateurs occidentaux considéraient que les manoeuvres à la frontière étaient un bluff pour forcer le Koweit à abandonner une partie de ses créances et à faire preuve de compréhension vis-à-vis d’un pays qui avait contribué à sa sécurité en combattant l’Iran. Mais vous ne pouvez pas en conclure que Bush père aurait été mis au courant de cette invasion avant tout le monde ! Je pense qu’il s’est trompé sur les arrières-pensées de Saddam Hussein. Et je pense qu’il a fait preuve d’une grande sagesse en s’abstenant de marcher sur Bagdad. 

                              Je pense que Bush fils s’est également trompé, en 2003, mais d’une façon différente, à propos des armes de destruction massive. Je ne crois pas personnellement à un mensonge délibéré sur ce point précis, mais en même temps il y a eu manipulation de l’opinion et matraquage avec cette affirmation qui a été utilisée et ressassée pour vendre une aventure militaire hasardeuse. En revanche il y a eu mensonge délibéré dans les insinuations de C. Rice laissant entendre que S. Hussein pourrait être mêlé aux attentats du 11 Septembre, ou sur ses prétendus liens avec AlQaida, ce qui est très invraisemblable, et doublement. Le comportement de Saddam n’est pas si mystérieux que cela : il n’avait plus d’armes de destruction massive mais il ne l’a jamais avoué parce pour lui cet aveu aurait vulnérabilisé son pays et son régime, peut-être face à l’Iran, qui a toujours été son obsession. 

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