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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Agriculture bio vs Agriculture intensive

Agriculture bio vs Agriculture intensive

La nourriture bio , selon le journal anglais The Independant, ne serait pas meilleure pour l’environnement que les produits de l’agriculture conventionnelle, et dans certains cas, elle produirait plus de gaz à effet de serre que l’agriculture intensive.

Une étude gouvernementale anglaise prouverait ainsi que l’impact environnemental de la production agricole n’a pas montré clairement que produire bio avait des impacts réduits relativement à d’autres méthodes agricoles.

Ce document de deux cents pages risque ainsi de relancer le débat autour de l’industrie du bio en Angleterre, et qui s’élève à 1,6 million de £, avec une croissance de 30% sur l’année dernière.

David Miliband, secrétaire à l’environnement, s’est attiré les foudres des agriculteurs le mois dernier quand il a déclaré que manger bio était un "choix de vie" sans pour autant impliquer de meilleures qualités nutritionnelles.

Sir David King, le scientifique en chef du gouvernement, a aussi déclaré à l’Independant que la nourriture bio n’était pas plus saine que celle issue des cultures traitées aux engrais et pesticides...

Le rapport du Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA) trouve que beaucoup de produits bio ont des impacts environnementaux moindres que lorsqu’on utilise des méthodes conventionnelles utilisant engrais et pesticides. Mais la Manchester Business School (MBS), qui a conduit l’étude, dit par ailleurs que ceci est contrebalancé par d’autres catégories de produits bio - comme le lait, les tomates ou encore le poulet - qui sont bien moins efficaces en termes d’utilisation d’énergie et peuvent aussi être plus polluantes que leurs équivalents produits intensivement.

Ken Green, professeur de management environnemental au MBS, qui a co-écrit le rapport, dit : "Vous ne pouvez pas dire que la nourriture bio est meilleure pour l’environnement, car si vous regardez de près l’énergie nécessaire pour produire cette nourriture, vous vous trouvez en face des cas complexes, avec certaines fois une empreinte écologique plus importante pour les produits bio."

Cette étude ne prend pas en compte certains facteurs comme la biodiversité qui est mieux conservée, voire augmentée par les cutures bio.

Et le rapport de conclure : "Il n’y a pas assez de conclusions évidentes pour statuer que la généralisation d’une agriculture bio aurait moins d’impact que l’agriculture pratiquée aujourd’hui."

Se fondant sur des données d’études précédentes, les chercheurs ont montré que le lait, par exemple, est un cas explicite en la matière. Produire du lait bio demande 80% de terres en plus et émet presque le double de substances pouvant conduire à l’acidification des sols et à l’eutrophisation. L’étude montre ainsi que produire du lait bio, qui utilise plus de nutriments, et moins de pesticides, génère cependant plus de CO2 que les méthodes conventionnelles : 1,23 kg/l contre 1,06 kg/l .

Des résultats similaires ont été montrés à propos du poulet : le temps de croissance plus long impacte forcément la quantité finale de sous-produits polluants, ainsi que la quantité d’énergie consommée...

Lire l’article en entier et en anglais sur The Independant

Quelques chiffres donnés dans l’article

Tomates

* 122 m² de terres utilisées pour produire une variété de tomate bio contre 19 m² en agriculture intensive (qu’ils appellent conventionnelle).

* 1,9 fois plus d’énergie utilisée dans le cas de la production bio.

Lait

* 80% de sol en plus utilisé pour du lait bio.

* Produit presque 20% de CO2 en plus, et double presque les sous-produits polluants qui génèrent l’acidification du sol et l’eutrophisation.

Poulet

* 25% d’énerie en plus utilisée pour la croissance de poulets bio.

* 6,7 kg de CO2 par poulet bio, contre 4,6 kg de CO2 pour un poulet en batterie.


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40 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 21 février 2007 11:55

    manger bio est pas vraiment un choix de vie , faut avoir les moyens de payer x% plus cher sans être sûr vraiment des produits , un peu comme les produits équitables dont on a pas la garantie de l’équitabilité . C’est bien de dire qu’il faut manger 5 fruits et 5 légumes par jour , mais avec 20 euros t’as plus rien au marché de nos jours . Bien manger est devenu un luxe !


    • LE CHAT LE CHAT 21 février 2007 11:57

      pour ceux qui ont cette chance , il faut comme candide cultiver votre jardin ...........


    • Briseur d’idoles (---.---.168.182) 21 février 2007 20:59

      Le chat, t’en trouve des souris bio ? t’as les moyens ?

      Et pour l’herbe à chat ?


    • JG67 (---.---.159.90) 21 février 2007 23:23

      Je mange Bio et ça me coute environ 250 euros par mois.

      Donc il ne faut pas exagérer.


    • Briseur d’idoles (---.---.168.182) 22 février 2007 00:00

      250 euros, une paille, pour le mec qui a 850 euros de retraite par mois pour « survivre » !


    • alpo47 (---.---.65.114) 25 février 2007 10:36

      Que les conditions ne soient pas les mêmes pour produire du bio ou de l’industriel, personne n’en doute.

      L’important n’est il pas le résultat, c’est à dire, un produit avec le moins possible de produits chimiques, qui vont affaiblir notre organisme ? Je trouve tout de même qu’il sera difficile de convaincre que le fumier de ferme, le recours aux plantes « complémentaires » pour défendre la plante soit nocif pour l’équilibre écologique.

      Lobby de la FNSEA ?


    • (---.---.193.179) 25 février 2007 21:27

      @Le chat « C’est bien de dire qu’il faut manger 5 fruits et 5 légumes par jour , mais avec 20 euros t’as plus rien au marché de nos jours »

      amha c’est « 5 fruits et legumes » et pas « 5 fruits et 5 legumes » , de plus avec 20 euros tu obtiens au marché (sud ouest , le reste de la France je ne sais pas ) pas loin de 2 semaines de fruits et legumes pour une personne . Bien entendu faut préviligier local et de saison . Avec un petit jardin cultiver de préférence ce qui pourrait coûter le plus cher par exemple les haricots . par chez nous c’est tomate salade haricot ...et à l’époque cerise à volonté smiley


    • jcm (---.---.187.157) 21 février 2007 12:30

      Difficile de se fier a priori aux conclusions d’une telle étude et d’en tirer des conclusions définitives sur l’agriculture biologique, tant que l’on ignore exactement quelles en ont été les limites.

      Limites géographiques, mais aussi limites du point de vue des procédés employés pour les modes de cultures qui ont servi à ces comparaisons.

      Prenons l’exemple des tomates : les cultures sur sol et hors sol ont-elles fait partie du panel de comparaison, les cultures sur bois raméal fragmenté (encore rarement pratiquées, certes) y figurent-elles... etc etc...

      En outre l’ensemble des « externalités » devraient être comptabilisées afin de pouvoir statuer, par exemple comment intégrer les effets vis à vis de la biodiversité ?

      Une biodiversité que l’agriculture bio augmenterait, à ce que vous écrivez, et à laquelle les méthodes conventionnelles portent indubitablement atteinte.

      Ce qui pourrait conduire à effectuer certains choix : employer dans certains cas des techniques qui produisent plus d’émissions de CO2 (inconvénient) car elles porteraient moins d’atteintes (souvent irréversibles) à la biodiversité (avantage).

      Le débat me semble donc ouvert et non conclu par cette étude, comme on pourrait l’imaginer.


      • Julien (---.---.208.109) 21 février 2007 13:01

        Et comme par hazard, cette ’étude’ parrait quelques jours avant la réunion du conseil européen des ministres de l’agrigulture qui devront statuer sur le cahier de charges de l’agriculture biologique :

        Ce nouveau cahier des charges pour l’agriculture biologique est à de nombreux points de vue inacceptable et représente une véritable régression par rapport au cahier des charges actuel tel que défini dans le règlement 2092/91 :

        • l’utilisation de substances chimiques de synthèse n’y est plus clairement interdite ; • la pollution des produits bio par des OGM y est tolérée jusqu’au seuil de 0,9% (soit 9 grammes par kilo !), comme pour les produits de l’agriculture conventionnelle ; • le développement de cahiers des charges bio, nationaux ou privés, plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen ’laxiste’, n’y est plus autorisé.

        Les deux premiers points constituent la négation même de la spécificité des produits de l’agriculture biologique ! En effet, quel sera encore l’intérêt d’un produit bio, pour le consommateur, s’il devient notoire qu’il contient - comme tous les autres - des résidus de pesticides et/ou des OGM ?

        SIGNONS LA PETITION !!! ==> http://www.natpro.be/Petition/php/index.php

        Au fait, qui êtes vous Monsieur l’auteur ? Pas de présentation plus précise ?


        • troll (---.---.82.129) 21 février 2007 13:04

          oui bonne question : qui etes vous monsieur l’auteur et surtout pour qui travaillez vous ?


        • troll (---.---.82.129) 21 février 2007 13:02

          cette etude me parait quand meme pas mal tiree par les cheveux... ok qu’il faut beaucoup plus de place pour avoir la meme quantite de tomates, mais ca a quand meme un sacre avantage pour la nature... je crois que l’auteur de cette etude ne s’est jamais promene en Picardie et sa formidable biodiversite agricole !...

          de plus alors peut etre que ca rejete plus de polluants, mais pour etre juste il faut le comparer a la surface cultivee : si on emet deux fois plus de produits toxiques pour une surface cultivee cinq fois plus grande pour absorber ces polluants (qui ne sont pas des pesticides ni des joyeusetes monsantesques), ca me parait quand meme mieux...

          bref cette etude amene quand meme a la conclusion hallucinante, qu’heureusement pour sa sante que l’homme a invente Monsanto !...

          bref j’aimerais bien savoir qui a finance cette etude !... smiley


          • Jojo2 (---.---.158.64) 21 février 2007 13:20

            Il faut lire jusqu’au bout...

            « Advocates of organic farming said its environmental benefits had long been established, not least by Mr Miliband who has written it is »better for biodiversity than intensive farming". The Soil Association said it recognised that in some areas, such as poultry and growing vegetables out of season, organic was less energy efficient.

            But it said that was vastly outweighed by factors which the Defra study had not taken into consideration such as animal welfare, soil condition and water use."

            C’est évident que faire pousser des légumes en serre chauffée en Hollande c’est pas très économe en énergie. D’un autre coté les trimballer du Maroc ou du Sud de l’Espagne en camion ça doit aussi coûter. La solution : manger des tomates en saison, produites sur place.

            Pour la viande, c’est un problème. Entre la batterie et la liberté pour la bête il y a pas photo, pour le consommateur non plus. Ca produit plus de gaz à effet de serre, mais a-t-on besoin de manger de la viande à tous les repas ? C’est une affaire d’éducation. Mieux vaut un poulet fermier que deux poulets de batterie par semaine...On remplacera par les lentilles, je recommende, c’est fameux...


            • jcm (---.---.187.157) 21 février 2007 13:31

              N’oublions pas au passage que le fait d’utiliser moins de pesticides procure d’ENORMES AVANTAGES du point de vue de la santé et de la biodiversité, n’oublions pas le niveau de pollution très élevé des eaux de surface et souterraines en France (en particulier) : ces « externalités » ont-elles été évaluées ?

              On pourra voir : "Pesticides, révélations sur un scandale français, un scandale qui affecte aussi bien les populations d’insectes (et donc d’oiseaux, de poissons...) que la qualité des eaux, la qualité de nos fruits et légumes sur lesquels on retrouve dans bien des cas des produits chimiques divers...

              Pour ce qui est des eaux, les pesticides ne sont pas la seule cause de pollution : n’oublions pas les nitrates par exemple, entre autres substances actives (Présidentielles : ces candidats qui nous feront la p’eau... l’écologie est-elle un gadget ?) alors que nous pourrions bénéficier d’une eau de qualité minérale (et donc beaucoup moins chère) à nos robinets (Münich : la ’’bio’’, pour une eau non traitée).

              Pour que nous puissions considérer cette étude comme sérieuse, digne d’intérêt et susceptible d’étayer une opinion il faudrait nous démontrer qu’elle n’a pas passé sous silence ces aspects des choses !


              • sayrock974 5 juin 2010 10:19

                Bonjour,

                je tiens à préciser que toutes les exploitations agricoles ne balancent pas des tonnes de pesticides et d’engrais (notamment azotés, premiers responsables de l’eutrophisation des milieux). Pour ceux qui l’ignorent ces produits coûtent extrêmement cher pour les agriculteurs. Si bien que, de nos jours, l’emploi à outrance de ces produits n’est aussi répandue que ce que semble croire l’opinion publique, et ce même en agriculture conventionnelle. En effet nous apprenons désormais à raisonner les quantités d’intrants nécessaires à nos cultures. Les prix de ces intrants (engrais, eau, pesticides...) étant directement indexés sur le prix du pétrole, leur emploi à outrance ne permettrait pas à l’exploitant de joindre les 2 bouts (ce qui est déjà difficile à faire pour la majorité des exploitants, quand on sait que le prix de vente de leurs productions sont trop souvent inférieurs à leurs coûts de reviens).
                 Les agriculteurs conventionnels sont dénigrés par des consommateurs qui ne savent pas forcément de quoi ils parlent. Leurs pratiques correspondent à un besoin de produire de façon raisonnée : l’emploi d’un pesticide ne se justifie pas économiquement parlant, alors pas de pesticides. Si en revanche le non emploi d’un pesticide doit peser sur les résultats de l’entreprise (destruction totale ou trop importante de la récolte par exemple). Vous reprochez aux exploitants de faire avec ce qu’ils ont pour produire ce qui va vous nourrir. 
                 D’autre part, tout est raisonné pour éviter d’avoir recours à ces pesticides : semis sains et traités au fongicides et insecticides (ce qui est justifié puisque le stade plantule est le plus « fragile »), rotation des cultures (pour éviter l’implantation à long termes d’agents pathogènes et préserver la structure du sol), densités de semis raisonnées (toujours pour éviter les risques de propagation rapide d’un foyer d’infestation), certains même investissent des dizaines de milliers d’euro dans du matériel ayant pour but de fertiliser comme où il faut là où il faut (systèmes gps couplés à des caméras qui analysent la couleur du feuillage, détermine le taux de chlorophylle et donc la quantité d’engrais azotés à apporter sur une même parcelle). Toute les pratiques des agriculteurs doivent d’ailleurs être répertoriées dans un souci de traçabilité.
                 Des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement ne riment pas forcément avec agriculture biologique. De formation agronomique et agricole, mon ressenti sur les exploitants bio est le suivant : des exploitants qui sont dépassés par l’évolution rapide des techniques agricoles pour ne pas dire des incompétents qui profitent de la crédulité du consommateurs pour leur vendre des produits hors de prix, dont on ne peut être assuré qu’ils ne contiennent pas de traces de pesticides ou autres produits dont la consommation peut se révéler dangereuse. Oui le label bio n’a jamais assuré que l’exploitant n’utilise pas de pesticides, en effet l’utilisation de tels produits est autorisée avec une dérogation (le consommateur ne le sait pas forcément il me semble). 
                 Le gros (seul ?) point fort des produits bio jusqu’à aujourd’hui : l’assurance, en ce qui concerne les produits laitiers et les oeufs, qu’ils ne contiennent pas d’ogm. Point fort qui, d’après le nouveau cahier des charges, ne va pas tarder à être invalidé. J’espère au moins qu’un label garantissant que le produit ne contient pas d’ogm sera mis en place.
                 Pour finir sachez qu’il existe un label agriculture raisonnée. Celui ci n’est pas encore très répandu mais a le mérite d’exister. Mon conseil : orientez-vous vers ces produits qui sont quasiment les seuls à garantir aujourd’hui que le cycle de production du produit respecte certaines règles élémentaires de l’agriculture moderne. A savoir : le respect de l’environnement et de l’Homme, mais aussi la viabilité économique, nécessaire pour le maintient durable de l’activité de production agricole française.
                 
                 

              • gem gem 21 février 2007 13:51

                j’aime bien cet article parce qu’il est bien nuancé, et que si le rapport est clairement une pierre méchamment balancée dans le jardin bio par des gus qui ne l’aiment pas, c’est identifié clairement.

                De toute façon, la vraie question est ailleurs : si la population continue d’augmenter et les maisons+routes à envahire les plaines cultivables, la place de la bouffe d’origine minérale (matériau inerte + énergie + « usine » biologique) ne peut que croitre. Le débat bio / pas bio est foireux à la base.


                • Le chien qui danse (---.---.15.45) 21 février 2007 14:28

                  Certainement que le bio est moins rentable que le hors sol, mais le bio est une base à partir de laquelle il faut faire évoluer l’agro, la voie prise par l’industrie agro-chimique est une impasse et de plus de mauvais gout (au sens premier). Ou alors il faut faire la révolution alimentaire et ne considérer celle-ci que comme un apport de nutriments et définir une norme d’équilibre à respecter pour être en bonne forme, alors on pourra créer ces fameuses gélules de SF qui nous apporterons en prime le gout et la sensation.


                  • Briseur d’idoles (---.---.168.182) 21 février 2007 20:48

                    Pas rentable ?

                    P... au prix qu’on achète les produits ?

                    C’est scandaleux !

                    Ah les riches peuvent vivre jusqu’à cent ans, tandis que les autres sont condamnés à crever entre 57 et 70 ans !!

                    C’est la triste réalité !


                  • Le chien qui danse (---.---.15.45) 22 février 2007 00:36

                    moins rentable point de vue production je voulais dire.


                  • SwimmerSeb (---.---.183.28) 21 février 2007 16:17

                    Je n’ai pas lu l’étude, mais je me demande si elle prend en considération le facteur « résistance », qu’elle soit pour les maladies, les mauvaises herbes ou les insectes ? L’utilisation de pesticides dans ces trois domaines débouchent presque systématiquement sur ce phénomène. Vous me direz, tant que l’industrie produit de nouvelles matières actives, de nouveaux modes d’actions on arrive toujours à de bons résultats de répression.

                    Mais au trés long terme ???

                    Des mauvaises herbes qui s’adaptent en quelques années aux nouvelles matières actives (même les plus puissants style roundup), jusqu’aux insectes qui peuvent suivant leur mode de reproduction devenir résistant en seulement une saison de culture !

                    Alors allons y sortons de nouvelles matières activent et quand on peut des cultures génétiquement modifiées, mais la nature s’adapte et s’adapte de plus en plus vite. En lutte biologique le phénomène est tout autre car on se rapproche plus d’un équilibre naturel des populations de ravageurs.

                    L’agriculture coventionnelle est nécessaire pour nourrir une population mondiale grandissante, mais à trés long terme on crée de nouveaux problèmes qui n’existaient pas auparavent. Les méthodes de lutte biologique efficaces existent, les chercheurs dans ce domaine aussi, le problème est politique et économique. Sous cet aspect de « résistance des ravageurs », nous agissons avec les pesticides comme pour le pétrole : ca marche bien et c’est pas trop cher !

                    Mais une fois de plus on ne voit pas plus loin que le bout de son nez...


                    • Neodim 21 février 2007 17:02

                      Bonjour à tous ceux qui ont posté des commentaires. Désolé pour ne pas avoir renseigné mon profil à temps... c’est désormais fait. Bon, sinon, loin de moi l’idée d’être pro-OGM ou pro-agriculture intensive. Je suis d’ailleurs opposé à l’invasion non souhaitée que nous subissons au niveau des OGM, car elle manque complètement d’information, de transparence, et pour moi transgresse le « principe de précaution » pourtant entré dans notre constitution...

                      Mais l’article ne cible pas OGM contre Bio, il parle d’agriculture intensive comme nous la connaissons tous.

                      Je trouve la question posée par l’article néanmoins intéressante.

                      Car même si beaucoup ici, seront d’accord pour dire qu’un produit bio a souvent plus de goût, que ces cultures ont tendance à favoriser la biodiversité, la question de leur effet néfaste dans l’article s’en tient qu’aux seuls impacts environnementaux, et qui plus est certains d’entre eux (emissions de CO2 et consommation d’énergie essentiellement) et pour des catégories données de produits.

                      Et certaines fois, dans des cas de produits précis, si l’on analyse sur le cycle de vie global du produit (c’est à dire tout ce qui est utilisé et rejeté pour :faire pousser, récolter , emballer,transporter, consommer un produit ; autrement dit du berceau à la tombe) on se retrouve avec certaines surprises. C’est le cas ici ou par exemple les émissions de CO2 pour un produit donné (le poulet en l’occurence) vont etre plus importante pour un produit bio...C’est une donnée qui mérite selon moi d’être connue, même si je préfère de loin un bon poulet fermier plutot que celui avec les os qui se détachent tout seul.

                      La deuxième question que pose l’étude menée (même si elle est jugée par certains comme « orientée politiquement » - ce qui doit etre le cas puisqu’ils n’ont pas pris en compte l’eau utilisée par exemple -) est aussi : est-ce que consommer bio est généralisable (la notion de l’utilisation des sols et des rendements) ?, et si oui à quelle échelle (planétaire ??) ?

                      Le débat est le même concernant les biocarburants. Si on voulait faire rouler le parc automobile français au biocarburant, il faudrait alors 4 à 5 fois le territoire hexagonal, même avec les meilleures productivités, et en se privant de manger puisqe toutes les cultures iraient alimenter nos moteurs...

                      Voilà, le but d’avoir mis en ligne l’article était aussi de faire réfléchir contre les idées reçues du Bio-convaincu ou de l’OGM convaincu. Chaque secteur, chaque produit est un cas particulier, et la solution réside dans un équilibre intelligent. Mais pour atteindre cet équilibre, il faut des études chiffrées, du débat et de la controverse pour prendre des décisions cohérentes en fonction des priorités. L’article ne fait qu’en présenter une (étude chiffrée), mais sous un angle nouveau.

                      Voilà voilà mon avis. Sinon, je vous assure, je n’achète que très rarement des tomates l’hiver


                      • alpo47 (---.---.79.161) 25 février 2007 17:19

                        Il n’empêche que vous publiez une attaque contre le Bio en général et que ce faisant vous défendez des intérêts sectoriels. Même si tout n’est pas parfait, un produit sans pesticides sera toujours meilleur pour la santé qu’un produit OGM ou traité chimiquement.

                        Je crois que c’est la seule chose importante, et vous l’omettez.


                      • jcm (---.---.42.194) 21 février 2007 18:42

                        @ Neodim >

                        Il semble en effet que le bio intégral serait possible à l’échelle planétaire, c’est ce que l’on peut déduire d’études faites à larges échelles dont on pourra trouver des extraits sous le titre "L’agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ?.

                        On pourra notamment y lire que certaines cultures bio offrent des rendements à l’hectare bien supérieures aux cultures conventionnelles.

                        Par ailleurs il faut aussi se poser la question des rendements financiers pour les agriculteurs : dans quels cas parviennent-ils à se rémunérer correctement avec leurs productions ?

                        Et il apparaît bien des cas où cette meilleure rémunération s’obtient en minimisant les volumes des différents intrants, qui sont coûteux et de surcroît polluants (voir la diminution de l’utilisation des phytosanitaires par différents pays nordiques ces dernières années).

                        Ceci alors que la pollution (ou la dépollution) n’est pas facturée aux agriculteurs : si elle l’était un jour (principe pollueur / payeur, ou internalisation de la charge de la pollution) la transition vers l’agriculture biologique risquerait d’être assez rapide !

                        Car les impacts économiques et sociaux ne doivent pas être sacrifiés aux impacts environnementaux.


                        • Rdlm (---.---.114.107) 21 février 2007 19:29

                          un peu comme les produits équitables dont on a pas la garantie de l’équitabilité .

                          Sur un produit équitable payé 10% de plus en caisse, le paysan sera lui payé 2% de plus pour sa récolte, les intermédiaires pompant le fric des bobos écolos !

                          Autre problème des produits équitables : c’est une forme de subvention qui pousse à la monoculture du produit équitable et aussi à augmenter la prodution du produit équitable ce qui revient à défricher la forêt vierge (voir ci dessous) !

                          « cette etude me parait quand meme pas mal tiree par les cheveux... ok qu’il faut beaucoup plus de place pour avoir la meme quantite de tomates, mais ca a quand meme un sacre avantage pour la nature... je crois que l’auteur de cette etude ne s’est jamais promene en Picardie et sa formidable biodiversite agricole !... »

                          Et l’auteur des ce texte n’est pas allé en amazonie où la culture bio qui nécéssite plus d’espace ... bouffe l’espace de la forêt amazonnienne et ainsi participe à la destruction de la biodiversité ! smiley

                          Plus d’info dans le dernier courrier internationnal !


                          • Julien (---.---.141.107) 21 février 2007 19:35

                            Merci pour la présentation. Au plaisir de vous lire prochainement dans vos expertises...


                            • Aurélien (---.---.145.26) 21 février 2007 20:42

                              « Une étude gouvernementale anglaise »

                              tou est dit dasn les quatre premiers mots

                              niveau désinformation ,c’est assez énorme quand même !


                              • Briseur d’idoles (---.---.168.182) 21 février 2007 20:43

                                J’aime manger « bio », mais je dois me contenter de la merde des supermarchés car je n’ai pas les moyens de payer trois fois plus cher les produits alimentaires !

                                Qui a les moyens d’acheter bio ?

                                Les classes supérieures, évidemment !

                                La merde, c’est pour les prolos !


                                • aurelien (---.---.145.26) 21 février 2007 23:03

                                  ce n’est pas la faute au bio, c’est la faute au gouvernement qui ne fait rien pour aider cette filière agricole et à la PAC.


                                • ARNO (---.---.26.162) 26 février 2007 13:15

                                  la majorité des exploitants en bio ne veulent pas etre subventionnés,mais vivre dignement de leurs productions payé au prix juste du cout de celle ci


                                • Briseur d’idoles (---.---.168.182) 21 février 2007 20:56

                                  Il faut arriver à acquérir ? un coin de terre et à cultiver ses légumes, parce que c’est pas les ouvriers qui peuvent acheter et consommer « bio » tous les jours !

                                  Du reste, en dehors de quelques légumes achetés à une fermière au marché et parfois du pain, du sucre et du sel au magasin « bio », c’est tout ce que je peux me permettre !

                                  Encore, je ne bouffe pas de viande, c’est toujours ça en moins de saloperie dans mon bide, et de moins en fric pour les industriels de la barbaque !


                                  • (---.---.162.15) 22 février 2007 08:54

                                    Ceux qui mangent bio - ou tendance bio - mangent généralement peu de viande et, là, il y a un gain important en terme énergétique, qui minimise les effets décrits dans l’article. Il faut avoir un point de vue global. Et bien sûr se préoccuper de la qualité de ce que l’on mange...

                                    Am.


                                    • Cosmic Dancer (---.---.31.233) 24 février 2007 18:26

                                      « Article » très partisan, heureusement contrecarré par les commentaires très pertinents de jcm. L’auteur n’a d’ailleurs pas répondu à sa question sur son identité.


                                      • Droopy (---.---.93.204) 24 février 2007 19:16

                                        L’argumentaire exposé par l’étude citée dans cet article est tellement idiot, que ça ne vaut pas un commentaire. Comme quoi être scientifique n’est pas une preuve d’intelligence quand il manque l’esprit critique et qu’on ajoute dessus les intérêts partisans.

                                        Quand aux prix du bio, il faudrait arrêter les idées préconçues sur les prix. Depuis 2 ans, les prix sont presque les mêmes, voir moins cher pour les fruits (pommes,...). C’est dû à la hausse des produits industriels pour lesquels les intermédiaires se goinfrent avec l’euro entre autres. Alors que les chaines du bio ont moins d’intermédiaires.

                                        Allez donc dans un magasin bio au lieu de rabacher ces idées toutes faites et prépensées à la sauce TF1. Vous verrez bien pour les prix !!


                                        • (---.---.255.71) 24 février 2007 21:43

                                          moi j’aime bien buter les patates


                                          • moebius (---.---.128.238) 24 février 2007 22:20

                                            Je ne mange pas bio je mange industrielle c’est trés gouteux


                                            • moebius (---.---.128.238) 24 février 2007 22:22

                                              industriel, pardon, et vive l’industrie !


                                            • arthur (---.---.43.22) 25 février 2007 01:51

                                              L’étude est focalisée sur l’obtention du rendement maximum. Les vaches vont avoir un pré (agriculture bio) plus grand qu’une cage à lapin (agriculture intensive) ... sans déconner, la découverte. Ils sont forts nos amis d’outre Manche...

                                              Quand à « agriculture conventionnelle » au lieu d’« intensive », ça veut déjà tout dire. Il est plus question d’entériner les écrits des lobbyistes que de réfléchir au problème, visiblement. LTI, quand tu nous tiens...


                                              • decurion (---.---.240.52) 25 février 2007 08:36

                                                Pour avoir, concernant deux produits, une conclusion correcte, il ne suffit pas de les comparer, de leur naissance à leur consommation. Il faut aller beaucoup plus loin.

                                                80 % de surface en plus pour le lait bio, c’est aussi 80 % de paturage consommateur de co2. Celà doit être comptablisé.

                                                1,23 kg/l de co2 contre 1,06 kg/l pour le lait bio, celà n’indique pas la quantité de co2 produite par la fabrication de pesticides.

                                                Ce rapport est orienté, à charge contre le bio.Il est produit par un gouvernement élu.Celà devrait soulever des questions, non prévues par le rapporteur !


                                                • parkway (---.---.18.161) 26 février 2007 10:07

                                                  à l’auteur,

                                                  je laisserai bien volontiers les produits chimiques à ceux qui en veulent.

                                                  pour ma part, je continuerai à manger le plus sain possible.

                                                  Une AMAP me fournit presque tous les legumes dont ma famille a besoin, et c’est d’un autre goût que les saloperies des grandes surfaces.

                                                  Mais c’est vrai qu’il n’y en aura pas pour tous le monde, donc laissons les crétins continuer de s’empoisonner.


                                                  • Neodim 26 février 2007 11:56

                                                    Allez, je fais une deuxième incursion dans les commentaires. ICI l’auteur du message pour ceux qui ont posté des commentaires.

                                                    Une chose sur laquelle on est d’accord ; le goût des produits bio. Je suis aussi adhérent à une amap aussi, et vraiment aucun problème la dessus, comprenez encore une fois que je ne défend pas l’agriculture productiviste.

                                                    En revanche, question prix, sur du bio, on est souvent un peu plus cher, mais contrairement à ce que certains ont dit en commentaires, les fruits et légumes du marché sont souvent très abordables (mêmes ceux produits localement, je demande toujours d’ou viennent les produits). Je le fais plusieurs fois par semaine, et surtout en fin de marché, on peut avoir beaucoup de gout pour très peu d’euros...

                                                    Je reviens juste sur ce que j’appelerai « ma conclusion » sur l’article en question (avec tous ses défauts, son parti pris etc....). Lorsqu’il s’agit de pollutions environnementale d’une activité (en l’occurence, l’agriculture), les raccourcis sont difficiles à faire (OK, l’article ne prend pas en compte les produits chimiques, les effets sur la santé.... ;). Mais effectivement, sur un domaine environnemental (l’effet de serre en l’occurence), et bien produire bio peut provoquer plus d’émission de CO2.

                                                    Ce type d’info ne doit pas être récupérée à tout va pas les pro-agriculture industrielle, mais mérite néanmoins d’être connue je pense.

                                                    Cet article, encore une fois « au delà du parti pris » qu’il a, m’a fait réagir car c’était un angle d’approche que je n’avais jamais vu auparavant.


                                                  • bleuplatine 23 octobre 2007 18:17

                                                    Pfff... Encore un article fallacieux conçu dans le seul but de discréditer l’agriculture biologique. La méthode est connue : utiliser un argumentaire simpliste & péremptoire, sur un ton pseudo scientifique, corroboré par des chiffres invérifiables.

                                                    Argument simpliste mais profond « Si l’on n’a pas prouvé le contraire il est évident que c vrai » Ah bon ... Euh... pas mieux ! Mouahaha surement un pote à Sarkozy !

                                                    Il me semble que l’unique cause de pollution environnementale par l’agriculture (classique ou pseudo biologique) est l’hyper productivité industrielle. Quand on parle d’agriculture biologique il est important de s’en tenir au concept de base. Et pour moi industrie, productivité, actionnaires & profits en sont exempts.

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