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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Au 36ème dessous

Au 36ème dessous

30 étages sous la surface du sol, un autre monde existe, quasi ignoré, c’est à New York … et sûrement ailleurs.

Ils sont appelés le « peuple Taupe », et sont peut-être 30 000 à y vivre, avec leurs lois, leurs règles, leurs codes.

Un film d’épouvante, « le peuple de l’enfer » que l’on ne voudrait pas prémonitoire, était sorti sur les écrans en 1956 imaginant une civilisation souterraine antique ne supportant pas la lumière du jour : des mutants qui n’allaient pas tarder à se révéler dangereux pour ceux de la surface. lien

Mais au-delà de cette fiction, à New York (et ailleurs peut-être) des dizaines de milliers de personnes vivent déjà dans des sous-sols improbables : fatalement des concierges mais aussi des jeunes artistes, entassés dans des dortoirs plus ou moins légaux, aux moyens financiers limités, et pourtant il y aurait plus grave. lien

En 1993, Jennifer Toth a proposé un livre « Le Peuple Taupe  » qui avait ému la société bien pensante de new-yorkaise.

Elle y évoquait ces « laissés pour compte de la société  » qui se seraient réfugiés dans les profondeurs de « Big Apple » pour avoir enfin la paix.

Toxicomanes ou malades mentaux, ou tout simplement sans abri, ils vivent terrorisés par des gangs itinérants, ravagés par la maladie, harcelés par les flics, se nourrissant parfois de rats, qu’ils tuent en les écrasant contre un mur, et qu’ils font rôtir sur un braséro. lien

A l’époque ce livre à éveillé des soupçons, et certains critiques étaient persuadés qu’il s’agissait d’une pure invention. lien

Alors hoax ? Invention d’écrivain en mal de reconnaissance ?

Il faut savoir que le sous sol de New York, la célèbre « grosse pomme » est un gigantesque fromage troué de galeries que des ouvriers chinois ont percé des le début du 19ème siècle afin de pouvoir trafiquer pour les triades.

Parallèlement, un gigantesque réseau d’égouts était installé, tout comme celle d’un aqueduc afin d’amener l’eau potable en quantité suffisante pour cette ville en pleine effervescence, suivi par celle bien sur d’un important réseau de métro dans les années 30.

Les nantis new yorkais s’étaient même fabriqués leur propre réseau de métro, lustres, bois aux essences rares, etc… mais deux ans près cette création, la montée de l’Hudson mis un terme à ces lignes de luxe, finalement abandonnées.

Cette ville en négatif qui s’est construite à l’époque est d’une telle ampleur qu’aujourd’hui encore, on ne sait ce qu’il en reste.

Ce que l’on sait, c’est que ces réseaux s’entrecroisent à grande profondeur de l’équivalent d’un immeuble de 30 étages.

En effet, si cette ville de plus de 8 millions d’habitants n’hésite pas à faire éclater aux yeux du monde son faste, malgré la disparition des deux tours, elle héberge malgré elle dans les profondeurs de ses 1200 kilomètres de souterrains tout un peuple d’exclus.

Il règne dans ces tunnels une température moyenne de 12°C, un peu plus élevée en hiver, grâce à la production d’air chaud émanant des centres commerciaux, et du réseau d’eau chaude qui quadrille la ville.

Dans ce New York de plus en plus riche, ça a été la chasse à la misère, et les pauvres, pour échapper à la violence qu’on leur proposait, se sont réfugiés dans ces sous sols, ou ils ont trouvé enfin un peu de tranquillité.

Ces occupants de la nuit ne sont pas pour autant dépourvu d’un certain confort avec télés, frigos, et parfois même cuisines complètes en état de marche, même si la vie dans ces sous sols n’est pas dépourvue de risques.

On estime que chaque année pas moins de 200 d’entre eux décèdent soit par électrocution, car les rails du réseau de train ou métro véhiculent 600 volts, soit, lorsque l’un d’entre eux se fait broyer un pied au passage d’une rame.

Pour se procurer de l’eau courante, ces habitants souterrains utilisent les nombreuses bouches à incendie qui jalonnent le réseau de tunnels. lien

Le système D s’impose, et pour se nourrir, certains sont devenus « coursiers » montant en surface, pour approvisionner cette étrange communauté.

La communication se fait avec les moyens du bord : on s’envoie des messages en tapant sur les canalisations, les tuyaux, et pour l’énergie, on détourne comme on peut le réseau électrique souterrain.

Ce monde de la nuit organisé en différentes communautés, a parfois même ses propres écoles et même si l’administration ne s’est pas penché sur la question, il est probable que plus de 30 000 habitants vivent dans ces profondeurs. lien

Quant aux travailleurs, appelés « égalisateurs », qui pour des raisons professionnelles doivent pénétrer dans ces zones de non droit, ils sont toujours équipés d’une arme.

Pour les New Yorkais, ce monde représente un réel danger, et ils y pénètrent le moins possible, évoquant un univers parallèle peuplé de « mangeurs de rats » et de « fous furieux ».

Le 27 février 2002, Natasha Saulnier, en a proposé un article dans les colonnes du journal «  l’Humanité », évoquant la vie de ces « sans abri » à qui on enlève toutes les possibilités de dormir dans la rue, à la surface.

L’un deux déclare : « ils ont enlevé les bancs publics pour qu’on ne dorme pas dessus. Où voulez vous qu’ils dorment, les sans-abri, s’ils ne descendent pas dans les tunnels ? » 

Ceux qui ont eu l’occasion de visiter New York connaissent cette « Bovery Street » ou 75 000 femmes et hommes vivaient dans le plus grand dénuement : il n’était pas conseillé aux touristes de s’y risquer, à part à bord d’un bus et à condition de ne pas en descendre.

Depuis, ce quartier est en phase de « gentryfication », et les exclus de cette société sont poussés à trouver d’autres lieux de vie. lien

En 2008, la réalisatrice Chantal Lasbats a présenté un film sélectionné au Festival du grand reportage au Touquet en 2009 (dans les entrailles de New York).

Elle a réussi à rencontrer quelques uns des membres de ce « peuple de la nuit » et ce n’a pas été sans mal, n’ayant pas réussi à descendre plus bas que le 8ème niveau d’un système qui en compte au moins 12.

Elle s’est même retrouvée un jour avec un couteau sous la gorge…

Ils sont pour la plupart devenus quasi nyctalopes, et se sentent plus en sécurité dans ce monde souterrain tel Luis qui déclare :

« Je vois dans le noir, je n’ai pas besoin de lampe de poche, je n’aime pas le jour parce que certaines personnes voient mes vêtements, mon visage (…) la nuit c’est mieux » et comme le dit Chantal Lasbats, certains n’ont pas vu la lumière du jour depuis parfois 10 ans. lien

Ce sont aussi bien des vétérans du Vietnam qui s’y sont installés, que des clochards, des repris de justice, des trafiquants de drogue, et tous les exclus du rêve américain. lien

Après les attentats du 11 septembre, l’ex-maire de New York, Rudolph Giulani s’est mis en tête de faire la chasse à ceux qu’il nomme « les parasites invisibles » étant convaincu qu’ils sont de potentiels terroristes.

Il a réussi à en emprisonner beaucoup, les brutalisant, afin de les dissuader d’y retourner, comme le raconte Brooklyn, une artiste majuscule, diva du blues, qui vit dans les tunnels depuis l’âge de 17 ans  : « C’était dégueulasse, plein d’entre nous se sont retrouvés en prison  ». lien

Le 18 février 2011, Andrew Wonder, un audacieux « ethnologue » à sa façon, va pénétrer ce réseau souterrain, et réussira à rencontrer quelques uns de ses occupants.

Sur cette vidéo de près de 30’, on peut suivre sa progression et ses nombreuses découvertes.

Les « vers » de la grosse pomme sont devenus au fil des ans, la conséquence d’une société égoïste et dérisoire, qui plutôt que de tenter de comprendre ses faiblesses, fait tout ce qu’elle peut pour cacher ses failles.

La question se pose aujourd’hui pour toutes les autres grandes métropoles de la planète, car de Paris à Moscou, en passant par Londres ou Berlin, comment ne pas imaginer que d’identiques mondes parallèles n’existent ?

A Paris les catacombes offrent tout un réseau régulièrement visité par les touristes (lien) comportant aussi une partie moins connue, et qui servait de lieu de rendez vous aux résistants de la dernière guerre. lien

Ajoutons-y le réseau d’anciennes carrières long de 280 km reliée par des galeries d’inspection, le labyrinthe des 2400 km d’égouts visitables, et les tunnels de métros abandonnés. lien

Le 3 septembre 2004, suite à une affaire de « vol d’électricité », une salle de cinéma a été découverte, en état de fonctionner, à 18 mètres de profondeur sous le Trocadéro, sièges taillés dans la roche, bar bien fourni, et salle à manger.

Le lieu semblait régulièrement occupé.

Comment ne pas imaginer que les lois sécuritaires de plus en plus rigoureuses pratiquées par ce gouvernement, n’obligent les exclus de notre société à s’y réfugier ?

Le scénario du film d’épouvante est-il sur le point de se concrétiser ?

Comme le dit mon vieil ami africain : « en bas le pouvoir des ténèbres, en haut les ténèbres du pouvoir  ».

L’image illustrant l’article provient de « olduvaï »


Moyenne des avis sur cet article :  4.52/5   (42 votes)




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85 réactions à cet article    


  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:04

    Bertrand

    je dois avouer qu’en l’écrivant, j’ai découvert beaucoup plus que je ne pensais !
     smiley

  • Dominitille 6 septembre 2011 23:13

    Bonsoir Bertrand,
    L’ histoire de Serge Brussolo se situe t-elle en France ?
    Et pourriez vous dire comment cela finit ? Le livre est sorti il y a quelques temps déjà pas sûr que je le trouve ici. Merci d’avance (pour me raconter la fin surtout, l’histoire à l’air très intéressante)
    Salut à vous


  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:07

    Perseus

    oui, ceci dit, ce cinéma m’avait l’air plus qu’intéressant.
    films des années 50...bar...salle à manger...
    des petits malins, et je ne serais pas surpris qu’il y en ait d’autres.
    et tant mieux.
    ceci dit, l’école c’est pas mal non plus.
     smiley

  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:10

    bonjour orion,

    c’est un peu la méthode japonaise.
    empêcher les citoyens japonais de s’exprimer, 
    nier l’évidence,
    une manière de cacher la réalité,
    mais ça ne dure pas longtemps.
     smiley

  • Nums Nums 6 septembre 2011 15:06

    "En France, certaines municipalités ont fait installer sur les bancs publiques, de jolies accoudoirs centraux, pour le plus grand plaisir des utilisateurs......heu... non pas vraiment....cela permet simplement que les SDF ne dorment plus dessus ! problème réglé !"

    Voici d’ailleurs des exemples (il s’agit là de les empêcher de s’asseoir) :

    Empêcher les SDF de s’asseoir : la ville ne manque pas d’idées.

    PS : Penser à visiter les 8 autres pages en passant par les liens en bas de l’article.


  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 16:43

    Nums

    merci de cette info,
    c’est vraiment dégueulasse !
    écoeuré.
     smiley

  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 19:20

    orion

    pourtant il semble que ces communautés se partagent le territoire d’une manière assez définitive, et qu’il ne fait pas bon pénétrer l’un ou l’autre, sans y avoir été invité...
    ceci dit, avec toutes les souffrances qu’ils ont enduré, et qu’ils endurent encore, on peut les comprendre.

  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 23:41

    oups

    désolé !
     smiley

  • LE CHAT LE CHAT 6 septembre 2011 10:55

    il y a sans doute au fond des morlochs , ceux dont HG Wells causait dans la machine à remonter le temps ...  smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:12

      au Chat,

      oui, c’est pas faux
      il parait même que Victor Hugo aurait fait un roman sur le même thème.
      mais je crois qu’une fois de plus, la réalité dépasse la fiction.
       smiley
      ceci dit, c’est aussi un espoir pour ceux qui n’en peuvent plus de se faire martyriser en haut...
       smiley

    • pallas 6 septembre 2011 11:26

      Étrangement, un hasard du destin, ces populations, seront surement le devenir de l’humanité.

      Aujourd’hui, avec les catastrophes qui s’accumulent, tel que le reveil des volcans, 22 au total quasiment instantanément de l’Indonésie, dont Sumatra avec hier un important séisme, qui peut rayer l’espece humaine de la surface de la planète, si Toba se réveil.

      Sans compter les autres catastrophes, ainsi que la multi resistances des bactéries et des virus, nous rendant ultra vulnérable, les différentes pollutions.

      Fatalement nous allons dans le mur, incapable de survivre, fragile et faible.

      Alors que ces peuples souterrains, ont certainement beaucoup plus de capacité à survivre, de génération en génération.


      • Furax Furax 6 septembre 2011 12:25

        D’accord Pallas,
        C’est certainement moins nauséabond que la place des Vosges ! (ça fait mal au vosgien que je suis de la savoir aussi mal fréquentée...)
        Ils seront effectivement peut-être les seuls à s’en sortir. Chouette !.. enfin la morale serait sauve !
        En tout cas, bravo Cabanel !


      • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:13

        pallas

        oui, je suis d’accord, c’est aussi mon sentiment,
        je partage.
        et remercie.
         smiley

      • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:14

        merci Furax,

        ç’est vraiment sympa.
         smiley

      • Frabri 6 septembre 2011 11:34

        A Paris c’est peut être moins pire pour les naufragés du bois de Vincennes

        http://www.dailymotion.com/video/x58lbn_les-naufrages-du-bois-de-vincennes_news 

        Avec la crise qui s’aggrave c’est pas prés de s’arranger.


        • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:26

          Frabri

          merci de m’avoir fait découvrir ça !
          de tout coeur...
           smiley

        • slipenL’air 6 septembre 2011 12:26

          .

          Le Peuple De L’Enfer (téléchargement régulier attendre 44 secondes)

          http://www.megaupload.com/?d=PNM504KV

           smiley


          • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:27

            slipenl’air

            j’ai cherché en vain le document entier,
            ouf !
            merci !!!
             smiley

          • Marco07 6 septembre 2011 13:44

            Bonjour slipenL’air, de nos jours, je vous déconseille de poster ce genre de lien, éventuellement du dailymotion ou youtube, ou même le résultat de recherche google en expliquant sur lequel cliquer, mais un lien sur megaupload en ddl, c’est pas le must de nos jours. C’est un coup à se retrouver avec la sacem ou autre sur le c...


            Enfin je dit ça pour vous, ce voleurs n’hésitent pas...

          • Le Yeti Le Yeti 6 septembre 2011 15:50

            « de nos jours, je vous déconseille de poster ce genre de lien »

            Les serveurs de MégaUpload sont en Chine, hors de la juridiction Hadopi.

             smiley


          • Marco07 6 septembre 2011 15:59

            Et les sites proposant des liens tombent comme des mouches devant les tribunaux.

            C’est pas pour mégaupload que ça craint.

          • Marco07 6 septembre 2011 18:16

            L’utilisateur si (mais techniquement pas encore en place), mais celui qui partage le lien oui.... Renseignez-vous.


          • Marco07 6 septembre 2011 18:23

            Les serveurs sont peut-être pas sous la juridiction Française, cependant la personne qui fournit le lien peut très bien en faire les frais. Et pour information ce n’est pas la hadopi qui est en charge de ce genre de problème, la hadopi ne sanctionne qu’un défaut de sécurisation de sa connexion internet (la sanction n’est pas une sanction lié au piratage violation de copyright & cie), pour les copyright et les droits d’auteur il y a la justice. (et la hadopi n’empêche en rien d’être poursuivit)



            Récemment en France il y a eu des condamnation de quelques dizaines de milliers d’euro juste pour des liens fournis sur un site... (le site n’était pourtant pas hébergeur de contenu, il hébergeait juste des liens...)

          • Marco07 6 septembre 2011 18:48

            Que ce soit du lien e2dk torrent ou http, les sites tombent comme des mouches avec des sanctions salés pour les administrateurs. Après que mégaupload arrive à échapper à la sanction parce que les serveurs sont hébergés dans un autre pays ne change rien (ce n’est pas mégaupload & cie qui payent la douloureuse). 


            De plus, sur le net, les écrits restent. Pour le moment ils sanctionnent les gros, mais à moins d’avoir une boule de cristal, personne ne sait quelle politique sera adopté par la suite. (sachant que c’est illégal)

          • Marco07 6 septembre 2011 18:55

            Mégaupload eux ne fournissent qu’un espace de stockage en ligne avec une rémunération lié au nombre de téléchargement pour l’uploader et un service payant et gratuit avec de la publicité pour le client. Ils jouent sur le fait qu’ils ne contrôlent pas les fichiers, par contre les fichiers sont régulièrement signalés et détruits à cause du non respect des droits d’auteur...

            (Ils font de l’argent sur les fichiers illégaux - en grande partie)

            C’est pas parce qu’un service est payant que c’est légal. Un autre exemple : les newsgroup payants...

          • Marco07 6 septembre 2011 20:44

            Orion, qui êtes vous pour pouvoir dire que l’utilisateur « ne risque rien » ?! C’est faux et mensonger, et même si dans l’immédiat, les risques sont minimes pour le lien posté, il reste un risque... Et question rétroactivité, dans la mesure ou c’est déjà illégal, il n’y aura pas de loi à modifier, c’est déjà illégal, il y aura juste à constater, le commentaire étant encore en ligne.


            Derrière le post, il y a une ip et une date. à moins qu’il ne poste via un proxy ou autre... Derrière une ip et une date, il y a le nom du titulaire de l’abonnement.... Et ce commentaire restera affiché quelques mois/années.

          • JahRaph JahRaph 6 septembre 2011 12:51

            Toujours aussi excellents, les proberbes de Mister Cabanel !


            • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:28

              Jah

              je dois reconnaître qu’on en envoie tant de magnifiques que j’ai aujourd’hui l’embarras du choix !
              il y en a même que j’invente.
              et mon vieil ami africain est d’accord.
               smiley
              merci.
               smiley

            • Surya Surya 6 septembre 2011 12:52

              Bonjour Olivier,
              New York est une ville extrêmement dure pour ceux qui n’ont rien. Elle peut être une vraie jungle urbaine, et on parle alors de survie, même plus de vie. Cette ville était considérée si dangereuse la première fois que j’y suis allée, dans les années 80, qu’on conseillait même aux gens de ne pas attendre le métro aux extrêmités des quais, mais au milieu, car il y avait plus de monde. J’ai eu l’occasion de passer dans le Bowery, au sud de Manhattan, et en effet c’était vraiment la misère là bas (mais le sud du Bronx, c’était mille fois pire, j’y ai même vu des gens vivre dans des immeubles qui avaient entièrement brûlé). Je suis estomaquée d’apprendre que le quartier du Bowery a de nos jours été réhabilité,et j’imagine que ça ne s’est pas fait sans les traditionnels « dégage de là qu’on s’y mette ». Car la pauvreté, quand on veut la remplacer par la richesse, il faut la repousser plus loin, toujours plus loin, la cacher et la rendre invisible. « Visiblement », ils ont parfaitement réussi à New York. En être réduit à devoir vivre dans les sous sols, dans le métro, loin de la lumière, je crois qu’on ne peut pas descendre plus bas que ça. J’ai vu un jour un reportage à la télévision sur un homme qui vivait dans les tunnels du métro new-yorkais. Il avait trouvé refuge dans une sorte d’alcôve, et les trains passaient juste devant lui ! Evidemment il ne pouvait pas dormir. Je ne connaissais pas l’étendue de ces souterrains ni le fait que certaines personnes ne remontent même plus à la surface. C’est terrifiant, et totalement inhumain.


              • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:32

                Surya

                comme tu le dis, je crois qu’on ne peut descendre plus bas,
                et pourtant, à ces profondeurs, il reste un espoir, bien plus important que l’on ne pourrait imaginer,
                à se demander qui sont les plus malheureux ?
                ceux d’en bas ? ceux d’en haut ?
                merci de ton commentaire que j’ai vraiment apprécié.
                 smiley

              • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 19:17

                Sabine

                un ami m’a affirmé que l’homme était, tout au début, nyctalope, et qu’il aurait perdu cette capacité au fil des siècles, mais je n’ai pu vérifier cela...si vous (ou quelqu’un d’autre) a des infos la-dessus, je suis preneur.
                ceci dit, je partage votre sentiment
                merci du commentaire.
                 smiley

              • robin 6 septembre 2011 13:13

                Au début, j’ai cru que cet article était une nouvelle de science-fiction, mais je réalise qu’il n’en est rien. BRAVO OLIVIER !

                C’est à se demander si les camps d’extermination NAZIS n’ont pas repris du service en grand secret ?


                • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:35

                  robin,

                  comme toi, au début, j’ai pensé à un hoax... et j’ai assez vite compris qu’il n’en était rien.
                  avec la puce RFID, et les méthodes sarközistes, si ça peut donner envie a un nombre plus grand de citoyens responsables de dire « ça suffit les conneries », je n’aurais pas perdu mon temps.
                  merci.
                   smiley

                • Marco07 6 septembre 2011 13:25

                  Du grand Olivier avec un grand Z. Finalement je vais peut-être essayer de goûter un verre d’argile, le trip à vraiment l’air « fun ».


                  Bon il faut réussir à atterir après.

                  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:38

                    marco

                    ne méprisez pas l’argile,
                    je vous donne la recette :
                    achetez de l’argile verte concassée...ça vaut peanuts dans une pharmacie
                    dans la journée, une cuillérée a soupe dans un verre d’eau pure,
                    avant de se coucher, on mélange le tout (avec une cuillère de bois de préférence)
                    et on boit le tout cul sec
                    en quelques mois, tout l’organisme est nettoyé.
                    bon, ceci dit...c’est vous qui voyez.
                    et l’atterrissage est génial.
                     smiley

                  • olivier cabanel olivier cabanel 6 septembre 2011 13:45

                    @ tous

                    ça devrait en intéresser quelques uns ?

                    • arobase 6 septembre 2011 14:04

                      bonjour,


                      si les riches continuent de la sorte à tous accaparer sans vouloir donner un peu, un jour les damnés de la terres qui existent aussi chez vont sortir des tunnels et leur prendrons tout.
                      mieux vaut donner un peu que tout perdre. tout a une fin surtout l’insuportable.

                      et ce n’est pas parce que c’est comme cà depuis longtemps que ça ne peut pas changer un jour.
                      kadafi en sait quelques chose.

                      si les nobles avaient compris ça avant 1789 la guillotine aurit été inutile.

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