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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Burundi : une population accro au sexe malgré les apparences

Burundi : une population accro au sexe malgré les apparences

Les proverbes, adages, expressions lancées dans les réunions des familles, les meetings ou les rencontres, renferment toujours des connotations sexuelles et loin de mettre mal à l’aise une partie de l’audience, elles détendent l’atmosphère. Des maisons familiales aussi, lieux de vente des boissons alcoolisées et véritables bordels répartis dans tout le pays où le sexe est un mot tabou pendant la journée mais un véritable culte pendant la nuit.

Pour jurer, pour proférer des injures à autrui, pour amuser la galerie, pour chanter, rien n’est bon que de parler du sexe ; un mot tabou en dehors de ces contextes. La phrase la plus répandue et qui sorte de la bouche de tout le monde sans exception de rang social est Ndakenda Mama, expression Kirundi, la langue locale, qui signifie « Je nique ma mère ». Assurer une promesse, confirmer un rendez-vous, mettre en garde quelqu’un, rien n’est bon que jurer de la sorte. C’est une certitude dans ce que l’on doive faire ou ce que l’on fera. Une phrase plus que normale et prononcée sans contrainte. Malgré le modernisme et l’ascension sociale de la plupart des citoyens de ce pays, cette manière de jurer, fait référence et confirme la véracité des faits. Devant ses enfants, son épouse ou sa famille, cette façon de jurer, est prononcée sans le moindre remords.

Pendant la crise et les conflits ethniques, cette phrase pouvait constituer une mise en garde pour la personne poursuivie ou menacée. Il suffisait que la personne d’une autre ethnie lâche cette phrase pour que l’on fasse très attention à sa sécurité. Le Burundais, un personnage discret, distant, peut-être timide, mais en apparence, durant la journée, on dirait un sociétaire du Vatican : tout calme, chacun de ses gestes sont faits avec attention et méticulosité, mais à la tombée de la nuit, tout devient différent. Le Burundais s’affiche dans le noir ; le sexe devient un bien de consommation courante et non un tabou. La plupart des débits de boissons sont entourés de minuscules chambres où l’on peut s’évader pour assouvir ses désirs. Plusieurs maisons et domiciles de famille proposent la vente des boissons alcoolisées. Les familles, dont les revenus ne leur permettent pas joindre les deux bouts du mois ou chercher à survivre, n’hésitent pas à vendre de l’alcool et des limonades aux voisins ou passants de week-end. Plusieurs familles, dans les quartiers périphériques de Bujumbura et des autres provinces, ont recours à ce petit commerce de boissons pour subvenir à la scolarité de leurs enfants. Cependant, ces genres de commerce cachent des comportements nocturnes qui ne correspondent pas toujours à la réalité du jour  : les infidélités, connues par l’un des conjoints, se commettent dans ces maisons ; d’ailleurs, il n’est pas rare qu’une femme, qui tient la vente des boissons, soit la maîtresse de ses nombreux clients qui fréquentent sa maison afin d’assurer une clientèle régulière. Et les conjoints s’accommodent à ces comportements déviants, surtout quand c’est la femme qui assure le financement des besoins de ménages.

Beaucoup de viols, au sens vrai du terme, rapport sexuels forcés et des relations sexuelles avec consentement, se commettent dans ces lieux des boissons et les jeunes folles s’en accommodent surtout quand elles sont moins instruites. Il arrive souvent que la mère propose à ses clients les faveurs de ses filles, toujours pour assurer sa clientèle. Dans la ville de Bujumbura, les provinces de Gitega, Ngozi, jusqu’à Bururi, ces maisons servant de débit des boissons pullulent partout et se transforment souvent en bordel pendant la nuit. Le terme de tournante, utilisé souvent dans les pays occidentaux, est de mise dans ce pays. Il n’est pas rare de voir une femme couchée par plusieurs hommes à tour de rôle et souvent avec consentement. Les fonctionnaires de l’Etat, ouvriers de bâtiments, les chauffeurs revenant du travail, profitent d’un crochet dans ces maisons de boissons pour prendre un verre et profiter des largesses des vendeuses ou même de la femme de la maison et ça se passe de tout commentaire. Il est d’ailleurs rare que les voisins sachent que la femme ou ses filles sortent avec telles ou telles personnes puisque ces dernières sont considérées comme des clients et rien de plus.

Dans ces maisons, tout le monde couche avec tout le monde et le secret reste de mise aussi longtemps que les filles ne conçoivent pas ou n’attrapent le sida. Les frères et cousins du jour deviennent amants et maris de la nuit, les oncles et parents du jour se transforment en clients de nuit. Dans les quartiers huppés de la capitale, les débits de boissons existent au sein même des maisons et villas de Bujumbura. Si la femme ou les filles ne s’offrent pas aussi facilement à leurs clients, il existe ce qu’on peut appeler « une prostitution de luxe » où on ne couche pas avec n’importe qui et où les clients sont soigneusement sélectionnés. Parmi les clients de ces maisons, le personnel local et aussi étranger des Nations unies et des différentes organisations non gouvernementales, les fonctionnaires de l’Etat et des entreprises privées. Les faveurs sexuelles sont octroyées pendant les nuits pour espérer trouver un emploi dans une organisation internationale. Ces endroits sont biens aménagés et construits pour faciliter les intimités entre les clients et le personnel de la maison. Il n’est pas rare de remarquer que l’une ou l’autre fille de la maison devienne standardiste ou secrétaire dans une organisation internationale ou une société privée de la place.

La fille burundaise à l’instar d’une fille rwandaise, considérées comme l’une des filles les plus belles d’Afrique, se caractérisent par une grande légèreté sexuelle, selon leurs compatriotes burundais et le sexe sert plus comme un tremplin ou une voie de survie plutôt qu’un acte d’amour. Ces filles, de nature douce et parfois sans histoire, se révèlent être de véritables travailleuses du sexe pendant la nuit et tombent souvent dans les panneaux de leurs frères, cousins et voisins, et n’osent rien dire.

Au Burundi, les gens disent que « quand une fille dit non, dis-toi qu’elle t’a dit oui ». Et à force de tomber dans le piège de leurs bourreaux, on finit par s’accommoder et accepter les faits. Selon les dires des habitants de ce pays, il ne faut jamais s’attendre à ce qu’une fille te dise oui, puisqu’elle ne le dira jamais. C’est à toi de foncer pour y arriver et ça marche toujours. Et c’est une réalité difficilement compréhensible sous d’autres cieux. Les coutumes, les schémas sociaux, les mauvaises conditions de vie, font que les femmes sont les substituts, les suppléants des hommes et répondent facilement à toutes les avances des hommes sans aucun remords. Ça s’est toujours passé ainsi dans ce pays où le taux de prévalence au VIH/sida ne cesse d’augmenter malgré les fonds importants alloués par les organisations internationales pour combattre cette maladie.

A force d’attendre et de focaliser toute l’attention sur le sexe et de la supériorité de l’homme sur la femme, les relations sexuelles sont devenues une chose plus que banale et le sexe peut être octroyé à n’importe quel arrivant et passant pourvu qu’il ne l’emporte pas. L’acte de pénétration ne constitue pas une possession puisque le sexe restera toujours la propriété de la femme, dit-on. Des vulgarités, tournées autour du sexe et la place de la femme dans la société burundaise, contribuent à banaliser l’acte sexuel dans toutes les provinces du pays et font de nombreux victimes dans la population féminine. Quand les hommes confirment que leurs femmes aiment ça et que ces dernières ne réagissent pas, tous les abus et excès sont permis pour profiter des largesses de beaucoup des filles qui sont souvent les premières victimes de la contamination au VIH/sida et autres maladie sexuellement transmissibles.


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48 réactions à cet article


  • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 26 novembre 2007 10:29

    Je vois qu’on a laissé passer beaucoup de fautes dans cet article. smiley Il est certes intéressant, néanmoins j’aurais préféré qu’il soit axé sur les MST et en particulier le SIDA. Les gens semblent oublier qu’il n’existe aucun vaccin contre le SIDA. C’est flippant tout de même. smiley


    • Halman Halman 26 novembre 2007 10:38

      Et ne croyez surtout pas qu’en France ce n’est pas pareil.

      Chacun se dit « oh mon dieu pas de ça chez nous ».

      J’ai fais un stage dans un centre de dépistage du sida à Paris il y a 12 ans.

      J’en ai encore la nausée.

      Si vous saviez à quel point toute la belle faune bourgeoise et estudiantine s’y retrouve...

      Chose curieuse, jamais d’ouvriers, de smicards. Toujours une certaine bourgeoisie qu’on aurait qualifiés de notables il y a encore un siècle.

      La salle d’attente remplie jusqu’à 19 heures tous les jours.

      Des centaines de numéros de cartes anomymes distribués par semaine. Remplies des informations que les gens voulaient bien donner, tamponnées, datées, numérotées par mes soins derrière mon guichet.

      Rencontres de boites de nuits furtives et non prévues, épouses contaminées par leurs maris follatrants (les drames qui en découlent), aventures d’étudiants qui prennent un rendez vous angoissés qui s’évanouissent quand on leur annonce un résultat heureusement négatif, que l’on doit remonter à coup de jus de fruit ou de café.

      Certains, peut être par provocation ou totale inconscience, donnant des détails de pratiques sexuelles irrépétables sur un forum, cochant sans rougir la case « plusieurs partenaires dans la même soirée ».

      Et encore, ce n’est qu’une infime partie, ce ne sont que les rares qui ont le courage de faire la démarche.

      Dans mon hôpital, le nombre de jeunes femmes mariées qui sont mortes du sida, contaminées par un mari qui ne peut s’empécher d’aller trainer avec n’importe qui une ou deux fois par semaine, est bien plus courant que les gens s’imaginent.

      Quand aux neuneux qui sont persuadés qu’on les a vaccinés contre le sida parce qu’on leur a fait une prise de sang, qui sortent souriants du cabinet du médecin nous disant qu’ils ont la bénédiction de pouvoir continuer à « draguer » jusqu’au prochain rendez vous dans 10 semaines. Véridique. Il y en a des comme ça, et pourtant ce sont des gens d’une éducation et d’un niveau culturel impressionnant !

      Et c’est en France, à Paris, en ce moment même.

       smiley


      • Martin Lucas Martin Lucas 26 novembre 2007 11:07

        Article d’ayatollah destiné à diffuser la haine du sexe.

        On se croirait aux temps de l’inquisition. Un petit discours moralisateur, quelques poncifs, et une « image sainte » montrant un christ mourant.

        Ce qui tue avant tout le Burundi, c’est la pauvreté, la malnutrition, le manque d’hygiène.

        Les statistiques de mortalité générale ne suivent pas celles des morts du sida (dont les « estimations » prêtent à rire, sachant qu’elles ne sont pas basées sur des tests mais sur des symptômes de maladies opportunistes).

        http://www.indexmundi.com/fr/burundi/

        Quant à la question du viol, car il s’agit bien de viol, sans vouloir prôner l’ingérence, il faut apprendre aux filles à se défendre et aux hommes le respect de tous, là il y a un véritable chantier éducatif. Cependant, il faut noter que la notion de viol a à voir avec celle d’intimité, de domaine privé (les « parties honteuses ») qui nous est inculquée en occident.

        Si effectivement la pénétration n’est pas ressentie par les femmes du Burundi comme une possession ou une invasion, en sont-elles vraiment traumatisées ?

        Ces questions, culturelles doivent être débattues et abordées avec les intéressé(e)s et non par au dessus, comme vous venez de le faire, en jugeant les moeurs d’une population.


        • Internaute Internaute 26 novembre 2007 11:35

          « Ce qui tue avant tout le Burundi, c’est la pauvreté, la malnutrition, le manque d’hygiène. »...

          ... et sous-entendu, c’est la faute à l’occident.

          Ils ont assez de terre pour cultiver et se nourrir. Rien ne les empêche d’être propres et d’assurer eux-même leur hygiène. Ceci dit, je suis d’accord sur un point. S’ils veulent se comporter comme des animaux et aiment le Sida, nous devons respecter leur culture.

          Ce qui devient gênant et qu’on sent trés bien dans les commentaires qu’ils faudrait faire quelque-chose, par exemple les acceuillir en France et leur donner notre nationalité. Merci, on a déjà donné. Que ceux qui veulent faire quelque-chose aillent eux-même au Burundi éduquer ces braves gens mais qu’ils ne demandent pas à leurs voisins de supporter le coût de ces lubies.


        • Makan 26 novembre 2007 17:12

          @Internaute,

          « Ce qui devient gênant et qu’on sent trés bien dans les commentaires qu’ils faudrait faire quelque-chose, par exemple les acceuillir en France et leur donner notre nationalité. Merci, on a déjà donné. »

          Il y a effectivement un appel au secours déguisé dans cet article mais les mendiants ne sont pas ceux que vous soupçonnez. Le mendiant, c’est l’auteur lui-même.

          Ce genre de personne, vivant sans doute aux crochets des Européens, passe son temps à dénigrer ses frères Africains pour bien se faire voir, du moins l’espère-t-il.

          Les Burundais n’ont rien demandé.


        • masuyer masuyer 26 novembre 2007 22:08

          « Ceci dit, je suis d’accord sur un point. S’ils veulent se comporter comme des animaux et aiment le Sida, nous devons respecter leur culture. »

          Moi je suis d’accord sur un autre, si Internaute vaut se vautrer dans la bêtise la plus crasse, nous devons respecter son inculture et sa connerie profonde.


        • Halman Halman 26 novembre 2007 11:22

          « il faut apprendre aux filles à se défendre et aux hommes le respect de tous ».

          La belle utopie.

          Déjà que chez nous ce n’est loin d’être si évident.

          Le nombre de maris ne comprennant pas que leurs épousent se refusent quand elles sont épuisées ou parce qu’elles en on tout simplement marre et qui les prennent de force quand même est édifiant.

          Dans notre bonne société bien pensante bien éduquée, on commence seulement à parler du viol conjugal.

          La bonne société française devrait balayer devant sa porte avant de faire la morale ailleur.


          • Martin Lucas Martin Lucas 26 novembre 2007 11:48

            Sans idéal (ou utopie, comme vous le dites), on ne sait pas vers quoi on tend, et vers où on va.

            D’autre part je ne me suis pas permis de donner des leçons aux Burundais(es), au contraire, je pense que c’est à eux de décortiquer ces situations, et de trouver leur définition du viol.


          • invisible man invisible man 26 novembre 2007 11:29

            Le bonobo aurait-il fait des émules ? Il y a encore quelques cours à prendre cependant : http://www.green-is-beautiful.com.fr/on-a-tous-quelque-chose-en-nous-de.html


            • LE CHAT LE CHAT 26 novembre 2007 13:15

              ce qui manque à cet article , c’est un florilège des meilleurs proverbes burundais , qu’on s’éclate un peu , comme avec ceux de cette grande vedette là http://www.grioo.com/opinion350.html


              • fabien cishahayo 26 novembre 2007 13:40

                Chers lecteurs et chères lectrices d’agoravox

                Je dois d’abord avouer que je suis burundais et que mon commentaire doit être lu en référence à ces origines, même si, du moins je l’espère, elles ne coloreront pas mon commentaire

                Je dois aussi confesser que cela fait 15 ans que j’ai quitté mon pays et que je n’y suis pas retourné, en raison de la guerre qui le déchirait et qui a décimé une grande partie de ma famille. Mais le pays que décrit l’auteur de cet article n’est pas le mien, et surtout la caricature est tellement énorme que je ne peux m’empêcher de penser à Talleyrand qui disait que tout ce qui est exagéré est insignifiant

                Commençons par le commencement, c’est-à-dire par le juron - Ndakenda mama. Niquer sa mère - autrement dit commettre l’inceste, est tabou comme dans toutes les cultures - demandez à Sigmund Freud. Au Burundi, nous jurons - « ndakenda mama » pour signifier que nous respecterons la parole donnée. Nous disons aussi ndakenda mwishwanje - que je nique ma nièce si je ne respecte pas cet engagement. Cela ne traduit donc pas la lubricité des Burundais, mais souligne la dimension sacrée de la promesse. Puissé-je niquer ma mère si je ne respecte pas cet engagement ! L’auteur de cet article avait besoin de cette traduction culturelle qui lui a échappé, parce que, apparemment il avait besoin d’aller vite en besogne pour décrire sa Sodome et Gomorre découverte au bord du lac Tanganyika.

                La deuxième remarque qui me vient à l’esprit en lisant cet article m’est inspirée par La Peste d’Albert Camus. Je me souviens de ce père jésuite, le Père Paneloux, qui, du haut de la chaire de vérité, condamnait sur un ton péremptoire les habitants d’Oran décimés par la Peste : « Mes frères, vous êtes dans le malheur, mes frères, vous l’avez mérité ». Devant le spectacle de la mort d’un bébé, le père Paneloux sera bien obligé de ranger ses convictions théologiques, pour reconnaître que la souffrance de cet innocent, qui s’est éteint après une longue agonie, n’était pas méritée.

                Le Burundi est décimé par le SIDA et tente de sortir d’une guerre meurtrière qui a fait des centaines de milliers de victimes. Les affres de la guerre civile ont elles influencé négativement les moeurs ? Assurément, surtout que des casques bleus sont passés par là et que, l’appât de quelques dollars a pu jeter dans les pattes de certains d’entre eux, dont la moralité est élastique, des jeunes filles que la faim tenaillait.L’offre a suivi la demande.(Au Congo, il y a une centaine de procès à ce sujet)Par ailleurs, la guerre, avec son cortège de souffrances, dont la hantise permanente de la mort, a pu changer les moeurs - Éros et Thanatos ont toujours été associés.Il n’y a pas de doute que la prostitution a augmenté, comme dans tous les pays qui traversent des périodes difficiles de leur histoire.Mais tous les domiciles sont-ils des lieux de prostitution ? Toutes les femmes,mariées ou non, sont-elles des prostituées.

                Mais la société burundaise est-elle aussi lubrique que ce que nous décrit l’auteur de l’article, sûrement après un court séjour au Burundi ? Je souhaite aux lecteurs du site agoravox de lire des ouvrages de sociologie, d’histoire, d’anthropologie, etc. sur le Burundi, au lieu de se fier à des articles aussi légers et aussi caricaturaux sur le pays. Les Burundais, comme tous les humains, descendent du singe, mais ils ne sont pas si proches, sexuellement parlant, de nos cousins bonobos. Et le pays n’est pas ce paradis des touristes sexuels que semble décrire l’auteur de l’article et qui apparemment fait aussi le bonheur des fonctionnaires internationaux, des employés des ONG, et des visiteurs de passage. Le pays est-il devenu un immense bordel à ciel ouvert ? C’est à peine si l’auteur ne nous a pas dit que même les couvents des bonnes soeurs sont devenus des bordels ! Je me demande comment tous ces frères humains qui nous aident à enrayer la pandémie recevraient un tableau aussi dramatique et aussi déprimant...

                J’aimerais rappeler que j’ai quitté ce pays depuis 15 ans, mais que, vous vous en doutez, il ne m’a jamais quitté.Je suis régulièrement tout ce qui se passe au pays, j’écoute ceux qui en viennent, qu’ils soient burundais ou étrangers et je n’ai jamais eu vent de cette métamorphose de ma terre natale en immense bordel.Le sexe fait vendre et l’auteur a sûrement voulu accentuer le trait pour être lu du plus grand nombre de personnes possible. Je connais des tabloïds qui fonctionnent comme cela et qui se font des millions, parce qu’il y a des citoyens qui aiment la presse de caniveau

                Enfin, j’ai souvenance que, dans mon pays, les femmes congolaises avaient la réputation d’être particulièrement lubriques - umushikazi - la femme mushi - un groupe ethnique congolais - était chez nous synonyme de prostituée. Mais il ne faut pas répondre aux clichés de l’auteur en lui balançant d’autres clichés à la figure.

                Un accro à Agoravox

                Fabien Cishahayo Prof, Université de Sudbury, Ontario Canada


                • snoopy86 26 novembre 2007 17:43

                  @ Fabien

                  Excellent commentaire

                  Vous citez le père Paneloux

                  L’auteur lui se réfère au père Dupanloup

                  http://bmarcore.club.fr/paillardes/P166.htm


                • Dominique 26 novembre 2007 14:12

                  Entre Halman qui utilise l’article pour dénoncer le bourgeois, Martin Lucas qui considère qu’après tout la définition du viol est relative (et secondaire) et Seb59 qui pense qu’ils n’ont qu’à se démerder, il n’y a plus qu’à se flinguer ! La radicalisation est à l’oeuvre, nous devons tous nous modérer.

                  Merci à Fabien dont le commentaire apporte un peu de nuance et d’humanité dans ce champ de déconstruction morale systématique.

                  A lire, sur la situation des femmes victimes de viols au Kivu (Congo) l’article du Figaro de ce jour http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/19/01001-20071119ARTFIG00412-au-kivu-la-barbariea-visage-humain.php


                  • Dominique 26 novembre 2007 14:54

                    Seb, je vous ai connu un peu plus fin, l’article n’implique pas de répondre sur le thème rebattu « ah, ah, c’est pas nous, là hein ? », vous ne croyez pas ?


                    • nephilim 26 novembre 2007 17:04

                      seb vous etes minable c’est le 2em sujet que je lis et vous apparaissez encore une fois avec votre discour formaté du naZionaliste de base. finalement plus vous ecrivez et plus vous me confortez dans l’idée que j’ai de vous celui du bon gros boeuf ; assez gros pour que l’on vous remarque, tellement simplet qu’on en rigole, mais un homme comme vous dans d’autres circonstances un conflit par exemple devient un executant de doctrine dangereuse (je dis executant car l’intellecte ne suivrait pas pour des taches reflechies)j’espere que vous n’etes pas flic^^. je vous souhaite un jour d’etre eclairé par une certaine forme d’intelligence ou a defaut de mourir connement.


                    • tal 26 novembre 2007 15:22

                      @ Tous.

                      Ah ! Qui se cache derrière ce mystérieux Kilosho Barthélemy... smileyAssurément pas un grand ami de l’Afrique, ni de l’homme Africain pour ne pas sombrer dans le cliché ethnique classique. Au début je lisais avec une attention toute particulière ses articles en me disant voila un gars qui dit ce qu’on n’aime pas dire concernant l’Afrique noire, voila un gars qui parle de ce dont ses continentaux n’osent pas parler, voila un gars qui donne un sérieux coup de pied dans la fourmilière des tabous et des interdits propre au politiquement correct concernant l’Afrique noire.

                      Pour résumer, je me disais voilà un gars qui en étalant sans cesse, ce que son continent peut comporter de plus laid, de plus hideux, de plus néfaste , de plus arriéré, effectue une véritable catharsis qui ne peut qu’être salvatrice à terme pour ce malheureux continent. Mais au fil du temps ma vision du personnage a changé. Je fus aidé en cela par quelques Africains que je compte dans mes connaissances. Ils ont su m’éclairer sur certains aspects de la pensée de -Kilosho- cet énigmatique et pour le moins déroutant rédacteur Africain d’Agoravox. smiley

                      En prenant en compte certains détails relevés dans les narrations de cet auteur, et en les rapprochant de la lecture de ces auteurs à succès que sont Yambo Wologuen - « en attendant le vote des bêtes sauvages », Gaston Kelmann -« Je suis noir mais je n’aime pas le manioc », j’ai pris la mesure des intentions de ce rédacteur d’Agoravox. C’est avant tout choquer autant que possible le lecteurs blancs que nous sommes. Il n’est pas fou le bougre, voyant à quel point nous sommes friands de tout ce qui peut conforter l’image que nous nous faisons de l’Homme noir en général, et de l’Africain en particulier, il entend bien surfer sur cette vague là, exploiter à fond le filon quitte a en rajouter.

                      Ses articles n’on aucune autre finalité, que d’accrocher le lecteur en le choquant Au-delà du simple exposé, on set très nettement une volonté de manipulation, un désir de susciter certains types de commentaires... smiley Lisez-le bien et vous comprendrez. Tout ceci ne serait pas bien méchant, s’il n’y avait derrière tout cela quelque chose de bien plus grave car touchant à la manipulation, la même à laquelle se livre constamment notre presse occidentale concernant l’Afrique noire. Je veux pour seul exemple -mais pas l’unique-, un article qu’il avait rédigé il y a quelques mois sur Mugabe l’actuel dirigeant du Zimbabwe. La description du Zimbabwe, faite par ce Congolais -vivant an Suisse !-, smiley smiley m’avait fortement interpellé, tant il recelait d’inexactitudes et de contre vérités, pour ne pas dire de faussetés concernant ce pays. smiley

                      Son passé colonial, son histoire récente et son dirigeant étaient soit occulté soigneusement ou présenté de la manière la plus grossièrement caricaturale. Il se trouve malheureusement pour ce mystérieux narrateur que de par mes activités passées, j’ai eu l’occasion de séjourner dans ce pays en différentes occasions...Tout ce qui était dit dans ce papier, sortait droit de ce que l’on peut lire de pire dans le Figaro ou quelque autre quotidien national du même acabit. Les clichés et poncifs récurrents émaillaient tous ses propos tels que : Economie à la dérive, endettement record, gabegie, corruption, absence de démocratie, bref tous les critères de la mauvaise gouvernance étaient soulignés et devinez quelle en était la cause principale, même unique et essentielle ?...La réforme agraire opérée par le « Tyran » Mugabe, par laquelle il expropriait une poignée (2%) de gros propriétaires blancs qui détenaient plus de (70 % !!!) des terres arables de ce pays ! smiley

                      L’histoire de ce pays qui dans la foulée de Ian Smith marchait à grand pas vers l’instauration d’un régime d’apartheid à l’instauration de la RSA (de jadis), la lutte de ce peuple pour son indépendance, L’impitoyable embargo de la « communauté internationale » qui frappe -encore- ce pays depuis plus de 10 ans et dont pâtissent les populations les plus humbles. Ce pays coupable d’avoir élu démocratiquement son président comporte des avancées positives que notre « rédacteur Congolais » se garde bien de souligner...Notre mystérieux « rédacteur Congolo-Suisse ou Helvético congolais » , s’est par contre ému smiley de la maltraitance subie par 2 ou 3 badauds blancs dans une rue de La capitale il y a quelques années, en omettant soigneusement les violences , brutalités et humiliations quotidiennes auxquelles étaient soumises ses frères de race (qui ne vivent pas en Suisse !...)- durant des décennies de pouvoir blanc.

                      C’est a compter de ce jour que j’ai commencé a réaliser le but véritable que poursuivait cet énigmatique ...Kilosho smiley smiley Barthélemy .Un « petit suisse » blanc dans l’habit d’un noir, ou un « petit noir » dans l’habit d’un blanc...Allez savoir ?!!! Que l’on me passe ce jeu de mot, mais je sors de la crèmerie de mon petit village breton, pour entrer au bistro... smiley

                      Talec.


                      • tal 26 novembre 2007 15:32

                        1000 Xcuses

                        ...« d’un régime d’apartheid à l’instauration de la RSA »

                        Il falait bien sur lire : « ...à l’instar de... » smiley

                        Merci.

                        Talec.


                      • Makan 26 novembre 2007 15:44

                        @tal,

                        Merci beaucoup pour ce commentaire.

                        Une seule remarque : « En attendant le vote des bêtes sauvages » est de Ahmadou Kourouma. Yambo Ouologuem a écrit « Le devoir de violence ».


                      • tal 26 novembre 2007 18:20

                        @ Makan

                        Oui en effet, je voulais bien parler de Kourouma. L’érreur tient au fait que je viens juste de terminer « le devoir de violence » de Ouologuem.

                        PS) J’en profite pour corriger à votre initiative, l’orthographe de son nom

                        Merci encore pour cette petite précision qui a son importance.

                        Bien à vous smiley

                        Talec


                      • Dominique 26 novembre 2007 19:40

                        Si vous voulez discréditer l’auteur, ne parlez pas des « avancées positives » de Mugabé... Il faut quand même une sacrée dose d’aveuglement ou de mauvaise foi pour voir en Mugabé (« élu démocratiquement », à hurler de rire si ce n’était si grave) un dirigeant qui a réalisé une réforme agraire aux effets bénéfiques !


                      • tal 26 novembre 2007 23:15

                        Loin de moi de discréditer l’auteur, je donne quant à moi mon opinion sur un sentiment qui m’occupe depuis un certain temps déja et qui me conforte dans une certaine idée que je me sui fait du personnage au fil de la lecture de ses articles.Du reste je suis loin d’être le seul...en témoigne les remarques de nombre d’intervenants portant sur des écrits précédents dont j’ai gardé trace...Il ne m’intéresse pas de savoir si ce mystérieux Kilosho est un congolais (vivant en Suisse...) ou un Suisse ayant pour livre de chevet Tintin au congo...Je lis désormais (quelquefois) ses articles parce que ce genre de personnage m’intéresse plus particulièrement pour des raisons qui seraient trop longues a exposer sur ce site. Vous pouvez le vérifier dans sa bibliographie d’auteur sur le site Agvx, aucun article de ce mystérieux « CONGOLAIS » vivant en suisse,ont pour dénominateur commun le dénigrement systématique de l’Afrique noire et de l’Homme noir. J’ai mes idées sur ce mystérieuux Suisse congolais ou cogolais suisse, ça me suffit... smiley

                        Maintenant pour en revenir à Mugabe, bien que ce ne soit pas le fil de l’article, ne vous en déplaise cher monsieur, il a été élu et REELU ! démocratiquement, et pour votre gouverne je vous signale que notre pays la France a fait partie de la commission des Nations-Unies chargée de veiller à la régularité de ces élections. Croyez moi Mugabe a vraiment jubilé lors de la proclamation des résultats, en présence de tous les observateurs de l’ONU et de l’Union Européenne qui étaient présents et ont tiré des gueules pas possible !!! smiley Renseignez-vous cher monsieur , mais libre à vous de prendre pour argent content ce que vous lisez dans votre presse quotidienne et vous rassure (tout en formattant votre cervelle...) smiley

                        Talec


                      • tal 26 novembre 2007 23:21

                        Apologize !

                        Il fallait lire

                        ligne 10 : « aucun article de ce mystérieux »CONGOLAIS« vivant en suisse,n’ont pour d’autre dénominateur commun que le dénigrement systématique de l’Afrique noire et de l’Homme noir. »

                        Merci

                        Talec


                      • mide200 26 novembre 2007 15:33

                        Le jour ou ces journalistes dirons un truc positif sur l’Afrique, ça m’etonnerai vraiment. Je me demande comment moi j’ai fait pour vivre pendant 18ans en Afrique que mon père a 67ans et travail encore, que ma maison fait plus de 100m² et que mon père n’est pas corrompu que ma mère a 60ans et en bonne santé, que j’ai des cousins cousine et que tout vas bien dans cet environnement. En fait après analyse. Je me rends compte que les occidentaux ont telement honte de leur passé qu’ils essayent de le justifier. Les partouzes la pedophilie l’homoxesualité, bois de boulongne, les club echangistes, c’est le burundi ? A tt ce qui on commenter ce sujet, la différence entre vous et moi c’est que moi j’ai vecu en afrique je n’ai jamais vu une arme devant moi, je ne sais pas ce que veux dire la famine, je ne l’ai vu ni de proche ni de loin, par contre j’ai eu des ecos comme quoi les journalistes occidentaux pays des individus pour faire des faux temoignages. C’est pourquoi un collegue de travail me disais que l’arche de zoé c’est la faute aux chef de village. Ma reponse a été clair, oui les chefs de village sont venu avec des enfants en france pour les vendre. C’est toujours la faute aux autres. et vous(français) vous êtes des sains irréprochable. victime de l’invasion nazi. Vous avez apportez a mangez au africain, sans vous les af ne seront plus sur terre, je me demande comment ils ont fait ces africains pour vivre avant de rencontrer babylone(le diable blanc). Pigalle amsterdam, les film pornos en tout genre ce sont des africains qui les tournent ? scatologie, sx mm, fs, ce sont les africains ? Vous vous niquer même dehors devant les gens. Qui contrôle mieux sa bite entre white et black ? Soit vous ne savez pas reflechir soit vous êtes de mauvaise volonter.


                        • Dominique 26 novembre 2007 19:49

                          Seb, c’est pas un peu trop facile (même si « sur ce coup-là » on ne peut que vous plusser) ?


                        • Gouverneurdelarosee 26 novembre 2007 16:06

                          Vraiment, M. le Professeur au Canada ! Tout ce que j’ai retenu de votre réaction, c’est une certaine rancoeur envers le peuple congolais (et pas seulement la femme mushi)... parce que l’auteur de l’article est Congolais !!! C’est le genre de pensée qui a fait qu’à une époque, quand des Congolais rencontraient l’un des peuples envahisseurs de son territoire (Burundais, Rwandais et Ougandais) dans un bus ou tram hors Afrique, de violentes disputes s’ensuivaientt pour les causes que l’on devine bien !


                          • Battement d’elle 26 novembre 2007 17:11

                            @ l’auteur

                            Vos écrits et votre style ont quelque chose de précieux et de ridicule.... j’en ai pleuré de rire !!

                            « et le sexe peut être octroyé à n’importe quel arrivant et passant pourvu qu’il ne l’emporte pas. »

                            ’’Le Burundais, un personnage discret, distant, peut-être timide, mais en apparence, durant la journée, on dirait un sociétaire du Vatican : tout calme, chacun de ses gestes sont faits avec attention et méticulosité, mais à la tombée de la nuit, tout devient différent. ’’

                            ’’le sexe devient un bien de consommation courante et non un tabou’’

                            ’’Beaucoup de viols, au sens vrai du terme’’

                            ’’Le terme de tournante, utilisé souvent dans les pays occidentaux, est de mise dans ce pays’’


                            • jean 26 novembre 2007 17:24

                              J’ai pas le temps de commenter longuemment cet article, du reste ça vaut pas la peine. Je suis burundais, j’ai de la famille, des amis au Burundi et dans la diaspora avec qui je partage les mêmes moeurs et les mêmes valeurs. Je ne sais quel échantillon a analysé ce journaliste, mais « le burundais » et « la fille burundaise » dont parle ce monsieur avec une si grande légèreté n’existe que dans son imagination. Alors mon seul commentaire est que cet article est un « chiffon de papier du début à la fin », injurieux envers le peuple burundais et sans aucune honnêteté intellectuelle. Tout ce qu’on peut conseiller à l’auteur c’est de l’enlever du site et de s’occuper désormais des peuples qu’il peut cerner.


                              • Pie 3,14 26 novembre 2007 20:12

                                Un bien mauvais article, n’est pas anthropologue qui veut.

                                On ne voit pas où l’auteur veut en venir, le ton est moralisateur, dépréciatif et ampoulé.

                                Merci au prof burundais du Canada d’avoir remis les pendules à l’heure et l’auteur à sa place.


                              • janequin 26 novembre 2007 22:38

                                Et voilà le racisme latent de nombre de « leucos » qui sourd à nouveau sous le prétexte d’informer nos concitoyens sur les dangers du sida. Image à l’appui bien sûr. Le sexe en Afrique est assimilé à la maladie, sans d’ailleurs qu’on ait pris la peine de se renseigner sur l’exactitude des propos rapportés.

                                (un dictionnaire grec vous renseignera sur le terme leukos)

                                « Leuco » moi-même, j’ai parfois honte de l’être. Et là, je suis atterré ! Tout d’abord, si on se réfère aux études faites par Durex lui-même, les moeurs sexuelles des africains sont bien plus sages que les nôtres. Ensuite, selon le gouvernement américain lui-même, le taux de mortalité en 2007 est de 13 pour mille au Burundi :

                                http://www.census.gov/ipc/www/idb/country/byportal.html

                                le même que celui de la Hongrie

                                http://www.census.gov/ipc/www/idb/country/huportal.html

                                Le taux de croissance de la population est de 3,6% par an, un des plus élevé de la planète, et la prévalence du VIH est de l’ordre de 3% pour la population entière.

                                http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_du_Burundi

                                (6% chez les adultes qui représentent 51% de la population)

                                Mettre cette maladie sur le dos des africains, c’est vraiment faire preuve d’une lâcheté incroyable : on se défausse de ses propres responsabilités sur des personnes dont on sait qu’ils ne seront pas défendus. Mais cette attitude est confortée par nombre de « scientifiques » qui voient l’origine du sida dans des rapports zoophiles. Honte à eux !

                                C’est à ce point vrai que lorsque des chefs d’état africains acquièrent une stature qui peut leur permettre de libérer leur pays de la tutelle occidentale, les instances internationales les contrent.

                                Il en est ainsi du Thabo Mbeki, auquel on assène des chiffres astronomiques de séropositivité pour son pays, alors que les données qui en découlent, et sont exposées par les gouvernements occidentaux, sont en contradiction avec la réalité sur le terrain.

                                Ainsi, le population de l’AdS estimée à partir de la prévalence présumée par les instances internationales atteint 44 Millions en 2007, avec un taux de croissance annuel négatif, alors que les études de terrain montrent une population de 48,5 Millions et un taux de croissance de près de 1%.

                                http://www.census.gov/ipc/www/idb/country/sfportal.html

                                http://www.statssa.gov.za/Publications/CS2007Basic/CS2007Basic.pdf

                                Il est vrai que l’ONUSIDA est en train de revoir ses estimations mondiales à la baisse (-20%), mais cette bonne nouvelle n’a apparemment pas ému les médias français, alors qu’une augmentation de ne serait-ce que 2% aurait fait la une de nos bons journaux nationaux. Décidément, on n’aime pas les bonnes nouvelles en France.

                                http://data.unaids.org/pub/EPISlides/2007/2007_epiupdate_en.pdf

                                Dans ce document, on constate même que la mortalité due au sida a chuté de 40% en un an en Afrique.

                                Alors, insister lourdement sur le comportement des africains me semble totalement déplacé, voire nauséabond.


                                • Vanini 27 novembre 2007 11:05

                                  En fait c’est un peu désolant de constater que les gens jusqu’à présent considère le sexe comme une chose banale malgré toutes ces maladies.


                                  • James Baado 27 novembre 2007 23:34

                                    Je voudrais seulement dire que le Congolais, Mr. Kilosho Barthelemy, a peut etre sejourne a Bujumbura. Mais, que le Congolais ne connait ni le Burundi, ni les Barundi, ni la culture Burundaise ou ni la langue Kirundi. Il pourrait avoir profiter du desordre et de l’insecurite durant les annees de la guerre et viole une ou plusieures femmes pendant ses sejours a Bujumbura, mais cela n’indique que les Burundais aiment les viols.

                                    Il vaut mieux faire une bonne investigation et connaitre bien celui que vous jugez avant de presenter votre jugement Mr. Kilosho ! Le mot kirundi « ndakenda » vient du verbe Kirundi « Kwenda » qui signifie « Prendre »(tradiction directe en Francais) n’a rien de tabou comme tu le pense !!! Je dis bien : ce n’est pas un mot tabou ! Ce n’est que quant il est utiliser dans des expressions comme dans des proverbes ou pour jurer que ca change de sens et le mot devient « niquer », comme tu l’aimes !

                                    Sorry Mr. Kilosho, you don’t know anything in burundi ! Talk about Congo you know better, but not Burundi because you seem to be lost in your judgements.

                                    I am a pure Burundis, not a Congolis : James


                                    • Agata 28 novembre 2007 07:08

                                      Je viens de lire l’article « une population accro au sexe malgré les apparences » de sieur Kirosho et j’en suis choquée. Je suis burundaise d’une cinquantaine d’années ; j’ai exercé le métier de commerce de boissons dans ma vie ; j’ai une maitrise en sciences physiques et je vis aux Etats unis d’Amérique. On peut à la limite essayer de comprendre quelque chose chez Kirosho à travers cet article : il n’est pas burundais ; car, le burundais ne pense pas au sexe quand il entend ou prononce le juron « ndakenda mama » ; peut - être Kirosho a-t-il fait une traduction littérale du juron en tant qu’étranger par méconnaissance insuffisante de la langue Kirundi. En tant que femme burundaise, je me suis sentie blessée et injuriée et je le suis toujours ; Monsieur Kirosho ne s’est pas donnée la peine d’étayer ses dires par une preuve quelconque. En lisant cet article, on peut conclure que toutes les femmes burundaises, qui ont vendu et/ou qui vendent des boissons, sont « discrètement prostituées ». Quelle injure pour le femme burundaise qui se bat sans relache tous les jours pour nourrir la famille avec dévouement et abnégation !!! comprenez moi, je ne suis pas entrain de nier qu’il n’y ait pas l’une ou l’autre burundaise qui ait adopté ce comportement que décrit Kirosho, comme il y en a partout dans le monde. Mais de grâce, elles sont de loin plus nombreuses celles qui exercent ce métier avec un comportement exemplaire. D’accord que nous sommes au temps de mondialisation « économique », mais de là à globaliser les comportements humains, j’estime qu’il y a beaucoup de pas franchi vers l’abus. Après avoir lu cet article, je me suis intéressée au site agoravox car il se fait que malheureusement, c’était la première fois que je le consultais ; surprise fut la mienne de constater que ce site a une très bonne ligne éditorialiste qui s’inscrit en faux contre la globalisation, que les articles écrits par les « rédacteurs » sont vérifiés par un « comité de rédaction » ; je me demande si vraiment ce comité a eu suffisamment de temps pour vérifier le contenu de cet article. Il est vrai que le Burundi est rongé par plusieurs maux ( pauvreté économique, jeunesse démocratique, instabilité politique,...) ; faut-il en rajouter avec une diabolisation de toute la gent féminine ? Je me suis posée plus d’une questions après avoir lu cet article :
                                       Quel est l’objectif réel de Monsieur Kirosho ?
                                       Qu’attend la Ministre Burundaise en charge des questions des femmes pour dénoncer ce genre d’insultes ?
                                       Quel est l’objectif du site en acceptant de publier un tel article ?
                                       Monsieur Kirosho peut -il donner les preuves de ce qu’il affirme ? J’espère que les burundaises auront droit aux excuses de la part de Monsieur Kirosho, ainsi qu’au rectificatif. Les femmes burundaises sont en droit de porter plainte Agathe Nkengurutse

                                      N.B. Je vous demande de publier ce commentaire,et je ne vous demande pas de cacher mon nom


                                      • cbukate 13 février 2009 14:54

                                        Vous avez tout à fait raison. Je suis burundaise également, chercheur en France et j’ai lu il y a un moment cet article. Bien que n’yant pas vécu dans ce pays, j’en parle la langue et mes parents ont gardé un lien très fort avec les burundais de l’étranger. Je me suis sentie vraiment insultée par l’article de cet homme qui se permet de généraliser en mettant tout le monde dans le même panier.
                                        Je prie donc ce monsieur de bien vouloir étayer ces arguments et de présenter ses excuses à nous autres femmes burundaises qui nous réveillons à l’aube pour ganger honnêtement notre pain !!
                                        Les femmes burundaises vendeuses de boissons sont-elles des prostituées ? Ce monsieur semble avoir une vision archaïque de certains hommes africains qui consièrent encore que la place de la femme c’est derrière les fourneaux et non derrière un comptoir de boissons.
                                        Y a-t-il des femmes prostituées au Burundi ? Bien sûr, mais pas plus que dans d’autres pays du monde.

                                        Je vous prie donc monsieur de bienvouloir avoir une attitude méthodique dans la rédaction de vos articles.


                                      • Eric 28 novembre 2007 17:27

                                        D’entrée de jeu,je voudrais dire que l’article auquel je réagis a attiré mon attention,non pas que j’ai eu la joie en le lisant,mais que j’ai eu une grande amertume de lire un article si diffamatoire.J’utilise le terme « diffamatoire » car il est utilisé dans les conditions de refus de tout article à poster au forum AGORAVOX.En effet,l’équipe de rédaction du Forum précise :« N’hésitez pas à signaler tout abus...pour nous indiquer tout contenu diffamatoire,injurieux,commercial,raciste,... ». L’article concerné est un article plus que diffamatoire et injurieux,et aucun adjectif francais ne peut qualifier ce genre d’article. Deux points ont attiré mon attention : L’image qui accompagne l’article et la diffamation globalisante de tout un peuple. On ne doit pas être artiste pour savoir l’efficacité d’une image,une photo,un dessin dans la transmission d’une information.Ici,qu’il suffise de nous rappeler les problèmes qui ont été causés par l’image du Prophète Mahomet carucaturée par un journaliste Danois,ou bien les remous causés par la caricature de Jesus-Christ en Australie très récemment.Tout ceci pour dire que l’image joue un grand rôle dans la transmission d’un message. D’après l’auteur de l’article,l’image du Burundi ou des Burundais(es) est celle qu’il a mise en accompagnement de son article. Quel objectif a-t-il en insultant de la manière tout un peuple ! Sans toutefois tomber dans les mêmes mesquineries que les siennes,est-ce qu’il existe un(e) pire prostitué(e) que celui ou celle qui s’adonne à une prostitution verbale ou sous forme d’articles injurieux et intempestifs pour avoir le pain quotidien !Je laisse le soin au lecteur de juger lui- même. Quant à la globalisation que le Burundi est un peuple de prostitués(car d’après l’auteur de l’article,toutes les classes sociales burundaises s’adonnent à cette prostitution),il serait au moins humble de ne pas parler du peuple burundais tout entier,mais peut-être de la jeune fille qu’il aurait courtisée en vain.En effet,à voir l’acharnement qu’il a mis dans la rédaction d’un article sans référence aucune(malhonnêteté intellectuelle oblige),il est bien clair qu’il s’adonne à une certaine vendetta qui est l’arme des faibles en mal d’arguments convaincants. Je demanderais aux hommes/femmes intègres qui forment l’équipe de la rédaction du forum de bloquer l’accès à ce genre d’articles non seulement injurieux,mais aussi qui reflètent l’image d’une coquille vide.

                                        Eric,un Burundais choqué par l’article.


                                        • tal 1er décembre 2007 10:49

                                          « Je demanderais aux hommes/femmes intègres qui forment l’équipe de la rédaction du forum de bloquer l’accès à ce genre d’articles »

                                           !!! smiley

                                          Vous pouvez toujours courir, vous connaissez mal Agoravox

                                          Tout ce qui peut contribuer a dénigrer, rabaisser ,en un mot salir l’Afrique noire serait même plutôt bien venu sur ce média. Car dans le cas bien particulier de l’Afrique, ce genre d’article releve de la liberté d’expréssion

                                          Q’on se le dise ! smiley


                                        • Dalziel 1er décembre 2007 10:38

                                          Beaucoup plus sérieusement que tout ce qui précède : mais qui donc se soucie de ce qu’il se passe, ou ne passe pas, au Burundi ?


                                          • Ikirezi 1er décembre 2007 14:14

                                            Je suis une jeune Burundaise et y vis depuis ma naissance. Pour dire que je connais intimement mon pays et sa culture. Je lis souvent beaucoup d’inepties que ce soit sur le net ou ailleurs mais je n’ai jamais vu un prétendu « journaliste -analyste -correspondant d’Afrique » comme se qualifie ce Kilosho, publier des bourdes à de telles ampleurs ! qu’il aille à l’école du journalisme apprendre comment on fait des enquêtes comment analyser une information , comment faire une analyse ...etc. Car en lisant cet article, je constate que ce pauvre Kilosho n’a absolument rien compris sur la culture Burundaise. Tout simplement Monsieur KILOSHO, vos inepties sont tellement ridicules que vous en deveniez beaucoup plus ! Je conseille à tous les internautes étrangers qui liront ce article de ne pas croire un mot de ces infamies, mais surtout d’aller chercher dans les livres d’histoires ce qui fait réellement l’essence de la culuture Burundaise . Merci


                                            • Kilosho Barthélemy Kilosho Barthélemy 1er décembre 2007 16:56

                                              Je remercie tout le monde pour les commentaires effectués sur mon article, apparemment dérangeant pour une grande partie des Lecteurs burundais de Agoravox. Et pourtant, je n’ai fait que informer de la situation de prostitution cachée ou peu connue des intervenants. Une prostitution plus ou moins permise tant qu’elle permette à ces filles de subsister.

                                              Cet article, au lieu de créer des polémques, devrait ouvrir peut-être un débat sur la problématique de la prostitution dans beaucoup de pays africains qui ont connu les guerres avec toutes ses cohortes des malheurs et éviter sûrement de s’attaquer directement à la personne rédactrice de ce présent article.

                                              C’est vrai que le processus démocratique, imparfait soit-il, avait grandement apporter de sérieux changements au niveau de comportement des burundais,gens respectables, dont la culture du secret est connue de tous.« On ne peut pas parler de n’importe quoi et n’importe où et n’importe comment ». Quant au commentateurs qui prétendent que je présente un tableau toujours noir sur l’Afrique et blanche pour les Blancs ou Européens, c’est vraiment oublier que dans mes analyses et reportages, je distingue toujours deux Afriques noires. Sur toutes mes analyses, un pays est toujours divisé en deux réalités : Celle d’une minorité des gens qui se trouvent au dessus de la mêlée ; au dessus de tous ; notamment les politiques, leurs familles comprises et tous les gens qui gravitent autour afin de béneficier des avantages politiques et économiques : de nombreux hommes d’affaires dont la provenance de leurs biens restent toujours douteuse. Une catégorie qui représente moins de 20% de la population. Ce monde ne m’intéresse pas beaucoup. Il reste une autre catégorie qui inspire une grande partie de mes reportages : C’est l’autre Afrique, une autre partie du pays qui regroupe des gens sans ressources,déboussolés, sans appui et qui se battent jour et nuit pour survivre et dont tous les malheurs du pays, s’abattent sur eux. C’est cette catégorie représentant plus de 70% de la population qui inspirent mes reportages et articles. Tous les maux de l’Afrique, s’abattent d’abords sur ces gens de deuxième catégorie avec peu d’effets collatéraux sur la première catégorie des privilegiés.

                                              Mes articles, bien que diffusés en Europe, s’adressent d’abord aux autorités d’Afrique Centrale, qui ne supportent vraiment pas, de telles informations ou reportages, servant disent-ils, à salir leurs pays. D’ailleurs, ce sont vraiment peu d’Européens qui peuvent se targuer de bien connaître l’Afrique. Ce n’est pas en vivant dans les quartiers riches de Rohero, Kiriri, Kinindo,...du Burundi, qu’on pourrait prétendre connaître ce pays. Ces quartiers reservés aux burundais riches et expatriés Européens ne ressemblent en rien, aux quartiers qui m’intéressent beaucoup notammentt Buyenzi, Kamenge, Cibitoke, Kinama et les zones environnantes qui surplombent la Capitale Bujumbura d’où les villageois passent de nuits entières avec la peur au ventre à cause des incursions des rebelles. Voilà, les gens qui inspirent mes reportages ; les gens qui mènent une vie peu connue des Européens établis dans ce pays et d’autres Burundais vivant dans les quartiers riches.

                                              De même en RD Congo, ce ne sont pas les quatiers chics de Ngaliema, Mbinza, Ma Campagne, Limete, peuplés d’Expatriés Européens et riches politiciens congolais qui m’interessent ;Non. Une infine minorité qui laissent croîre à l’extérieur que les choses marchent. C’est Kingasani, N’Jili, Ngiringiri, ... zones où l’épidémie de paludisme décime des nombreuses personnes, mon champ de travail.

                                              Ce n’est pas aussi les quartiers chics de Kigali ou de Harare qui m’attirent ; ce sont ces quartiers pauvres meconnus des « blancs » exceptés les Prêtres et quelques ONG comme le MSF( Médecins Sans Frontières) , OXFAM...

                                              Je fait les reportages sur ces vies, qui repésentent plus de 70% des populations respectives de ces différents pays précités. On ne fait pas des articles ou reportages pour faire plaisir à qui que ce soit ;non.

                                              Les quelques réalisations jugées positives par une certaine opinion en Afrique, pour des raisons différentes, n’ont d’impact que sur une petite minorité des personnes.

                                              C’est vrai qu’il ne faudrait pas voir tout en noir sur l’Afrique, mais le chemin à parcourir est encore long et semés d’embûches, que seuls les gouvernants africains, peuvent décider d’éclairer, sinon nous continuerons à présenter un tableu noir et toujours noir sur nos pays.

                                              Peut-être que la lecture des situations du pays pour nous qui sommes à l’extérieur, n’est pas en phase avec la réalité en place ; mais beaucoup de gens là bas pensent toujours comme nous bien qu’ils ne peuvent pas le dire toujours à haute voix, par peur de....

                                              Ceux qui cherchent et veulent toujours à me lire, peuvent consulter chaque semaine le site de COVALENCE Genève au www.covalence.ch ou le Magazine d’Amnesty International Suisse, section francophone, Lausanne.

                                              Meilleurs messages

                                              Barthélémy Kilosho Berne Suisse


                                            • boublil 23 juin 2012 12:17

                                              justement Mr Kilosho, les quartiers « Buyenzi, ... » dont vous parlez sont majoritairement peuplés de congolais ! Vous devriez donc vous intéressez à la prostitution congolaise !!!!!!!!!!!!
                                              Je me demande de quel droit vous pouvez insulter tout un peuple en vous basant sur quelques faits qui se sont déroulés dans quelques quartiers de la capitale ! Le Burundi compte 17 provinces y avez-vous été ? Vous osez avancer des chiffres sans avoir fait aucune enquête, je pense que vous n’êtes pas du tout intellectuel en fin de compte !



                                              Une burundaise indignée

                                            • James Baado 1er décembre 2007 21:58

                                              Voila alors, Mr. Kilosho ! C’est vrai que quand tu parles du Burundi, c’est seulement la ville de Bujumbura que tu decris. C’est vrai que la prostitution est tres grande a Bujumbura et surtout depuis le debut de la situation de guerre au Burundi( Le Burundi vie dans la situation de guerre depuis Aout 1988). Mais Bujumbura que tu connais, represent une petite poucentage da la population Burundaise et plus encore, Bujumbura est peuplee des politiciens Burundais et des gens d’affaires etrangers comme vous. La grande population, la majorite des Barundi vivent dans la campagne, dans les montagnes. Et avant la destruction du pays par la guerre et la secheresse, presque chaque famille avait sa bananerais et pouvait faire sa bierre de banana a la maison si elle le voulais. La, il y avait tres peu de primus ou Amstel, parce qu’il n’y avait meme pas de route pour les faire arrive la dans les montagnes ! Oui Mr. Kilosho, ce qui se passe a Bujumbura, c’est a cause des etrangers ! Dans la campagne, il y a presentement plus des cas de viols mais moins de prostitution qu’ a Bujumbura ! Ce n’est pas du tout une bonne situation mais ce que tu racontes sur le Burundi n’est pas vrai. La prostitution et les viols du meme sorte sont en train de se passes a l’Est du congo au meme rytme qu’a Bujumbura presentement ! Merci

                                              James

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