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Cassini

La sonde spatiale Cassini a déjà fait parler d’elle sur SSAFT, lorsqu’elle nous a offert de somptueux clichés de deux satellites de Saturne : Dioné et Rhéa. Envoyée en 1997 (l’année de la sortie de Titanic, c’est pour vous dire v’la l’temps que ça fait… Bigre, je me sens vieux d’un coup…), la sonde est arrivée en orbite autour de la planète qui fait du Hula-Hoop en 2004, après un voyage de 7 ans en jouant au yo-yo gravitationnel autour de notre Terre, Venus et Jupiter. Sur place, ce chef d’œuvre de technologie de pointe, issu de la collaboration étroite du Jet Propulsion Laboratory et de l'Agence spatiale européenne, a commencé une mission d’exploration de 4 ans. En Juin 2008, la sonde étant toujours opérationnelle, on lui fit faire du rab au cours d’une mission de 2 ans appelée Equinoxe. Mais comme le bolide semble toujours coopératif, nous voilà arrivés à la seconde extension de garantie pour une mission appelée Solstice (et où on sent que ceux en charge de trouver ces noms doivent être fans de la série Twilight…). En 7 ans de missions et à l’aide des ces douze instruments scientifiques et 2 caméras, Cassini a récolté un nombre titanesque (pour une sonde qui espionne Titan, c’est un comble…) de données et d’images de ces mondes qui se trouvent à plus d’1 milliard de kilomètres de nous. Elles seront épluchées par une horde de scientifiques à l’affut d’informations qui nous permettront de mieux comprendre les anneaux de Saturne, et la multitude de satellites qui lui font la cour. Mais comme ces images sont du domaine publique, il s’avère que des artistes se sont également mis à les exploiter, pour le plus grand plaisir de nos rétines ! Voici ainsi une première œuvre, signée Chris Abbas, qui a utilisé les images brutes, défauts et saletés compris, ce qui donne un résultat très poétique :

 

CASSINI MISSION from Chris Abbas on Vimeo.


Voici une autre vidéo, réalisée par Stephen van Vuuren cette fois-ci, pour un résultat plus “propre” et colorisé. Il s’agit d’un projet non-lucratif visant à créer un film d’un voyage spatial, format IMAX, à partir d’images réelles. Le résultat, visible sur ce petit extrait, est tout simplement bluffant :

5.6k Saturn Cassini Photographic Animation from stephen v2 on Vimeo.


N’hésitez d’ailleurs pas à participer avec vos petits deniers en faisant une donation pour que le projet devienne un véritable film à voir sur grand écran !

En attendant, délectons-nous de cette dernière image, où 5 mondes Saturniens sont visibles :

5 lunes
Nous apercevons dans ce cliché 5 des 62 lunes qui orbitent la planète annelée : Rhéa domine la scène et sous elle se trouve Dioné qui semble glisser sur les anneaux de Saturne, la fine ligne qui divise la photo. A droite on trouve un petit point blanc, Epiméthée, à droite duquel on voit une quatrième lune, Téthys.
Où se trouve la 5ème lune ? Cliquez donc sur l’image, faites-la apparaitre en grand écran et regardez attentivement les anneaux de Saturne. Vous voyez ce petit granule de lumière un peu plus intense que les autres ? Et bien il s’agit de Prométhée, un satellite patatoïde aux dimensions ridicules, 119 x 87 x 61 km soit à peu près les dimensions de la Corse. Voici d’ailleurs un anaglyphe du bestiau (c’t’a dire les images à effet 3D à regarder avec des lunettes vert/rouge que vous trouverez dans un Science et Vie Junior de votre enfance) :

Prométhée
Prométhée n’emprunte pas que les dimensions de la Corse, mais également le tempérament quelque peu chaotique de ses habitants (Je sens que ce commentaire va avoir l’effet d’une bombe…) : son orbite autour de Saturne la fait interagir avec un de ses anneaux, ce qui crée une perturbation gravitationnelle et attire des particules hors de l’axe de l’anneau :


Comme l’orbite de Prométhée est plus rapide que celle des anneaux de Saturne, le patatoïde perturbe un différent ilot à chacun de ses passages.
Heureusement, une autre lune, Pandora (oui oui, comme dans Avatar…) réalise les même dégâts que Prométhée, mais de l’autre côté de l’anneau. Du coup, l’action de ces deux satellites maintient des bords très marqués de l’anneau. C’est pourquoi on les appelle des lunes bergères

 

Décidemment, l’Astronomie est une science bien poétique.

Liens :
Article Boing Boing
Article Bad Astronomy
Article Laughing Squid


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2 réactions à cet article    


  • Ariane Walter Ariane Walter 6 juin 2011 19:16

    Dommage que les vidéos ne marchent pas sur mon ordi !
    J’adore le monde de l’espace. Quelle merveille que le monde dans lequel nous vivons !
    Quel plaisir, avec votre article, d’échapper à nos petites pourritures...
    merci !


    • Ruut Ruut 7 juin 2011 07:39

      Idem ici les vidéos ne fonctionnent pas.
      Vive l’internet sans normes communes.
      Mais l’espace est le seul espace où le reve perdure.
      Tous le reste est pourris par la politique de l’illusion.

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Taupo

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