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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Cinquième anniversaire de l’École spécialisée de Lhasa

Cinquième anniversaire de l’École spécialisée de Lhasa

Le 26 juillet, l’École spécialisée de Lhasa a fêté son cinquième anniversaire. Le gouvernement central avait investi 4,5 millions de yuans pour la construction de cette école en l’an 2000. Au début, il n’y avait que trois élèves, mais après cinq années de développement, cette école d’éducation spécialisée unique au Tibet dispose de huit classes pour élèves malentendants et d’une classe pour enfants ayant des problèmes de vision. Les dix-huit enseignants professionnels donnent des cours de tibétain, de mathématiques, de lecture, d’écriture, de beaux-arts et de sports à 120 enfants handicapés. Sur le plan de l’enseignement, l’école a pour but de « faire des enfants handicapés des gens pouvant vivre de leur propre travail ». Les enfants handicapés appartenant aux ethnies tibétaine, hui et han ont ainsi l’occasion d’étudier comme des élèves normaux. Ils apprennent aussi à parler et à marcher .

Actuellement, le Tibet possède un système complet d’éducation, 1000 écoles et 500 000 élèves et professeurs.

Une élève a déclaré au journaliste qu’elle avait fait des études à cette école pendant cinq ans par signes

 

Des élèves dansent lors de l’anniversaire de la fondation de l’école.

 

Un enseignant donne un cours à l’aide du langage des signes.

 

 

 

Un élève apprend à coudre à la machine


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  • Association France-Tibet (---.---.160.59) 28 septembre 2005 18:56

    Pourtant, cette année encore, au moins 3 000 Tibétains ont fui le Tibet. Un tiers sont des enfants de moins de 18 ans recherchant une éducation en exil. De nombreux exilés doivent faire l’objet de soins immédiats, et subissent fréquemment des amputations. Un grand nombre meurt en cours de route. Récemment, des Tibétains qui cherchaient à asile au Népal ont été victimes de tirs, ciblé par l’armée chinoise à la frontière. Qu’un aussi grand nombre d’enfant franchisse l’Himalaya pour rejoindre l’Inde ou le Népal est quasiment une preuve du grave problème d’éducation pour les Tibétains au Tibet. Un rapport du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (TCHRD) de 1997 décrit les violations fréquentes et systématiques des droits des enfants tibétains à l’éducation par la République Populaire de Chine. Il est basé sur les interviews, réalisées au printemps 97, de 50 enfants tibétains ayant fui il y a 2 ou 3 ans le Tibet. Il révèle l’imposition de frais d’inscription scolaire prohibitif, la suppression graduelle de la langue et de la culture tibétaines, la discrimination des Tibétains, des leçons d’endoctrinement et des punitions excessivement cruelles. On estime qu’après 1984, en dix ans 6000 à 9000 enfants et jeunes tibétains ont fui le Tibet dans le but d’obtenir une éducation en Inde et au Népal. En signant la Convention des Droits de l’enfant des Nations Unies, la Chine s’est engagée à fournir une éducation aux enfants tibétains. Cependant, un tiers d’entre eux, en âge d’aller à l’école au Tibet, continuent à ne recevoir aucune éducation, alors que seulement 1,5% des enfants chinois ne sont pas scolarisés. Malgré l’exigence par la Convention que l’éducation primaire soit libre et accessible pour tout enfant, 17% seulement des étudiants interviewés qui ont reçu une éducation primaire au Tibet n’ont pas eu à payer aux autorités chinoises les frais d’inscription à l’école primaire. Ces frais d’inscription variaient de 20 à plus de 6000 Yuans par an. Environ 31% des étudiants interviewés ont dû payer plus de 500 Yuans par an de frais d’inscription à l’école primaire, une fortune pour les Tibétains, sans compter les pots-de-vin demandés par les professeurs ou les autorités elles-mêmes. On note aussi la suppression graduelle de la langue tibétaine de l’éducation. En Avril 1997, les autorités officielles de la « Région Autonome du Tibet » ont annoncé que le tibétain ne serait plus la seule langue pour l’éducation dans les écoles primaires. En violation avec la Convention des Droits de L’enfant et la Convention Contre la Torture des Nations Unies dont la Chine est aussi un État Membre, les enfants ont décrit de nombreuses punitions brutales réalisées dans les écoles gérées par l’état chinois au Tibet. Même les étudiants d’école primaire -des enfants entre 6 et 12 ans- étaient battus avec des matraques en caoutchouc, des fouets, des ceintures, des fils électriques, des jambes de chaise, de chaises entières, de bâtons en bambou et d’autres instruments. Un garçon, âgé maintenant de 12 ans, se souvient qu’un étudiant chinois rapporta qu’il l’avait fait tomber à un professeur chinois : "Le professeur mélangea du sable avec des morceaux de verre brisé dans de l’eau. Je dus m’agenouiller pendant une heure sur cette boue. Le verre entailla mes genoux et mes pieds. Cela m’a fait très mal et mes genoux saignaient. Le professeur m’a dit que si je bougeais à cause de la douleur, je devrais m’agenouiller pour un temps encore plus long. Je revis cela dans mes cauchemars encore aujourd’hui... Je suis resté ensuite 4 semaines à l’hôpital à cause de l’infection provoquée par ce traitement. Un autre enfant tibétain avait reçu la même punition... Le verre avait atteint et infecté l’os. A la suite de cela, la jambe du garçon dû être amputée au niveau du genou.« Lobsang Nyandak, directeur du TCHRD a déclaré que »l’avenir des enfants tibétains sera marqué par un manque d’éducation, le non-emploi et l’ignorance de leur propre culture. Cette situation vise deux buts, exclure les Tibétains du pouvoir économique et politique et assimiler totalement la prochaine génération de Tibétains à la Chine." Mais, pire encore, la malnutrition aggrave encore cela.

    LES ENFANTS DU TIBET SOUFFRENT EN SILENCE DE MALNUTRITION QUI CAUSE LA MORT DE BEAUCOUP ET EMPÊCHE LA CROISSANCE DES SURVIVANTS

    Un cri d’alarme avait déjà été lancé en 1995 pour dénoncer la malnutrition au Tibet. Une étude récente effectuée par des médecins américains et tibétains, et publié dans le New England Journal of Medicine du 1er février dernier, montre que la situation est réellement alarmante :la moitié des enfants du Tibet souffrent de retard de croissance, de problèmes médicaux et de retard mental dû à la malnutrition maternelle et infantile. Le journal précise qu’ « il existe un mythe, selon lequel les enfants dont la croissance est retardée sont » petits mais en bonne santé. « C’est un concept qui n’est plus acceptable et qui va à l’encontre des Droits Humains fondamentaux quant à une nourriture appropriée et à l’accès à des soins médicaux, défini dans la convention de l’UNICEF sur les droits de l’enfant. Les médecins ont déclaré : » Notre étude démontre que les enfants tibétains ne sont pas « petits mais en bonne santé », ils présentent des signes cliniques de malnutrition, de maladies sévères et une mortalité élevée. " Les problèmes liés au retard de croissance comprennent un développement ralenti, une intelligence sous la moyenne, des difficultés scolaires et une capacité de travail basse à l’âge adulte. Les conséquences touchent donc la productivité économique. Les femmes, plus petites, ont aussi un risque de complications obstétriques plus élevé. Les études effectuées sur près de 2100 enfants tibétains de moins de 7 ans démontrent que plus de la moitié présentent des signes modérés à sévères de retard de croissance associés à un rachitisme, des lésions cutanées et un abdomen ballonné. Ce sont dans les régions rurales que furent constatés les retards les plus importants. Chaque jour qui passe oblige les enfants du Tibet à supporter une catastrophe silencieuse qui cause la mort d’un grand nombre et entrave la croissance des survivants. Cette catastrophe aura des conséquences négatives sur les futures générations du Peuple du Tibet. Les financiers estiment pourtant que les investissements nationaux pour les jeunes enfants sont très importants et entraînent de fort retour économique. Combien d’études les enfants du Tibet devront-ils supporter avant que ceux qui disposent de ces ressources prennent les décisions économiques et politiques pour signifier que trop c’est trop et qu’il est temps d’améliorer les choses. Cinquante pour cent de malnutrition infantile au Tibet est une fréquence très élevée, comparée aux autres populations, c’est très au-dessus de la moyenne chinoise, en général, qui est de 17%. Pourquoi une telle discrimination ? Dans un but de pillage des ressources et de colonisation du pays !

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