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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Des vers peu solitaires

Des vers peu solitaires

Si l’on mettait sur les plateaux d’une balance virtuelle tous les animaux, hommes y compris, quelle espèce faudrait-il mettre sur l’autre plateau pour faire pencher la balance de l’autre coté ?

Il ne s’agit ni d'éléphants, ni de baleines, ou d’un autre animal imposant, mais tout simplement de tous les vers de terre de la planète : ils sont plus lourds que tous les autres animaux de la planète réunis.

En effet, on en dénombre de 1 à 4 millions à l’hectare, ce qui représente un poids de 1 à 5 tonnes, et pour la seule France, entre 100 et 200 millions de tonnes, représentant 80% de la biomasse animale de la planète. lien

Pour ce laboureur perpétuel, on ne connait pas de défauts, et pourtant on utilise son nom pour qualifier une personne méprisable.

Charles Darwin, en 1881, avait vanté le mérite des vers de terre déclarant « la charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l’homme, mais longtemps avant qu’elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre, et il ne cessera jamais de l’être encore. Il est permis de douter qu’il y ait beaucoup d’autres animaux qui aient joué dans l’histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d’une organisation si inférieure ».

Les lombrics n’ont pas d’organes respiratoires distincts, et ils possèdent 5 à 7 paires de cœurs latéraux, qui reprennent le sang et l’envoient à l’arrière.

Leur tube digestif comprend une bouche et un pharynx qui peut servir de ventouse pour aspirer les aliments, autant que de broyeur pour les triturer, lesquels aliments passent dans le jabot, puis le gésier, pour atteindre en fin de compte l’intestin.

Leur corps est divisé en segments remplis de liquide, avec 2 couches de muscles et sa progression est permise grâce aux petites soies qui le fixent au sol, à mesure qu’il avance. lien

En se déplaçant de bas en haut et inversement, il peut descendre jusqu’à 2 mètres de profondeur, faisant remonter du sous sol les essentiels oligo-éléments, sans toucher ni aux racines, ni aux plantes saines.

Sur le chapitre de la reproduction, chaque ver est à la fois mâle et femelle, et s’il y a bien accouplement, il arrive aussi que la reproduction se fasse par parthénogenèse.

A ce jour, on connait 5000 espèces différentes de vers de terre, au sein de 15 familles, et suivant les espèces, leur taille varie de quelques centimètres à plus de 3 mètres, (vidéo) pour un diamètre de 3 cm comme cette espèce vivant en Australie dans la vallée de Bass River, dans la région de South Gippsland. lien

Comme chacun sait, le lombric se nourrit de nos déchets, et les transforme en compost, faisant le bonheur de nos jardins.

En traversant le tube digestif du ver de terre, la matière dont il se nourrit s’enrichit d’une flore microbienne indispensable à la croissance des plantes.

Au moment ou la couche fertile de la terre se réduit en peau de chagrin, à force de traitements chimiques, d’arrachage de haies, amenant le lessivage des sols, provoquant la disparition de l’humus, il faudrait avoir avec un peu plus de reconnaissance pour les lombrics.

C’est aussi l’occasion d’évoquer le BRF, (Bois Raméal Fragmenté), qui permet de cultiver sans arroser, sans labourer, et favorise la prolifération des vers de terre. lien

Les vers de terre peuvent être aussi une bénédiction pour les archéologues, puisqu’en labourant inlassablement la terre dans tous les sens, ils font parfois remonter à la surface des objets que l’on croyait enfouis à tout jamais.

Le ver de terre nous réserve d’autres surprises, puisque certains les invitent à leur table, tel lien

Cette information soulèvera, on s’en doute, quelque dégout, mais pourtant, si on y réfléchit, ce n’est pas plus insolite que de manger des huitres vivantes, des moules, des escargots ou des grenouilles, d’autant que le lombric est bourré de protéines.

Bob Dolman, s’inspirant d’un best seller dédié aux plus jeunes et signé Thomas Rockwell, (How to eat fried worms) en a même fait un film : « comment manger 10 vers de terre en une journée  ». lien

Ici, la bande annonce du film.

Au moment où près d’un milliard d’humains souffrent de la faim, c’est peut-être le moyen pas cher d’y remédier. lien

D’ailleurs le biologiste entomologiste Juan Antonio Garcia Oviédo, de l’Institut Polytechnique National de Mexico a lancé un plan de lutte contre la malnutrition et propose des tortillas à base d’œufs de fourmis, de vers de terre, ou de scarabées, voire même des barres chocolatées aux grillons.

L’expérience qu’il a mené avec l’école d’un quartier défavorisé a été concluante puisque, d’après le scientifique : « après 6 mois d’alimentation des gamins, nous avons constaté que leur rendement scolaire s’améliorait, qu’ils gagnaient du poids, que leur croissance s’accélérait et qu’ils retrouvaient des couleurs ». lien

Rien de si original dans le fond, puisque avant la colonisation de l’Amérique du Sud, c’était dans la tradition des Indiens du Mexique de consommer des insectes. lien

D’ailleurs l’entomophagie ne se limite pas au Mexique, on mange des insectes dans les 5 continents. lien

Il y a tout de même certaines précautions à prendre, afin de ne pas connaitre quelques problèmes comme cet américain, qui suite à un défi imbécile, qui consistait à avaler un maximum de vers de terre et de cafard, a quitté notre monde. lien

Sur ce lien, un candidat au concours du plus gros mangeur de vers de terre.

Aujourd’hui l’absence de vers de terre, due à la pollution, est compensée à grands tombereaux d’engrais chimiques, lesquels feront encore plus reculer la réapparition des précieux lombrics.

Il y a un autre domaine moins connu qu’il faut mettre au compte de ces précieux laboureurs du sol : des chercheurs ont découvert qu’ils pourraient atténuer les effets des inondations, voire à les éviter.

Comme ils creusent interminablement des galeries en tout sens, celles-ci peuvent absorber en partie les crues des fleuves, créant, par un effet d’éponge, des « zones tampons », ce qui pourrait éviter des catastrophes.

Il faut donc préserver cette richesse que sont les lombrics, et pour ce faire, les chercheurs ont mis au point des digesteurs de déchets pour appartement, lesquels ont été ensemencés de vers de terre, qui vont digérer les déchets, produisant un compost de très bonne qualité, sans dégager la moindre odeur malsaine, mais plutôt un bon parfum de sous bois.

Les vers de terre peuvent aussi rapporter gros, et les entreprises qui se sont tournées vers la lombriculture se multiplient aux 4 coins du continent.

Du Honduras, à la Thaïlande, en passant par les Indes, le Nicaragua, la lombriculture est devenu en quelques temps une précieuse source de revenus.

On pourrait évoquer l’entreprise de Sébastian Ampié, au Nicaragua, qui commençant avec 400 petits grammes de lombrics, qu’ils ont nourris avec du fumier de chèvre, de lapin, et des feuilles, ont récolté 6 mois après 900 kg de lombricompost, et 13 000 lombrics pour un poids de près de 10 kg.

Le temps passé à la lombriculture se limitait à 20 minutes par semaine, et au final, l’entreprise à pu engranger une recette de 173 dollars, sans compter le compost produit.

Sur cette vidéo, une démonstration de composteur de jardin.

En Europe, la ferme du Moutta est l’une des rares fermes lombricoles en Europe à posséder une trieuse de vers qui permet de séparer les vers de leurs substrat, ce qui permet de peser exactement le poids des vers, vendus 14€ les 250 grammes, pour les jardiniers, ou les pêcheurs. lien

Voila qui pourrait donner des envies aux jardiniers amateurs soucieux de préserver l’environnement, et de faire quelques bénéfices facilement. lien

C’est l’occasion d’évoquer la disparition d’un lieu quasi mythique, l’Ecole de Beaujeu, qui en pleine Bourgogne a fait la promotion de l’agriculture biologique, et donc entre autres de la permaculture.

Au-delà des permaculteurs s'y croisaient des phytothérapeutes, des vétérinaires, des agroécologistes, biodynamistes, homéopathes, microbiologistes des sols…

Lieu de vie, mais aussi d’apprentissage de la vie, elle a malheureusement cessé d’exister en 1998, mais, en 15 ans de fonctionnement, elle a fait naître des vocations, qui aux 4 coins de la planète, ont semé à leur tour la petite graine d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

C’était l’objet de 2 émissions sur l’antenne de France Culture, le 25 janvier dernier, dans l’émission « terre à terre », que l’on peut réécouter sur ce lien (1ère partie) et sur ce lien pour la suite.

On peut aussi avec intérêt découvrir un livre qui évoque ce lieu devenu culte : « une agriculture du vivant  » (édition de Fraysse & CEREA), ouvrage collectif préfacé par le grand Pierre Rabhi.

Comme disait mon vieil ami africain : « cultiver son lopin de terre, si petit soit-il, est un acte politique, c’est un acte de résistance  ».

L’image illustrant l’article provient de « jack35.wordpress.com »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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83 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 29 janvier 2013 10:20

    Merci pour cet réhabilitation du vers, Olivier. On devrait aussi positiver le rôle du vers comme par exemple : « quand le vers est dans le fruit, c’est qu’il est bon » parlez en à votre vieil ami africain... donc revoir aussi « un vers ça va, trois vers bonjour les dégâts » cher à Brice, d’autant que les vers étant hermaphrodites il ne pourrait y avoir de problème de vers gay, de mariages vers de« un vermiceau, un papa vers ,une maman vers » ce qui ne voudrait plus rien dire du tout...
    Donc vive le vers...de chez Moulineau bien sûr !


    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 10:27

      Arminius

      merci pour ce délicieux commentaire.

       smiley

    • Patrick Samba Patrick Samba 29 janvier 2013 11:21

      Bonjour Olivier,

      aujourd’hui les Ver(t)s font l’actualité, au point que l’on pourrait aussi titrer : « Des Verts peu solidaires  » !!
      En rapport avec le très prochain procès intenté par Areva à l’encontre de l’Observatoire du nucléaire pour diffamation, lequel est un procès éminemment politique, le dernier procès en date du néo-colonialisme français. Il se déroulera au Tribunal de Grande Instance de Paris le vendredi 1er février à 13h30 
      EELV n’a toujours pas exprimé son soutien.

      ( Veulerie de Pascal Canfin, ministre EELV du développement ? - AgoraVox le média citoyen

      Avis de menace de réaction en chaine à EELV - AgoraVox le média citoyen. Ceci bien sûr n’est pas de l’auto-promotion mais l’expression du souci que Stéphane Lhomme puisse bénéficier d’un soutien le plus large possible)


    • soi même 29 janvier 2013 10:21

      Bonjour Olivier, j’espère que ce n’est pas une espèce en voie de disparition, pour certain c’est une source de protéine. C’est comme même étrange, comment nos meilleurs alliées, l’homme à le penchant irrépresible de vouloir les manger, pauvre bête elle ont des soucis à ce faire !

      Cuisinez vos vers de terre en salade, en sandwich... !

      Vous rêvez d’une bonne salade aux vers de terre bien frais, juteux et consistants ? D’un savoureux sandwich au lombric grillé ? D’un jus revigorant parfumé à l’érable ? Téléchargez gratuitement les recettes du Québec


      • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 10:28

        soi même

        merci pour ces recettes...tu les as essayées ?
        pour l’instant, la seule utilisation éventuelle que je fais des lombrics, c’est pour pécher la perche...voire la truite...
         smiley

      • soi même 29 janvier 2013 11:17

        Non, en ville c’est pas facile de trouver des lombrics, et je n’en voie pas l’intérêt de l’exotisme culinaire.
        A mon avis, il faut avoir un estomac bien accroché pour manger cela en friandise.


      • soi même 29 janvier 2013 11:21

        Où être aveugle !


      • alinea Alinea 29 janvier 2013 10:24

        Je vous trouvais très optimiste jusqu’au milieu de votre article ! Puis pas très alarmiste à la fin ! Je vous défie de trouver un ver de terre dans les labours des grandes plaines céréalières ! Il y a quelque chose d’étonnant dans la nature : travaillant ( en douceur) un lopin de terre, argileux, que j’ai trouvé mort ( il n’y avait rien dans ce sol qui avait été arrosé de saloperies pendant des années), à force de crottin de cheval et de restes de plantation, les vers sont arrivés, peu nombreux et timides ; maintenant, je ne suis pas sûre d’avoir le « quota » idéal, mais le sol vit !
        Le BRF est difficile à mettre en oeuvre pour un jardinier : les broyeurs coûtent cher et il faut utiliser le broyat dans la semaine après la coupe en vert.
        Alors, j’espère qu’on ne se mettra pas à les manger avant que la surface du globe ne soit rendue à une agriculture respectueuse de vie !!
        Merci Olivier pour ce bel article


        • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 10:35

          Alinea

          c’est mon côté optimiste qui ressort...
          devant la maison que j’ai acheté il y a plus de 20 ans, le sol était dur comme du ciment, 
          on y faisait de la pétanque...
          aujourd’hui, il est très meuble, au point que j’y ai fais un « jardin de simples » : grande consoude, tanaisie, agastache, menthe coq, et autres...et les vers s’y développent un peu partout...
          tout espoir n’est donc pas perdu.
           smiley
          pour les lombrics de mac do, faut voir...peut etre un hoax, peut etre pas...
           smiley

        • Rensk Rensk 29 janvier 2013 15:55

          Lol, moi j’ai pris le raccourci et j’ai acheté 500 bêtes par 1 M2... chez le vendeur d’articles de pêche... Assez incroyable l’effet smiley


        • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 16:06

          rensk

           smiley

        • alinea Alinea 29 janvier 2013 10:26

          Ah, j’y pense tout à coup : vous vous souvenez de cette rumeur qui disait que Mac Do faisait ses hamburgers avec des vers de terre ?


          • ARMINIUS ARMINIUS 29 janvier 2013 10:41

            Bof,si ça pouvait contribuer à les rendre mangeable pourquoi pas ?


          • oncle archibald 29 janvier 2013 10:48

            Olivier vous qui savez tout ou presque dites moi pourquoi dans mon jardin sont apparus récemment, disons depuis moins de quinze ans, des méga vers de terre de 30 à 50 cm de long et gros comme des crayons voire plus à la place du vers de terre « classique » de 5 à 10 cm maximum qui peuplait mes plates bandes avant « le monstre » .... Etonant non ? Ma grand mère aurait dit qu’avec toutes ces bombes atomiques ils détraquent tout ... mais bon, ça n’est plus la mode ... J’ai des mutants dans mon jardin ! Et c’est emme ..ant pour aller à la pêche .. Il faut des silures pour bouffer ça ! Il me faudra les découper en dix pour aller à la truite !


            • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 10:58

              cher oncle

              il s’agit peut être des fameux vers de terre australiens dont parle l’article, d’autant que ces vers géants se trouvent aussi dans d’autres parties du monde...
              réjouissez vous, ils doivent remuer le sol encore plus activement que les autres.
              bon, pour le silure, ce n’est pas le meilleur appat.
              parait que ces poissons n’hésitent pas à happer des petits canards !
               smiley

            • oncle archibald 29 janvier 2013 11:50

              Et même des canards adultes ... Lorsqu’il a beaucoup plu, ces gros vers doivent avoir besoin de « décompacter » la terre et ils font en surface des gros tas de « terre mâchée » ou de déjections, je ne sais pas, mais c’est fort laid quand l’herbe est tondue ... Je me souviens d’avoir vu les premiers en faisant le trou pour planter un olivier en l’honneur de mon premier petit fils qui porte le même prénom que vous ... Un petit enfant = un arbre planté ... Ca devient routinier, on en est à sept ...Donc l’Olivier en question ayant bientôt 14 ans, celui qui est dans mon jardin doit en avoir treize ... Et depuis ces vers gigantesques se sont répandus partout ...partis de la limite Est ils font route vers l’Ouest sans rencontrer d’obstacles .. On se croirait au Mali !


            • cevennevive cevennevive 29 janvier 2013 13:13

              Bonjour à tous,

              Oncle Archibald, si vous avez de ces petits tas de déjections de vers de terre dans votre jardin, c’est une bénédiction !

              Ramassez-les bien soigneusement. C’est un excellent compost pour les jardinières de fleur, pour les semis, etc.

              J’avais, autrefois, une amie qui élevait des vers de terre pour produire du compost. Elle gagnait assez bien sa vie ainsi. Mais, c’était « autrefois »...

              Maintenant, le compost est vendu en sacs de plastique, et qui sait ce qu’il y a dedans ?

              Quant à manger des vers... Pourquoi pas ? Certains mangent bien des escargots (c’est délicieux paraît-il) cela ressemble bien à des vers (ou à des limaces).

              Personnellement, je préfère les légumes alimentés par les déjections des vers de terre !

              Salut à tous.


            • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:45

              cher oncle

              vous êtes un privilégié car vous devez avoir une variété géante de ce lombric,
              il n’est pas seulement en Australie, mais aussi en Oregon.
              et maintenant, en France, si j’en crois votre commentaire.
              une espèce protégée.
              pour s’en persuader, il faudrait le sentir : sa bave sentirait le lilas ?
              c’est sur ce lien

            • oncle archibald 29 janvier 2013 18:59

              Olivier j’ai suivi votre lien et je suis désormais certain que ce n’est pas un ver géant de l’Orégon .. puisque ce ver de terre est blanc, très mince et fait de minuscules déjections ... 

              Ceux quyi habitent mon jardin ressemblent aux autres, on dirait l’homothétie d’un ver « ordinaire » .. Ils sont dix fois plus longs, cinq fois plus gros, d’un brun rouge sombre et ces salopiots font d’énormes déjections ... Merci d’avoir cherché .. 

              Et promis, au prochain que je déterre, je vérifierai s’il sent le lilas ... Ce serait marrant .. faire du parfum en distillant des vers de terre .. Whaww ma retraite dorée est assurée ! Comme je fais déjà un alcool de prunes en douce dans un petit alambic bidouillé sur une cocotte minute, j’ai le matos !

            • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 19:05

              cher oncle

              en tout cas, vous devriez en garder un au frais pour l’ouverture de la truite.
              les grosses truites devraient adorer ça.
               smiley

            • révolQé révolté 29 janvier 2013 10:59

              Fuck you shima... ??

               ;)


              • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:33

                révolté

                rien n’est impossible, mais afin d’éviter tout catastrophisme, je préfère que ces vers soient seulement une variété géante de lombrics...
                 smiley

              • spark spark 29 janvier 2013 11:32

                Pour celles et ceux que cela intéresse, il y a un bon article sur la bioturbation de nos petites bestioles dans la terre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bioturbation


                • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 11:47

                  spark

                  merci de ce lien.
                   smiley

                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 29 janvier 2013 11:40

                  Jouratous,

                  Cet article est terroriste ! L’industrie agro-chimico industrielle s’évertue depuis cinquante ans à tuer absolument tout ce qui bouge ( microbes, bactéries, champignons, insectes, chasseurs et même sangliers ...) pour préserver la plante privilégiée, fruit de la génétique, le maïs et son cousin le blé ( non, pas le pognon !). Donc en promouvant l’habitant principal en poids sous terre, l’auteur est un négationniste dissident anti militaire agricole. Le mépris qui s’exprime envers cet animal est égal à celui que le dominants expriment envers toutes les autres races, familles, espèces animales et végétall et nous même. Alors que c’est peut être notre prochaine réincarnation...en cela, eux et nous sommes finalement égaux n’est ce pas ?
                  en vous souhaitant...


                  • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 11:48

                    bonjour Lisa.

                    je partage ton indignation envers l’auteur.
                    qu’on lui coupe la tête.
                     smiley

                  • MKT 29 janvier 2013 11:42

                    Avec les vers de terre, le meilleur moyen de travailler la terre du potager c’est la « Grelinette ».

                    Le labour profond, le bêchage aussi, hélas déstabilisent les sols.

                    Quant à la question de manger des vers pour leur viande, hélas nous mangeons déjà beaucoup trop de viande. Il existe des sources de protéines moins couteuses que la viande.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 11:46

                      MKT

                      exact, la grelinette, invention d’un savoyard nommé Olivier Grelin, que j’ai l’honneur d’avoir comme amis, et qui est aussi vendeur de graines de légumes en voie de disparition.
                      il est à Arbin, près de Montmélian, un petit village.
                      la grelinette existe en plusieurs modèles, avec plus ou moins de « dents »...
                      elle permet de labourer sans enfouir la partie fertile, et sans beaucoup d’efforts...
                      merci de votre commentaire.

                    • Muriel74 Muriel74 29 janvier 2013 12:05

                      je lève mon verre et j’élève mon vers à votre article !
                      j’ai arrêté provisoirement la grelinette pour faire ma première butte l’année dernière,


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 janvier 2013 13:05

                      Connaissait pas cette position ......La grelinette savoyarde .....Doit etre un truc de fondu ....


                    • soi même 29 janvier 2013 13:07

                      Tant qu’il n’est pas solitaire, tes vers sont licites, et levons avec joies nos coudes.
                       


                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:15

                      Muriel

                      puisqu’il s’agit de vers, qu’en bon alexandrins la chose nous soit dite :

                      vous, tous les vermisseaux, que l’on moque sans cesse
                      sachez donc que vous êtes les princes de la terre.
                      la remuant sans cesse, reposant les questions, 
                      et faisant de la boue, ce lieu de perdition ?
                      un bouillon de culture, milieu où il fait bon de cultiver sans cesse a en perdre raison

                      merci muriel...
                       smiley
                      et pardon de cette improvisation, laquelle n’est qu’un début, 
                      sur que tous les lecteurs du monde agoravesque 
                      auront comme mission de prolonger le geste
                       smiley

                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:22

                      soi même

                      je dirais même plus...
                      hips !
                       smiley

                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:26

                      Muriel

                      je lève mon verre aussi
                      et prolonge bientôt ce joli commentaire...
                      vive l’alexandrin qui en douze pieds au moins
                      nous permet de décrire ce qui nous semble bien ?
                      à la tienne.
                       smiley


                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:31

                      Aita

                      bon je vais la décrire, cette belle position...
                      prenez avec deux mains les manches de l’outil
                      sans se casser les reins...
                      d’abord bien enfoncer les fourches dans la terre, 
                      puis baisser doucement, en remuant la terre
                      les herbes incongrues, celles que nous refusons, vont refaire surface,
                      nous les éliminons, pour faire de la place.
                      la terre aérée nous en remerciera
                      puis dans ce sol si meuble, il sera très facile d’enfouir toutes nos graines

                       je ne pouvais décrire cette position autrement qu’en alexandrins que vous aviez, bien sur, habilement remarqué...
                       smiley



                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 13:53

                      parkway

                      pourtant quand je manie, et depuis des années, ma chère grelinette, je n’ai point entendu le bruit d’une sonnette...
                      je vais interroger l’inventeur de la bêche, afin qu’il me confirme que sa belle invention ne déclenche aucun bruit...
                      je vous tiens au courant.
                       smiley

                    • Rensk Rensk 29 janvier 2013 16:12

                      J’aime bien « l’invention » franco-française... «  »cocoricooo«  » (comme disait l’autre).

                      J’ai profité pour découvrir le prix de ces trucs :

                      Garden Center Schilliger, Plan-les-Ouates (GE) : marque Duchesnay. Quatre dents : 169 fr., six dents : 190 fr.
                      Andréfleurs, Assens (VD) : marque Duchesnay. Quatre dents : 199 fr., six dents : 225 fr.
                      Garden Center Burnier, La Conversion (VD)  : marque Tarabate. Quatre dents : 200 fr., six dents : 230 fr.
                      Garden Center Brönimann, Noville (VD) et La Tour-de-Trême (FR) : marques Duchesnay et Le Borgne. quatre dents : 205 fr., cinq dents : 159 fr., six dents : 235 fr.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 janvier 2013 16:17

                      Rensk

                      je ne sais pas quelles sont ces bêches étrangères ? ont elles été inspirées par la grelinette...ou le contraire, mais en tout cas, sur ce lien, on s’apercevra qu’il vaut mieux les acheter en France.

                    • Rensk Rensk 29 janvier 2013 16:27

                      Je sais Olivier,

                      Car en plus de cela... vous ne payez que 8% de TVA au lieu des 19 (et plus ?) si vous l’achetez en France et l’importez en Suisse très officiellement... (plus de 8 milliards dépensé par les suisses a l’étranger en 2012 et ce uniquement pour de la bouffe !)


                    • BOBW BOBW 29 janvier 2013 19:23

                      Evidemment,comme prévisible, Monsieur Cabanel ne privilégie point la position du « missionnaire »(originaire du Vatican) !

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